Francaisdefrance's Blog

30/01/2012

Réponse à Dodds sur « Menaces en direct »…

Dodds, envoyé le 29/01/2012 à 20:45

Un peu de culture :

“Si vous me poursuivez
Prévenez vos gendarmes
Que je n’aurai pas d’armes
Et qu’ils pourront tirer
Et qu’ils pourront tirer…” …

Ce n’est pas de Serge Reggiani, mais c’est un poème de Boris Vian intitulé “Le déserteur”
Ce n’est pas Reggiani, mais Mouloudji (?) qui l’a adapté et interprété sous forme de chanson.
@+

Mon cher Dodds, je le savais. Mais dans la précipitation boostée par la colère de répondre au message des ces merdeux, je n’ai pas pris le temps d’aller plus loin dans ma publication. Ce n’était pas le but du billet.

Mais merci pour l’info à tous les lecteurs. Un peu de culture ne nuit pas, au contraire…

Une précision: ce ne sont pas les paroles originales. Déjà à l’époque, l’inquisition la censure frappait fort… Il fallait faire attention à la police de la pensée…

Voir:

« Le texte de la chanson Le Déserteur comporte douze strophes de quatre vers en rimes embrassées. Il s’agit d’une lettre adressée à « Monsieur le Président » par un homme ayant reçu un ordre de mobilisation en raison d’un conflit armé. L’homme y explique qu’il ne souhaite pas partir à la guerre, et justifie sa décision par les décès survenus dans sa famille proche à cause de la guerre, et par le fait qu’il ne veut pas tuer de pauvres gens. Il révèle son intention de déserter pour vivre de mendicité tout en incitant les passants à suivre son exemple.

Marcel Mouloudji aurait conseillé à Boris Vian de remplacer les deux derniers vers Que je tiendrai une arme / Et que je sais tirer par : Que je n’aurai pas d’armes / Et qu’ils pourront tirer, afin de conserver le côté pacifiste de la chanson. Cependant, selon un ami de Harold Berg, la chanson aurait contenu les vers pacifistes dès l’origine2, en contradiction avec la version attestée par Françoise Renaudot, dans son ouvrage Il était une fois Boris Vian. »

Source: http://fr.wikipedia.org/

FDF