Francaisdefrance's Blog

05/03/2012

Algérie: le prix de la charia…

L’Algérie menacée par la charia? C’est grave, car l’Algérie, c’est un peu la France, quand on regarde bien autour de soi…

Que Dieu nous préserve de ce fléau. Et si Dieu n’existe pas, nous aurons les mains libres pour lutter contre cette saleté! Sans honte ni vergogne.

FDF

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La lapidation: un des exemples d’application de la charia… (Photo AP)

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LA SHARIA    EST à NOS PORTES     GARDONS-NOUS BIEN DE NE PAS  LAISSER ENTER  CETTE HORREUR CHEZ NOUS

VOUS NE POURREZ PAS DIRE QUE VOUS N’AVIEZ PAS  ETE AVERTIS,   QUAND  ON SAIT QUE LE QATAR   MET DEJA    PLUS QU’UN PIED  EN FRANCE

CE N’EST SUREMENT PAS ANODIN,   PAS PURE PHILANTHROPIE,  MAIS FORCEMENT  AVEC DES IDEES DERRIERE LEURS  TURBANS  ET LEURS  KEFFIEH

LE QATAR VEUT IMPOSER SON IDÉOLOGIE ISLAMISTE AU MAGHREB

JC JC…

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Les partis islamistes comptent bien séduire les électeurs pour rééditer le coup qui s’est produit chez nos voisins et ailleurs

Après l’Egypte, la Tunisie, la Libye et le Maroc, c’est l’Algérie qui risque de tomber dans l’escarcelle des islamistes sous l’impulsion du Qatar aspirant à imposer son leadership sur le Monde arabe.

A Alger, les islamistes n’avancent plus à visage masqué. Bien au contraire, ils affichent haut et fort leurs ambitions. Ils ont même formé une alliance islamique pour atteindre leurs objectifs. L’un d’entre est clairement formulé: former un groupe parlementaire influent lors de la révision de la nouvelle Constitution. Surfant sur la vague verte qui n’a épargné ni la Tunisie ni le Maroc et encore moins la Libye et l’Egypte, les partis islamistes comptent bien séduire les électeurs pour rééditer le coup qui s’est produit chez nos voisins et ailleurs dans le Monde arabe.
Si les tenants de ce courant idéologique placent de prime abord la barre très haut c’est qu’ils n’ont pas l’intention de réfréner leur appétit. L’ultime but ne serait rien d’autre que celui de tenter d’instaurer la charia. Bien sûr que des simulacres de gages sont donnés au camp laïque et démocratique, mais ses adeptes sont loin de tomber dans le panneau. Des citoyens interrogés sur la question voient d’un mauvais oeil toute perspective de retour au calvaire des années 1990 ayant engendré un lourd bilan de pertes humaines avec 200.000 morts.
Les formations politiques que sont le MSP et les mouvements El Islah et En Nahda préfèrent, pour l’instant, parler d’un redressement du processus des réformes politiques.

Elles précisent même que par ce biais, l’Algérie ne va plus demeurer en reste de l’évolution dans la région arabe. Or, si le modèle proposé n’est autre que le califat islamique ou ce qui s’y apparente, le peuple algérien n’en voudrait certainement pas. De surcroît, si cette offre politique est inspirée des monarchies du Golfe à l’image du Qatar qui donne un coup de main inespéré à ses amis de Tunisie. Dans ce pays, le débat fait rage au sein de la société civile et de l’Assemblée constituante.

Abdelfatah Mourou et Rached Ghannouchi, leaders d’Ennahda, sont montés au créneau pour expliquer les vertus de ce qu’ils considèrent comme le régime d’une cité exemplaire à l’image des années de règne du Prophète de l’Islam (Qsssl) puis de ses quatre successeurs.

En Egypte, on n’est pas logé à meilleure enseigne. Le Parlement égyptien était réuni hier pour choisir les membres de la Commission constituante dans un contexte de bataille tendue entre islamistes, largement majoritaires, et libéraux. Les premiers veulent avoir la haute main sur la rédaction du nouveau texte, mais les libéraux et le Conseil suprême des forces armées des généraux à la tête de l’Etat entendent également peser dans la future Constitution.

Les islamistes de tous les pays arabes veulent ainsi faire sauter une à une les digues susceptibles de leur barrer la route vers l’instauration de la charia. En Algérie, la Constitution et le rôle de censeur joué par le Conseil constitutionnel sont parmi les protections choisies par le peuple lors de l’adoption de la Loi fondamentale. S’ils arrivent à obtenir la majorité à l’APN puis aux assemblées locales, les deux Chambres du Parlement tomberont entre leurs mains. Ils n’auront plus qu’à attendre 2014 pour ajouter une nouvelle pierre à leur édifice. A ce moment-là, plus rien ne s’opposerait à ce que l’un des leurs puisse accéder à la magistrature suprême. Après le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif, ils n’auront qu’un pas à franchir pour placer sous leurs bottes le pouvoir judiciaire. Ce serait une voie royale pour imposer la charia dans le statut personnel, au grand dam des défenseurs des droits de l’homme et de tous les patriotes épris de liberté. Comment s’organisera alors la résistance? Par l’annulation des processus électoraux? un scénario janviériste qui n’est évoqué nulle part. D’ailleurs, ce serait un mauvais point pour l’Algérie observée par le monde entier, que de retourner à la situation ex ante alors que d’autres nations se battent pour imposer la légitimité des urnes. Les islamistes sont conscients de ces difficultés. Ne mettent-ils pas en avant le fait qu’ils oeuvreraient pour la réalisation d’un changement pacifique par les urnes en tant que moyen optimal de préserver la stabilité et d’éviter toute ingérence étrangère. Ce sont les propos de Fateh Rebaï, secrétaire général d’En Nahda. L’alliance islamiste compte même rameuter d’autres partis à l’instar de celui conduit par Abdallah Djaballah.

Dans le cas d’une large majorité, l’alliance serait tentée de faire cavalier seul. Exit alors la collaboration annoncée avec les autres partis d’autres obédiences politiques car elle n’aurait plus besoin de consensus. Les grandes comme les petites préoccupations des Algériens seront de leur ressort exclusif, espèrent-ils, en feignant d’ignorer que ces mêmes Algériens ne sont pas près de confier leurs âmes aux bourreaux.

D’ailleurs, les islamistes comptent bien aller vers l’unification des partis de l’alliance en cas de victoire aux législatives. Ils envisagent déjà de participer aux élections du 10 mai prochain avec des listes unifiées afin de former ce fameux groupe parlementaire influent lors de la révision de la Constitution.

Source : http://www.lexpressiondz.com/

04/02/2011

Dix questions sur les « révolutions arabes » …

On en apprend, des choses…

FDF

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Polémia est un site de réflexion et de ré-information. Mais sur les révolutions égyptienne et tunisienne la réinformation est un exercice particulièrement délicat car il est difficile de savoir ce qui se passe réellement. Dans le prolongement des articles précédents (*) apportant des éclairages variés, nous proposons ici un éditorial en forme de dix questions.

Que sait-on vraiment ?

Des manifestations, des émeutes, des morts, un dictateur en exil, un autre fragilisé. Voilà ce que nous savons. Mais pour le reste « les écrans font écran » à la réalité et les interrogations sont multiples : peut-on croire à la spontanéité des manifestations ? Quelle est l’ampleur des pillages ? Et quelle est leur origine ? Que se passe-t-il en dehors des capitales et dans les provinces rurales ? Quels sont les jeux des différents groupes d’intérêts ? Quel est le poids des ingérences étrangères ?

Quelles sont les raisons de l’asymétrie médiatique ?

Les médias français – et occidentaux – ont été plus « allants » sur la Tunisie que sur l’Algérie et l’Egypte : 50 ans après l’indépendance, le FLN algérien et l’armée algérienne, quasi maffieuse, continuent de bénéficier d’une image « progressiste » ; quant à l’Égypte, il est difficile d’oublier son rôle de partenaire privilégié d’Israël et des États-Unis, pays qui souhaitent une « transition ordonnée ». Ce qui conduit les médias dominants à davantage de prudence sur l’Égypte que sur la Tunisie, pays moins stratégique.

Jusqu’où ira l’impérialisme américain ?

Au nom du « devoir d’ingérence » humanitaire les chancelleries occidentales prennent position publiquement dans les processus politiques en cours dans les pays arabes. Les Américains vont plus loin : en Tunisie, ils ont provoqué le départ de Ben Ali – qu’ils préparaient depuis trois ans – en s’appuyant sur le chef de l’armée, le général Rachid Ammar ; en Égypte, les mêmes Américains promeuvent simultanément le général Suleiman, chef des services de renseignement et jugé proche d’Israël, et Mohamed El Baradeï. Les pays européens s’alignent sur ces positions : il est vrai que la lecture des dépêches diplomatiques américaines publiées par Wikileaks fait apparaître bien des dirigeants politiques allemands, britanniques et français comme de simples « fantoches » des Américains.

Quelle est  la géopolitique des populations ?

Partout ce sont des masses de jeunes hommes qui se mettent en mouvement. L’âge médian des populations est de 30 ans en Tunisie, de 24 ans en Égypte. Pourtant la situation de ces deux pays paraît nettement différente : la Tunisie est en transition démographique depuis 1990, le taux de fécondité y est inférieur à 2 enfants par femme et Tunis n’a que 700.000 habitants. Le Caire, 16 millions ! Et il naît encore en Égypte plus de 3 enfants par femme. Et 10% des Égyptiens sont des chrétiens coptes. Le potentiel explosif de l’Égypte est donc très supérieur à celui de la Tunisie.

Quelles sont les insuffisances du modèle économique mondialiste ?

La Tunisie et l’Égypte sont insérées dans les échanges mondialisés. Plutôt bien pour la Tunisie. Les taux de croissance du PIB y sont élevés, de l’ordre de 5% par an, jusqu’à 7% en Égypte. Cela ne suffit pas pour mettre ces pays à l’abri du chômage ni de disettes sur des produits essentiels ; encore moins d’une urbanisation totalement anarchique. Au contraire, le libre-échange mondial déstabilise des pans entiers des économies locales notamment paysannes, ce qui amplifie les problèmes alimentaires et les difficultés urbaines. Et les personnalités les plus impopulaires sont les affairistes liés à la superclasse mondiale. Enfin le système économique mondialisé n’offre guère de sens.

Jusqu’où ira la recherche de sens ?

Le manque de sens, c’est précisément la faiblesse du système. Le sens, c’est justement la force des islamistes, l’islam étant à la fois une religion et un programme politique. D’où la force du simplissime slogan : « L’islam est la solution. » C’est pour cela qu’en l’état actuel, dans tous les pays arabo-musulmans, les élections démocratiques lorsqu’elles ont lieu font le jeu des partis islamiques. D’où la contradiction de « l’Occident » réclamant davantage de démocratie… tout en craignant les Frères musulmans.

Le sabre et/ou le Coran ?

Sur les ruines des régimes en crise politiquement autoritaires et économiquement libéraux, deux forces semblent émerger : les islamistes d’un côté, l’armée de l’autre. C’est-à-dire deux « archaïsmes », deux structures hiérarchiques, deux institutions porteuses de sens, deux lieux de liens et de promotions sociales.

Jusqu’où iront les révolutions arabes ?

Les leçons de l’histoire sont claires : en règle générale des périodes longues de grande stabilité alternent avec des périodes révolutionnaires de changement rapide : de Mirabeau à Robespierre puis Bonaparte ; de Rodzyanko au prince Lvov, puis de Kérensky à Lénine ; de Chapour Bakhtiar à Khomeiny ; de Gorbatchev à Eltsine puis Poutine. Il est donc plus que probable que les hommes aujourd’hui au pouvoir à Tunis et au Caire n’y sont pas durablement !

Quels risques pour l’Europe ?

Vues du nord de la Méditerranée, les révolutions arabes présentent des aspects inquiétants : le risque du chaos économique et politique motivant de nouvelles vagues migratoires. Et ce alors même que les législations européennes se placent du point de vue des droits des individus (à immigrer) et non du droit des peuples à défendre leurs intérêts et leur identité. C’est le syndrome du « Camp des saints ».

Quelles chances pour l’Europe ?

A contrario, les peuples européens peuvent avoir des raisons de se réjouir de l’affaiblissement possible du suzerain américano-israélien et de la mise en échec des oligarchies mondialistes. Car ce sont ces mêmes oligarchies mondialistes qui leur imposent la délocalisation de leurs activités économiques et l’immigration de masse. D’autant qu’en Europe les nouveaux moyens de communication sont encore plus présents que dans les pays arabes et qu’ils y sont moins facilement neutralisables. Par nature les révolutions sont imprévisibles. Mais un rejet du système mondialiste est d’autant plus envisageable que, s’il survenait d’abord dans un pays, il pourrait par contagion s’étendre aux autres. Car comme aime à le rappeler le grand historien Dominique Venner : « L’histoire est le lieu de l’inattendu. »

Source: Polémia