Francaisdefrance's Blog

02/03/2012

Ludovic et Qiyaam se sont mariés en Afrique du Sud. Le mariage religieux des deux hommes musulmans a été célébré par l’imam, ce week-end, à Paris.

En Iran, l’homosexualité est punie ainsi; au nom de la charia…

.

Personnellement, je n’ai rien contre et ceci ne me regarde pas.

Mais on peut constater  les dérives de l’islam qui habituellement punit de mort ce genre d’acte. Ahhhh, l’islam: ce n’est plus ce que c’était 🙂

Et la charia, dans tout ça?

FDF

.

Deux hommes musulmans se marient à Paris

Ludovic, vous vous êtes marié ce week-end à votre conjoint, Qiyaam. Comment vous êtes-vous rencontrés ?

Nous rencontre a eu lieu au Cap en 2010, lors d’une conférence internationale dédiée à la question de l’homophobie envers les homosexuel-les musulmane.

C’est seulement en Avril 2011 que nous avons décidé que nous voulions faire passer notre relation au niveau suivant, et qu’une relation longue distance n’etait pas ce que nous voulions. Nous voulions être ensemble car nous avons tellement de choses à construire afin de vivre une vie ensemble, mais ce n’était pas aussi facile que nous le pensions. Nous vivions en fait dans deux pays différents, et même sur deux continents différents. Au départ, nous avions pensé à rester en Afrique du Sud, mais plus tard, après ma visite pour rencontrer la famille de Qiyaam, nous avons décidé que nous devions vivre tous les deux en France. Je suis effectivement assez occupé avec mon doctorat en anthropologie j’ai un appartement qui m’appartient déjà. Qiyaam, lui, a effectué une pause dans ses études.

Notre premier engagement, lors de mes absences en Europe entre deux visites à Qiyaam en Afrique du Sud, a été de nous promettre de nous attendre. Nous avions ainsi l’habitude de nous téléphoner tous les soirs pendant une heure ou plus, afin de nous raconter les événements de nos journées respectives. Nous avons tous deux dit dès le début à nos familles que nous étions ensemble. Nos familles étaient heureuses pour nous, même si la famille de Qiyaam voulait savoir si je le traiterais correctement, s’il allait me rejoindre en France et s’il allait les quitter. Ils se sont toutefois senti mieux après m’avoir rencontré en personne, lorsque nous avons passé du temps ensemble. Finalement, l’année avant mon dernier séjour de deux mois en Afrique du Sud, nous nous sommes mariés le 12 Août 2011 au Cap devant un officier d’état civil ; en Afrique du Sud le mariage est ouvert à tou-tes les citoyen-nes.

Nous avons ensuite célébré notre union avec la famille et les amis de mon mari, Qiyaam.

Vous formez tous les deux un couple de même sexe, et vous avez tenu à célébrer votre union devant un imam. Comment cela s’est-il déroulé ?

Nous étions plus de quarante membres et sympathisants du collectif citoyen des HM2F – homosexuel-les musulman-es de France –, et ami-es de notre couple, à partager cette fête organisée à l’occasion de notre mariage religieux. Après en avoir discuté longuement avec mon mari, nous avons décidé de médiatiser notre démarche afin de sensibiliser la société sur les difficultés qu’un couple comme le nôtre peut traverser en raison de notre orientation sexuelle et de notre confession religieuse. Selon nous, il faut briser les tabous et nous engager contre toute forme de discrimination. Tout est compatible, à condition d’être fidèle à ses valeurs. Tout les savants musulmans s’accordent à dire que l’islam n’agit pas sur les relations interpersonnelles. L’islam est une voie sur laquelle l’on progresse, pas un dogme oppressant duquel on ne puisse se sortir.

La cérémonie, à laquelle ont également été invitées des associations LGBT chrétienne et juive, c’est déroulé en plusieurs temps : après un déjeuner aux plats très métissés, l’imam – Jamal, administrateur en charge du groupe Prière et Méditation de HM2F, maître de psychologie et originaire de l’île Maurice – a récité quelques prières traditionnelles, avant de lire la sourate du Coran Al-Fatiha. Un imam gai, est-ce seulement possible !? C’est possible affirme Jamal : l’imam a une fonction sociale, peu importe sa vie privée. Ensuite notre frère et homme d’église – Thiebault, lui aussi membre de HM2F – a suggéré à tou-tes de se donner la main afin de réciter le Notre Père ; puis notre frère rabbi – Jérémie, membre également de HM2F – a récité les prières traditionnelles afin de bénir l’union de deux époux, en français puis en hébreu. Cette paix, cet œcuménisme, donnera les larmes aux yeux à plusieurs convives ! Il a été vraiment merveilleux de voir tout le monde ensemble. Il y avait une ambiance extraordinaire : tout le monde a dansé ensemble sur des musiques indiennes, orientales ou contemporaines. Et les cinq prières de la journée ont été accomplies ensemble, pour ceux et celles qui prient à la façon musulmane ; l’une d’entre elles à été guidée par une femme – notre sœur Judith Ijtihad.

Pour nous il était important de nous approprier la richesse et la diversité de la culture islamique, notamment en nous mariant avec le concours d’un imam, tout en ouvrant cet héritage sur la diversité confessionnelle et ethnique qu’offre la France.

Quelles difficultés avez-vous rencontrées dans vos démarches ?

Dans nos démarches afin de construire une vie de couple, nous avons eu la bénédiction de ma mère, de ma sœur et de mon père – venu-es pour l’occasion depuis Marseille où ils résident. Après les difficultés initiales à accepter un fils gai, mon père a dit lors de cette cérémonie : « Dieu peut tout pardonner, sauf le fait de causer du dommage à quelqu’un d’autre. A qui mon fils fait-il du mal ? Seul Dieu le jugera ». Paradoxalement, c’est l’Etat français qui nous crée des problèmes, en raison de l’imbroglio juridique et des discriminations envers les couples de mêmes sexes. La France ne reconnaît pas notre mariage conclut en Afrique du Sud l’année dernière, pourtant elle nous refuse également de nous Pacser, en raison du fait que nous sommes déjà mariés à l’étranger – la loi relative au pacs précise qu’il faut être célibataire pour conclure un Pacs… Il nous a également été suggéré de divorcer afin d’être en mesure de contracter un PACS.

Quand la loi française évoluera-t-elle afin de permettre à tous les citoyen-nes de France de vivre leur amour en toute sécurité ? Nous avons requis un examen de notre cas particulier par la Chancellerie. Par ailleurs, le collectif citoyen des HM2F à également adressé cette semaine une lettre au Président de la République afin d’attirer son attention sur ces doubles discriminations.

Diriez-vous que l’islam est contraire à l’homosexualité ?

J’ai pour habitude de dire que l’islam n’a pas d’adresse ; l’islam n’a pas non plus de numéro de téléphone auquel il pourrait être joint. C’est des musulman-es de France que dépend l’islam de France. C’est à nous qu’il appartient de suivre, véritablement, l’exemple inclusif d’un Prophète des musulmans qui interdisait formellement que l’on s’en prenne aux hommes efféminés de son époque. Le véritable problème, c’est la machisme et la peur de l’altérité, pas l’homosexualité qui fut presque toujours tolérée au sein d’un monde arabo-musulmans dont la littérature fut à certaines époques ouvertement empreinte d’homoérotisme. Les publications de HM2F reprennent en détail cette analyse sur l’historiographie de l’homophobie partout où l’Islam porte sa voix.

Quant aux versets qui parlent des « sodomites », il est clair qu’en contextualisant ce propos, on ne peut comprendre cette condamnation, faite par les trois monothéismes, que comme une condamnation de pratiques violentes et non respectueuse de la liberté de chacun-e. C’est d’ailleurs ce que les représentants des grandes religions de France ont rappelés le 17 mai 2010, lors du colloque à l’Assemblée Nationale organisé dans le cadre de l’IDAHO .

Dans quelle mesure ce mariage homosexuel et musulman, le premier en France, pourra-t-il selon vous faire avancer l’acceptation de l’homosexualité, mais aussi de l’islam en France ?

Ce mariage est un exemple, parmi bien d’autres à l’avenir nous l’espérons, du fait qu’il est possible d’être homosexuel-les et musulman-es, et de construire une vie apaisée, même lorsque l’on subit des doubles discriminations telles que le racisme, l’islamophobie, l’homophobie ou encore la transphobie ; nous pensons notamment aux jeunes, issu-es d’une famille musulman, qui ne doivent plus désespérer de se découvrir homosexuel-les à l’adolescence.
Nous pensons également à ces dogmatiques, qui veulent s’accaparer l’héritage de l’islam par la force ; tout comme nous pensons à ces dogmatiques a-religieux et particulièrement islamophobes, qui pensent que les musulman-es de France, en particulier les LGBT d’entre eux, ne pourront jamais être en mesure de s’assumer pleinement et de participer à l’élaboration d’un vivre ensemble véritablement respectueux de toutes nos diversités.

Source: http://observatoire2.blogs.liberation.fr/

10/12/2011

Nous sommes tous invités au « dîner de cons » offert par le Sénat !

A cette heure, on sait que le sénat a voté POUR le droit de vote aux étrangers. Mais cela doit encore passer devant NOS députés à l’Assemblée Nationale… Et là, on pourra savoir qui a voté quoi…

A suivre de près.

FDF

.

Les défenseurs de la Laïcité savent que le 9 décembre marque le 106e anniversaire de la loi de 1905 si fragilisée aujourd’hui car agressée de tous côtés par ceux qui s’assemblent en meute pour la violer.

Le Sénat chevauché désormais par la gauche triomphante s’échine à tenter de porter l’estocade à ce qui garantit encore l’indivisibilité du peuple français déjà mis à mal dans sa chair quand il subit l’insécurité, les insultes, le racisme et les agressions comme celle dont viennent d’être victimes deux policiers dans un centre commercial d’Evry. Alors qu’ils accomplissaient leur métier et s’efforçaient d’appliquer la loi en verbalisant une femme en niqab, ils ont été sauvagement agressés par l’homme qui l’accompagnait et par des malfrats racistes et vengeurs appelés en renfort par ce dernier.

Les deux représentants de la loi ont été victimes de multiples insultes racistes et ont subi des blessures suffisamment graves pour justifier d’un arrêt de travail d’une semaine.

Par un concours de circonstances désormais récurrent, le Sénat a examiné une proposition de loi sur le port de signes religieux étendue ou non à la sphère privée et aux structures accueillant les jeunes enfants, afin que ceux-ci ne soient pas soumis à un prosélytisme incontrôlé et potentiellement dangereux dans la mesure où ils sont particulièrement perméables à tout ce qui les entoure et n’ont pas la capacité de refuser ce qui peut leur être néfaste. Il est du devoir des parents à veiller à ce que leur enfant soit préservé de tout discours ou représentation sectaire et il est du devoir des instances républicaines de les y aider afin de leur éviter le risque d’une plainte en cas de refus de confier leur enfant à une personne qui ne leur garantirait pas cette neutralité. A l’heure où les plaintes se multiplient pour islamophobie ou racisme dès que l’on refuse de se plier aux diktats religieux de plus en plus agressifs et menaçants, il est nécessaire et urgent de mettre les points sur les i, d’autant plus si nos chères têtes blondes sont en danger.

Compte tenu de la houle et du malaise suscités par cette proposition elle est passée à l’as au prétexte officiel d’un timing serré.

C’est devant ce même Sénat qu’il fallait être aujourd’hui pour s’opposer avec vigueur au droit de vote des étrangers si convoités par ceux qui se prétendent encore de gauche alors qu’ils foulent aux pieds les petites gens, les ouvriers, les classes moyennes, ceux qui croyaient en eux et qui se sentent à juste titre trahis. Le petit peuple français n’avait que la gauche à se mettre sur le cœur, cette gauche aujourd’hui se rit d’eux et les bafoue sans vergogne. Le parti socialiste a vécu et désormais ne l’intéressent que les étrangers et les islamistes, ce nouveau peuple qui s’avance et nous mutile pour prendre la place que la morte-gauche lui offre, pantalon baissé sur les chaussettes dans une posture ridicule et indécente.

Donner le droit de vote aux étrangers c’est leur donner notre patrimoine et notre âme sans contrepartie et on voudrait nous faire croire que c’est pour les aider à s’intégrer. Mais des individus n’ayant pas à cœur de devenir pleinement français manifestent par là même leur refus de s’intégrer ! Il est aussi absurde de prétendre intégrer des personnes qui votent en masse pour des partis islamistes dans les pays arabes que de prétendre intégrer leurs enfants en leur enseignant l’arabe à l’école (ELCO : Enseignement de Langue et de Culture d’Origine). Est-il imaginable de prendre le risque de donner du pouvoir à des gens qui réclament toujours plus de minarets ? Qui imposent le halal dans les cantines scolaires ? Qui menacent de mort ceux qui s’opposent à leurs idées ? Qui contribuent à instaurer une charia qui considère qu’un homme vaut deux femmes ? Qui interdisent aux femmes la vision d’une banane ou d’un concombre en raison des idées lubriques qu’elles pourraient avoir ?

Est-ce que tout cela est vraiment sérieux ? Mais de quelle farce grotesque sommes-nous les acteurs ? Quel est ce dîner de cons où ces sénateurs ont prévu de nous inviter ? Et surtout, qui sera le con-dindon de cette farce hallucinante ?

Caroline Alamachère

Source: http://ripostelaique.com/