Francaisdefrance's Blog

03/04/2011

Rappel: acheter des produits halal, c’est verser une taxe à l’islam.

Le pire est que nous pouvons en acheter sans nous en rendre compte…

FDF

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LE HALAL EN FRANCE: UN MARCHÉ ANNUEL DE CINQ MILLIARDS D’EUROS

Après notre dossier exclusif sur le lancement de succursales Quick exclusivement halal, voici la suite de notre dossier consacré au marché du hallal en France, lequel s’élèvera à au moins 5,5 milliards d’euros cette année, en croissance de 10 % par rapport à l’année précédente (1). Déjà deux à trois fois le chiffre d’affaires des « produits bio ». (1. Etude de l’institut Solis, cabinet spécialisé dans les « études marketing ethniques » (Halal Infos, avril 2010).

4,5 milliards pour les achats privés. 1 milliard dans la restauration rapide.

L’équipe de France de football mange halal. L’armée parsème ses stocks de ration halal. Pour se simplifier la vie, de plus en plus d’abattoirs français ne préparent plus le poulet que de manière halal, tout comme les États-Unis où 92 % des produits alimentaires sont certifiés casher.

En 2007, 32 % des animaux, toutes espèces confondues, étaient abattus de manière rituelle, même si l’essentiel de cette viande n’est pas vendu dans le circuit halal. La nourriture halal envahit les présentoirs, non seulement des hypermarchés, mais des supérettes.

Comme l’indique Valeurs actuelles (L’Essor du business halal, 9 septembre 2010), « alors que ce secteur n’intéressait il y a quinze ans que des marques historiques (Dounia, Isla Delice, Médina Halal…), les profits attendus séduisent désormais de grands groupes agroalimentaires comme Fleury Michon, Charal, Duc ou encore Nestlé. Les hypermarchés aussi multiplient l’offre de produits halal : Casino a créé sa marque, Wassilia ; Carrefour (NDA : n°2 mondial de la grande distribution) propose la gamme Sabrina. »

À noter que Carrefour a été le premier à lancer des catalogues spéciaux pour le ramadan (dès 2003). Les marques ne cessent d’augmenter leur gamme : Nestlé a déjà trente références et en aura une cinquantaine d’ici 2012. Déjà, « 10 % des pizzas vendues sous la marque Nestlé sont halals » (Le Point, 12 août 2010).
Par ailleurs, la pratique musulmane est en augmentation. Selon l’agence Solis, la pratique du « jeûne » (en réalité, il ne s’agit pas d’un jeûne, mais d’une interdiction de manger et de boire entre le coucher et le lever de la lune) est « en forte hausse depuis 1989 » : 70 % des musulmans de France disaient le respecter en 2007, contre 60 % vingt ans auparavant. Et 62 % des musulmans assurent « consommer uniquement de la viande halal ».

Qu’est ce que le halal ?

Sans se plonger dans les caractéristiques complexes du halal, on s’intéressera exclusivement à la viande (mais aussi à ses dérivés, comme les bonbons qui contiennent souvent de la gélatine de porc). « Halal », qui veut dire « licite » ou « autorisé » repose sur le verset 3 de la sourate V du Coran qui interdit de « consommer la chair d’une bête morte, le sang et la viande de porc (et) la viande d’un animal sur lequel on aura invoqué le nom d’une divinité autre qu’Allah ».

La viande halal a deux caractéristiques :

1) Elle ne doit pas provenir d’un animal considéré comme proscrit (« haram »), ce qui est le cas, mais pas seulement, de la viande de porc.

2) Elle doit être abattue rituellement, c’est-à-dire de la main d’un musulman (un boucher non musulman est « haram », tout comme c’est le cas dans le rite israélite).

Ce dernier coupe la gorge de l’animal, de manière à le saigner à mort, en dirigeant sa tête vers la Mecque et en prononçant une prière sacrificielle précise.

Le sacrificateur a une certification délivrée par les trois grandes mosquées françaises (Paris, Evry et Lyon). Jusqu’en 1995, ces accréditations étaient délivrées par les préfets.

En 2010, Paris a délivré 220 cartes de sacrificateurs, Evry 140 à 150 et Lyon une trentaine. Les vérifications sont effectuées par la Société française de contrôle des viandes halal (Grande Mosquée de Paris), l’Association culturelle (sic) des musulmans d’Ile-de-France (qui dépend de la grande Mosquée d’Evry) et l’Association rituelle de la grande Mosquée de Lyon.

À remarquer que l’animal n’a pas été étourdi auparavant (certains abattoirs le pratiquent quand même), contrairement aux directives européennes, mais des dérogations ont été établies pour les viandes halal et cashères (ce qui, a, par exemple, entraîné une brouille entre Brigitte Bardot et Nicolas Sarközy).

Combien ça coûte ?

Cette certification, comme la casherout, a un coût. Comme l’écrivent Jeanne-Hélène Kaltenbach et Michèle Tribalat, dans La République et l’islam : « Il y a des intérêts financiers énormes derrière cette question de la viande halal. Qui dit “viande halal” dit, en effet, fournisseurs religieux bénéficiant d’agréments par des autorités ou des instances religieuses. Et qui “agrément” dit pourcentage financier versé aux autorités, aux instances et aux sacrificateurs mandatés.

À ce sujet, le recteur de la grande mosquée de Lyon Kamel Kabtane déclarait (Le Parisien, 12 août 2010) : « par kilo de viande, la certification halal coûte entre 10 à 15 centimes le kilo. » Soit environ 40 à 50 millions d’euros par an.

Mais la certification ne s’arrête nullement à la viande. Ainsi, de plus en plus de laboratoires pharmaceutiques demandent aux mosquées la certification de leurs produits, qu’ils s’agissent de médicaments ou de cosmétiques, qui ne doivent, pour être certifiés, contenir ni alcool (ce qui laisse rêveur, tous les parfums contenant de l’alcool…), ni gélatine ou graisse de porc. Ce qui laisse supposer des profits colossaux.

Mais le « business halal » ne s’arrête pas là car la certification (comme avec la casherout) n’est jamais définitive. Le bulletin Halal infos (avril 2010) précise : « Elle n’est donnée au candidat qui en fait la demande que pour une période limitée sur la base de contrôles effectués régulièrement par nos contrôleurs. Par ailleurs, conformément aux objectifs fixés, le champ des activités s’est élargi à plusieurs secteurs (pizzeria, restauration, boulangerie, pâtisserie, glacier, confiseurs, chocolatiers… »

On y ajoutera les petits pots pour bébés, les sauces, les soupes, les plats cuisinés, etc.

Il est également indiqué : « pour réaliser ces objectifs et mener à bien ses missions, celui-ci (le GIE Halal) doit faire face en permanence à ses charges de fonctionnement (rémunération de ses contrôleurs, salariés, frais de gestion, communication…). Ces charges sont en partie couvertes par des redevances versées par les entreprises bénéficiaires de la marque et en partie par la générosité de donateurs. »

La certification halal ne s’obtient donc qu’au terme d’un circuit complexe, présenté ici pour La Réunion.

Et pour ceux qui ne paieraient pas, la sanction est immédiate : les entreprises sont nommément désignées à la vindicte publique, comme ici :

Aucun organisme central de certification n’existant, c’est toujours le flou qui entoure le « business du halal ». Comme l’indiquait Fateh Kimouche, directeur du site Al-Kanz (L’Express, 11 août 2010), « les professionnels du secteur estiment que 90 % de la viande dite halal ne l’est pas. »

Un catholique peut-il en consommer ?

Cette question passionne actuellement les milieux de la tradition.

La viande halal, provenant d’un animal tué de manière rituelle par un sacrificateur musulman récitant une invocation à Allah, « peut être assimilée aux viandes offertes aux idoles que consommaient les païens de l’Antiquité » écrit l’abbé Ludovic Girod, rappelant la parole de Saint Paul : «Ce que les païens immolent, ils l’immolent aux démons, et non àDieu. Or je ne veux pas que vous soyez en société avec les démons. Vous ne pouvez pas boire le calice du Seigneur et le calice du démon. »

Ce principe interdit donc toute participation à un repas lié au culte musulman, comme le serait un repas de rupture de jeûne dans une mosquée.

Toutefois, le principe général, selon le même prêtre, est que « l’offrande aux idoles ne change rien pour la viande car les idoles n’existent pas et ne sauraient avoir d’influence sur elle […] L’invocation d’Allah ne change rien à la viande, ni l’orientation vers La Mecque. aussi les chrétiens peuvent en manger. »

On remarquera toutefois que le halal est directement lié à la pratique religieuse. Comme le précise la revue Halal infos (avril 2010), « il est fondamental de rappeler que pour tout musulman, le terme “halal” porte avant tout un sens spirituel et de relation au Créateur. “ Ô vous qui croyez, mangez ce qui est licite et bon sur la terre” – sourate Al Baqara/aayat 168 […] Adorer Allah repose sur cette exigence individuelle qui se traduit par une conscience de la responsabilité. Lorsque nous faisons référence au halal, nous nous inscrivons dans le champ des actions permises ou recommandées par le commandement Divin. »

De toute manière, pas besoin d’être catholique pour savoir qu’acheter des produits halal, c’est verser une taxe à l’islam.

Source: http://tinyurl.com/369rgtb

01/02/2011

Petit essai d’analyse des stratégies convergentes des deux quadra qui montent … sur la scène politique française…

J’ai trouvé ça pas mal…

FDF

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En ce début de dernière année avant les présidentielle, deux têtes semblent émerger du maelstrøm politique. Elles ne sont pas spécialement nouvelles tant les deux corps qui les supportent hantent depuis des années les antichambres du pouvoir. Jean-François Copé a pris les rênes de l’UMP, tandis que Manuel Valls profitait de la trêve des confiseurs pour déclarer sa passion pour l’économie. Ces deux quadras qui passent, à tort ou à raison, pour les iconoclastes de leurs camps respectifs, poursuivent en réalité des stratégies d’une touchante similitude. Aux déclarations tonitruantes de l’un sur les 36 ou 38 heures, ont répondu les aveux de l’autre sur les conséquences du retour aux 39 heures. Nous assistons au début d’une course à l’échalote qui va rythmer, si Dieu prête vie à nos deux larrons, la prochaine décade politique : décryptage.

Le travail, Manuel, y a que ça de vrai !

A tout seigneur tout honneur, commençons par l’empêcheur de « contempter » les 35 heures en rond. Alors que la rue de Solférino communie, depuis plus d’une décennie, dans le culte de la réforme emblématique du gaspillage des années Jospin, l’encore jeune député-maire d’Evry  a récemment fait voler en éclat  le mythe du consensus des « progressistes » sur ce thème.  En déclarant que la situation budgétaire dans laquelle nous pataugeons ne nous permettait plus de jeter par les fenêtres les 22 milliards d’aides d’Etat indispensable à leur mise en œuvre,  il lève le voile sur la grande arnaque.

Les réactions outrées de ses camarades ont certainement dû amuser ce spécialiste de la communication,  tant elles étaient attendues,  puériles et pour tout dire,  pathétiques. A friser l’excommunication lorsque plus personne dans le monde réel, où presque, n’écoute les prêcheurs, vous pouvez revêtir, à bon compte, les habits du réalisme.  Comme cette vertu est rare chez des « camarades » qui,  à défaut d’avoir des idées,  ont surtout des candidats, cela permet au moins connu d’entre eux de faire parler de lui. Il passe utilement, ce faisant, pour le borgne au milieu des aveugles et prend date.

Les critiques le servent et lui permettent, un temps, de faire oublier qu’il est socialiste. Ainsi, selon une méthode éprouvée, le « camp du bien », pensant pouvoir l’achever, se livre en vain à une exégèse sémantique de sa critique du totem Aubryo-Strausskahnien. Tout en étant persuadés du contraire, ses adversaires renforcent, ce faisant, sa crédibilité. Ce que les marchands du temple ont reproché à Manuel Valls, c’est sa manière d’introduire le débat en parlant de la « chance d’avoir un travail » alors que tout bon socialiste sait depuis le biberon, grâce à sa proximité naturelle avec la fonction publique, que le travail est avant tout une aliénation… Encore un petit effort et nos grandes consciences vont lui intenter un procès en Bessonisation.

Les objectifs du Manuel

Cette critique restée tue,  jusqu’ici, par ses adversaires,  ne serait d’ailleurs pas si stupide,  tant on est en droit de se demander si cet « outing » réaliste n’est pas chez Manuel Valls,  une offre de service à destination de l’Elysée, en vue d’un poste de ministre d’ouverture dans le gouvernement du dernier mandat Sarkozy.  Si rien ne marche comme prévu dans la stratégie de rupture  avec les tabous d’une gauche sclérosée à force de s’empêcher de réfléchir, il n’est pas exclu que cette solution  permette à l’intéressé de prétendre au destin national  que son étiquette socialiste l’empêche, jusqu’ici, d’avoir. Si les « progressistes » perdent encore une fois la présidentielle,  il est probable qu’ils n’y résisteront pas.  Le parti de Jaurès n’est plus, grâce à Mitterrand, qu’une coalition électorale.  Cette construction ne peut pas durablement subsister  si ses blocages idéologiques l’empêchent d’accéder au pouvoir suprême. Dans ces conditions, le plus court chemin vers ce portefeuille ministériel tant convoité passe par les sirènes de l’ouverture. Pour avoir plus qu’un strapontin  il faut être une grosse prise  et pour l’être, il faut transgresser.

Il faut dire qu’en la matière, Manuel Valls est un bon client. Il a débuté son chemin de Damas  en se faisant voler, par les micros de la bien-pensance, quelques paroles définitives sur l’absence de « Gaulois » sur le marché de sa ville.  Ce qui ne tue pas rend plus fort  et, l’opération de délation médiatique lui ayant valu la reconnaissance de ses électeurs,  le Maire d’Evry persévéra dans le renversement des totems. Il fut l’un des seuls socialistes à voter la loi anti-Burka, glissant ainsi progressivement vers le statut de réaliste auquel il vient de donner définitivement corps  avec sa sortie sur les 35 heures.

En réalité,  ce n’est pas 2012 que vise Manuel Valls,  mais 2017.  Dans cette perspective, il a tout intérêt à voir le candidat socialiste balayé une fois de plus, pour que son horizon se dégage.  S’il ne cède pas à la facilité de l’ouverture,  il disposera de cinq années pour expliquer à une gauche exsangue que les raisons de ce nouvel échec sont à trouver dans son incapacité à se mettre en phase avec une société  qui n’est plus du tout celle de 1981. S’il parvient à entraîner  dans la manœuvre les moins idiots ou les plus ambitieux de ses camarades, il peut même espérer voir s’agréger autour de lui, et à son profit, cette fameuse nébuleuse centriste, véritable Saint-Graal de tous les « politologues humanistes » que compte ce pays. Il lui suffira de pousser les marxistes enragés vers les poubelles de l’histoire  complaisamment tenues ouvertes par Jean-Luc Mélenchon. Il sera ainsi en position de force pour accéder à la Présidence, lorsque Nicolas Sarkozy cédera la place au terme de ses deux mandats.

Si par malheur Martine, Dominique, François ou Ségolène devaient présider dès 2012 au destin de la France, les choses se compliqueraient nettement. D’abord, parce que le programme imbécile que ces autistes sont en train de nous concocter  entraînerait la faillite de la France dans les 6 mois de sa mise en œuvre.  Ensuite, parce que, éloigné de ce catalogue de bonnes intentions par son réalisme, il serait rejeté et marginalisé par les vainqueurs comme hérétique. L’intérêt bien compris de Manuel Valls c’est donc la défaite de son camp.

Copé,  l’homme pressé

Le nouveau Secrétaire Général de l’UMP se trouve dans la même perspective même s’il n’est pas, loin s’en faut, dans la même position.

Après des années où, pour faire carrière à droite,  il fallait passer pour un homme de gauche,   le vent vient de tourner. Rien d’étonnant à cela, dans la mesure où nous vivons avec celle de l’Etat-providence, la faillite de ces idées.  Jean-François Copé, nanti du flair propre aux grands fauves politiques, a parfaitement capté ce changement.  Le bon petit soldat de l’ENA qui avait perdu son mandat de député de Meaux en 1997 pour avoir trop donné dans le radical-chiraquisme,  a compris,  avec ou à cause de Sarkozy,  que l’avenir se dessinait à droite. Cette prise de conscience commune, loin de les rapprocher, les a,  en réalité,  éloignés l’un de l’autre,  tant ils ont voulu avoir l’exclusivité de ce créneau.  L’actuel Président,  qui avait une longueur d’avance, a remporté la course. La leçon a été retenue et Copé s’est donné les moyens de persévérer. Il s’est appuyé, pour y parvenir, sur ses anciennes fidélités chiraquiennes pour prendre les rênes du groupe des députés UMP. Une fois parvenu à ce poste, il a pu jouer sa partition en solo, loin des standards de l’ancien Président, convertissant même, au passage, nombre des partisans  de ce dernier, à la réalpolitique.

Celui qui s’est ainsi affirmé comme le garant des valeurs de droite,  jetées aux orties de l’ouverture  par un Sarkozy soucieux de se refaire aimer par le parti de l’intelligence germanopratin,  est devenu incontournable.  Il a ainsi pu se payer le luxe de refuser la prison ministérielle offerte par un Président conscient, mais un peu tard, de ses erreurs stratégiques, pour exiger la tête du parti majoritaire. Sa puissance est telle qu’il peut impunément, comme Sarkozy en 2005,  en déloger les « hommes du Président »  pour les remplacer par les siens ;  bref,  façonner le mouvement à sa main. Avec de tels amis, pas besoin, pour le Président, d’avoir des ennemis.

Le billard à trois bandes

Comme Manuel Valls, Jean-François Copé puise sa force dans la transgression,  et Dieu sait s’il ne s’en prive pas depuis qu’il est à la tête de l’UMP. Tous les débats qui fâchent, le « tôlier de la Boétie » les enfourche avec un gourmandise directement proportionnelle à l’embarras qu’ils provoquent dans un gouvernement où, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il ne compte pas que des amis.

Servi par Valls,  il s’est donc lui aussi attaqué aux 35 heures,  à tel point que l’on est en droit de se demander  si ces deux-là  ne jouent pas régulièrement au tennis.   Reprenant le débat là où le député de l’Essonne n’avais pu,  su,  ou voulu l’amener, il a décrit avec une froide logique les conséquences ultimes de l’abandon des 35 heures. « Travailler 39 heures payées 35 », voilà qui entre violemment en dissonance avec le « travailler plus pour gagner plus » sarkoziste.  Cet assaut de réalisme le place dans une position idéale.  Il n’est pas aux affaires et ne prend donc pas le risque de voir son analyse se fracasser sur l’écueil du « dialogue » social.  Il se contente de prendre date.

Quel que soit le vainqueur de 2012,  celui-ci n’aura d’autre choix  que de mettre cette méthode en œuvre. La seule différence, c’est que Sarkozy mettra fin aux 35 heures pour tout le monde, là où les socialistes maintiendront ce privilège pour les seuls fonctionnaires  sur le dos de « la France qui se lève tôt ». Dans le deux cas le Député-Maire de Meaux pourra passer pour celui qui a dit la vérité aux Français, bien avant l’épreuve de la mise en œuvre. « Je dis ce que je fais et je prédis ce que qui se fera»,  ça ne vous rappelle pas quelqu’un ?

En vérité, derrière ses protestation de fidélité, Jean-François Copé a tout intérêt à voir le Président trébucher en 2012 et il va l’y aider aussi sûrement que Chirac a soutenu Giscard en 1981.  Certes,  il n’ira pas jusqu’à se présenter face au Président sortant mais,  durant les quinze mois qui nous séparent de mai 2012, nous pouvons compter sur le Secrétaire général de l’UMP pour soulever tous les débats que le gouvernement s’efforce d’enterrer.

Pour gagner en 2017, mieux vaut être le patron de l’opposition que le chef du parti majoritaire sortant, Copé l’a bien compris. Chirac avait fait le même calcul en son temps. Les 110 propositions devaient amener le chaos économique, ce fut le cas. Les socialistes devaient prendre une râclée, ce fut le cas en 1986,  mais la cohabitation réduisit cette brillante stratégie à néant et Mitterrand resta 14 ans à l’Elysée.

Le quinquennat change la donne : la cohabitation n’est plus un risque.  Un boulevard semble donc ouvert à nos deux duettistes qui, visant 2017,  se rejoignent sur la nécessité de faire perdre leur camp en 2012.  Par un croisement stratégique des plus comiques,  Copé devient le meilleur atout de la gauche, là où Valls est le plus ferme soutien du Président sortant.  Pourtant, rien n’est jamais écrit en politique  et un grain de sable peut toujours venir gripper les mécaniques si bien huilées qu’on les croiraient construites par Alain Duhamel dans les romans prédictifs qu’il nous impose,  tel Madame Soleil, avant chaque présidentielle.

Un gros grain se lève pourtant sur cette droite que visent nos deux compères, et les calculs les plus fins risquent d’être remis en cause par Marine. Pour l’un comme pour l’autre, le danger viendra du Front national.  Pour l’un parce que la recomposition de la droite suite à sa défaite peut se faire en partie autour d’elle.  Pour l’autre,  parce que la montée de l’héritière de Jean Marie Le Pen viendra crisper les réflexes de déni de la réalité de son camp. Tout réaliste sera alors poursuivi et brûlé comme apostat  par la meute des caniches de garde.  Dommage pour nos deux amis que le père n’ait pas dix ans de moins  et que la fille soit aussi subtile qu’ils sont calculateurs.

Source: http://marcsuivre.wordpress.com/2011/01/24/ce-que-le-quadra-…-genere/

26/11/2010

Kebab halal: Cora va perdre des clients…

Le halal se « démocratise » à tel point que ce n’est plus du halal… Et les muzz s’interrogent. Retour de bâton…Voir cet article emprunté à Al Kantz…

FDF

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nov2010

Cora affiche son kebab halal, certifié par la mosquée de Paris

« La photo ci-dessous nous a été envoyée par le webmaster du site ami Ajib.fr – pensez à ajouter le site à vos favoris. Il s’agit, comme chacun pourra le constater, d’une affiche publicitaire de l’enseigne Cora pour son kebab dit « halal ». Nous avons voulu en savoir plus et avons joint l’enseigne par téléphone. 

Contre toute attente, nous avons appris que non seulement l’initiative n’est pas nouvelle, mais, elle date de 2000. Selon une employée de la cafétéria, cela fait donc plus de dix ans que Cora Dreux propose du kebab dit « halal ». Mais, l’enseigne, nous a-t-elle précisée, a choisi de ne pas communiquer à grande échelle, mais de se contenter d’afficher l’information comme sur le panneau ci-dessous.

Cora affiche son kebab halalS’agissant de la certification, Cora indique se fournir chez Alsalor, lequel nous a précisé acheter sa viande – du veau et de la dinde pour le kebab de Cora –, dans des abattoirs certifiés par « les mosquées ». Et de citer pour la dinde un site du groupe LDC, à qui appartient la marque prétendument halal Reghalal, dont une partie de la production serait certifiée par la mosquée de Paris. Certifiée, mais non contrôlée, puisque la SFCVH-mosquée de Paris, comme l’ACMIF-mosquée d’Evry, certifient des viandes, mais ne dépêche pas ses propres contrôleurs sur place ; ce pour une raison simple : ces deux organismes n’emploient pas de contrôleurs. Inutile de préciser que ce mode de fonctionnement fait la joie des industriels qui font du « halal » comme ils l’entendent, à l’instar de Doux qui continuent à écouler, sans que les musulmans ni le CFCM ne réagissent, ses poulets non halal dans le monde musulman en général, à La Mecque en particulier. Ajoutons qu’Alsalor ne fournit pas seulement Cora, mais de très nombreux restaurants rapides type « Grecs », chez qui l’on vous dira évidemment que la viande est halal puisque certifiée. Évidemment.

Comme pour KFC et Quick, réfléchissez à deux fois avant d’aller manger un kebab chez Cora Dreux. Réfléchissez vraiment. »

Source : Cora affiche son kebab halal, certifié par la mosquée de Paris by null

01/11/2010

Marché halal: voici une lettre intéressante pour ceux qui ne savent pas…

Ils veulent des « certifications », les muzz?. Ben nous aussi! Exigeons une certification « non-halal ». C’est notre droit le plus strict!!!

En voila une appropriée et qui devrait  exister… Car celle-ci NOUS concerne, nous les souschiens. Voir plus bas…

FDF

Les souschiens ne veulent pas se nourrir de ça… Et c’est compréhensible.

Madame, monsieur le député,

Je tiens par la présente à attirer votre attention sur le développement du secteur halal dans notre pays, qui porte atteinte et à la liberté de conscience, au respect de la loi de 1905 et au respect dû aux animaux que nous ne devons pas faire souffrir inutilement.

En effet, l’animal abattu selon le rite musulman doit être saigné vivant et, pour être sûr qu’il soit vivant, il doit être conscient, ce qui l’amène à endurer une grande souffrance pendant les nombreuses minutes de l’agonie.

Par ailleurs, une taxe religieuse est perçue sur la viande ainsi obtenue et reversée à 3 mosquées : la grande mosquée de Paris, la mosquée de Lyon et la mosquée d’Evry, taxe qui représente des dizaines de millions d’euros- 8 à 10 centimes d’€ par kg selon Mohamed Moussaoui président du CFCM (Conseil Français du Culte Musulman)- ce qui conduit tous ceux qui mangent halal, volontairement ou involontairement, à financer le culte musulman.

Enfin, 80% des ovins seraient égorgés en France sans étourdissement préalable, (49% selon le ministère de l’agriculture), et 2 animaux abattus rituellement sur 3 sont en fait consommés par l’ensemble des consommateurs car les bêtes se trouvent insérées dans le circuit classique. En effet, des abattoirs de plus en plus nombreux pratiquent l’abattage rituel musulman par souci de simplicité et de rentabilité, mettant ainsi dans le circuit “normal” des boucheries et supermarchés de la viande halal que chacun achète sans le savoir, participant ainsi à son insu à un massacre indigne et au financement de mosquées. Qui plus est, manger cette viande assimile les consommateurs à des musulmans malgré eux puisqu’ils participent au rite sacrificiel, ce qui est interdit pour les juifs et les chrétiens et inconcevable pour les athées. C’est comme si l’on obligeait la population française tout entière à participer à l’eucharistie des chrétiens…

Pour toutes ces raisons, je vous demande instamment d’intervenir de trois façons différentes.

D’abord je vous remercie de bien vouloir joindre vos efforts à ceux du sénateur Nicolas About qui vient de déposer une proposition de loi visant à limiter la production de viande provenant d’animaux abattus sans étourdissement aux strictes nécessités prévues par la réglementation européenne.
http://www.senat.fr/leg/ppl09-711.html

Ensuite, je vous prie de bien vouloir œuvrer au sein du Parlement pour que la viande halal soit marquée et ne puisse être vendue au consommateur à l’insu de celui-ci. Il faudrait une certification que l’on pourrait appeler E.A.M. (étourdissement avant mise à mort) pour toute viande non halal.

Enfin, je ne doute pas que vous vous joindrez à tous ceux qui voudraient que la France rejoigne le bord des nations comme la Norvège, la Suisse ou la Suède qui disent non à la souffrance des animaux et interdisent tout abattage cultuel.

Avec mes remerciements anticipés, je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur le Député, l’expression de mes salutations respectueuses.

Source: Paturage

12/10/2010

Les dérives » du marché halal; on revient dessus…

Et la connerie? Elle est tournée vers la Mecque, durant l’égorgement?

Pour celles et ceux qui n’ont pu voir l’émission: morceaux choisis (c’est le cas de le dire…). « Rachid business », mon frère…

FDF

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Halal : les dessous du business, diffusé sur Canal Plus, dénonce l’absence de règlementation.

http://www.canalplus.fr/c-infos-documentaires/pid3357-special-investigation.html?


Depuis quelques années, le marché des produits halal est en pleine expansion. Alors qu’on ne trouvait précédemment ces produits que dans des boucheries spécialisées, ils sont désormais disponibles en supermarchés. Viandes, mais aussi bonbons ou encore crèmes peuvent désormais être estampillées « halal ». Le documentaire Halal : les dessous du business, diffusé dans l’émission Spécial investigation lundi sur Canal Plus, dénonce les abus liés au manque de règlementation du secteur.

Ce business juteux – près de 5 milliards d’euros – souffre d’une absence de contrôles sur les certifications. Les auteurs du reportage, Feurat Alani et Florent Chevolleau révèlent les fraudes que cette situation engendre. Il existe en effet une quinzaine d’organismes délivrant des « labels », mais aucun d’entre eux n’est certifié, comme peut l’être le « bio ».


Ces organismes n’ont jamais réussi à se mettre d’accord sur un cahier des charges commun. En raison d’un trop grand « flou », le Conseil français du Culte musulman (CFCM) a d’ailleurs annoncé lundi qu’il préparait une « charte du halal » pour la fin de l’année.

Des traces de porc dans les bonbons

Les bonbons de marque italienne Fini, vendus avec l’étiquette halal, font partie des produits les plus populaires du marché. La liste des ingrédients indique qu’ils sont fabriqués à base de gélatine de bœuf, et non de porc, un aliment interdit dans la religion musulmane. Or, après deux analyses de ces produits, la présence de porc dans ces confiseries est avérée.

Des poulets pas halal

Le documentaire révèle également que les poulets vendus par la marque Doux, première du marché du poulet halal en France, ne sont pas tués selon la tradition musulmane.
Théoriquement, pour qu’une viande soit halal, l’animal doit être égorgé et saigné vivant, et orienté vers la Mecque.

Pourtant, on découvre dans le documentaire que les poulets de cette marque sont anesthésiés et abattus mécaniquement à la chaîne, de la même façon que les poulets « non halal ». Les personnes chargées de l’étranglement des animaux doivent aussi être musulmanes et obtenir un certificat de la part d’un imam.

Interrogé sur ces révélations, un porte-parole de la société Doux a répondu lundi. « Nous assurons une production halal depuis plus de 50 ans pour des pays du Moyen-Orient conformément à un cahier des charges. Il n’y a ni tromperie ni ambiguïté », assure-t-il. Selon lui, l’électronarcose pratiquée est « réversible », c’est-à-dire que l’animal peut se réveiller et qu’il est donc bien vivant au moment de l’abattage. Il assure qu’il y a aussi sur place des sacrificateurs qui « vérifient que le poulet a bien été égorgé ».

Source: http://tinyurl.com/2bjqkqy


L’organisme Afcai, chargé de la certification des produits, « bénéficie de la confiance des autorités religieuses des pays importateurs, tels que l’Arabie saoudite », selon Doux, tout comme de l’aval de la mosquée de Paris. La marque livre en effet ses poulets aux restaurants KFC.

10/09/2010

L’essor du business halal.



La croissance de ce marché (plus 10 % cette année) ne profite pas seulement aux industriels. Les mosquées aussi en tirent bénéfice.

Vingt-deux. C’est le nombre de restaurants Quick proposant, depuis le 1er septembre, « une gamme de produits à base de viande certifiée halal » : qua­torze de plus qu’en début d’année. Beaucoup sont en région parisienne : Argenteuil, La Courneuve, Montreuil, Saint-Ouen… D’autres à Marseille, Roubaix, Villeurbanne, Strasbourg : des villes où la communauté musulmane est nombreuse.

L’enseigne de restauration rapide a pris sa décision après un test de six mois dans huit de ses fast-foods. « Le point de départ a été l’introduction de la viande halal au restaurant Quick de Toulouse-Mirail en juillet 2009, pré­cise un communiqué de presse. Cet essai faisait suite à une démarche du franchisé exploitant le restaurant. Celui-ci avait constaté l’évolution de la concurrence, avec l’ouverture de points de restauration rapide indépendants pro­posant des produits halal, et l’impact négatif que ceux-ci avaient eu sur la fréquentation et les ventes de son établissement. Les effets positifs de l’introduction de la viande halal dans la gamme de produits ont été rapidement constatés. […] La progression mo­yenne des ventes des huit restaurants sur la période a été de l’ordre de 100 % ; leur fréquentation a quasiment doublé et leur ticket moyen a enregistré une forte progression. »

Estimant que « cette offre pouvait être une source de croissante intéressante », Quick a donc multiplié le nombre de ses restaurants halal, malgré les réticences de parlementaires et d’élus locaux.

Selon une étude publiée par l’a­gence Solis en janvier, la croissance du marché halal atteindra 10 % cette année et son chiffre d’affaires est considérable : « 4,5 milliards d’euros seront dépensés en 2010 par les mé­nages pour leurs achats de produits alimentaires halal », plus un milliard d’euros dans le circuit de la restauration rapide. Alors que ce secteur n’intéressait il y a quinze ans que des marques halal historiques (Dounia, Isla Délice, Médina Halal…), les profits attendus séduisent désormais de grands groupes agroalimentaires comme Fleury Michon, Charal, Duc ou encore Nestlé.

Les hypermarchés aussi multiplient l’offre de produits halal : Casino a créé sa marque, Wassila ; Carrefour pro­pose la gamme Sabrina. « La grande distribution a fait ses calculs », expliquait récemment la sociologue Flo­rence Bergeaud-Blacker dans Libé­ration : « [Elle] ne veut pas se priver de la consommation d’une clientèle potentielle de musulmans (estimée à environ 5 millions) qui, selon des  estimations, pèserait quatre fois la consommation bio ». « Les jeunes populations, issues de la deuxième ou troisième génération, veulent pouvoir manger des spécialités occidentales tout en respectant les exigences de leur religion », résume le directeur de l’agence Solis, Abbas Bendali. Selon l’Ifop, la pratique du jeûne durant le ramadan est « en forte hausse depuis 1989 » : 70 % des musulmans de France disaient le respecter en 2007, au lieu de 60 % il y a vingt ans. Et 62 % des personnes se déclarant musulmanes affirmaient « consommer uniquement de la viande halal » (“Enquête sur l’implantation et l’évolution de l’islam de France, août 2009”).

Les industriels ne sont pas seuls à se réjouir du développement de ce mar­ché : celui-ci est en effet contrôlé par trois grandes mosquées (celles de Paris, de Lyon et d’Évry-Courcouronnes) qui en tirent des revenus substantiels.

Le commerce halal (littéralement “licite”) repose sur une prescription du Coran, qui interdit aux musulmans de « consommer la chair d’une bête morte, le sang et la viande de porc [et] la viande d’un animal sur lequel on aura invoqué le nom d’une divinité autre qu’Allah » (sourate V, verset 3). L’animal doit être égorgé vivant, sans anesthésie, la tête tournée vers La Mecque, par un sacrificateur invoquant le nom d’Allah. Ces prescriptions imposent aux abattoirs d’employer des sacrifi­cateurs habilités. Ceux-ci doivent être musulmans, pratiquants et « de bonne moralité ».

À l’origine, ces agréments étaient délivrés par les préfets, mais l’assise juridique de ces décisions était fra­gile. En 1995, Charles Pasqua, alors ministre de l’Intérieur, décida donc d’attribuer à la Grande Mosquée de Paris le monopole des habilitations et du contrôle de l’abattage rituel. Dès l’année suivante, le ministère accédait à la demande des mosquées d’Évry et de Lyon en les autorisant, elles aussi, à délivrer des agréments. « Elles ont été choisies en raison de leur importance, explique le bureau des cultes, au ministère de l’Intérieur. Il y a d’autres demandes individuelles, toujours pour des raisons financières, mais elles ont été refusées. »

Les trois mosquées ne s’en plaignent pas, car elles trouvent un intérêt à maintenir leur monopole. Cette année, la Mosquée de Paris a délivré 220 cartes de sacrificateurs, celle d’Évry 140 à 150 et celle de Lyon une trentaine, pour un prix unitaire allant de 150 à 160 euros.

Ces habilitations ne suffisent pas à garantir que la viande soit vraiment halal : il faut encore contrôler le travail du sacrificateur. Il existe de nombreuses associations de certification, mais les principales dépendent des trois grandes mos­quées : la Société française de contrôle de viande halal (Paris), l’Association culturelle des musulmans d’Île-de-France (Évry) et l’Association rituelle de la grande mosquée de Lyon. Un qua­trième organisme, AVS, se situe dans la mouvance de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF).

« Si le contrôle mené par nos services est concluant, nous établissons un contrat d’agrément avec l’abattoir », explique Fethallah Otmani, de la société AVS. Ce contrôle s’exerce sur le travail et la qualification des sacrificateurs. « Souvent, ils n’ont aucune compétence, affirme Fethallah Otmani. C’est pourquoi nous préférons mettre nos propres sacrificateurs dans les abattoirs qui font appel à nous. » Une pratique censée éviter les tromperies dénoncées par certaines fédérations musulmanes : « Il y a une véritable course aux certificats et, dans les faits, on constate que certains établissements qui ont ouvert il y a deux mois présentent des certificats qui datent d’un an », affirme le président de l’UOIF, Fouad Alaoui. « On estime que, pour 40 à 50 % des produits dits halal en France, le contrôle n’est pas assez rigoureux », ajoute le recteur de la grande mosquée de Lyon, Kamel Kabtane.

La concurrence est vive, sur ce marché, entre les différentes mouvances de l’islam en France. Car le service rendu par les associations de certifi­cation n’est pas gratuit : faire certifier la viande halal coûte 10 à 15 centimes d’euro le kilo. « L’a­battoir paie une taxe, dite taxe halal, à la mosquée avec laquelle il a signé une convention ou un contrat. Cette taxe varie selon le tonnage des viandes », expliquait Abdallah Zekri, membre du Conseil français du culte musulman (CFCM), dans le Soir d’Algérie, en 2006.

Certains abattoirs refusent cependant les contrôles que les mosquées vou­draient pratiquer, même lorsqu’ils emploient des sacrificateurs musulmans : « Nous n’avons pas de contrôle, cela représente un surcoût inutile », es­time ainsi le directeur de l’abattoir Sarovi, qui compte trois sacrificateurs habilités par la mosquée d’Évry.

Quoi qu’il en soit, la certification halal « est un marché juteux qui rapporte beaucoup d’argent », poursuivait Abdallah Zekri. « Près de 50 millions d’euros de chiffre d’affaires », selon Kamel Kab­tane. Il s’agit cependant d’une estimation car il est difficile de chiffrer précisément la consommation de viande par les musulmans. Le recteur de la Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, parlait de 500 000 tonnes en 1995, ce qui paraît surestimé. D’autres sources parlent de 200 000 à 400 000 tonnes.

À quoi sert la “taxe ha­lal” ? La question suscite souvent l’agacement. « À votre avis ? On paie nos charges avec ! », répond un organisme de certification dépendant de la mosquée de Lyon. « Nous ne souhaitons pas répondre aux questions concernant la certification de la viande halal », dit seulement l’abattoir de Montereau, recommandé par la Mos­quée de Paris.

“Il y a trop d’intérêts en jeu du côté des grandes fédérations

Une autre question est souvent posée : qui contrôle les contrôleurs ? Personne – ce que regrettent certains représentants de la communauté musulmane. « Les commissions halal que l’on trouve dans les différents conseils régionaux n’ont, juridiquement, aucun pouvoir pour agir si elles se retrouvent face à une fraude. Il y a trop d’intérêts en jeu, du côté des grandes fédérations, pour qu’elles consentent à ce que le CFCM prenne la situation en main dans le contrôle de certification halal », déplore M. Iboudaaten, président du conseil régional du culte musulman de Champagne-Ardenne.

Cette prise en main se traduirait en effet par l’élaboration d’une charte unique définissant le halal et, surtout, la mise en place d’une caisse unique pour récolter les fonds. Or, qui dit caisse unique dit manque à gagner pour les grandes associations de certification – d’autant moins décidées à partager cette manne que d’autres secteurs se développent, parallèlement à l’agroalimentaire. Celui des cosmétiques, par exemple : les laboratoires pharmaceutiques sont de plus en plus nombreux à demander aux mosquées un contrôle de leurs produits pour obtenir une certification. L’essor du marché halal se poursuit.


Source : Valeurs Actuelles (via voxfnredekker)