Francaisdefrance's Blog

20/12/2011

Implosion française: tenez vous prêts.

Pas mal ce billet de Lucien SA Oulahbib; pas mal. Un peu défaitiste mais éclairé.

FDF

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L’implosion française : comment cela peut se passer…

Suite à l’effondrement des finances publiques et l’arrêt de l’arrosage en matières de subventions diverses sur les quartiers sensibles les réseaux islamistes financés par l’Arabie Saoudite vont prendre le relais et affirmer leur domination à coup de chantage à l’émeute puisque faute d’argent frais (surtout lorsque la France va être dégradé double A en attendant pire) nombre d’assistés volontaires ne vont pas manquer de se révolter d’ici quelques mois.


Déjà, sentant le vent tourner, les milices néo-staliniennes -soutenues par le bras droit de Hollande-empêchent une Marine Le Pen de parler à l’Université Dauphine (comme au bon vieux temps des années 30 où les staliniens allaient casser du social-dem en compagnie des S.A) tandis que les officines gouvernementales traitent de traitre une Jeannette Bougrab soucieuse de dire ce qu’elle pense sur ce qui se passe aujourd’hui dans les pays de l’islam réel.


L’une de ces milices, l’Union des Étudiants Juifs de France, (l’UEJF), a en fait agi de manière bien plus grave que ces rabbins qui répercutaient les ordres de rassemblement au Vel d’hiv donnés par la Préfecture : bien plus grave parce que ces rabbins ne le faisaient pas volontairement alors que l’UEJF en participant avec SOS Racisme et d’autres officines à une action illégale anti-républicaine, a, sciemment, donné son aval à ces mouvements totalitaires qui traînent devant les tribunaux tout critique de l’islam alors qu’ils vont casser le meeting d’un parti légal dont le programme est en réalité assez proches d’eux en matière d’Etat fort, et de diatribe anti-libérale. L’UEJF se comporte en « soumis » anticipant la domination de ceux qui veulent non seulement le démantèlement d’Israël, mais aussi celui de la France. C’est écoeurant. On peut être en désaccord avec le FN sauf ce qu’il dit n’est pas pire que les propos d’un Mélenchon désireux de briser les reins aux « spéculateurs » pour commencer, aux riches à la fin et ainsi de suite…


Donc cela s’effondre… Le retour au franc permet certes de faire fonctionner la planche à billets, Bayrou anticipe déjà en appelant à consommer français puisque la demande en excès va faire pression sur une offre qui devra uniquement être française puisque l’achat de pièces étrangères sera à terme condamnée car il faut des devises ; impossible à détenir par ailleurs en cas de perte de convertibilité du franc. Bien sûr, la livre sterling, le dollar, le yuan, font appel à leur banque centrale pour renflouer les trous, sauf que l’on peut pas à la fois critiquer ces pays pour leur inflation qui favorise la spéculation, et faire comme eux jusqu’à la catastrophe : la perte de convertibilité, à l’instar du dinar algérien…


Et en cas de contraction mondiale, les choses n’iront qu’en s’aggravant, jusqu’à la cessation de paiements et donc la révolution pour le meilleur comme pour le pire. Tenez-vous prêts.

Lucien SA Oulahbib 7/12/2011

http://www.resiliencetv.fr/?p=9882

27/01/2011

Tunisie, Egypte, etc… Et si on avait essayé la démocratie?

Excellent billet, Lucien. Je transmets.

FDF

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Depuis les « indépendances », dans les années 50-60, à l’époque du socialisme réel et du tiers mondisme tout puissant ces divers peuples d’Afrique du Nord et du Proche Orient ont cru en leurs dirigeants formés à l’école du communisme et de l’arabisme qui leur disaient que leur version de la modernité était bien supérieure au régime démocratique occidental.

Ce fut l’illusion, jusque dans les années 80 ; ainsi un Yasmina Khadra qui n’a pas de mots assez durs pour l’opposition en Algérie, a encore la nostalgie des années 70 alors que ce fut le pire moment pour ce pays qui subit la tyrannie d’un Boumedienne amenant avec lui l’islamisme pour mieux arabiser une population à qui l’on avait vendu dans les maquis le mythe d’un pays pluriel où même les juifs et les pieds noirs auraient leur place. A cette époque et jusqu’à la révolution khomeyniste en Iran (1979), ces peuples n’ont eu qu’une version édulcorée de la démocratie, ou, plutôt une version en pis du colonialisme d’après seconde guerre mondiale, c’est-à-dire le bourrage des urnes, la ségrégation politique, l’ordre religieux de plus en plus exigeant au fur et à mesure que le pouvoir militaire désormais au pouvoir lui donne des gages pour que les religieux tiennent la société civile pendant que les généraux « apolitiques » s’enrichissent en paix (salam).

Las de ces mensonges et manques certains ont été regardés du côté de l’Iran, du moins secrètement parce que l’on ne pactise pas avec les shiites, et comme le régime communiste semblait encore plus pernicieux que le régime démocratique, les peuples de ces pays se sont dits qu’après tout il fallait aller dans cette direction, d’autant que certains intellectuels de renom (Foucault) disaient que la révolution iranienne était l’avenir en ce qu’elle répondait aux insuffisances sociétales de la société occidentale.

Ce discours a toujours pignon sur rue. Il est fort. Et même se renforce malgré ce qui se passe en Tunisie, en Egypte, parce qu’il est déjà sur sa lancée et que la pente est très abrupte, impossible de freiner, surtout avec le boycott anti-israélien qui aujourd’hui emporte toute raison ; ce qui fait qu’en définitive il y a plus aujourd’hui de sympathisants de la cause islamiste, et palestinienne, en Europe que dans les pays concernés qui eux en ont fait le tour depuis qu’ils se sont aperçus que les islamistes (palestiniens compris) ne valaient guère mieux question libertés et développement.

Les Irakiens ont en fait l’expérience après les Algériens et les Afghans : interdire de jouer aux dominos et de fumer au café, interdire la danse dans les mariages, interdire jusqu’au sport, c’était aller trop loin dans la densification de l’énergie spirituelle qui ne doit être saisie que par et dans le djihad à ériger constamment c’est-à-dire en érection permanente (d’où l’impossibilité qu’il puisse croiser une femme). Aussi, et aussi surprenant soit-il, la version hard de l’islam a plus la côte dans les pays qui ne connaissent pas l’islam au pouvoir, même déformé par la dictature ploutocrate, que dans les pays qui le subissent et qui savent bien, l’exemple de l’Iran ne s’avérant décidément pas probant, que l’islam, même intégral, ne sera pas la solution mais à nouveau le problème. Or, visiblement, ces peuples n’aspirent pas à la guerre, même contre Israël. Ce qui énerve bien par exemple ce clown pour cirque de dernière catégorie qu’est le triste sire Kadhafi qui cherche à faire les yeux doux aux tunisiens après les avoir insultés.

Mais regardez ce qui se passe en France…

Suite et source: http://www.lucien-sa-oulahbib.info/

18/01/2011

Tunisie: on ouvre enfin les yeux…

Lire ce billet de Lucien Oulahbib…

Belle analyse de la situation des pays arabes et de ce qui peut en découler en Occident…

FDF

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Ainsi, contrairement à ce qu’a prétendu le conseiller du Président Sarkozy, Henri Guaino, le lundi 17 janvier 2011 sur RTL, il y avait beaucoup de choses à faire pour la France la semaine dernière, à commencer par ne pas confondre les responsabilités gouvernementales et parlementaires comme l’avait fait Axel Poniatowski en disant qu’il n’y avait pas de « leçons de morale » à donner alors qu’il sortait de son rôle de Président de la Commission des affaires étrangères du Parlement qui aurait été de soutenir toute mesure allant dans le sens de la démocratie parlementaire précisément ; ne parlons pas ensuite du ministre Bruno Lemaire qui lui est sorti de son devoir de réserve en soutenant explicitement Ben Ali ; et que dire de Frédéric Mitterand qui ne sait pas ce que le mot dictature veut dire ; enfin, la palme revient au ministre des Affaires Etrangères, Michèle Alliot-Marie, donnant des conseils de maintien de l’ordre à la tribune du Parlement. Au lieu de ces divers manques, et alors que Bruxelles et Washington, n’en déplaise à Guaino, étaient sinon à la hauteur des enjeux du moins de la sanglante répression, les dirigeants actuels au pouvoir en France ont au fond perpétué la politique de soutien aux dictatures qui fait le lit des mafias militaro-intégristes et de l’islam radical depuis des décennies. Rien d’étonnant à cela.

Les dirigeants français, (et cela ne date pas de l’équipe actuelle) ont partagé l’idée de certains « experts » avançant qu’il n’y aura pas de transformations dans les pays « arabes » tant que le problème israélo-palestinien ne sera pas réglé (tels les Pascal Boniface, Hubert Védrine et leurs amis de la campagne BDS -Boycott d’Israël qui viennent d’avoir le scalp de Vanessa Paradis).

Or, aujourd’hui, les Tunisiens en révolte (dont j’avais immédiatement repéré l’ampleur bien avant les « experts » de dernière heure) ont dévoilé le pot aux roses : leur misérable sort n’est pas dû au fait que leurs dirigeants transfèrent beaucoup de produits aux Palestiniens pour leur permettre de survivre comme je l’ai personnellement entendu par exemple de la femme de Ben Ali en 2002 sur la chaîne radiophonique en langue française lors d’un séjour à Djerba: elle parlait de « sacrifices nécessaires » à faire pour soutenir l’effort du peuple palestinien.

Les Tunisiens, mais aussi les Algériens, Egyptiens, Jordaniens se rendent de plus en plus compte, surtout lorsqu’ils voient sur les chaînes arabophones le niveau de vie des arabes israéliens et même des Palestiniens (aucun d’entre eux ne s’est immolé par le feu pour des raisons socio-économiques)  que l’argent qui sert à s’offrir les grosses cylindrées, la vie festive et les villas cossues ne va pas aux « enfants palestiniens »  comme il est prétendu, mais dans les poches de la mafia militaro-intégriste qui tient ces pays depuis des dizaines d’années avec le soutien occidental et wahhabite.

Voilà la réalité. Les dirigeants français et leurs relais intellectuels divers ont prétendu non seulement lier le sort des peuples nord africains et moyen orientaux au problème israélo-palestinien mais le conditionner à celui-ci alors que ce conflit est maintenu sous poumon politique artificiel par les dictatures militaro-mafieuses et leurs complices occidentaux et ce précisément pour empêcher qu’une paix raisonnable puisse écarter ce faux argument justifiant la misère de ces peuples par l’impossibilité de celle-ci qui, par ailleurs, serait uniquement due à Israël. Tout se tient.

Depuis des années et des années, et ce dans l’ambiance pérorante d’une commisération pédante, une partie de l’élite politico-médiatico-intellectuelle (du prêt-à-penser) a cru bon expliquer le manque patent de démocratie réelle dans ces pays à la fois par le problème arabo-juif et à la fois par le fait que ces pays ne pouvaient pas « avoir une démocratie comme la nôtre » alors que la démocratie, tout comme l’électricité, est une technique d’organisation de la Cité dans un contexte culturel donné bien entendu qui fait par exemple que la France n’est pas l’Allemagne, etc. On ne voit pas au nom de quoi, sinon évidemment d’un relativisme postmoderne qui ne peut amener qu’au nihilisme affairiste, le système démocratique ne pourrait pas s’installer durablement dans cette région.

Il serait temps que l’on cesse de donner la parole à ces anciens soutiens des dictatures communistes (URSS, Cuba, Cambodge etc) ou khomeynistes, recyclés aujourd’hui en « experts géopolitiques » des processus démocratiques (sans rire) alors qu’ils n’y connaissent rien ou à peu près. Il est incroyable que d’authentiques experts de la démocratie tels par exemple MM Boudon, Baechler, Manent, ne soient jamais interrogés sur ce point, hormis et heureusement Chantal Delsol (dont le prochain livre fera certainement du bruit j’en parlerai d’ici peu).

Plusieurs algériens ont tenté de s’immoler par le feu. L’un d’entre-eux est mort. Espérons que ces sacrifices ne soient pas fait en vain et que l’on se rende compte en France que la situation socio-politique de ces pays a été voilée depuis des décennies par un déluge d’ignorance. Il est temps d »ouvrir les yeux et d’aider ces peuples à s’émanciper réellement au lieu d’échanger seulement avec eux de la pitié et de la condescendance (« la démocratie ne fait pas partie de leur culture ». Ce qui est là le véritable racisme.

http://www.lucien-sa-oulahbib.info/article-tunisie-les-premieres-le-ons-65152951.html
http://www.resiliencetv.fr/?p=8447
http://www.lapouledechainee.fr/?p=141

12/10/2010

Invasion islamiste: les peuples européens refusent d’aller à l’abattoir !

Ci-dessous une bonne analyse de Lucien Oulahbib. Et ben, je peux vous dire que ça fait réfléchir…

FDF

Il suffit d’écouter le ton sec et sans appel des « experts » que le monde entier nous envie, ceux du Quai d’Orsay bien sûr, écartant d’un air pincé les récentes revendications attribuées à l’AKMI (abrogation de la loi sur le voile islamique, libération de certains des leurs, rançons) pour entendre le degré d’incompréhension, quasi absolu, et atteignant même des cimes insoupçonnées, de ces fameux experts envers cet ennemi qui sait, lui, en jouer intelligemment. Ainsi ces « experts »méprisent leur dextérité en la matière ; surtout lorsque ces « terroristes » savent faire rappeler, au grand dam de ceux qui leur nient cette capacité (à commencer par Obama), qu’ils sont musulmans, qu’ils appliquent l’islam non seulement intégralement (islamisme) mais militairement (djihadisme); d’où leurs diverses revendications qui viennent donc d’être écartées sèchement.

Pourquoi ? Parce que la plus importante ne correspond pas à la carte dessinée et vendue aux populations pour expliquer le territoire (le dit « terrorisme ») ; il y est en effet indiqué que ces « terroristes » n’ont rien de musulman (puisque religion de paix) donc ils ne peuvent pas avoir ce genre de revendication, en particulier l’abrogation de la loi sur le voile islamique, CQFD ; certains commentateurs y allant même de leur petite exégèse : il s’agirait de la loi sur la burqa alors que la notion « voile islamique » renvoie en réalité à tous les voiles indépendamment de leur taille. Mais cette revendication sera rejetée. Absurde ! disent les experts. Pourquoi ? S’ils ne sont pas seulement des bandits, les preneurs d’otages peuvent aussi avoir des revendications politiques, ce que n’osent imaginer nos experts car toute leur stratégie multiculturaliste de changement de peuple ira à vau-l’eau peu à peu.

C’est précisément parce que les peuples européens refusent d’aller à l’abattoir (même halal) qu’ils se rebellent et votent pour des patriotes qui leur promettent non pas le racisme mais le retour à la société de leurs pères, société d’antan certes (qui ne réduit pas à la sauvegarde du fromage bio) mais aussi société qui pouvait être tolérante et ouverte si on ne venait pas la v(i)oler ; et cela n’a rien à voir avec une affaire de « race » puisque à la fin du XIXème siècle les saisonniers italiens qui venaient aider aux vendanges étaient poursuivis dans les rues d’Arles par des journaliers français enragés.

Aujourd’hui, une élite de repus (dont Mélanchon fait partie) somme les peuples de changer d’âme, de corps, au nom d’une conception idéaliste et romantique des droits humains, oubliant que les corps, même absous de leurs papiers, ne sont pas seulement que des porteurs de semence démographique et de force de travail, ils transportent aussi leurs racines qu’ils veulent nécessairement implanter et voir prospérer. D’où les tensions, d’où le désir des groupes islamiques de prospérer aussi, même s’ils ne sont que quelques milliers, car leur fonction d’éperons force les Etats à leur concéder des niches spirituelles et, de là, les aident à emprisonner leurs congénères dans leurs serres fanatiques.

Au lieu de pousser à la sécularisation, le fait de céder à diverses revendications ne fait que renforcer son refus. Voilà ce qui a été compris et à juste raison par certains patriotes qui veulent désormais que leurs pays leur reviennent, (take my country back disent les membres des tea parties) il faut arrêter le suicide, le sacrifice à grande échelle fait par les nouveaux prêtres de l’alter-islam de plus en plus au pouvoir, en France, mais aussi et surtout aux USA et en U.E.

03/10/2010

Ami, entends tu …

Encore un bon papier de Lucien…


FDF

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Le débat organisé chez Taddeï mercredi 29 septembre autour du livre de Lagrange sur  » le déni des cultures  » est symptomatique tout d’abord de l’alliance de fait entre l’extrême gauche post- et néoléniniste et l’extrême-droite djihadiste.

Ce qui ne s’est pas vu directement dans l’émission,  mais il est possible de le pressentir si l’on se donne le temps de la démonstration : ainsi, l’on a entendu non seulement un dénommé Eric Fassin nier la notion de facteur culturel  pourtant si évidente dans l’analyse de certains comportements  (même ce facteur n’est évidemment pas le seul,  et qu’il faille le peser cas par cas)  mais,  encore plus,  on aura entendu dans la même émission son acolyte, un certain Jean-Loup Amselle, aller jusqu’à nier l’existence d’une culture française ! (Lagrange souligne dans son livre que Amselle récuse l’idée même de modernité, p.11).

Tous les autres peuples et groupes ont donc le droit à une culture et une permanence de l’être,  sauf les peuples européens et occidentaux condamnés à nier leur identité  puisque seul le mouvement primerait en elle,  afin de prouver la liberté absolue de l’humain émancipé de la nature et des dieux.

Sauf que Hegel nous avait appris  que la liberté absolue  (prônée par le romantisme ainsi remis  au goût du jour) c’est aussi la nuit dans laquelle toutes les vaches sont noires : autrement dit,  le mouvement posé comme seul but ; c’est l’ivresse aristocratique infantilisée,  ou l’idéalisme de la belle âme qui reste dans le mauvais infini — celui de l’indétermination, de la non identité, mou masochiste en attente d’être pris (servitude volontaire que l’on observe de plus en plus, telle cette journaliste hollandaise disant que ses violeurs taliban l’auraient respectée, ou ce lycéen bobo excusant ses agresseurs).

Alors que l’identité de la France,  par exemple, est non seulement à la fois une et multiple mais aussi permanente et mobile ; il n’y a pas, en un mot, à opposer une essence qui se saisit comme substance, c’est-à-dire sujet de son propre devenir,  et son existence ici et maintenant  qui en affirme la matérialité mouvante ; car l’essence n’existe qu’en tant qu’elle est posée  et non pas fixée une fois pour toutes :  elle se sait à la fois changeante selon les circonstances  et en même temps elle ne fait pas qu’exister  (« la pierre existe aussi »,  disait Kant).  Elle veut être,  elle se veut la même  qui,  tout en étant aussi autre,  accumule l’expérience du sensible afin d’enrichir sans cesse la notion qu’elle a d’elle-même en permanence. Ainsi,  les peuples qui savent maîtriser cette dialectique perdurent,  tandis que les autres disparaissent ou sont absorbés.

Or, nos idéologues, bien loin de ces subtilités du vouloir  (tempérées par l’affinement de soi et non la seule conservation),  cherchent plutôt à les dé(cons)truire :  à l’image des Taliban qui ont détruit les Bouddhas.

Ils étaient ainsi chez Taddeï dans tel déni de réalité  (et non plus seulement de culture) que l’on pouvait deviner qu’ils appréhendaient la culture des autres avec leur seul prisme d’occidentaux bornés  qui se vivent à la façon primaire dans le post- et le trans- (y compris genre),  sans se demander si les autres se vivent ainsi.

Ce qui n’est évidemment pas le cas, bien au contraire,  pour certains (ainsi l’Akmi souligne son « essence » islamique). Mais ces idéologues de la trempe des Fassin et Amselle veulent tellement se servir des revendications identitaires ambiantes  pour démontrer qu’un néo-racisme se mettrait en place  (et dont la loi sur la burqa serait, selon eux, le stigmate) qu’ils rêvent de faire le coup du front antifasciste des années 30 face au capitalisme mondial raciste et sioniste.

Nous y sommes.

On sentait une telle haine contre Lagrange  (à quand une pétition  pour l’évincer de son poste ?),  une telle haine viscérale  (ainsi serait-il repris  par les fameux « sites d’extrême droite »)  mêlée à de l’envie  (son livre à lui  se vend)  qu’il donnait vraiment l’impression d’être le bâton dans les roues.  Il gênait alors que tout coulait, roulait comme convenu (Sarko=facho) surtout depuis le coup d’épée dans l’eau des Roms fomentés par des Machiavel d’opérette ;  tout marchait à merveille,  y compris l’alliance de plus en plus légitimée avec l’islam  dont le djihadisme s’avère être pour nos idéologues  l’expression d’un simple ras le bol contre « l’Empire » puisque,  évidemment,  ils ne vont pas prendre au sérieux  ses revendications en propre,  ils ne vont pas le respecter,  mais le formater dans ce cadre victimaire que le djihadisme rejette.

Ils sont d’ailleurs fascinés par sa résilience comme on l’a vu avec les propos dithyrambiques d’un Baudrillard et d’un Stockhausen sur le 11 septembre.


On devine aussi déjà la réaction de nos idéologues  lorsque l’Akmi fera ses exigences insensées,  les analysant comme les conséquences du racisme,  de la présence française en Afghanistan, voire du conflit judéo-arabe ;  ils seront aidés par Villepin et Védrine sans doute,  mais aussi par tout le social-étatisme  de plus en plus affaibli par la crise mutationnelle mondiale,  et qui ne trouve son salut que dans les soutiens financiers du pétro-dollar et des morts-vivants travaillant en Chine  pour quelques poignées de riz OGM.

Et si l’on pouvait en douter, le refus de prêter une salle à l’Assemblée nationale pour un débat sur l’immigration, et sur l’islamisme, est venu là comme une preuve éclatante  de l’attaque en quinconce effectuée d’un côté par le social-étatisme en faillite  et de l’autre côté par l’alter-mondialisme  se servant de l’islamisme djihadiste comme fer de lance.

Tout cela se sentait dans l’émission : la haine,  le désir d’être calife à la place du calife,  la haine de soi,  la volonté opiniâtre de faire l’Histoire  à défaut de l’expliquer,  tout concorde pour que les prochains islamokazes soient des natifs endoctrinés  — tel cet Allemand converti qui a dévoilé récemment qu’une attaque simultanée dans diverses villes européennes était dans les tuyaux.  Et comme le social-étatisme est comateux,  il faut s’attendre à une réaction non seulement molle,  mais compréhensive après les entourloupes  d’usage. Les idéologues experts et autres politiques préparent en effet le terrain  avec les mots « raciste » et « islamophobie »  (un Eric Raoult par exemple,  type même du social-étatiste).

Aussi serait-il temps de faire de la place :  comme dans les tranchées,  où les corps morts devant donnent l’impression de protéger des balles adverses,  sauf qu’ils empêchent aussi d’aller de l’avant, d’attaquer avant d’être attaqué :  la probabilité n’ayant été jamais aussi haute.  Et pour attaquer,  il faut arrêter de parler de terrorisme mais d’islam authentiquement appliqué par l’Akmi,   contrairement à ceux qui,  en France,  vivent dans un islam imaginaire.

Ce qui permettrait aux musulmans cherchant à moderniser leur islam dans un sens humaniste d’avoir l’armature pour le faire.  Alors qu’aujourd’hui,  en leur disant que l’islam d’Al qeida n’existe pas,  on ne fait que propager l’illusion que dans l’islam il n’existerait pas des versets et des recommandations  pour inférioriser tout non musulman ; or, ceux-ci existent, et à profusion;  et si certains les croient littéralement,  c’est bien parce que ne pas le faire serait en réalité avoir déjà un pied dans la modernité de l’universel, ce qu’ils refusent  — d’autant que certains leur disent,  en Occident,  que cela n’existe pas.

Voilà le point de départ pour une campagne à mettre sur pied, tout en demandant aux morts qui nous « gouvernent » de cesser de hanter les vivants dans les divers médias qui répandent de la ouate pour diluer à terme le son des bombes éclatant n’importe où,

Ami,  entends-tu Le vol noir des corbeaux Sur nos plaines.   Ami entends-tu Les cris sourds du pays Qu’on enchaîne, Ohé partisans Ouvriers et paysans C’est l’alarme ! Ce soir l’ennemi Connaîtra le prix du sang Et des larmes…

Montez de la mine, Descendez des collines, Camarades. Sortez de la paille Les fusils, la mitraille, Les grenades. Ohé ! les tueurs A la balle et au couteau Tuez vite ! Ohé ! saboteurs Attention à ton fardeau… Dynamite…

C’est nous qui brisons Les barreaux des prisons Pour nos frères. La haine à nos trousses Et la faim qui nous pousse, La misère. Il y a des pays Où les gens au creux des lits Font des rêves. Ici, nous vois-tu Nous on marche et nous on tue Nous on crève…

Ici, chacun sait Ce qu’il veut, ce qu’il fait Quand il passe Ami, si tu tombes, Un ami sort de l’ombre A ta place. Demain du sang noir Séchera au grand soleil Sur les routes. Chantez compagnons, Dans la nuit, la liberté Nous écoute…

Ami, entends-tu Les cris sourds du pays qu’on Enchaîne !… Ami, entends-tu Le vol noir des corbeaux sur nos Plaines !…

Source: http://www.lucien-sa-oulahbib.info/article-l-alliance-strategique-entre-l-ultra-gauche-le-djihadisme-et-le-social-etatisme-58049455.html