Francaisdefrance's Blog

31/01/2012

L’AGRIFF fait appel du jugement de miss « Nique la France » !

Etant aussi offusqué de la « sentence » du tribunal à l’encontre de Houria BOUTELDJA, je me fais une joie de relayer ce communiqué du président de l’AGRIFF.

Tout d’abord, les raisons de ce communiqué: http://tinyurl.com/7jaaaf5

FDF

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Pourquoi nous faisons appel contre le jugement du tribunal de Toulouse dans notre poursuite contre la raciste Houria BOUTELDJA…

Dans les commentaires que l’on peut faire sur des jugements qui choquent, la loi interdit de « jeter le discrédit dans des conditions de nature à porter atteinte à l’autorité de la justice et de son indépendance ».

Très soucieux du respect de la loi, je me contente donc pour ma part de publier ci-après les motivations rédigées par le président du tribunal Guillaume Roussel. Que l’on en juge,  devant pareil texte, serait-il raisonnable de ne pas faire appel ?

« Attendu qu’en l’espèce, le 2 juin 2007, lors d’une émission diffusée sur France 3 Houria BOUTELDJA, porte-parole de l’association « le Mouvement des indigènes de la république » (MIR), fait usage du néologisme souchiens, blessant, ce faisant, nous dit l’Alliance Générale contre le racisme et pour le respect de l’identité française, par cette expression injurieuse, la sensibilité des français de souche identifiés dans la prévention comme représentant la communauté des victimes :

Ces propos pouvaient-ils porter atteinte à l’honneur ou à la sensibilité d’une personne ou d’un groupe de personnes identifiées ou à tout le moins identifiables à raison de leur origine ou de leur appartenance à une ethnie, une race ou une religion déterminées ?

Attendu que cette notion de français de souche qui va susciter en miroir celle de souchien a des résonances de pertinence affective et respectable (« la Nation, c’est la terre et les morts », disait Barès (sic !) tandis que Zola parlait de ce français de souche né en France de parents français), mais n’est en aucun cas un acquis validé par la recherche scientifique (des travaux de M. Tribala, J. Depaquié, de l’INED à ceux de H. Lebras de l’École des Hautes Études de science sociale) pour être une notion trop idéologique et mouvante, selon les circonstances, faisant penser à celle de noblesse avec ou sans quartier.

Que cette expression surgit réellement dans les discours officiels roboratifs à l’attention des français installés à l’étranger, colons ou expatriés, et plus particulièrement à ceux d’Algérie auxquels s’adressait le général de Gaulle.

Qu’elle va prendre son essor dans les années 1980 sur un mode néo-raciste avec la politisation de la question de l’immigration et des enfants de l‘immigration que cet artifice de langage tend à matérialiser en race définie en creux, avec en toile de fond cette idée de la disparition de la grande race ou de la revendication d’un type supérieur d’humanité.

Que les recherches de la génétique nous ont appris par ailleurs que nous sommes tous métissés bien qu’uniques et que la diversité est une règle de la nature : Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur en 2006, n’affirmait-il pas raisonnablement qu’il n’existait plus de français de souche ?

Qu’ainsi, faute de pouvoir déterminer que le propos incriminé a porté une atteinte directe à des personnes identifiées ou simplement identifiables, Houria bouteldja sera relaxée des fins de la poursuite et la partie civile déboutée de ses demandes. »

Par ailleurs, je lis avec beaucoup d’attention les nombreux commentaires et réflexions que le jugement suscite.

On pourra lire notamment en citation sur mon blog les deux articles de Madame Elisseievra, « blogueuse » habituelle de l’association « Riposte laïque ». Ils procèdent en effet d’un rigoureux travail d’analyse et de commentaire tout à fait remarquable que pourront utiliser avec profit les historiens des rapports en ce début du XXI° siècle entre magistrature, idéologie et culture.

Nous sommes touchés des remerciements adressés à l’AGRIF par Madame Elisseievra. D’autant plus que, jusqu’à présent, le combat de l’AGRIF contre Houria Bouteldja, la fanatique trotskyste en tchador, a été ignorée des journalistes « positionnés » à droite aussi bien du Figaro que de Valeurs Actuelles.

Madame Elisseievra pour sa part n’est pas une française de vieille souche, n’est pas catholique, n’est pas de droite et nous ne nous dissimulons point nos divergences. Mais elle a trois grandes qualités : elle est intelligente, elle est éprise de vérité et elle aime la France.    

Bernard Antony, président de l’AGRIF

11/02/2011

PHILIPPE BILGER SUR BRASILLACH : L’ANTI-KAPLAN***Blog-Notes N°71.

Je relaie, avec l’autorisation de l’auteur…

FDF

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Monsieur le Procureur Général Philippe Bilger est un homme très courageux. Il l’a prouvé. Nous savons maintenant, après avoir lu son livre « 20 MINUTES POUR LA MORT », qu’il est également capable de faire preuve d’une exceptionnelle impartialité.

Je ne possède pas « tout » ce qui a été écrit sur Robert Brasillach …mais presque !

Jusqu’à ce jour, je n’avais pu consulter que des hagiographies (Maurice Bardèche, Jean Madiran, Peter Tame…ou Anne Brassié), ou des traités de démonologie, dont Alice Kaplan (« Intelligence avec l’ennemi »)représente, par sa malhonnêteté et la haine sous-jacente à son propos, le paradigme.

Le livre de Philippe Bilger réussit la prouesse de n’être -ni pour Robert, ni contre lui : et cela, c’est parfaitement admirable.

Mais au-delà du « Procès Brasillach », l’auteur nous offre une réflexion sur la magistrature…et ses « complices » : les Avocats.(il écrit notamment, p153, « dans notre monde, magistrats et avocats…).

C’est surtout cela qui a retenu mon attention; d’autant plus que je me considère moi-même, à tort ou à raison, comme l’une des victimes de cette « corporation » – dans laquelle, je le répète, il convient d’inclure les « bavards ».

Le cas Reboul/Isorni, illustre parfaitement cette relation « particulière ».

Je n’ai pas connu le Procureur Marcel Reboul (il avait déjà quitté la rue Geoffroy-St-Hilaire, lorsque, dans les années 70, je commençais à fréquenter Lili Bisinger, l’ex-épouse de Jacques Isorni, qui avait conservé l’appartement au moment du divorce).

Par contre Lili et moi déjeunions, une fois par trimestre « Aux Deux soleils » (en face du Palais de Justice), avec Jacques Isorni, qui était intarissable sur le procès du Maréchal -mais beaucoup plus discret sur celui de Robert Brasillach…

J’avais rencontré, pour la première fois, Jacques Isorni (et Lili), en 1957, à l’occasion de la première de « La reine de Césarée », au Théâtre des Arts (aujourd’hui démoli).
Invitée par Isorni, ma mère, Jane Pagès, qui avait bien connu Robert, était venue tout spécialement de Rio de Janeiro (où mon père habitait depuis la « Libération », et où ma mère et moi l’avions rejoint en 1951).

Ce soir-là, je fus présenté à Xavier Vallat (que ma mère connaissait déjà), et qui illustre parfaitement le propos du Procureur Général Bilger sur l’antisémitisme de raison (ou d’Etat)(p 85), par opposition à l’antisémitisme « de peau »(ou « d’instinct »- parfois qualifié d’antisémitisme « clinique »)(p 91), du deuxième Commissaire Général aux Affaires Juives, Louis Darquier (dit « de Pellepoix », dit « Baron »), qui, rappelons-le mourut tranquillement en Espagne (sans être passé par la case « prison »), en 1980.

C’est Suzanne Bardèche (née Brasillach), la soeur de Robert, qui avait eu la malencontreuse idée de proposer à son frère de prendre Maître Isorni comme avocat. Elle s’en est voulu toute sa vie, puisqu’elle avait encore évoqué ce choix devant moi, rue Rataud, quelques mois avant sa mort.(elle est enterrée au cimetière de Charonne, aux côtés de son époux, presque en face de la sépulture de Robert).

En effet, Jacques Isorni était un vaniteux qui ne voulait jamais perdre une occasion de faire des effets de manche.
Or, ce qu’il fallait faire à cette époque, c’était de la « procédure » afin de retarder le plus possible, la date de Procès (et attendre que les esprits se calment un peu)-et les avocats « éclairés » qui ont utilisé cette tactique, ont généralement sauvé la tête de leur client.

Par ailleurs, dès la désignation de son « ami » et locataire (rue Geoffroy-St-Hilaire), du Procureur Général Marcel Reboul, il aurait dû proposer à Robert, de passer la main à un confrère.

Il n’en fut rien et « la joute oratoire », ou le « concours d’éloquence » (pour utiliser l’expression de Bernadette Reboul cf. « Entretien ») eu lieu, avec le résultat que l’on sait.

Jacques Isorni, rappela, du bout des lèvres, à Marcel Reboul « qu’à son Parquet, ils avaient fait quatre ans de collaboration », mais s’empressa d’ajouter : »Pour sauver, ce qui pouvait l’être »…(Petite phrase qui fut longtemps -jusqu’à Paxton- la « tarte à la crème » des anciens collaborateurs de Vichy).
Il évitera de rappeler que Marcel Reboul, avait, pendant l’occupation,
siégé au Tribunal Spécial de la Seine -et avait requis contre des résistants…

En réalité, tous les magistrats (du Parquet comme du siège) avaient, en application de l’Acte Constitutionnel N°9, en date du 14 août 1941, prêté serment de fidélité au Chef de l’Etat (le 2 septembre).

Tous, sauf un : Paul Didier, a qui il convient de rendre hommage.

Juge au Tribunal de la Seine, il fut suspendu, puis, plus tard révoqué; arrêté le 6 septembre 1941 et interné au camp de Chateaubriant.
Libéré en février 1942, et assigné à résidence, il rejoint la résistance.
A la Libération, il refusa toutes les promotions qu’on lui proposait.

Le Président Maurice Vidal avait donc, lui aussi, prêté serment. Cependant il ne semble pas s’être particulièrement « illustré » pendant cette période (et surtout, il n’a pas fait parti des « Sections spéciales »). La chambre qu’il présidait s’occupait, semble-t-il, des délits relatifs au marché « noir ».
Isorni n’avait donc pas la possibilité d’utiliser cet argument contre lui.

Mais c’est (selon Lili), pour ne pas embarrasser, ni Reboul, ni Vidal, que Jacques Isorni ne fit pas état de l’affaire « Bruhat »:

Quelques jours avant d’aller se réfugier dans la chambre de bonne de la rue de Tournon, Robert apprend l’arrestation du Professeur Georges Bruhat, Directeur-adjoint de la rue d’Ulm.

Il demande alors à ma mère d’intervenir en sa faveur, auprès d’Ernst Jünger (qu’elle avait rencontré lors d’une réception chez le Baron Empain, président du Métropolitain).

Nous nous rendons au Majestic, ma mère et moi (je reste en bas dans la voiture).
Jünger promet d’intervenir; mais il est malheureusement trop tard.

George Bruhat a été arrêté par la Gestapo de la rue la Pompe, dont le chef est un allemand, du nom de Friedrich Berger (qui mourra paisiblement chez lui, à Munich, en 1960).

Or, Berger, qui avait dirigé un « Bureau d’achat », au 14,rue du Colonel-Moll, avait été mêlé au fameux procès « du sucre », présidée par Maurice Vidal et où le ministère public était assuré par Marcel Reboul… (l’avocat de la défense étant Jacques Isorni).

A l’époque, le bar « américain » favori de maman était le Chantaco, situé à l’angle de la rue de Pompe et de la rue de Sontay (la petite amie du barman, Simone B. était une ancienne condisciple du Collège de Saint-Gaultier, dans le Berry),et Robert, maman et moi nous y rencontrions souvent, pendant que mon père vaquait à ses affaires.

Le Chantaco était à quelques mètre du 180, rue de la Pompe, et entre deux « séances de baignoire », ces messieurs venaient s’y rafraîchir.

Robert ne leur adressait jamais la parole, mais maman et moi les connaissions bien : à l’heure du déjeuner, ma mère jouait l’apéritif au « 421 » avec certains d’entre eux , et plus particulièrement avec jean-Baptiste Zimmer, dit « le professeur » qui, je l’appris plus tard, jouait du piano pendant les intérrogatoires.

Lorsqu’il était en retard, ma mère m’envoyait le chercher au 180, et j’ai donc bien connu le fameux salon violet, où se trouvait le piano.
Je dois dire que je n’y ai jamais rien vu de particulier (peut-être faisaient-ils une pause à ce moment-là); par contre, c’est là que j’entendis pour la première fois la Marche turque de W.A. Mozart.

Nous apprîmes plus tard, que c’est en fait le « Professeur » lui-même, qui avait dirigé l’interrogatoire de Georges Bruhat.

Aux questions de maman, il répondit que Bruhat n’était plus chez eux, et qu’il était parti pour l’Allemagne.

Par ailleurs, il était trop tard pour qu’il intervienne : quelques jours plus tard (le 17 août), Berger et toute son équipe quittait la rue de la Pompe pour Strasbourg.

Georges Bruhat mourut cinq mois plus tard au camp de Sachsenhausen.

Cet « esprit de corps » qui réglemente les rapports entre Magistrat et Avocats, perdure encore de nos jours : il imprègne tous le système judiciaire français.

La Police obéit aux ordres des Vice-Procureurs d’un Parquet qui, hier comme aujourd’hui, est « à la botte ».

Quant aux Magistrats, ils sont le plus généralement guidés par l’idéologie dominante (aussi « ignoble et nauséabonde soit-elle » p 153) et les Didier et les Bilger sont l’exception qui confirme cette règle.

Enfin, Philippe Bilger pose, dans son dernier chapitre, des questions tout à fait fondamentales, et en particulier une question que je me pose moi-même très souvent :

Si j’avais eu dix ans de plus, pendant l’occupation, aurai-je été résistant…ou milicien ?

Pour ce qui est du futur (à mon avis très proche), je pense quand même qu’il y a peu de chances que l’on me surprenne à collaborer avec l’occupant.

Jean-Pierre Pagès-Schweitzer
Directeur de l’Observatoire de l’islamisation de la France
et de l’Europe

Source: http://cafephilodedroite.blogspot.com/