Francaisdefrance's Blog

19/07/2011

L’internet « halal » va voir le jour en Iran..

Ah les cons! J’y crois pas. Les ordinateurs vont être tournés vers La Mecque, non? De plus en plus débiles, les intégristes.

FDF

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L’Iran veut son Internet halal

Au début des années 1990, la République islamique était le premier pays musulman à se connecter au web. Aujourd’hui, Téhéran veut se couper du réseau mondial.

APRÈS LA BIRMANIE (ou Myanmar) et Cuba, l’Iran serait en passe de rejoindre le cercle très fermé des pays coupés du réseau internet mondial.

Ali Aghamohammadi, adjoint aux affaires économiques du premier conseiller du président iranien Mahmoud Ahmadinejad a annoncé le 15 avril dernier son intention de créer un Internet «halal», un réseau lavé de tout site «obscène». Pour autant, il n’a pas précisé s’il s’agissait de sites pornographiques, des réseaux sociaux ou des blogs de dissidents politiques…

Difficile de savoir sur quel pied l’Iran compte danser. Ali Khamenei, guide suprême de la révolution islamique, évoque juste la perspective «d’une guerre douce contre les influences occidentales pour éviter une invasion massive par le biais d’Internet des idées et de la culture de l’Occident». Un discours qui tranche avec les initiatives passées du pays.

Dis, c’est quoi un Internet halal?

Au début des années 1990, l’Iran pouvait se targuer d’être le premier pays musulman à se connecter au web. Un âge d’or qui sera de courte durée.

Pendant les violentes manifestations de 2009 contre la réélection du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, Internet devient un vecteur privilégié de l’idéologie révolutionnaire. Les réseaux sociaux explosent, Twitter est promu «facilitateur de révolution» et les autorités paniquent.

Plus récemment, la peur de la contagion des révolutions arabes n’a fait qu’accentuer la crainte d’Internet, perçu comme le véhicule d’une certaine pensée occidentale démocratique qu’il faut absolument court-circuiter. La solution, créer un intranet, une idée qui avait déjà germé après l’élection d’Ahmadinejad en 2005.

«Depuis la révolution verte, l’Iran a pris conscience de la puissance du web. Avec l’Internet halal, les autorités essayent de développer leur contenu pour attirer les jeunes iraniens. Ils tentent de créer une alternative. Internet est un champ de bataille et l’Iran a décidé de s’armer pour gagner», explique Bernard Hourcade, directeur de recherche au CNRS dans l’équipe de recherche Monde iranien.

Hasard du calendrier? La période prévue pour la mise en place de cet intranet coïncide avec les élections législatives et présidentielle en Iran. Sous une étiquette religieuse, ce nouveau réseau labellisé «halal» pourrait permettre au gouvernement de détourner la jeunesse des opposants et de la pensée occidentale.

Contrer le Qatar et les Etats-Unis

«En Iran, tout est passé à la sauce islamique. Il y a d’ailleurs des liens étroits entre la religion et Internet. On retrouve des sites de religieux, des discours des ayatollahs. Le terme Internet halal est juste un terme employé par les autorités pour attirer à eux quelques croyants impressionnés par cette expression», analyse Mohammad Reza Djalili, professeur honoraire à l’Institut de hautes études internationales et du développement de Genève.

Pas seulement, selon Bernard Hourcade, qui précise que l’Iran souhaite «montrer aux autres pays islamistes qu’il est un modèle et qu’il respecte les normes de l’islam». Dans le collimateur de l’Iran: le Qatar.

Cet émirat du Moyen Orient, où l’islam est la religion officielle, fait des envieux dans le pays d’Ahmadinejad. Avec ses divers journaux en arabe Al-Raya, Al-Sharq, Al-Watan et Al-Jazeera, la première chaîne d’information en continue du monde arabe, le Qatar reste le pays islamique référent en matière de médias dans cette partie du globe. Pas étonnant alors que l’Iran veuille le concurrencer, même si ses adversaires s’annoncent coriaces.

Outre le Qatar, l’Iran doit faire face au géant américain, premier sur les médias mais aussi sur le web.

«En ce moment, il y a un débat sur la gouvernance. Qui doit prendre le contrôle d’Internet? L’Iran essaye de marquer sa différence face aux Etats-Unis», observe Daniel Ventre, spécialiste de la cyber-guerre.

L’Internet halal serait-il alors un moyen pour l’Iran de contrer la nation américaine? Pour Eric Filiol, expert en sécurité informatique spécialisé dans la cryptologie, les relations entre le pays du Moyen-Orient et les Etats-Unis ont toujours été assez tumultueuses et ce, même sur Internet.

«Il ne faut pas oublier que le réseau Internet a été créé en 1971 et qu’il s’agissait à la base d’un programme militaire américain. Il est depuis resté sous un contrôle technique américain. L’essentiel des gros nœuds sont sous une sphère d’information de l’Etat américain. On comprend pourquoi l’Iran souhaite se départir de cette influence.»

La cyber-attaque survenue récemment en Iran n’a rien fait pour arranger la situation. L’affaire Stuxnet, du nom du premier virus informatique de risque élevé capable d’espionner et de reprogrammer des systèmes industriels, a clairement joué le rôle d’accélérateur de paranoïa.

L’ombre de Stuxnet

Après l’apparition du virus sur Internet en 2010, des analyses démontrent que bien que présent sur les ordinateurs du monde entier, ce malware semble particulièrement viser les systèmes informatiques iraniens. En effet, près de 30.000 ordinateurs infectés sur 45.000 sont situés dans le pays. Après des mois d’observation, le virus déclenche finalement une attaque sur les centrifugeuses du programme de recherche nucléaire iranien.

Le président Ahmadinejad confirme lui-même par la suite que le ver informatique aurait considérablement ralenti le programme nucléaire avant d’accuser les Etats-Unis et Israël d’être à l’origine de l’attaque.

Tour de force de l’opération: grâce à cette infection de masse des PC iraniens, le virus aurait été introduit par le personnel de la centrale via une clé USB, sans doute à son insu. «Stuxnet a montré le poids de l’informatique et des réseaux. Le but donc est de créer un système de navigation parallèle totalement sécurisé comme une bulle hermétique», analyse Eric Filiol. Une mauvaise interprétation technique de l’Iran, selon Daniel Ventre. «Ce qui est passé avec Stuxnet peut se reproduire à tout moment avec ou sans l’Internet halal, puisque cette attaque à l’encontre des centrales nucléaires a été faite à l’aide d’une clé USB.»

Technologiquement tributaires

Qu’il s’agisse d’une solution efficace ou d’un simple moyen de redorer le blason technologique de l’Iran, la question liée à l’apparition de cet Iranianet est profondément technique: l’Iran peut-il réellement créer ce réseau?

«En théorie, c’est tout à fait possible s’ils en ont la volonté, explique Eric Filiol. En effet, pour produire un intranet, nul besoin de matière première comme pour le nucléaire. Seule ressource obligatoire: une bonne communauté scientifique, ce que le pays possède. D’après le spécialiste, le véritable obstacle concerne en réalité la mise en œuvre de ce système:

«A ce que je sais, l’Iran ne possède pas d’industrie informatique. Tout le matériel est fabriqué sous licence américaine. Pour mettre en œuvre leur réseau, ils devront donc acheter des logiciels et du matériel pouvant être “plombé”, c’est-à-dire comportant des portes et des fonctionnalités cachées qui peuvent représenter un risque.»

L’Iran reste donc pour l’instant tributaire du matériel extérieur. Seule opportunité pour lui de se départir de l’influence américaine:

«Se tourner vers les Chinois qui sont les seuls à pouvoir leur fournir le matériel nécessaire.»

Gesticulation propagandiste

Pour les spécialistes des réseaux comme pour ceux de la politique iranienne, l’expérience ressemble donc plus à un coup d’éclat qu’autre chose. Selon Eric Filiol, «il faut bien faire le distinguo entre les pays très radicaux et ceux qui utilisent la religion comme un alibi. Il s’agit plus d’une gesticulation de type propagandiste, dont l’Iran est spécialiste, car d’un point de vue technique et financier, il n’en sortira rien».

Pour Daniel Ventre, «le problème n’est pas tant technique. L’Iran a les moyens nécessaires pour réaliser l’Internet halal. Maintenant est-ce que ce pays va pouvoir vivre en autarcie, c’est moins sûr…. Quand on prend l’exemple de Cuba, le bilan économique n’est pas très rassurant.»

Une menace économique qui ne semble pourtant pas inquiéter l’Etat. «L’Iran a les moyens d’assumer son isolement puisque l’économie du pays est basée sur la rente pétrolière, déclare quant à lui Mohammad-Reza Djalili. Maintenant, je pense que cet intranet est voué à l’échec car les programmes seront déjoués par les jeunes Iraniens.»

Les hackers seraient-ils alors le seul espoir de ne pas voir l’Iran cadenassé dans un réseau hermétique? «Techniquement, tout est toujours possible», conclut l’expert en sécurité.

Source: http://www.slate.fr/

09/07/2011

La France n’a plus les Américains derrière elle en Libye. Mais continue la guerre…

En France, on est cons… Enfin, quand je dis « on », je ne parle pas du peuple…

Les Américains se sont cassé les dents au Vietnam. Les Américains, après les Russes, prennent une tôle en Afghanistan. Ils vont en partir. En Libye, les Américains ont compris. Il ne reste plus qu’un pays qui continue la guerre en armant les forces rebelles: c’est la France. Le « seigneur de guerre » Français ne veut pas rester sur un échec; même si ça coute des vies « dommages collatéraux » et énormément de fric aux contribuables. La France aime bien continuer à être la risée du monde. La France n’a pas encore remarqué que c’est sur SON TERRITOIRE que beaucoup de problèmes sont à régler. La France entretien une guerre civile en Libye. Alors qu’elle est sur le point d’exploser sur ses propres terres..

Et quand je dis la France, je n’évoque pas les Français…

FDF

Après la Russie et le Royaume-Uni, c’est au tour du Congrès américain de prendre ses distances avec l’initiative française d’armer les rebelles.

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Après avoir fustigé l’intervention américaine en Irak, la France jouerait-elle désormais le mauvais rôle en Libye ? Paris se trouve en tout cas chaque jour davantage isolé auprès de ses alliés, en dépit de l’annonce mardi de l’abandon du parachutage français d’armes aux rebelles libyens. Après la Russie et le Royaume-Uni, c’est maintenant au tour des États-Unis de prendre leurs distances avec l’initiative française. En effet, la Chambre américaine des représentants a voté jeudi un amendement interdisant au Pentagone de fournir tout équipement, entraînement ou soutien militaire aux opposants de Muammar Kadhafi, sans pour autant couper les fonds nécessaires à la poursuite de la guerre en Libye. À l’origine du vote, le représentant républicain Tom Cole, qui a insisté sur la « responsabilité du Congrès (…) à mettre fin à cette aventure irréfléchie en Libye ».

Pour Jean-Vincent Brisset, directeur de recherche à l’Institut des relations internationales et stratégiques (Iris) et ancien militaire de haut rang dans l’armée de l’air, ce vote possède à la fois des portées intérieures et internationales. « Il s’agit d’une réaction logique du Congrès américain qui n’a pas été consulté au moment de l’engagement américain en Libye », explique le chercheur. « Mais c’est aussi un sérieux rappel à l’ordre vis-à-vis de la France et de son interprétation extrêmement limite de la résolution 1973 de l’ONU. »

Des missiles en guise d’aide

Les résolutions 1970 et 1973, qui ont ouvert la voie à une intervention occidentale en Libye, sont notamment censées, d’une part, prévoir une zone d’exclusion aérienne visant les forces du colonel Kadhafi et, de l’autre, mettre en oeuvre « tous les moyens nécessaires » pour éviter des exactions contre les populations civiles. Des « moyens » qui ont donc pris la forme de lance-roquettes, de fusils d’assaut, de mitrailleuses et de missiles antichars parachutés par avion dans la région montagneuse du djebel Nefoussa, au sud de Tripoli, a-t-on appris le 28 juin dernier dans les colonnes du Figaro.

Or, c’est avec des mots très durs que Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères, a condamné publiquement le 1er juillet l’initiative française, devant un Alain Juppé médusé. Pour le chef de la diplomatie du Kremlin, qui a dénoncé une « violation grave de la résolution 1970 », cette résolution permettrait en réalité « à n’importe qui de faire n’importe quoi, n’importe quand ». Faux, répond le ministre français des Affaires étrangères, qui met en avant la situation « extrêmement précaire » des populations attaquées par Kadhafi pour expliquer le geste français, qui, selon lui, rentre donc « exactement dans le cadre des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU ». Mais Paris était loin de se douter que la gronde irait jusqu’à gagner son principal partenaire en Libye, c’est-à-dire le Royaume-Uni.

« Une guerre civile »

« Cette résolution ne prévoyait pas d’armer un camp contre un autre dans une guerre civile, à l’intérieur d’un pays dont on avait oublié qu’il n’avait pas vocation à rester uni », estime Jean-Vincent Brisset, qui pense que l’on sous-estime les soutiens dont dispose encore Muammar Kadhafi dans le pays. Tandis que le conflit va bientôt entrer dans son quatrième mois et que Tripoli est toujours aux mains du colonel Kadhafi, cette dernière polémique ne symbolise-t-elle pas l’enlisement d’une coalition dont l’intervention ne devait pourtant pas dépasser la quinzaine de jours, dixit les membres du Conseil national de transition libyen, réunis en mars à Paris ? Et l’ancien pilote de chasse de mettre en cause certaines décisions politiques : « Peut-être les gouvernements engagés auraient-ils dû se concerter avec de véritables connaisseurs de la Libye avant de s’engager. »

Source: http://www.lepoint.fr/