Francaisdefrance's Blog

02/02/2012

Du « solide »: la marche inexorable de l’Europe vers l’islamisation…

Là, ça ne rigole plus… Fini les enfantillages du style « je n’ai pas le droit de dire du mal de l’islam »… « J’irai en prison si je dis du mal du momo d’en face »… « La discrimation c’est la prison », etc…

On aborde des sujets plus sérieux: la Vérité!!!

Bonne lecture (n’oubliez pas la pièce jointe).

Je comprends mieux toutes ces attaques, menaces et injures dont je fais l’objet en ce moment…

FDF

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Savez-vous pourquoi nos gouvernants démissionnent devant l’envahisseur? Ce n’est pas uniquement une question de démographie.

Ils cèdent à un triple chantage: le chantage mémoriel (la colonisation); le chantage au pétrole; le chantage au terrorisme.

Bat Y’Eor vous en donne la clef dans le document joint. Les peuples d’Europe sont vendus par leurs dirigeants!



Alors que de plus en plus de villes se transforment en états islamiques indépendants, les gouvernements européens se rendent complices

Soeren Kern publie, dans Stonegate Institute (anciennement Hudson NY), un article sur le progrès de l’islamisation de l’Europe au cours de l’année 2011.


L’Europe post chrétienne s’est remarquablement islamisée en 2011.

Alors que la croissance rapide de la population musulmane fait de plus en plus remarquer sa présence dans les villes et villages sur tout le continent, l’islam est en train de transformer le style de vie des Européens d’une manière inimaginable il y a seulement quelques années. Nous allons faire une brève rétrospective des faits les plus alarmants liés aux controverses concernant l’islam, survenus en Europe en 2011.

En Autriche, une cour d’appel a confirmé la condamnation politiquement correcte d’Elisabeth Sabaditsch-Wolff, une mère de famille viennoise, militante contre le djihad, accusée d’avoir « dénigré des croyances religieuses » lors d’une série de séminaires sur les dangers de l’islam radical. Le verdict du 20 décembre démontre que le christianisme et le judaïsme peuvent être dénigrés en toute impunité dans l’Autriche post moderne, alors que dévoiler des vérités sur l’islam entraîne de rapides et lourdes condamnations.

En Autriche encore, le Centre roi Abdallah Bin Abdelaziz pour le dialogue interreligieux et interculturel a été inauguré dans le Musée Albertina au cœur de Vienne, le vendredi 13 octobre. Les Saoudiens affirment que le but de cette initiative, coûtant des millions de dollars, est de « promouvoir le dialogue » entre les principales grandes religions mondiales afin « d’éviter les conflits ». Or des esprits critiques rétorquent qu’il s’agit en réalité de permettre à l’Arabie Saoudite de promouvoir l’islam wahhabi conservateur à partir d’un « centre de propagande » permanent au cœur de l’Europe.

En Belgique, selon un nouveau livre publié par l’université catholique de Louvain, la plus importante université francophone de Belgique, les musulmans constituent déjà un quart de la population de Bruxelles. En chiffres réels, le nombre de musulmans à Bruxelles, où la moitié des musulmans en Belgique vivent, a atteint le chiffre de 300 000, ce qui signifie que la soi-disant « capitale de l’Europe » est la ville la plus islamisée de toute l’Europe.

En Belgique toujours, le prénom le plus commun donné aux garçons en 2011 a été Mohamed. Ce prénom est également le plus attribué à Anvers, la deuxième ville de Belgique, où environ 40 % des enfants des écoles élémentaires sont des musulmans.

Par ailleurs, le groupe islamiste Sharia4Belgium a intensifié sa propagande et ses campagnes d’intimidation dans l’intention de transformer le pays en Etat islamique. En septembre, ce groupe a établi un « tribunal de la charia » à Anvers. Les leaders du groupe prétendent que le but de ce tribunal est de créer un système juridique musulman parallèle en Belgique afin de concurrencer l’autorité de l’état dans son rôle de gardien des protections du droit civil garanties par la constitution belge.

En Grande-Bretagne, un groupe musulman a lancé une campagne visant à transformer douze villes britanniques, incluant ce qu’ils nomment le Londonistan, en Etats islamiques indépendants. Ces soi-disant émirats islamiques fonctionneraient comme des enclaves autonomes, appliquant la charia et gouvernés entièrement en dehors de la loi britannique.

En outre, la police britannique a enregistré en 2011, plus de 2800 crimes dits d’honneur, punitions subies pour avoir apporté la honte dans la famille ; c’est la première fois qu’une estimation de ce problème est réalisée au niveau national. Le record des crimes d’honneur a eu lieu à Londres même et concerne des meurtres, mutilations, tabassages, enlèvements et attaques à l’acide, et c’est à Londres que le problème a augmenté au point de dépasser de cinq fois la moyenne nationale.

Ces données ont été publiées peu de temps après un autre rapport montrant que des dizaines de milliers d’immigrés musulmans en Grande-Bretagne pratiquent la bigamie ou la polygamie afin de profiter de sommes plus importantes de l’aide sociale de l’Etat britannique. Le rapport daté du 24 septembre montre que le phénomène de la bigamie et de la polygamie, licites selon la charia, est beaucoup plus étendu que l’on ne pensait auparavant, bien que ce soit illégal en Grande-Bretagne et punissable d’une peine allant jusqu’à sept ans de prison. La croissance rapide des mariages multiples est encouragée par les politiques multiculturelles qui accordent des droits spéciaux aux immigrés musulmans qui demandent que la charia soit incluse dans la loi et le système des aides sociales britanniques.

Par contre, une employée chrétienne en Grande-Bretagne a porté plainte pour licenciement abusif après avoir dénoncé la campagne de harcèlement systématique qu’elle subissait de la part de musulmans fondamentalistes. Dans un procès qui fera date, Nohad Halawi, une ex-employée de l’aéroport londonien de Heathrow, a poursuivi son ex-employeur pour licenciement abusif, alléguant que tous les employés chrétiens, dont elle-même, sont discriminés en raison de leurs convictions religieuses.

Le cas de Halawi est défendu par le Christian Legal Centre (CLC), une organisation qui offre un soutien juridique aux chrétiens du Royaume-Uni. Le CLC dit que ce cas soulève des questions juridiques essentielles, ainsi que des interrogations sur le traitement différencié des musulmans et des chrétiens par les employeurs.

Au Danemark, un groupe musulman a lancé une campagne pour transformer des quartiers entiers de Copenhague et d’autres villes danoises en « zones d’application de la charia » qui fonctionneraient comme des enclaves autonomes sous la loi islamique. Le groupe islamique Kaldet til Islam (Appel à l’islam) a déclaré que la banlieue Tingbjerg de Copenhague serait le premier quartier à être soumis à la charia, suivi de Nörrebro et ensuite la charia s’étendrait à d’autres parties du pays. Ce groupe a affirmé qu’il allait instaurer une « police de la vertu », 24 heures sur 24, afin de faire appliquer la charia dans ses enclaves. Les patrouilles pourront confronter quiconque boit de l’alcool, fait des paris, sort en discothèque, ou participe à toutes sortes d’activités que ce groupe considère comme contraires à l’islam.

Au Danemark encore, le conseil municipal de Copenhague a approuvé la construction de la première « Grande Mosquée » officielle de la capitale danoise. Avec son énorme coupole bleue et ses deux gigantesques minarets, cette méga-mosquée a été conçue pour détoner au milieu des constructions traditionnelles plus modestes de Copenhague. Contrairement à la plupart des mosquées d’Europe, sunnites, la mosquée de Copenhague est chiite. Elle est financée par la République Islamique d’Iran ; des voix critiques accusent déjà les théocrates de Téhéran de chercher à utiliser la mosquée comme futur centre de recrutement en Europe pour le Hezbollah, ce mouvement d’activistes chiites.

Pendant ce temps, Lars Hedegaard, Président de l’International Free Press Society basée au Danemark,  a été reconnu coupable de discours de haine pour ses commentaires au sujet de l’islam. Il a été condamné à une amende de 5 000 couronnes danoises (environ 1000 dollars). Les démêlés avec la justice de Hedegaard ont commencé en décembre 2009, quand il fit remarquer, dans une interview enregistrée, que le taux de viols d’enfants et de violence domestique était plus élevé dans les quartiers dominés par la culture musulmane.

Bien qu’Hedegaard ait insisté sur le fait qu’il n’avait pas eu l’intention d’accuser tous les musulmans ni même la majorité d’entre eux de tels délits, et bien qu’il ait été acquitté par un jugement précédent, la police de la pensée danoise a poursuivi l’affaire jusqu’à ce qu’il soit condamné.

L’Union Européenne, courbant l’échine devant la pression des lobbies musulmans, a abandonné, mine de rien, un nouvelle mesure exigeant que la viande halal (déclarée licite par le clergé musulman) porte un label signalant aux consommateurs que les animaux n’ont pas été étourdis, et par conséquent étaient conscients jusqu’à leur mise à mort. Avec la croissance exponentielle de la population musulmane en Europe ces dernières années, des milliers de tonnes d’animaux sacrifiés rituellement entrent maintenant dans la chaîne alimentaire générale, et la population non musulmane les consomme à son insu.

Cette décision de l’UE montre que les musulmans ont le droit de choisir l’alimentation halal, mais que les non musulmans n’ont pas le droit de choisir de ne pas manger d’animaux  sacrifiés rituellement.

En France, on constate que des mosquées islamiques sont plus souvent construites que des églises catholiques romaines, et qu’il y a maintenant plus de musulmans pratiquants que de catholiques pratiquants. Par ailleurs, des groupes musulmans en France ont demandé à l’Eglise catholique romaine la permission de faire usage des églises vides comme solution pour résoudre les problèmes de circulation occasionnés par les milliers de musulmans qui prient sur les voies publiques. Cette demande, qui a été décrite par des commentateurs politiques français comme étant « alarmante », « audacieuse », et « sans précédent », est un autre exemple de l’arrogance croissante des musulmans en France.

En octobre, un rapport fait état que les banlieues décrépies sont en passe de devenir des «sociétés musulmanes séparées» du reste de l’Etat, selon une étude récente importante  intitulée « Banlieues de la république » qui examine la propagation de l’islam en France.

Les immigrés musulmans rejettent de plus en plus les valeurs et l’identité françaises et préfèrent s’immerger dans l’islam, selon ce rapport, qui prévient également que la charia est en train de remplacer rapidement le droit civil français dans les banlieues parisiennes. Les auteurs du rapport démontrent que la France, qui compte entre cinq à six millions de musulmans (soit la population musulmane la plus grande en Europe) est au bord d’une grave explosion sociale parce que les musulmans ne s’intègrent pas dans la société française.

La loi française controversée interdisant la burqa est entrée en vigueur en avril. La nouvelle loi interdit, dans tout l’espace public en France, la burqa couvrant tout le corps et le niqab couvrant le visage ; elle a été adoptée dans un contexte de frustration croissante devant le manque d’intégration des 6,5 millions de musulmans.

En Allemagne, il a été révélé que chaque année des milliers de jeunes hommes et de jeunes filles sont victimes de mariages forcés. La plupart des victimes viennent de familles musulmanes, certaines ont été menacées de violences et même de mort. Ces révélations ont choqué le peuple allemand et s’ajoutent au sempiternel débat au sujet de l’immigration musulmane et de l’instauration d’une société islamique parallèle dans le pays.

En Allemagne encore, un best-seller publié en septembre révèle que la propagation de la charia en Allemagne est plus avancée que l’on ne soupçonnait et que les autorités allemandes sont « impuissantes » pour s’opposer au système de justice parallèle dans le pays. Ce livre révèle que les tribunaux de la charia sont opérationnels dans toutes les grandes villes allemandes. Ce « système judiciaire parallèle » sape l’Etat de droit allemand car les arbitres/imams musulmans règlent des cas criminels sans que le parquet et des avocats ne soient impliqués et avant même que les cas soient soumis aux tribunaux allemands.

En outre, le nombre de terroristes islamiques potentiels vivant actuellement en Allemagne a bondi à environ 1000 individus, selon les récentes informations fournies par le ministère de l’Intérieur.

En Grèce, le parlement a approuvé un projet controversé de construction d’une méga-mosquée à Athènes, financée par les contribuables. Cette décision est intervenue dans un climat de menaces de violences à peine voilées, des milliers de musulmans de la ville ayant fait pression sur le gouvernement pour exiger une mosquée sous peine d’émeute.

Aux Pays-Bas, il a été révélé que 40 % des immigrés marocains âgés de 12 à 24 ans ont été arrêtés, condamnés à des amendes, inculpés, ou accusés de délits ou de crimes divers durant les cinq dernières années, selon un rapport commandité par le ministère de l’Intérieur. Dans les banlieues hollandaises où la majorité des résidents sont des immigrés marocains, la délinquance des jeunes atteint 50 %. De surcroît, la délinquance juvénile des Marocains ne se limite pas aux hommes ; des filles et des jeunes femmes s’adonnent de plus en plus à des activités criminelles.

Le « Dutch-Maroccan Monitor 2011 » révèle de son côté que la plupart des jeunes délinquants marocains sont nés aux Pays-Bas. Ceci implique que les enfants des immigrés marocains ne s’intègrent pas dans la société hollandaise et confirme le fait que les Pays-Bas paient très cher pour l’échec de son approche multiculturelle envers l’immigration.

Aux Pays-Bas également, des islamistes ont fait une irruption impressionnante à Amsterdam lors d’un débat entre deux musulmans libéraux, l’auteure canadienne, musulmane et féministe, Irshad Manji et le député socialiste-écologiste Marocain-Hollandais, Tofik Dibi. Le 8 décembre, un débat a eu lieu au centre d’Amsterdam sur le thème : « Comment les musulmans libéraux peuvent-ils empêcher l’islam d’être détourné par les musulmans extrémistes », ce débat organisé par la Fondation Européenne pour la Démocratie n’a pu avoir lieu qu’à la suite de l’intervention musclée de la police qui a arrêté plusieurs islamistes.

Cet incident met en évidence la fréquence croissante des tactiques d’intimidation utilisées par les musulmans, allant du harcèlement jusqu’au meurtre, dans leurs efforts pour museler la liberté d’expression en Europe et imposer l’islam sur le continent.

Petite note positive quand même : un tribunal d’Amsterdam a acquitté le député Geert Wilders, chef du PVV, (le parti de la liberté hollandais), qui avait dénoncé les menaces contre les valeurs européennes posées par une immigration musulmane inassimilable. Il avait été accusé « d’incitation à la haine religieuse » contre les musulmans pour ses commentaires critiques envers l’islam.

En juin, le gouvernement hollandais a déclaré vouloir renoncer à sa politique du multiculturalisme qui a encouragé les immigrés musulmans à créer une société parallèle au cœur de la société hollandaise.

En Italie, un rapport du 17 octobre, publié par le Comité pour l’observation de l’antisémitisme, commandité par la chambre des députés (la chambre basse du Parlement italien) et intitulé « Document final : Investigation sur l’antisémitisme » a révélé que 44% des Italiens ont des préjugés ou sont hostiles envers les Juifs. Ce document de cinquante pages montre que l’antisémitisme en Italie est surtout fomenté par les immigrés musulmans qui ont établi des liens avec des extrémistes de gauche et de droite pour mener des attaques contre les communautés juives, les synagogues, les écoles et les cimetières juifs locaux.

En Espagne, des musulmans ont été accusés d’avoir empoisonné des douzaines de chiens à Lérida, ville du nord-est de la Catalogne, qui est devenue l’épicentre de la contestation sur le rôle de l’islam en Espagne. Tous les chiens ont été empoisonnés en septembre, dans les banlieues industrielles de Lérida, Cappont et La Bordetta, zones presque exclusivement peuplées d’immigrés musulmans et où de nombreux chiens ont été tués ces dernières années. Les Espagnols pensent que les immigrés musulmans ont tué les chiens parce que selon les préceptes de l’islam, les chiens seraient des animaux « impurs ».

En Espagne également, deux chaînes de télévision de l’islam radical ont commencé des émissions 24heures/24 en langue espagnole, destinées aux téléspectateurs en Espagne et en Amérique Latine, depuis leurs nouveaux studios à Madrid. La première chaîne, sponsorisée par l’Iran, se charge de propager la version chiite de l’islam iranien, la seconde chaîne, sponsorisée par l’Arabie Saoudite, veut propager la version Wahhabite de l’islam saoudien. Les inaugurations de ces deux chaînes ont été délibérément prévues pour coïncider avec les fêtes de Noël et représentent un exemple supplémentaire de l’envahissement graduel de l’islam dans l’Espagne post chrétienne.

En Suède, la police de Malmö, la troisième ville de Suède, a fait état d’une augmentation significative du nombre d’attaques antisémites perpétrées pas des immigrés musulmans en 2011. Les chiffres ont été révélés lorsque le 20 septembre, le gouvernement suédois a fait une provision budgétaire de 4 millions de couronnes (600 000 dollars) pour sécuriser les synagogues du pays, après les accusations que la Suède n’avait pas suffisamment agi pour assurer la protection de sa population juive.

La Suède a été accusée de complaisance envers le problème grandissant des actes antisémites commis en Suède au point que le centre Simon Wiesenthal de Los Angeles conseille aux Juifs d’éviter de voyager dans le sud de la Suède.

En Suisse, où la population musulmane a plus que quintuplé depuis 1980, un groupe musulman de Berne a demandé que l’emblématique croix blanche soit retirée du drapeau national suisse, car étant un symbole chrétien, le drapeau « ne correspond plus à la Suisse multiculturelle contemporaine ».

Source : Europe’s Inexorable March Towards Islam, par Soeren Kern, Stonegate Institute, 29 décembre 2011. Traduction par Capucine pour Poste de veille

Soeren Kern est membre du directoire pour les relations transatlantiques du Grupo de Estudios Estratégicos (Centre d’Etudes Stratégiques ), à Madrid.

Eurabia (3) PDF

26/10/2010

Quatrième congrès du féminisme islamique à Madrid…

Tiens? Les barbus les ont laissé sortir???

FDF

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Le féminisme islamique affûte ses arguments.

Cinq cent cinquante participants venus d’une vingtaine de pays, essentiellement des femmes, étaient réunis à Madrid pour le quatrième congrès du féminisme islamique. Leur principal défi : réinterpréter le Coran et la charia dans une vision égalitaire

Des femmes musulmanes lors de la fête de la Mosquée de Drancy, le 10 juin 2010 (Photo : William ALIX/CIRIC).

Le « féminisme islamique » : l’expression fait l’effet d’une bombe, tant les deux termes semblent incompatibles dans l’imaginaire occidental. « Je ne réponds plus à cette question de la compatibilité entre féminisme et islam », s’exaspère Houria Bouteldja à la tribune du 4e congrès du féminisme islamique, qui se tenait du 21 au 24 octobre à Madrid, à l’initiative des associations musulmanes espagnoles (1).

Cette « fille d’immigrés algériens », comme elle se définit elle-même, y représentait les musulmanes de France. Et, visiblement, son dépit est partagé par l’assistance, 550 participants, essentiellement des femmes, venus d’une vingtaine de pays, qui entendent bien désamorcer cette « bombe ».

« Aux yeux des féministes européennes très eurocentrées et qui se sentent porteuses de valeurs universelles, le féminisme est par essence laïque et donc fondamentalement incompatible avec l’islam », argumente Laure Rodriguez Quiroga, présidente de l’Union des femmes musulmanes d’Espagne qui co-organisait le congrès.

«Féminisme islamique» : difficile à porter

Et cet islam a, faut-il le préciser, fort mauvaise réputation. Laure Rodriguez Quiroga a dépouillé pendant un an deux quotidiens espagnols, El País et ABC, l’un progressiste, l’autre conservateur. « Ils se rejoignent par leur vision 100% négative de l’islam, par leur capacité à véhiculer des stéréotypes et par leur obsession de l’allure vestimentaire. Sur 88 articles, 83 parlaient du voile et du niqab », détaille-t-elle.

« Il n’y a pourtant qu’une trentaine de femmes qui portent le niqab en Espagne (???) , parmi une communauté de 1,5 million de musulmans », poursuit-elle. « Nous avons toujours besoin de montrer que nous sommes une partie acceptable de la société, mais nous sommes des personnes normales », s’émeut Arzu Merali, écrivain féministe anglaise qui coordonne la Commission islamique des droits de l’homme.

Pour autant, le terme de « féminisme islamique » est « difficile à porter », comme le reconnaît Ziba Mir Hosseini, anthropologue iranienne, l’une des féministes intellectuelles et engagées, auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet, qui vit aujourd’hui en Grande-Bretagne. Certaines préfèrent le terme jugé plus neutre de « féminisme musulman ».

Le féminisme est associé à l’Occident

« Car il y a une confusion permanente entre “islamique” et “islamisme”, qui réduit l’islam à son interprétation politique. Et en prônant un retour à la charia, les islamistes imposent en fait des interprétations anciennes et patriarcales de la jurisprudence musulmane (fiqh, en arabe) pour justifier des mesures discriminatoires à l’encontre des femmes », explique l’universitaire.

Cette confusion vire à l’incompréhension mutuelle entre Occident et monde musulman : « La charia, synonyme de “patriarcat” en Occident, est considérée par les musulmans comme l’essence de la justice. Le voile, perçu par les Occidentaux comme un instrument de soumission et d’oppression, est en fait vécu par les femmes musulmanes comme un signe de libération, une façon de défendre leur rôle de femme dans la religion, de participer à la société et aussi de refuser la domination de l’Ouest. »

Car, pour la grande majorité des femmes musulmanes, il est inconcevable de se penser hors de la religion, sauf à se renier. De son côté, le terme de « féminisme », associé à une occidentalisation, voire une seconde colonisation, a fort mauvaise presse parmi les musulmans.

Des intellectuelles se sont saisies des textes

Bref, le féminisme islamique a tous les défauts de la terre, sauf la nécessité d’exister. « C’est en quelque sorte l’enfant non désiré de l’islamisme : la question de la différence des sexes et du droit des femmes a été tellement politisée que cela a provoqué une réaction », ajoute Ziba Mir Hosseini.

Le féminisme islamique est né au cours des années 1990 dans l’Iran qui vivait sa révolution. Mais aussi en Malaisie, où apparut en 1991 le mouvement Sisters in Islam qui, l’an dernier, a donné naissance au réseau international Musawah (« égalité », en arabe) impliquant des ONG féminines de près d’une cinquantaine de pays.

Partout la question a été la même : est-il possible que les écrits, à commencer par le Coran, soient la source de tant de maux pour les femmes ? Partout la réponse a été la même : des intellectuelles se sont saisies des textes pour en faire une lecture critique, une nouvelle interprétation et en découvrir le caractère intrinsèquement ambivalent.

L’interprétation patriarcale des textes est le principal frein à l’émancipation

« Par définition, tout texte est interprétable. Dans la charia l’on trouve aussi bien matière à défendre l’égalité que la discrimination », reconnaît le sociologue marocain Abdessamad Dialmy, professeur à l’université marocaine de Rabat et l’un des rares hommes de l’assistance présent en qualité de spécialiste du féminisme marocain.

Cette appropriation du savoir vise non seulement à pouvoir donner le change dans des joutes oratoires, mais aussi et surtout à faire évoluer les mœurs et les lois. C’est parce que son mari lui refusait le divorce dans les difficiles années 1980 que vivait l’Iran que Ziba Mir Hosseini, fort démunie, se mit à étudier ardemment la loi islamique, au point d’en devenir une des meilleures spécialistes. Ce qui lui permit de trouver les arguments juridiques pour sortir de l’impasse dans laquelle elle se trouvait, puis de refaire sa vie en Angleterre, où elle poursuit aujourd’hui, à 58 ans, son combat pour la cause des femmes musulmanes.

Dans tous les pays, la réinterprétation des textes religieux est l’arme clé des féministes. Les femmes qui participent au réseau musulman Wise lancé par l’Américaine Daisy Kahn (lire ci-contre) considèrent ainsi, pour 74% d’entre elles, que l’interprétation patriarcale des textes religieux est le principal frein à l’émancipation des femmes. Et elles jugent, à 93%, qu’il revient aux femmes de jouer un rôle de leadership pour une nouvelle interprétation.

Le féminisme n’est pas une création hors sol

« Le féminisme islamique, c’est une réforme faite de l’intérieur, au nom de l’islam et de la modernité, analyse Abdessamad Dialmy. C’est une étape nécessaire et incontournable, la forme la plus acceptable politiquement de s’approprier le féminisme, même s’il s’agit dans un premier temps de conquêtes pour l’équité plus que pour une véritable égalité des sexes. » Et d’ajouter : « Même si individuellement certaines femmes sont laïques, il ne viendrait à l’idée d’aucune association au Maroc de revendiquer la laïcité, au risque de perdre toute légitimité. » 

Le féminisme n’est en effet pas une création hors sol. « Le féminisme islamique, c’est comme l’art islamique ; l’art est art, mais il est aussi le produit de son milieu », justifie Ziba Mir Hosseini. « Il y a un besoin de s’engager en religion dans les pays musulmans, poursuit-elle. Nous réagissons à nos propres contextes ».

Et ces contextes sont très différents selon les pays et les continents, ce qui explique la grande diversité des mouvements de femmes. D’où l’idée de réunir les activistes de tous les pays lors de ce congrès. « Nous voulons valider le “féminisme islamique” comme un discours émergent et le renforcer dans les pays musulmans et dans les minorités musulmanes des pays occidentaux, ajoute Abdelnour Prado, président du Conseil islamique catalan. C’est important pour notre intégration. »

Marie VERDIER , à Madrid (Espagne)

(1) Avec le patronage et le soutien financier du ministère espagnol des affaires étrangères et de la coopération, de ses instituts culturels Casa Asia et Casa Arabe, et du ministère de l’égalité avant sa suppression lors du remaniement du gouvernement espagnol la semaine dernière.

Source: http://tinyurl.com/2e5rl4s