Francaisdefrance's Blog

11/09/2010

Obésité, banalisation du goût et hallalisation…

Excellent billet…

FDF

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Lu sur « Polémia » du 10/06/2010:

Conférence donnée par un haut cadre de l’agroalimentaire.

L’industrie alimentaire française se distingue de celle du reste du monde. En effet, nées pour la plupart dans les années 60, les entreprises de ce secteur appartiennent à des chefs d’entreprise familiales qui ont réussi à force de travail et d’acharnement à bâtir des groupes à dimension internationale (Bigard, Madrange, Bongrain, Danone). Il existe également des coopératives agricoles qui ont développé des filières d’écoulement des produits de leurs coopérateurs. Précisons toutefois que de plus en plus de groupes internationaux prennent pied en France à l’occasion de rachats d’entreprises (Campo Frio-Smithfield, Nestlé, etc)

Si plus de 10 000 entreprises artisanales et industrielles se partagent le marché, il faut savoir que 70 % d’entre elles ont moins de 20 salariés et que seules 3000 entreprises emploient de 20 à 300 salariés. Une centaine d’entreprises emploient plus de 500 salariés et réalisent plus de 50 % du chiffre d’affaires global du secteur. Il est symptomatique de noter l’existence d’une centaine de groupes étrangers forts de plus de 500 salariés chacun.

Avec 150 milliards d’Euro de chiffre d’affaire, notre pays occupe la deuxième place derrière les Etats-Unis. L’agro-alimentaire est le premier secteur de l’économie hexagonale et européenne. Il concerne 400 000 emplois. Mais les résultats de ces entreprises sont faibles, leurs marges sont basses et ils subissent la domination forcée des 5 grands de la distribution. Seule consolation, la crise a le mérite de ramener l’attention des investisseurs sur ces entreprises qui continuent de progresser doucement sans baisse d’activité.

Les nouvelles habitudes alimentaires

Notre pays est attaché aux traditions culinaires en dépit des changements d’habitudes alimentaires. Les vieux clichés, allant de Louis de Funès dans L’aile ou la cuisse aux aventures de Tintin en Amérique en passant par la vache folle ou la grippe porcine sont tenaces. Il permettent ainsi de lutter contre les tentatives américaines d’imposer, par exemple, une crème de jambon sec à tartiner .

Toutefois les habitudes alimentaires ont considérablement changé dans notre pays et surtout en termes de temps consacré à la prise des repas.

Un repas sur cinq est pris hors du foyer, dure en moyenne vingt minutes et se limite à deux plats et une boisson non alcoolisée. Trente ans plus tôt, ce même repas durait une heure et midi, comprenait cinq plats et ne se concevait pas sans vin…

Suite et source: http://tinyurl.com/26oxqos