Francaisdefrance's Blog

13/03/2011

Afghanistan: Partons et vite très vite si possible en un mois, et prenons le temps de s’occuper de notre beau pays qui en a besoin et celui là c’est le notre…

Ne pas oublier que nous y avons déjà laissé plus d’une cinquantaine de morts… Respect à eux.

FDF

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Afghanistan : si Karzaï veut qu’on parte et bien partons !

Les bases arrières de talibans auront résisté 10 ans à l’OTAN, l’organisation militaire la plus puissante de la planète. Karzaï jette l’éponge et nous devons partir, comme si de rien était, hop, c’est fini ?!

Les barbus aux semelles de vent nous ont tenu la dragée haute durant ces 10 années de sacrifices humains – nos soldats autant que les victimes civiles innocentes – et milliards de dollars dépensés à reconstruire un pays qui n’a jamais eu d’autres fondations que la corruption et les disputes tribales sanglantes.

Aucune puissance n’a réussi en Afghanistan, à faire de cette terre un pays de paix. Nous allons replier nos chars, avions et bases avec un ouf de soulagement mais aussi avec de sérieuses interrogations : « que sommes nous diable allés foutre là bas ! ». je pense à nos camarades qui sont morts pour la France, pour notre libertés et autres honneurs posthumes. Trop tard pour leur dire la vérité à tous. Trop tard pour comprendre que mourir pour la France c’est parfois mourir pour rien mais toujours avec honneur ; les médailles le prouvent.

Si nous partons de cette façon, sur les désirs de Karzaï, en laissant tout en plan, c’est un échec sur toute la ligne. Si nous partons avec un semblant de fin de mission accomplie c’est idem. Dans les deux cas c’est une chance de mettre fin sans enlisement à cette aventure afghane qui devrait nous servir de leçon à l’avenir. Avenir qui ne présage rien de bon lorsque l’on voit ce qui se passe en Libye.

Il y aura de nouveaux Afghanistans, on pourrait dors et déjà les nommer, le pourtour du bassin méditerranéen en est plein. A tous nos soldats je dis : faites gaffe à vous les gars et revenez-nous vite entiers ; d’autres causes vous attendent, espérons qu’elles seront utiles… Les talibans reprendront Kaboul de toute façon et rien ne changera. Karzaï peut changer d’avis, mais que vaut vraiment son avis ? En tout cas il nous donne une excellente raison de hâter notre départ.

La réalité, malheureusement, ne sera pas si simple que cela.

Louis Pinou

11/09/2010

Ah, autrefois ! De mon temps !

Comme si aujourd’hui était une époque décadente privée d’avenir et de présent. Autrefois, il n’y a pas si longtemps, la conscription faisait se rassembler Pierre, Paul, Jacques et Mohammed sous les couleurs de la France. Des liens indéfectibles se nouaient et, ensemble, les jeunes gens partageaient brièvement un même espace social, égalitaire et fraternel, d’ordre et de respect. Respect des uns envers les autres, respect des traditions et des engagements tenus. C’était le bon temps entend-on de la bouche même de quadras qui n’ont pourtant pas toujours goûté les crapahuts, et autres activités menées par des galonnés pas toujours tendres mais bonifiés par le temps.

Tout cela c’est quand même du violon, car nous l’avons échappé belle, les mégatonnes des bombes nucléaires sont restés dans leurs silos. On garde le meilleur, on était jeunes. Prudemment, je n’irai pas plus loin dans le temps, le temps des guerres, d’Algérie ou d’ailleurs, par respect pour ceux qui pourraient en parler pour y avoir été, ce qui n’est pas mon cas, alors je me contente de dire que le bon temps c’était celui de leur jeunesse abîmée, douloureuse et volée.

Aujourd’hui, pourrait-on dire que l’on touche les dividendes des engagements de nos pères et frères aînés ? Peut être ; ce qui permet à la France d’être ce qu’elle est aujourd’hui : une terre d’accueil. Autrefois, on y émigrait pour travailler, pour reconstruire, pour un nouveau départ. Aujourd’hui on y vient pour d’autres raisons, plus prosaïques – en tirer le maximum sans rien donner en échange. On mégote sur les paroles de la Marseillaise, on laisse le rap déraper sur des paroles de haine, de violence et d’insanités ou il est question de France niquée, de policiers à abattre et de non-valeurs proclamées et de haine ethnique dont il est de mauvais ton, très mauvais ton d’en relever l’existence. C’est un moyen d’expression artistique.

Un goût de fin d’époque de progrès, un goût de décadence illustré par une anecdote : il faisait chaud ce jour là, trop chaud pour travailler – pour certains – mais pas pour moi, cinquantenaire en fin de mission sociale, c’est-à-dire proche de la retraite. Je gare mon véhicule au pied d’une petite barre d’immeuble – hérissé d’antennes paraboliques – d’une petite ville de l’Est . Je sors de mon véhicule et, levant les yeux, interpellé par le bruit produit par trois jeunes casquettés « façon quartier » d’un balcon du premier étage je reçois une poignée de cacahuètes sur la tête, invectivé avec les mots de « bouffon » et autres paroles insultantes (avec le porc et ma mère dans les rôles principaux ) prononcées avec l’inimitable façon de parler de certains de ces jeunes gens allogènes à notre culture. Je venais de comprendre que j’étais sur leur territoire et que le « bouffon » devait se « casser ». Ce que j’ai fait.

Ce n’était pas la première agression « soft » que je subissais, mais c’était l’agression goutte d’eau, celle qui venait de faire déborder mon petit vase intérieur de gars bien sympa…

Louis Pinou

Beaucoup de débordements suite à ce billet d’humeur – les réactions ne seront pas publiées – il faudrait embaucher un nouveau collaborateur à temps plein pour modérer…

vu sur http://www.armees.com/Ah-autrefois-De-mon-temps-Combien,33814.html