Francaisdefrance's Blog

30/07/2011

Egypte. Hier: « Pacifique, pacifique! »; aujourd’hui: « Islamique, islamique! »…

Après le printemps, vient l’été. Mais dans les pays du « printemps arabe », l’été s’annonce sombre, dangereux, dominé par les islamistes intégristes et la charia… Et dire que l’Occident avait cru et aidé cette « nouvelle démocratie ». En fait, on n’a fait qu’installer l’islamisme nauséabond. Quelle honte.

Mais quand on réfléchi bien, il fallait s’y attendre. Un tel élan de rébellion violente et de non moins violentes répressions ne pouvait venir que d’une seule plaie: l’islam intégriste

FDF

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«Le peuple veut renverser le régime» étaient noyées dans les slogans «Le peuple veut appliquer la charia». Au printemps, béats, les Occidentaux avaient salué l’envol des hirondelles; ils découvrent aujourd’hui de drôles d’oiseaux. Nez à nez avec la réalité.

Les mouvements islamiques égyptiens ont donc décidé d’entrer ouvertement dans le mouvement de protestation. Ils sont fracturés en tendances différentes et la pièce maîtresse, les Frères musulmans, est débordée sur son aile la plus fondamentaliste. Certes, hier encore, tous, laïcs disséminés inclus, protestaient contre l’ancien régime perpétué par l’armée. Comme pour s’affirmer, chacun, avant les élections législatives prévues cet automne…

Mais après le printemps, justement, quel automne? En Egypte, l’unité de circonstance ne résistera pas, à terme, à la mise en place d’un pouvoir centralisé, qui devra être fort pour arrimer la population qui pour l’essentiel coule immensément le long du Nil. En Tunisie, l’alchimie pourra être plus subtile, mais le sentiment de bien-être à la clé tout autant nécessaire.

On oublie parfois, ici, que l’élément déclencheur du printemps arabe a été davantage l’exaspération contre des conditions de vie misérables que l’aspiration à notre idée de liberté. Au moment où il s’agit de faire tomber le pouvoir honni en Syrie et en Libye, les Occidentaux seraient irresponsables d’aider à abattre les régimes en place sans se soucier des suites.

Fini le temps de capter le résultat des rébellions! L’urgence, au nord-ouest, est de favoriser un développement économique et au final partagé.

Source: http://www.tdg.ch/

18/05/2011

DSK: l’élite mondialisée avait perdu le sens des limites…

En souhaitant que cette affaire servira au moins à faire réfléchir les autres membres de cette élite mondialisée… Et à leur re-donner le sens des réalités. Mais connaissant les « oiseaux », c’est pas gagné. Mais même ceux qui se croient intouchables peuvent désormais passer à la trappe. Qu’on se le dise!

Mais l’institution financière mondiale (donc européenne) va changer de mains… Dans celles de qui va t’elle tomber? Dans celles d’un « intouchable ». Il lui faudra être irréprochable; pas gagné…

FDF

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Dominique Strauss-KahnLa chute de Dominique Strauss-Kahn n’est-elle pas d’abord une revanche de la réalité sur une “élite mondialisée” qui l’avait singulièrement perdue de vue, en même temps que le sens des limites ?

L’affaire Strauss-Kahn est tombée comme la foudre. Certes le sujet présente bien des intérêts, et passionne tout le monde : argent, sexe et pouvoir, un vrai polar. Mais M. Strauss-Kahn reste innocent aussi longtemps qu’il n’est pas jugé ; de cette présomption d’innocence, d’autant plus nécessaire que tout repose sur le témoignage d’une seule personne, il est effrayant de voir comme la presse américaine fait peu de cas : raison de plus pour nous retenir de trop en dire. A cela s’ajoute que l’hypothèse d’un traquenard n’est pas à écarter, les services du monde entier sachant fort bien que le passé du personnage, le connu et le moins connu, a tout pour l’accabler, et qu’il était en somme facile d’atteindre Achille au tendon. Reste que, quelles qu’en soient les suites, c’est une mauvaise nouvelle pour les socialistes, mais aussi pour l’Europe, et bien entendu, pour la France.

Pour la France d’abord, dont l’image est ternie d’ores et déjà. M. Copé assure aujourd’hui que M. Strauss-Kahn « ne représente pas la France » ; peut-être, mais il représente à tout le moins la France officielle : c’est bien le Président de la République qui a poussé sa candidature, et l’a fait d’abondance – connivence qui n’étonna pas autant qu’on aurait pu croire, puisque c’était donner bien du prestige et du pouvoir à l’un de ses concurrents. Il est vrai que les deux hommes ont souvent été associés dans l’esprit public – et par de nombreux journaux, telle la revue le Meilleur des Mondes qui, en octobre 2006 publia un entretien croisé entre les deux hommes, révélant leur communauté de vues…  L’un et l’autre représentent bien une certaine France où, recouvrant l’ancienne culture d’État, le mélange de bling-bling, de « culture Fouquet’s” en « culture Rolex » et les péripéties très people de la vie privée ont bel et bien recouvert l’ancienne culture d’État. Que cette « nouvelle France » coupée de la vie des peuples, fasse une nouvelle fois la une des journaux du monde entier est pour nous tous un coup dur.

Mauvaise nouvelle aussi pour l’Europe, qui, traditionnellement, a toujours joué un rôle majeur au sein du FMI, rôle que M. Strauss-Kahn a amplifié en acceptant (et en faisant accepter à son conseil d’administration) de voler au secours de pays de l’euroland en grande difficulté – là où les grandes banques, et un autre directeur du FMI, auraient mis des conditions bien plus draconiennes… DSK a d’autant plus sauvé l’euro (et donc, l’Union européenne dont l’euro est la principale ossature) que l’Allemagne n’aurait sans doute jamais accepté la mise en place de mécanismes de solidarité financière, d’ailleurs interdits par les traités, sans l’engagement du FMI. DSK parti, l’institution financière internationale est entre de toutes autres mains – cela, à l’orée d’une période partout décrite comme cruciale, justement, pour l’Europe. C’est la thèse du complot que, faisant feu de tous bois, raniment tout à coup quelques caciques du PS, ceux-là mêmes qui ont sans fin répété qu’ils ne croyaient pas aux complots… Manipulations et traquenards sont pourtant aussi vieux que la politique, tant il est vrai que les grands États sont des monstres froids, qui y recourent bien plus souvent qu’on ne le voit ou qu’on ne veut le voir. Reste que, complot ou pas, l’UE perd une carte maîtresse, pour aujourd’hui et pour demain, car il semble bien que sa traditionnelle prééminence dans l’institution soit désormais révolue…

Mauvaise nouvelle enfin pour les socialistes, dont les réactions, et la solidarité réaffirmée sur tous les tons, montrent bien qu’ils faisaient corps avec le personnage, au point de prendre le risque de se laisser emporter par ce qu’il représente, et de devoir assumer au grand jour ce passage de la force tranquille, à l’arrière fond rural et terrien qui leur avait donné la victoire tant célébrée de 1981, à la récente Porsche tranquille, déclinable en tranquille palais de Marrakech, et autres images fâcheuses qui ne sont que trop relayées aujourd’hui par celle d’une luxueuse suite dans un grand hôtel de Manhattan – dont le prix certes fait débat : certains parlent de 550 dollars la nuit, d’autres de 3000. Mais quelle idée de prendre une suite quand on dispose d’un luxueux appartement dans le même Manhattan ! Quoi qu’il arrive, coupable ou pas, M. Strauss-Kahn aura révélé tout un visage du PS : quand la nouvelle est tombée, j’ai d’abord pensé à Mammon, ce dieu de la richesse facile qui, lorsqu’il règne sur les esprits, détruit toute limite. Certes, le FMI manie d’immenses sommes ; mais n’est-ce pas justement le problème, incommensurable depuis que, voici quarante ans, l’argent n’est plus gagé sur quelque valeur que ce soit, en sorte qu’il s’en crée sans fin ?

La possibilité de créer de l’argent à gogo, et le sentiment de toute puissance qu’elle donne à quelques individus qui survolent tous les peuples de la terre, et finalement la réalité elle-même, détruit tout sentiment des limites ; et ce qui parle dans cette affaire très new-yorkaise, c’est le no limit soixante-huitard qui a tant modelé les années 1970 et 1980 en France, relayé par l’explosion de la masse monétaire, je veux dire de monnaie non gagée transformée en flots d’argent facile entre quelques mains liées à ce que le peuple nomme sans y distinguer grand chose « le monde de la finance ». Pour ces « élites mondialisées » tout est devenu possible, sans qu’aucun principe de réalité, ni aucun principe de la morale traditionnelle et de la modération y mette des bornes. Rappelons-nous que « tout est possible » fut le principal slogan de la campagne du PS en 1974. C’est la marque d’une époque, d’une « culture » ou d’une morale, ou plutôt leur absence : disons d’un comportement. Tout est possible, sans frontière et sans limite, voilà bien la fadaise qu’on nous a vendue pendant une et bientôt deux générations, devenue modèle accompli reconnaissant tous les droits et bien des pouvoirs à une classe mondialisée vivant en apesanteur, entretenue par son déracinement absolu – lequel fut même théorisé sous le nom de « nomadisme libérateur » par un autre socialiste, Jacques Attali.

Reste, bien sûr, à établir les faits, mais, quels qu’ils soient, il est fort instructif que ce personnage opulent ait été le favori du « parti des socialistes », qui est, plus encore que « la droite libérale », le parti de l’argent. Du matérialisme en tous les cas, si vite perverti, quand toute morale républicaine s’évapore en obsession des biens, de la consommation, et finalement en ploutocratie générale.  Il est d’ailleurs significatif que, pour ce parti, tout problème social, tout dysfonctionnement du service public, toute question politique aient pour cause le manque d’argent (« de crédits ») et pour solution universelle l’argent – « débloquez les fonds! »… Tout au long du XXe siècle, les socialistes n’auront fait que parler d’argent, participant à cette marchandisation du monde qui désormais s’emballe – au détriment de toute justice sociale d’ailleurs. En somme, le PS était fait pour tomber dans les bras de Mammon : on ne pouvait pour lui rêver pire catharsis. A moins qu’elle ne l’en libère ?

Paul-Marie Coûteaux

Source: http://www.valeursactuelles.com/actualités/politique/dsk-ou-infortunes-de-mammon20110517.html

22/10/2010

Actes « racistes » et « néo-nazis » en Alsace : Rappel d’une étonnante manipulation…


 

Octobre 2010 :

Plusieurs actes ciblant des cimetières et des biens de personnalités publiques juives et musulmanes ont été relevés récemment en Alsace, et tout particulièrement à Strasbourg, suscitant le cirque que l’on imagine du côté des élus, des « autorités morales », et bien entendu des medias qui s’en donnent à cœur joie. Pensez donc : deux cimetières juifs et deux carrés musulmans profanés, des tags de symboles nazis qui visent un camion de distribution de viande halal, la maison du maire socialiste de Strasbourg  Roland Ries, celle du maire de Schiltigheim Raphaël Nisand, président de la Licra et à ce titre, grand persécuteur de militants identitaires, celle de son frère Israël Nisand, gynécologue très médiatisé partisan de la gratuité de la pilule contraceptive pour les adolescentes, celle de Faruk Günaltay, activiste de la multiculturalité, etc… C’est, comme le relève la presse, « la mobilisation générale. Tout le monde est sur le pont ». Pendant que les pétitionnaires pétitionnent en désignant l’extrême-droite, les analystes tel le géographe Richard Kleinschmager analysent le sombre terreau alsacien, rappelant le « poids de l’histoire » en n’oubliant pas de relever « la douloureuse question des malgré-nous, ces 130.000 Alsaciens et Lorrains enrôlés de force dans l’armée allemande avec, parmi eux, quelques volontaires acquis aux idées du 3ème Reich ». Cette dernière précision est bien entendu vitale pour la compréhension des évènements contemporains, dont l’importance du vote d’extrême-droite en Alsace. Kleinschmagger va jusqu’à formuler cette forte pensée : « du fait de son histoire particulière, la région pourrait être une sorte de laboratoire obscur, le terrain d’exercice de fractions extrémistes ».

Mais les autorités ont décidé de réagir en prenant des mesures dignes de l’importance de l’enjeu : création d’une cellule spéciale de six enquêteurs, secondée par des patrouilles renforcées et des techniciens de la police scientifique et surtout « l’éducation des nouvelles générations (entendez le bourrage de crânes) » et, bien entendu « l’organisation de visites de collégiens au Struthof, camp de concentration nazi en Alsace » (qui fut utilisé à la fin de la guerre pour emprisonner les collaborateurs).

Retour sur mai 1957 en Alsace :

Que se passe-t-il en Alsace en ce début d’année 1957 ? Des croix gammées et des slogans à la gloire du Reich, revendiqués par une mystérieuse organisation « Union de combat pour une Allemagne indépendante », fleurissent partout. On imagine l’émotion et le chahut médiatique sur le thème : les nazis sont toujours menaçants. En mai 1957, l’épouse du Préfet Trémaud ouvre une boîte à cigares qui lui a été envoyée par la poste. La boîte explose, tuant celle-ci. L’attentat est revendiqué par cette pseudo organisation néo-nazie, suscitant de très vives réactions.

Il a fallu attendre la chute du mur de Berlin et l’ouverture des archives des services secrets tchécoslovaques, pour apprendre que toute l’opération avait été montée par les services tchèques qui agissaient pour le compte du KGB. Le but ? Envenimer les rapports franco-allemands en plein renouveau et empêcher le développement de l’intégration européenne naissante.

Depuis, nous avons connu Copernic et Carpentras, entre autres. Mais aujourd’hui, ce n’est plus le KGB qui se révèle responsable de ces mises en scène. Ce sont les dirigeants de l’Etat, avec la complicité de leurs services, relayés par tous les lobbys et leurs médias, qui portent la responsabilité de ces manipulations. Ces accusations frénétiques visant à culpabiliser les électeurs et sympathisants du camp national et identitaire doivent être dénoncées sans relâche.

A qui profite le crime, si ce n’est au Système et à ses spadassins qui ne reculent devant aucune forgerie, aucun mensonge pour imposer leur loi et  formater les esprits les plus jeunes et les plus faibles ?

Si l’Etat mettait le dixième de son énergie à rétablir l’ordre dans les banlieues et à combattre sans relâche les bandes ethniques qui y sèment la terreur, plutôt que de poursuivre des chimères grimées en nazis, les Français pourraient se sentir davantage en sécurité.

Robert Spieler
Ancien Député
Délégué général de la
Nouvelle Droite Populaire

Blog de Robert Spieler : http://robert-spieler.hautetfort.com/

Site de la NDP : www.nouvelledroitepopulaire.info

Synthèse nationale, l’information au quotidien : www.synthesenationale.com