Francaisdefrance's Blog

21/01/2012

Sus aux collabos!

Puisque que l’on me sollicite, allons y gaiement. J’ai tellement de boulot que j’avais programmé cet article pour demain. Gagnons 24 heures…

FDF

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collabo Marc-Antoine PÉROUSE DE MONTCLOSQuotidien Present n°7521 du 2012-01-19

Nigeria

« Il n’y a pas de guerre de religion » comme ils disent

Depuis Noël, plus de 150 chrétiens ont été assassinés par les islamistes de Boko Haram. Et les attaques contre les personnes et les églises sont quotidiennes. Un jihad revendiqué. Une guerre qui vise à chasser les chrétiens du nord du pays et notamment – en attendant pire – de ces douze Etats qui appliquent la charia. Une guerre. Une guerre de religion de toute évidence. Il n’empêche que Le Point a trouvé un certain Marc-Antoine Pérouse de Montclos, chercheur à l’Institut de recherche pour le développement (IRD), pour nous expliquer – sans rire – qu’« il n’y a pas de guerre de religion au Nigeria. »

Répondant au président nigérian, Goodluck Jonathan, qui affirme que les violences anti-chrétiennes sont « pires que la guerre civile de 1966 au Biafra », le chercheur de l’IRD estime que ce sont « des déclarations maladroites ».

Quand on lui rappelle que les islamistes – et pas seulement les dingos de Boko Haram – veulent expulser les chrétiens du nord du pays, le chercheur de l’IRD répond : « C’est vrai, mais leur logique (sic) est en réalité (…)

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Article 20997 du n°7521 du quotidien Présent / Nigeria - « Il n’y a pas de guerre de religion » comme ils disent - Depuis Noël, plus de 150 chrétiens ont été assassinés par les islamistes de Boko Haram. Et les attaques contre les personnes et les églises sont quotidiennes. Un jihad revendiqué. Une guerre qui vise à chasser les chrétiens du nord du pays et notamment – en attendant pire – de ces douze Etats qui appliquent la charia. Une guerre. Une guerre de religion de toute évidence. Il n’empêche que Le Point a trouvé un certain Marc-Antoine Pérouse de Montclos, chercheur à l’Institut de recherche pour le développement (IRD), pour nous expliquer – sans rire – qu’« il n’y a pas de guerre de religion au Nigeria. » - Répondant au président nigérian, Goodluck Jonathan, qui affirme que les violences anti-chrétiennes sont « pires que la guerre civile de 1966 au Biafra », le chercheur de l’IRD estime que ce sont « des déclarations maladroites ». - Quand on lui rappelle que les islamistes – et pas seulement les dingos de Boko Haram – veulent expulser les chrétiens du nord du pays, le chercheur de l’IRD répond : « C’est vrai, mais leur logique (sic) est en réalité d’appliquer la charia par le biais d’un gouvernement islamique, car ils estiment qu’un exécutif laïque ne peut appliquer correctement la loi islamique. » Si leur logique est d’appliquer la charia, cela veut dire, n’en déplaise à l’« expert » de l’IRD qu’ils veulent, de facto, faire des chrétiens des citoyens de seconde zone dans le meilleur des cas, ou les chasser du nord par la terreur dans le pire. - L’« expert » explique encore que « la répression extrêmement brutale de l’armée en 2009 » (pour mettre fin à des massacres de chrétiens rappelons-le), a forcé les cadres de Boko Haram à se réfugier à l’étranger « où ils ont été récupérés par une mouvance djihadiste internationale ». Et il ose affirmer, là encore sans rire : « Au départ, Boko Haram n’était pas un mouvement terroriste. » Tu l’as dit, bouffi… - Cette cécité – pour ne pas dire plus – vaut à ce Pérouse de Montclos, qui estiment que les troubles au Nigeria sont dus à la hausse du prix de l’essence, cette réponse d’un internaute : « Il a raison, ce Monsieur Pérouse de Montclos. Si, en France, le prix de l’essence doublait d’un coup, il n’y aurait plus une seule cathédrale épargnée par le feu, deux jours plus tard. Et je crois me souvenir que la destruction de Cluny, en 1791, était justement liée à une très forte augmentation du prix du picotin. » Et encore, d’un autre internaute : « Encore une belle preuve d’aveuglement ! Les chrétiens massacrés à Noël, c’est à cause du prix de l’essence ? » - En minimisant la haine des musulmans nigérians à l’égard des chrétiens nigérians, voire en la niant, l’« expert » de l’IRD nous prend pour des courges. C’est une guerre religieuse qui est en cours au Nigeria comme démontré massacres après massacres. Répétons-le : à court terme, le Nigeria est condamné à une partition de fait. Pour la sauvegarde des chrétiens, le plut tôt sera le mieux. - ALAIN SANDERS - Article extrait du n° 7521 du Jeudi 19 janvier 2012
Article 20997 du n°7521 du quotidien Présent

Action SITA : imprimer, adresser, poster : la nouvelle façon de blâmer

Si on tape “Marc-Antoine Pérouse de Montclos” sur Google, on trouve, entre autres, la page (d’où est extraite la photo) d’un “Marc-Antoine Pérouse de Montclos” Politologue, Chargé de recherche, IRD, avec ses coordonnées complètes, dont une adresse postale publique (archive).

Cette page indique qu’il travaille à Paris.

Si on cherche alors sur l’annuaire pagesblanches.fr

Qui?  nom: Pérouse de Montclos prénom:Marc-Antoine où: Île-de-france

On ne trouve qu’un seul “Marc-Antoine Pérouse de Montclos”, qui est par conséquent, à 99.999%, celui en question.

Ce “Marc-Antoine Pérouse de Montclos” a vraiment un cruel besoin d’information sur ce qu’est réellement l’islam et c’est très simple de l’aider :

Imprimer l’article de Présent ci-dessus.

Avec ça le destinataire va comprendre à propos de quoi on lui écrit.

Un timbre 20 grammes de base permet d’envoyer deux feuilles (soit 4 pages imprimées recto-verso) : compléter le courrier avec deux pages d’argumentaires sur l’islam, tinyurl.com/sitargu, au choix.

Pour simplifier, voici le document en 4 pages avec en bonus deux dessins illustrant parfaitement l’article et comme argumentaire complémentaire les deux premières pages de la Méthode d’invasion par l’islam, qui est très exactement celle en cours au Nigéria comme dans tous les pays où se diffusent les métastases du cancer islamique :

Article 20997 du n°7521 du quotidien Présent + dessin Bergolix + Méthode d'invasion par l'islam
Document obtenu avec les services
pdfescape.com + pdfjoin.com

Mettre le tout dans une enveloppe, écrire l’adresse, timbrer et poster.

Voilà, aider “Marc-Antoine Pérouse de Montclos” à combler ses lacunes dans le domaine islamique ce n’est pas plus compliqué que ça.


collabo ALEXANDRE DUPEYRIXlivre d'ALEXANDRE DUPEYRIX Comprendre HABERMASCitoyen, tu n’invoqueras pas la laïcité en vain

Par ALEXANDRE DUPEYRIX Historien des idées, université Paris-Sorbonne

La laïcité est un sujet sacré en France. Une véritable religion civile. Les gardiens du temple nous disent : «La république est laïque ou elle n’est pas». Ils disent aussi : «La religion n’a rien à faire dans la sphère publique, elle relève de la sphère privée». Ils disent enfin : «La religion dans la sphère publique, c’est le communautarisme». Disant cela, ils ne disent pas grand-chose, tant il y a de manières d’interpréter le principe de laïcité (cf. le Canada, les Etats-Unis, l’Allemagne…), tant les frontières du privé et du public sont floues, tant il est, au fond, difficile de vivre pleinement et dignement sa religion sans empiéter d’une manière ou d’une autre sur un espace socialement partagé.

Permettre à un citoyen juif ou musulman, une fois par an, de célébrer la fête la plus importante de sa religion, est-ce confondre le privé et le public, le politique et le religieux ? Est-ce ébranler l’édifice de la république ? Non, c’est au contraire être (…)

La suite sur

Article
Article du quotidien Libération
Citoyen, tu n’invoqueras pas la laïcité en vain
Version PDF obtenue avec printfriendly.com, taille texte : small

Action SITA : imprimer, adresser, poster : la nouvelle façon de blâmer

Si on tape “ALEXANDRE DUPEYRIX, université Paris-Sorbonne” sur Google, on trouve, entre autres, la page d’un “ALEXANDRE DUPEYRIX” Maître de conférences, avec ses coordonnées complètes, dont une adresse postale publique (archive).

Cet “ALEXANDRE DUPEYRIX” a vraiment un cruel besoin d’information sur ce qu’est réellement l’islam et c’est très simple de l’aider :

Imprimer l’article de Libération ci-dessus.

Avec ça le destinataire va comprendre à propos de quoi on lui écrit.

Un timbre 20 grammes de base permet d’envoyer deux feuilles (soit 4 pages imprimées recto-verso) : compléter le courrier avec trois pages d’argumentaires sur l’islam, tinyurl.com/sitargu, au choix.

Pour simplifier, voici le document en 4 pages avec comme argumentaires complémentaires :

– puisqu’il est professeur d’histoire : un rappel sur la collaboration active des musulmans avec les nazis durant la seconde guerre mondiale, en une page

– et, puisqu’il n’a pas compris grand chose à la notion de laïcité : l’article Islam et laïcité : La grande incompréhension en deux pages :

Article alexandre dupeyrix + ollaboration active des musulmans avec les nazis + Islam et laïcité : La grande incompréhension
Document obtenu avec les services
pdfescape.com + pdfjoin.com

Mettre le tout dans une enveloppe, écrire l’adresse, timbrer et poster.

Voilà, aider “Alexandre Dupeyrix” à combler ses lacunes dans le domaine islamique ce n’est pas plus compliqué que ça.

06/06/2011

Nico et Ray: de bons potes…

A force de trop regarder les experts et Cie…

FDF

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Affaire DSK : Nicolas Sarkozy très proche du chef du NYPD, cette police soupçonnée de connivence avec les tabloïds américains.

Des liens très étroits unissent Nicolas Sarkozy et le commissaire qui dirige la police de New-York, Raymond Kelly. Ce dernier très populaire dans cette ville, est à ce poste depuis très longtemps ce qui lui a permis de tisser des liens très solides avec ses homologues français.Le site du Nouvel Obs, nous révèle que que celui qu’on appelle « Ray » Kelly est à la tête du célèbre NYPD depuis janvier 2002, nommé par le maire Michael Bloomberg. Cette nomination se situe quelques mois après les attentats du 11 septembre, ce qui l’a incité à créer un service spécialisé dans la lutte antiterroriste au sein du NYPD. Cette décision découle de l’estimation qu’il a, comme beaucoup d’américains, que le gouvernement fédéral et le FBI ont failli à leur mission de protéger le pays contre le terrorisme international.Selon Le Nouvel Obs, il choisit comme consultant en matière de terrorisme, le criminologue Alain Bauer qui est à l’époque le conseiller en matière de sécurité de Nicolas Sarkozy, ministre de l’Intérieur. De ce fait, Ray et Nicolas deviennent très proches. Raymond Kelly a une autre attache avec la France, il a pour ami Émile Pérez un ancien attaché de la police française pour les États-Unis de 1997 à 2001, poste basé à Washington. Ce dernier est actuellement chef de la Direction de la Coopération Internationale(DCI) au ministère de l’Intérieur.Le ministre de l’intérieur Nicolas Sarkozy très admiratif de la police de « Big Apple » qui a pour concept la « tolérance zéro », a décoré en 2006 de la légion d’honneur son chef Raymond Kelly, lors d’une cérémonie au consulat de France à New-York.Tout cela serait anodin, si des soupçons très forts de fuites émanant des services de la police new-yorkaise vers les tabloïds américains circulaient au préjudice de l’ancien patron du Fonds monétaire international. Des fuites qui selon Me Brafman et Me Taylor, les avocats de Dominique Strauss Kahn, pourraient influencer des jurés potentiels qui sont abreuvés quotidiennement de ces informations.Dans une lettre adressée fin mai au procureur de New York, Cyrus Vance, les avocats mentionnent notamment un article du New York Times, qui en se référant à une source « informée de l’affaire », raconte dans les détails ce qui se serait passé dans la suite de l’hôtel Sofitel occupée par DSK le 14 mai dernier.

La lettre évoque aussi d’autres fuites qui faisaient état de résultats des analyses ADN des prélèvements faits sur la femme de chambre victime présumée ainsi que dans la chambre d’hôtel et qui ont été comparés aux prélèvement fait sur DSK.

Mais toujours selon Nouvel Obs, le très « francophile » chef de la police de  New York, Raymond Kelly, a déclaré que le témoignage de la femme de chambre était « crédible ». Une prise de position qui peut faire soupçonner les policiers du NYPD et leur chef de partialité et de les suspecter d’être les « gorges profondes » des journalistes. Une suspicion qui a fait dire à Raymond Kelly : « j’espère que ce n’est pas le cas ! »

Cependant les avocats de Dominique Strauss Kahn ont annoncé qu’ils comptaient faire état de cette dérive lors de l’audience de lundi 6 juin devant le juge Michael Obus.

Mais il faut également se poser la question sur la promiscuité des proches de Nicolas Sarkozy avec le procureur Cyrus Vance. Le site du journal Le Point, nous révèle que Jean-Claude Marin, le procureur de Paris ami du président, s’est entretenu pendant trois quarts d’heure avec  le procureur new-yorkais qui dirige l’enquête sur l’affaire de DSK, et cela le 16 mai, soit deux jours après l’arrestation de l’ex-directeur du FMI.

Que se sont-ils dit ? Selon le haut magistrat français, l’affaire DSK n’aurait pas été évoquée, et nie avoir transmis aux autorités françaises des éléments du dossier. Mais on est dans l’incapacité de vérifier sa version des faits. Et on peut se demander si l’Élysée n’a pas été informé dans ses moindres détails de cette affaire, tout de suite après l’arrestation de DSK, ce qui peut-être très embarrassant pour le chef de l’État.

Source: Le Post- http://www.lepost.fr/article/2011/06/05/2514920_affaire-dsk-nicolas-sarkozy-tres-proche-du-chef-du-nypd-cette-police-soupconnee-de-connivence-avec-les-tabloids-americains.html

08/02/2011

Entretien avec Marine Le Pen…

Tu iras loin, Marine, tu iras loin… J’en connais qui ont intérêt à s’accrocher ferme à leurs fauteuils dorés…

FDF

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Cet entretien est paru dans le dernier numéro de l’hebdomadaire Le Point.Le Point : L’écrivain Céline a été retiré de la liste des célébrations nationales de 2011. Regrettez-vous cette décision ?  

Marine Le Pen : Elle est absurde ! J’attends maintenant qu’on interdise ses livres à la vente. Nul n’ignore les écrits antisémites de Céline, mais nul n’ignore non plus qu’il est un des plus grands écrivains français. En prenant cette décision, Frédéric Mitterrand, ministre de la République, se soumet à une exigence communautaire. Retirer Céline de cette liste est la négation même du patrimoine littéraire français. Nous aurions pu profiter de ces commémorations pour lancer, justement, un débat sur la distinction entre un auteur et son œuvre. Plus jeune, j’étais au lycée Florent-Schmitt qui a été débaptisé car on l’a suspecté d’avoir eu des accointances enver les nazis. Le lycée a été rebaptisé Alexandre Dumas… Dans notre histoire, il y a des choses glorieuses et d’autres qui le sont moins, certes, mais je trouve appauvrissant cet inventaire perpétuel au titre de la bien-pensance.

Dans le préambule de cette liste de célébrations, il est question des valeurs de la République. Céline, par ses écrits, s’en est écarté.

Ce préambule est débile. On ne commémore pas des écrivains parce qu’ils incarnent les valeurs de la France, mais parce qu’ils in­carnent le génie de la France.

Serge Klarsfeld est à l’origine de ce retrait. Pensez-vous, comme Alain Finkielkraut, que cela risque d’accréditer l’idée qu’un « lobby juif fait la pluie et le beau temps » ?

Je n’irai pas jusque-là, mais cela accrédite l’idée qu’il y a, en France, des associations qui ont un pouvoir excessif sur les choix et les orientations des ministres. En tant que républicaine, je ne me rendrai jamais, par exemple, au dîner du CRIF. Un gouvernement qui se rend à un diner communautaire – pour recevoir au passage des leçons de politique étrangère -, cela me choque énormément. Les politiques cèdent à cette tendance par pur clientélisme.

La France est-elle encore une terre de débat ?

La loi est le problème. Figurez-vous que la loi sur la diffamation raciale interdit à Eric Zemmour d’apporter la preuve de la vérité de son propos. Je suis moi-même poursuivie pour mes déclarations sur les prières de rue des musulmans par SOS-Racisme, dont le président, lorsqu’un clandestin est arrêté, n’a de cesse de parler d’une « rafle ». La France, patrie de la liberté et des droits de l’homme, n’existe plus. Le seul jugement qui vaille quand on fait de la politique est celui des électeurs, et non la plainte des associations. Pour cette raison, j’ai refusé de hurler avec les loups après la condamnation de Brice Hortefeux pour ses propos sur les « Auvergnats ».

Ne pensez-vous pas qu’un responsable politique se doit, plus qu’un autre, de peser ses mots ?

Personnellement, je dis les choses. Je prends des risques, sans crainte des poursuites. Beaucoup de Français s’élèvent contre cette absence de débat et contre ce terrorisme intellectuel. Tant que Jean-Marie Le Pen était poursuivi, les gens s’en indignaient, mais ce n’était pas grave. Mais quand des journalistes sont convoqués devant des tribunaux, tout comme des ministres, les Français commencent à trouver ces poursuites choquantes. Jean-Marie Le Pen a dit : « Il y aura 20 millions de musulmans en France et les Français descendront du trottoir et baisseront les yeux. » On peut ne pas être d’accord, mais mérite-t-il pour cela d’être condamné à de la prison avec sursis ?

Au-delà de la loi et de ce « terrorisme Intellectuel », ne croyez-vous pas que l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, de l’esclavage ou du colonialisme, a marqué les consciences et développé une sensibilité particulière sur ces questions ?

L’Histoire a d’abord permis de culpabiliser les Français au-delà du raisonnable. On leur a expliqué qu’ils étaient des salauds, des colonisateurs, des esclavagistes… à ce titre, ils devaient abandonner leurs réflexes de survie et accepter, par exemple, une immigration insupportable. On a fait de l’histoire une bombe à retardement. Quand on entend des jeunes de banlieue exprimer un sentiment de revanche vis-à-vis de la France, on peut s’en inquiéter.

Qui leur aurait inculqué cet esprit de revanche ?

La classe politique et l’école. On peut changer beaucoup de comportements, mais on peut difficilement changer les cœurs. Quand on introduit dans des cœurs la haine, la revanche et la vengeance, il est ensuite difficile de les extirper. Le danger est là et ce sera notre souci de demain.

Les condamnez-vous à porter perpétuellement dans leur cœur cette supposée haine de la France ?

Je le ne les y condamne pas. Ce qui peut les sauver, c’est la préférence nationale. Leur dire : parce que vous êtes français, vous aurez des avantages, vous serez mieux traités que ceux qui ne le sont pas. C’est une démarche vers l’apaisement.

Les intellectuels ont-ils encore un pouvoir social dans notre pays ?

Non. Je pense que les élites intellectuelles sont totalement déconnectées. C’est si vrai que, lorsqu’elles se reconnectent, elles ont un succès fou. Lorsque les élites sortent de la pensée unique, elles ont immédiatement l’oreille du peuple.

La religion est devenue secondaire dans notre société matérialiste et court-termiste. Regrettez-vous la perte de spiritualité ?

Je le déplore. Je déplore aussi la déchristianisation de la France. Mais cela ne s’explique pas uniquement par la perte d’influence du religieux. C’est la soumission à la culture anglo-saxonne qui a accéléré ce phénomène. Je crois que cette société consumériste, où tout est à vendre et où tout est à acheter, est en profonde inadéquation avec la culture française. En cela, l’élection présidentielle de 2012 sera un vote de civilisation plus qu’un simple choix politique.

Avez-vous vu« Des hommes et des dieux » ? Comment analysez-vous le succès de ce film ?

Je ne l’ai pas vu. Cependant, je le mets en perspective avec le succès d’une série d’autres films français : « Amélie Poulain », « Les choristes », « Bienvenue chez les Ch’tis »… N’est -ce pas là une fantastique nostalgie de la part des Français ? On pourrait penser que c’est une nostalgie de l’ancien. Or il n’en est rien, c’est une nostalgie de nos valeurs de civilisation qui sont en voie de délitement : l’élévation, la droiture, la spiritualité, la générosité, la courtoisie…

C’est quoi, pour vous, la réussite ?

C’est apporter quelque chose à l’autre mettre son existence au service de l’autre.

Si on vous dit Mai 68…

Mai 68 a promu l’individualisme. Un individualisme qui a bouleversé les fondements de notre société. Le désir d’un individu est considéré comme supérieur à l’intérêt du groupe. On en voit encore aujourd’hui les conséquences avec les revendications communautaristes  ou les demandes de mariage homosexuel. La pensée 68 dit : « Les filles sont libres. Libres à tel point qu’elles ont le droit de porter la burqa. » Mai 68 a été un événement destructeur de la société.

Contrairement à vous, la gauche ne se réfère plus à Jaurès… Qu’est-ce qui vous séduit tant chez le père du socialisme ?

La gauche a d’abord abandonné la défense du peuple pour être le défenseur de toutes les minorités au nom de l’individualisme. La gauche sectorise, segmente. On me conteste la citation de Jaurès : « La patrie est le bien de ceux qui n’ont plus rien. » La gauche jauressienne avait une vision nationale. C’est cette vision qui a disparu,comme le sentiment d’appartenir à un peuple, d’être lié à lui, d’assumer son histoire et de préparer son avenir. Si Mélenchon a un petit succès aujourd’hui, c’est parce qu’il a bien compris cette déconnexion. Si bien qu’il a pris comme titre de son dernier livre un quasi-slogan de Poujade …

Auriez-vous pu, comme votre père, vous ranger derrière Pierre Poujade ?

Pierre Poujade avait une vision catégorielle de la vie politique. Je suis au-delà de la défense catégorielle. Quand on me demande ce que je veux pour les femmes, je réponds toujours par ce que je veux pour les Français.

On vous découvre jauressienne, mais aussi gaullienne !

De Gaulle avait réussi à rendre au peuple sa fierté. Seulement, il n’a pas eu à subir quarante ans de lavage de cerveau, qui nous conduit aujourd’hui à fêter les défaites et à occulter les victoires. On a retiré au peuple français l’estime de lui-même, c’est le problème.

Qui était François Mitterrand ?

[Elle hésite longuement] Un margoulin ! Oui, un margoulin doté d’une immense culture et qui portait en lui cette notion de la grandeur de la France. Une notion qui est la marque des grands dirigeants. C’est pour cette raison qu’il a refusé de reconnaitre, contrairement à Jacques Chirac, la participation de l’État français dans la déportation des juifs. Non par antisémitisme, mais parce qu’il était convaincu que la France n’avait pas de responsabilité. Le gouvernement de Vichy, oui ; la France, non !

Si le Front national arrivait au pouvoir en 2012, reviendriez-vous sur la parole de Chirac ?

Je viens de vous dire ma conviction ; après, ce sont des paroles et on ne reviendra pas sur des paroles. Je pense simplement que la France doit être réhabilitée.

Êtes-vous favorable à une Maison de l’histoire de France ?

C’est de l’enfumage ! Mais je ne vois pas pourquoi on n’aurait pas le droit de faire une Maison de l’histoire de France.

Pour y dire quoi ? Que dire, par exemple, de la colonisation ? Bonne ou mauvaise ?

On peut y exprimer les faits tels qu’ils se sont déroulés, ensuite chacun est libre d’en faire une analyse. Chacun a le droit d’avoir son point de vue. On peut envisager objectivement la colonisation dans ses aspects positif. Comme dans ses aspects négatifs. On doit pouvoir dire qu’elle a permis la construc­tion d’infrastructures, de meil­leures conditions sanitaires, sans immédiatement être poursuivi par les Indigènes de la République.

Les Français sont les héritiers de la Révolution française. Qu’est-ce que cela induit dans leur comportement ? Ont-ils une capacité à la révolte ?

Les Français sont les héritiers du 14 juillet 1789 et du 15 août. La France n’est pas morte en 1789 et elle n’est pas née en 1789. Il y a une continuité dans les valeurs, qui sont les valeurs de la chrétienté. Oui, le peuple français est incontestablement sujet à la révolte, parfois brutalement. Voltaire disait : « Les Français sont un peuple léger et cruel ». Nos dirigeants l’ont oublié.

La révolte dont vous parlez s’est hélas peu vue en 1940…

Qu’en sait-on ? Que savons-nous de ces milliers – peut-être de ces millions – de petits résistants qui ont subi cette occupation avec la rage au ventre ? En outre, tout le monde n’avait pas les moyens intellectuels, physiques et de caractère pour exprimer une opposition ou pour entrer dans un réseau de résistance. Qu’en savons-nous ? Je ne supporte plus d’entendre dire que les Français ont été des collabos ! Combien de gamins de 14 ans ont gardé chez eux une arme sans craindre d’être fusillés pour cela ? Et il y a eu quelques salauds, bien sûr. Mais je prends tout dans l’histoire de France, ses grandeurs comme ses faiblesses, ses moments de génie comme ses moments de barbarie.

Quand on vous interroge sur la Seconde Guerre mondiale, vous répondez que c’est une époque que vous n’avez pas vécue. Craignez-vous les pièges ?

Je pense que, lorsqu’on est un responsable politique, on se doit de réserver l’ensemble de son énergie aux préoccupations actuelles et ne pas se perdre dans des polémiques sur ce qu’il aurait fallu faire ou ne pas faire en telle année. J’ai souvent reproché à ma famille de pensée de refaire la guerre d’hier. On peut avoir une vision de la guerre d’hier sans la refaire.

Après la Seconde Guerre mondiale, la communauté internationale a déclaré « Plus jamais ça ». L’histoire pourrait se répéter, selon vous ?

Personne n’est à l’abri de la guerre. Ce n’est pas l’Union européenne qui préserve de la guerre, mais d’abord ce que fut la réalité de la Seconde Guerre mondiale, l’étendue du désastre, l’étendue de la barbarie. Voilà ce qui nous préserve de la guerre.

Lorsque vous étiez conseillère régionale d’ile-de-France, vous avez déposé un amendement au nom du groupe FN afin d’accompagner les groupes scolaires à Auschwitz. Surprenant…

C’était un amendement de principe. Je trouvais inadmissible que mon groupe ne participe pas à ces déplacements. C’est un problème de démocratie. Ostraciser un parti politique avec le sous-entendu qu’il est antisémite ou nazi est pour moi insoutenable. Je ne me sens aucune filiation avec ce que fut l’armée allemande. Je n’ai aucune fascination, aucun sentiment vis-à-vis d’elle. Cette armée a assassiné nos pères et nos frères, je ne l’oublie pas. Et tous ceux qui font preuve d’ambiguïté sur le sujet m’agacent au plus haut point.

Comme ceux qui font preuve d’ambiguïté sur la Shoah ?

Oui, ils m’agacent de la même manière. C’est absurde.

On vous sent prête à vous engager dans un travail mémoriel…

Je n’ai pas à faire de travail de mémoire. Tout le monde sait ce qui s’est passé dans les camps et dans quelles conditions. Ce qui s’y est passé est le summum de la barbarie. Et, croyez-moi, cette barbarie, je l’ai bien en mémoire.

Cela vous blesse d’être parfois présentée comme une fille inculte ?

Jeanne d’Arc ne savait ni lire ni écrire

Source: http://www.nationspresse.info/?p=122713#more-122713