Francaisdefrance's Blog

08/03/2012

Une excellente prestation de Serge Ayoub.

Ecoutez ce type. Ecoutez bien ce qu’il dit. C’est encore une voix du peuple Français qui s’adresse aux Français… Ca ne devrait pas tarder à être censuré; comme le reste…

Merci, Serge.

FDF

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Merci à Charles Martel…

11/02/2012

Quand LICRA rime avec omertà…

Le cas Thierry Gaubert…

Attendons les aboutissants. Les tenants sont dans les lignes ci-dessous…
FDF

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Le 6 février s’est ouvert devant le Tribunal correctionnel de Nanterre le procès de Thierry Gaubert pour ce que Libération (1) qualifie de « ribambelle de délits : abus de confiance, escroquerie, emploi de fausse qualité… » commis sous de « multiples casquettes : conseiller politique [de Nicolas Sarkozy], promoteur immobilier, banquier adepte de comptes offshore ».

Logement social et train de vie royal

Le tout commis grâce à d’habiles détournements du « 1% », pourcentage de la masse salariale que les employeurs consacrent au logement des employés et dont bénéficient les Comités interprofessionnels du logement (CIL). Patrons d’un de ces CIL dans les Hauts-de-Seine, département français concentrant le plus de sièges de grosses sociétés et où, même ramené à 0,34%, le « 1% » constitue donc un énorme pactole, Gaubert et son complice, le promoteur immobilier Philippe Smadja qui comparaît avec lui au banc d’infamie, y auraient multiplié pendant des lustres, selon l’ordonnance de renvoi en correctionnelle, « des montages immobiliers complexes », voire carrément illégaux.

Ces montages auraient permis au tandem « d’encaisser une plus-value de 2,4 millions de francs en 24 heures, à Levallois-Perret », sur les terres du député-maire Patrick Balkany, dont l’épouse est née Smadja – bien que ce patronyme ait été très répandu dans la communauté juive d’Afrique du Nord, y aurait-il un lien de parenté entre Isabelle Balkany et le promoteur immobilier ? Ces mêmes montages auraient-ils aussi permis de mener à Neuilly, dans le fief de Nicolas Sarkozy, une opération « déficitaire pour la commune mais profitable » aux deux dirigeants du CIL, dont l’ordonnance de renvoi rendue par le juge d’instruction Richard Pallain pointe aussi le « train de vie excessif sans rapport avec la finalité non lucrative » du 1%.

Outre un salaire annuel de 500.000 francs versés par une filiale, Thierry Gaubert et Philippe Smadja bénéficiaient aussi, affirme Libération, « d’une kyrielle d’avantages annexes : 70.000 francs de frais de cocktail, 28.000 francs d’amendes de stationnement, un poste « pourboires et dons » de 30.000 francs », ce qui n’empêche pas Gaubert de clamer qu’il n’y a eu « aucun enrichissement personnel, aucun préjudice ». Tel n’était pas l’avis de l’Anpeec (organisme de tutelle du 1%), de la Milos (en charge de l’inspection du logement social) et de l’Inspection générale des Finances qui avaient dénoncé dans plusieurs rapports ce qu’un haut fonctionnaire de Bercy estime avoir été « des fautes graves, la plupart délictuelles ».

La CGT et le MEDEF au secours des aigrefins

Comment expliquer alors l’inertie de la justice, pourtant alertée par deux syndicalistes (CGT et CFTC), administrateurs du CIL, qui avaient porté plainte ? Il est vrai que les deux importuns furent aussitôt désavoués par leurs syndicats respectifs, la centrale communiste allant alors jusqu’à faire savoir que « la plainte personnelle déposée n’engage pas la confédération dans toutes ses structures » !

« Pas question pour les syndicats de salariés de se mêler des tambouilles patronales, le 1% logement étant le domaine réservé du MEDEF », commente Libération qui précise que le grand patronat manifesta « peu d’enthousiasme au grand déballage, d’autant que son vice-président en charge du logement a longtemps été Louis-Charles Bary, premier adjoint de Nicolas Sarkozy à la mairie de Neuilly… Au Tribunal de grande instance de Nanterre valsent les magistrats tandis qu’un seul policier est affecté à l’enquête. Dix ans de perdus avant que le juge d’instruction Richard Pallain ne s’empare du dossier. »

Un incroyable blocage. A quelle puissante motivation attribuer les réticences à la fois de la chancellerie, du patronat et des syndicats de gauche ?

Frère de Patrick, donc intouchable

« On nous avait demandé de faire le ménage en douceur, Gaubert ayant une impunité », a confié à Libération un proche du MEDEF. Une impunité, voire une immunité, mais, encore une fois, comment expliquer un tel état de choses ?

Successivement marié à Diane Barrière, héritière du célèbre groupe casinotier et hôtelier, puis, le 12 janvier 1988, à la princesse Hélène de Yougoslavie, Thierry Gaubert était devenu l’intime et le conseiller très écouté de Sarkozy à la mairie de Neuilly, suivant ce dernier quand il fut ministre du Budget sous Edouard Balladur (1993-1995) et ensuite ministre de l’Intérieur dans les gouvernements Raffarin et Villepin (2002-2007) avec un passage au ministère des Finances. Mais le fait qu’il ait été un fleuron du Tout-Paris ne suffit pas à justifier cette omertà.

Ce silence, en revanche, devient tout à fait compréhensible quand on sait que Thierry Gaubert, issu de « parents immigrés en France dans les années 1930, le père (2) venant de Roumanie, la mère de Russie », est certes l’intime du chef de l’Etat mais, ce qui est beaucoup plus important, c’est qu’il est le frère de Patrick. En effet, Patrick n’est pas seulement « député européen » comme le présente de manière très elliptique un pourtant très long article du Point (trois pages !) paru le 2 février dernier : ancien conseiller de Charles Pasqua au ministère de l’Intérieur d’où il entreprit de lancer en 1994 une « fulgurante répression » contre tous les organes de presse mal-pensants, l’aîné des fils Gaubert avait été en effet en 1986 le président-fondateur de l’association DAVID (Décider et agir avec vigilance pour Israël et la diaspora) avant de devenir, de 1999 à 2010, l’indéboulonnable et très influent président de la Ligue contre le racisme et l’antisémitisme, autrement dit la célébrissime et encensée LICRA, à la tête de laquelle il a été remplacé par l’avocat Alain Jakubowicz.

Se présentant en descendant de déportés et menant le bon combat, le seul qui importe, comme en témoignent les innombrables procès où il se porta partie civile contre tous les « ennemis de la démocratie », Patrick Gaubert est intouchable, pour la gauche comme pour la droite, et l’impunité-immunité s’étendait à son cadet auquel, en 2011 encore, François Pérol, nouveau président des Banques Populaires-Caisses d’épargne (3), offrait le poste prestigieux, et richement rémunéré, de directeur des relations publiques du groupe BPCE – poste qu’il a dû abandonner tout récemment.

Sa (luxueuse) cabane à Bogota

Il aura fallu l’acharnement d’un magistrat, et surtout le développement du scandale des énormes rétrocommissions sur les ventes d’armes et de sous-marins de type Agosta vendus au Pakistan, rétrocommissions ayant très vraisemblablement bénéficié en 1994-95 au candidat Balladur et dont Patrick Gaubert fut avec le Libanais Ziad Takhiedine la cheville ouvrière, pour que s’effrite la protection dont jouissait l’affairiste. Il est vrai que, dans ce cas il y avait eu mort d’hommes : le 8 mai 2002, onze employés de la Direction des constructions navales chargée de l’exécution du contrat et trois de leurs accompagnateurs pakistanais périssaient dans un attentat. D’abord attribué à Al-Qaïda (on ne prête qu’aux riches) par le juge d’instruction Bruguière notamment, on sait aujourd’hui que ce massacre avait été décidé par de hauts chefs militaires pakistanais furieux de ne pas avoir perçu leur « dû », Jacques Chirac ayant interrompu le versement des commissions après son accession à l’Elysée. L’affaire aura en tout cas été fructueuse pour Thierry Gaubert qui, grâce à son entregent, s’est constitué une fameuse pelote. L’enquête menée à la demande du juge Renaud Van Ruymbeke a fait apparaître la présence dans la Confédération helvétique d’un compte, établi « au nom d’une coquille immatriculée aux îles Vierges », sur lequel a été déposé dans les années 1990 « un million de francs suisses, outre 3,288 millions de francs français ». De ces versements l’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy prétend n’avoir gardé « aucun souvenir, ni des montants ni des dates ». De même l’étourdi Thierry est-il incapable de dire comment, et surtout pourquoi, il s’est fait construire en 2001 près de Bogota, en Colombie, une somptueuse demeure – évidemment jamais déclarée en France – de plus de 1.000 mètres carrés avec piscine.

Le « volant Karachi » ne sera pas évoqué au procès de Nanterre. Il s’achèvera le 17 février avant la mise en délibéré. Pendant ce délai, les magistrats auront peut-être la curiosité de feuilleter l’autobiographie de Patrick Gaubert, noblement intitulée Les Droits de l’homme ne se négocient pas (éditions de l’Archipel 2009) et dans lequel celui qui était alors président de la LICRA en même temps que président du Haut Conseil à l’Intégration nommé à ce poste par Nicolas Sarkozy en 2008, écrivait à propos de ces droits qu’ « ils ne sont en effet pas négociables, pas adaptables. Ils sont universels et toute formule “à la carte” ne serait qu’un tragique retour en arrière, une régression dramatique pour l’humanité ». Tout indique pourtant que c’est une « formule “à la carte” » qui a si longtemps permis à Gaubert Thierry d’être mis à l’abri du glaive de Thémis.

Attendons l’issue de ce procès de Nanterre et voyons à quelques semaines de l’élection présidentielle quel sera le verdict.

Claude Lorne
6/02/2012

Notes :

1. Libération du 7/02/2012.
2. Né Ancial Goldenberg, voir tome I de l’Encyclopédie politique d’Emmanuel Ratier (éd. Facta) repris par Wikipedia.
3. Sur la connexion Sarkozy-Pérol, lire le chapitre 8 (« Xavier Niel, ou quand le porno mène à tout ») dans la nouvelle brochure de Polémia, Les médias en servitude, disponible en PDF sur Internet.

Image : Le mariage de Th. Gaubert avec la princesse Hélène célébré en la mairie de Neuilly par Nicolas Sarkozy

Source: http://www.polemia.com/

Merci à DG…

11/11/2011

Les bienfaits de la polygamie, en France, où c’est interdit (pour les Français)…

Je ne suis pas jaloux, mais…

FDF

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Pas belle, la vie !!!   (Photo d’illustration).

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Pour la CAF, les allocations familiales pour les enfants de la première épouse,
plus celles de mère célibataire pour la seconde et les enfants…

Quel est le revenu par mois pour cette famille, qui ne peut pas louer un appartement dans le domaine privé ?…

La France de demain a de beaux jours devant elle !!! …

http://youtu.be/kye6wEWs-NQ

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P.s.: Essayez d’obtenir un logement dit « social » vous, bons français qui payez vos impôts en France !

30/10/2011

« Le logement social est attribué en priorité aux immigrés »

Première nouvelle; on n’avait pas remarqué… Mais bravo à cet élu!!! De nos jours, dire la vérité peut coûter cher…

Priorité aux « chances pour la France » !!!

FDF

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http://youtu.be/o9q0UuTuZhU

EST-IL NÉCESSAIRE DE COMMENTER  LES PROPOS  DIRECTS  ET SANS LANGUE DE BOIS DE CET ÉLU ?

14/10/2011

La cigale et la fourmi version 2011…

Le célèbre poème de Jean de la Fontaine remis au goût du jour. Excellent.

FDF

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Cher Jean de la Fontaine, vous qui avait tout compris plusieurs siècles avant tous les autres
excusez-moi d’avoir un peu transgressé à votre belle écriture.
C’est que, voyez-vous, l’histoire se renouvelle sans cesse, à peine faut-il la réactualiser.
C. L.

La cigale et la fourmi

La fourmi travaille dur tout l’été dans la canicule.
Elle construit sa maison et prépare ses provisions pour l’hiver.
La cigale pense que la fourmi est stupide, elle rit, danse et joue tout l’été.
Une fois l’hiver venu, la fourmi est au chaud et bien nourrie.
La cigale grelottante de froid organise une conférence de presse
et demande pourquoi la fourmi a le droit d’être au chaud et bien nourrie
tandis que les autres, moins chanceux comme elle, ont froid et faim.


La télévision organise des émissions en direct qui montrent la cigale grelottante
de froid et qui passent des extraits vidéo de la fourmi bien au chaud
dans sa maison confortable avec une table pleine de provisions.


Les Français sont frappés que, dans un pays si riche, on laisse souffrir
cette pauvre cigale tandis que d’autres vivent dans l’abondance.
Les associations contre la pauvreté manifestent devant la maison de la fourmi.
Les journalistes organisent des interviews, demandant pourquoi la fourmi est devenue riche sur le dos de la cigale et interpellent le gouvernement pour augmenter les impôts de la fourmi afin qu’elle paie sa juste part .


La CGT, Le Parti Communiste, la Ligue Communiste Révolutionnaire, les Verts,
le Modem, la Nouvelle Gauche, la Droite de gauche, le Juste Centre, organisent
seat-in et manifestations devant la maison de la fourmi.
Les fonctionnaires décident de faire une grève de solidarité de 59 minutes par jour pour une durée illimitée.

Un philosophe à la mode écrit un livre démontrant les liens de la fourmi avec les tortionnaires d’Auschwitz.


En réponse aux sondages, le gouvernement rédige une loi sur l’égalité économique
et une loi (rétroactive à l’été) d’anti-discrimination. Les impôts de la fourmi sont augmentés et la fourmi reçoit aussi une amende pour ne pas avoir embauché la cigale comme aide.

La maison de la fourmi est préemptée par les autorités car la fourmi n’a pas assez d’argent pour payer son amende et ses impôts.


La fourmi quitte la France pour s’installer en Suisse où elle contribue à la richesse économique.
La télévision fait un reportage sur la cigale maintenant engraissée.
Elle est en train de finir les dernières provisions de la fourmi
bien que le printemps soit encore loin.


Des rassemblements d’artistes et d’écrivains de gauche se tiennent régulièrement
dans la maison de la fourmi. Le chanteur Renaud, entre deux cuites,
compose la chanson  » Fourmi, barre-toi ! « …

L’ancienne maison de la fourmi, devenue logement social pour la cigale, se détériore car cette dernière n’a rien fait pour l’entretenir.
Des reproches sont faits au gouvernement pour le manque de moyens.
Une commission d’enquête, provoquée par la gauche, est mise en place,
ce qui coûtera 10 millions d’euros.


La cigale meurt soudain d’une overdose. Les journaux Libération et L’Humanité commentent l’échec du gouvernement à redresser sérieusement le problème
des inégalités sociales.
La maison est squattée par des cafards. Les cafards organisent un trafic de marijuana et terrorisent la communauté…


Mais déjà certains partis politiques se félicitent de la diversité multiculturelle de la France…

28/08/2011

Emeutiers: et si l’exemple venait d’Outre-Manche ?

Cameron les avait prévenus. Il avait promis les expulsions des participants aux émeutes. Promesses tenues; ça change. Fini les logements sociaux pour les casseurs! La délinquance devrait baisser d’un cran…

FDF

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Les expulsions d’émeutiers britanniques ont commencé.

Plusieurs municipalités anglaises ont engagé des procédures pour pénaliser leurs résidents arrêtés durant les émeutes.

Maite de Calva est devenue le symbole de la politique de fermeté des autorités britanniques après les émeutes de début août. Cette mère célibataire de 43 ans, immigrée espagnole, résidente de Battersea, sur la rive sud de la Tamise à Londres, a été la première à recevoir, voici une semaine, une notice d’expulsion de son logement social de deux pièces après les faits reprochés à son fils de 18 ans durant les événements. Ce dernier, Daniel Sartain-Clarke, a été arrêté pour vol dans un magasin d’électronique de Clapham Junction le 8 août et maintenu en détention provisoire en attendant son jugement, prévu le 6 septembre. Les élus locaux de Wandsworth n’ont pas jugé utile d’attendre pour lancer la procédure d’expulsion. «La mairie va faire tout ce qui est possible pour s’assurer que ceux qui sont responsables payent le prix de leur comportement. Ce qui peut aller jusqu’à l’expulsion», a prévenu le chef conservateur de la municipalité, Ravi Govindia. Si le prévenu est acquitté, la procédure sera toutefois annulée, précise un porte-parole.Plusieurs municipalités adoptent une réponse sans pitié aux émeutes, encouragée par David Cameron. Alors que les tribunaux condamnent lourdement les fauteurs de troubles – avec des peines 25 % plus lourdes comparé aux pratiques habituelles – les sanctions ne s’arrêtent pas à la prison. «Assurons-nous que si des gens causent des troubles et enfreignent la loi, ils soient éjectés de leurs logements sociaux», a déclaré le premier ministre. L’opinion applaudit. Une pétition pour priver les émeutiers de tout avantage social a déjà recueilli plus de 220 000 signatures. «Aucun contribuable ne devrait subventionner ceux qui ont détruit des biens, volé leurs voisins et montré le mépris pour ce que le pays leur apporte», justifient les auteurs du texte.

«dDouble peine»

Au sud de Londres, le Council de Southwark a envoyé cette semaine 35 lettres d’expulsion. «Sur 120 résidents locaux arrêtés pour leur implication dans les émeutes, nous avons identifié ces 35 cas, explique Ian Wingfield, élu de Southwark en charge du logement. Nous nous appuyons sur une loi de 1985 qui permet à la municipalité d’expulser un résident coupable d’un délit. Mais nous regardons la situation au cas par cas, de façon raisonnable et proportionnée. On ne va pas mettre dans la rue quelqu’un qui a volé une bouteille d’eau, des personnes âgées ou des enfants. Certaines familles vont peut-être même avoir besoin d’une aide sociale accrue. On peut aussi supprimer la sécurité du bail du locataire pendant un an avant de l’expulser. La procédure va commencer par des entretiens en face à face avec ces gens. Seulement quelques-uns seront expulsés au bout du compte.»

La pression politique pour une réaction ferme et rapide aux casseurs entraîne parfois un peu de précipitation. Les expulsions souhaitées par les mairies devront être validées par un juge. Selon un sondage du magazine Inside Housing, 27 bailleurs de logements sociaux sur 36 interrogés dans le pays envisagent de telles mesures tandis que neuf s’y refusent. Ces décisions échappent aux clivages politiques : les municipalités de gauche comme Southwark, Manchester, Nottingham ou Greenwich se sont prononcées pour, comme celles de droite de Westminster, Hammersmith, Fulham ou Wandsworth. «Bien sûr cela a fait débat mais le conseil municipal est en vacances, nous en reparlerons à la rentrée», précise le travailliste Ian Wingfield. D’autres municipalités préfèrent ne pas se hâter. À Westminster, au cœur de Londres, sur 34 résidents condamnés, 19 occupent des logements sociaux. «On va prendre le temps d’étudier les options appropriées», tempère une porte-parole. À Greenwich, «on réfléchit à des expulsions, mais la priorité est d’abord d’aider les victimes des destructions».

Des voix s’élèvent pour dénoncer cette «double peine». Lord Ken Macdonald, conseiller de la reine, ancien procureur général, a déclaré que les juges risquent d’être «très mal à l’aise» avec de telles sanctions. «Cela sonne bien dans les médias, mais je ne suis pas sûr que mettre d’anciens émeutiers avec leur famille à la rue sans ressources nous aide à restaurer l’harmonie sociale et à éviter de nouveaux désordres», estime ce haut magistrat. «C’est à la justice de punir les criminels, pas aux municipalités», martèle Stephen Bubb, patron de l’Association of Chief Executives of Voluntary Organisations. À Wandsworth, une pétition pour défendre Maite de Calva a réuni 2737 signatures et une manifestation a été organisée devant la résidence du maire. Un élu travailliste local a pris sa défense. Pour calmer le zèle répressif, le secrétaire d’État aux Communautés, Eric Pickles, a annoncé une consultation de douze semaines sur le sujet.

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Source: http://www.lefigaro.fr/