Francaisdefrance's Blog

09/03/2012

Selon le chroniqueur algérien Kamel Daoud, un islamiste est modéré avant de prendre le pouvoir, jamais après…

C’est tellement évident. Il n’existe qu’un seul islam.

Mais si c’est nous, les Occidentaux, qui le disons, c’est du racisme…

FDF

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Invasion « modérée »…

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Pourquoi «l’islamisme modéré» est une grosse arnaque

Les jeunes du FLN font des sit-in pour dénoncer les vieux du FLN et les ministres têtes de listes. C’est fascinant comme mécanique à voir à l’œil nu. Un dentier dont la partie basse s’en prend à la mâchoire haute cariée.

C’est que, même au sein de lui-même, le vieux parti est un parti pour les vieux. Même si on y entre la tête courbée, soumis, pérorant qu’on est FLNiste et qu’on est jeune et que les autres sont des harkis, cela ne sert à rien.

Ce parti n’est pas un parti de conviction ni même un appareil, mais un emploi de vieux. Dans le pays des ferrailles, ce parti est une question de biologie.

D’ailleurs, cela fait rire les étrangers quand ils voient que les mouvements de jeunes en Algérie, c’est 50 et plus. L’âge de l’éclosion c’est celui du système: la moyenne d’aujourd’hui c’est 70 ans.

L’argument est la «Vérité» pas le programme

Ceci, pour parler d’un problème intestinal. Reste l’autre souci: les islamistes, ici ou chez nos voisins. Question de fond et d’urgence: l’islamisme peut-il être modéré ? Réponse du chroniqueur: non avec «jamais» en bas de page. Cela va à l’encontre de la doctrine messianique de cette idéologie: le but est le califat définitif et restaurateur, pas un seul mandat ou deux. L’argument est «la Vérité», pas le programme.

Le Tunisien Ghannouchi a eu, un jour, ce terrible slogan à la bouche: «Le Fis a commis l’erreur de s’en prendre aux minorités agissantes».

Du coup, la nouvelle stratégie: épargner les «ennemis» et faire briller la vitrine internationale.

Dès que le pouvoir est dans la poche, on contre-attaque: d’abord, comme a dit un cheikh tunisien, il faut contrôler l’Education pour «récupérer les enfants des ennemis qui sont irrécupérables». Ensuite, créer de l’emploi pour les sympathisants de ce courant: officiers de mariage religieux, Justice, Culture, etc.

Ensuite, dès que c’est solide, on commence: on promet de fermer les débits d’alcool, on laisse les milices salafistes installer la peur et la menace en expliquant qu’ils sont aussi les enfants de ce pays comme l’a dit Ghannouchi. Puis doucement, pendant que tout le monde a le front au sol ou est en train de se laver les orteils, on précise que l’Islam est religion d’Etat et que la Charia est la référence des lois. De quoi paralyser les adversaires qui sont donc impies et pas citoyens adversaires.

Laïcs et progressistes hors jeu

C’est d’ailleurs la stratégie des islamistes au pouvoir: attirer le débat vers le terrain de l’absolu et hors du terrain du politique, l’opposant se retrouve à répondre de sa foi et de ses croyances face à un inquisiteur. Du coup, l’opposant laïc ou progressiste ou anti-islamiste perd. Qui va dire qu’il est contre «la Charia comme référence»? Personne: le concept est flou. Le flou est l’art des dictatures lentes.

Source: http://www.slateafrique.com/

Et du coup, au Maroc, comme en Tunisie, les islamistes retombent vers leurs vieux vices: la femme, le nu, l’art, le corps, le laïc. On ne parle pas d’indice de développement, d’économie, de relance, mais de «mœurs, d’authenticité, de langue nationale, de vérité, de propreté».

Au Maroc, les islamistes viennent de lancer une campagne de censure contre les revues étrangères et un concept «D’art propre». En Tunisie, le rêve du sixième Califat est au bout de chaque phrase. En Egypte, n’en parlons même pas!

C’est dire qu’il n’y pas d’islamiste modéré. Un islamiste est modéré avant de prendre le pouvoir, jamais après. Un islamiste ne vise pas un mandat mais l’éternité. Il ne veut pas votre voix mais votre conversion. Il ne veut pas construire le pays mais restaurer les premiers temps. Il ne peut pas concevoir la liberté sauf celle de vous imposer sa croyance. Et avec le printemps arabe, on découvre que cette secte, en plus de l’intolérance, vient de découvrir la stratégie de la ruse.

Non, il n’y pas d’islamiste modéré, il n’y a que des islamistes encore plus rusés. Après l’illusion tragique de «la stabilité par la dictature», il nous faut encore lutter contre celle de «l’utopie par les ablutions collectives». La première a été facturée par 100 ans de sous-développements et de crimes. La seconde?

Merci à Henri…

13/02/2012

La supercherie de l’islamisme « modéré »… Certains en ont pris conscience.

Photo d’illustration

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Beaucoup d’entre nous le pensent, le disent et sont « punis » pour ça…

Mais quand c’est un journal comme El Watan qui informe sur le sujet…

Nos idées concernant l’islam se renforcent. Vous pouvez devez faire suivre.

FDF

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L’islamisme «modéré», une supercherie

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« Après d’autres contrées du monde, le vent du changement souffle sur notre région (tunisie) en emportant d’inamovibles despotes.

Mais, au final, les fruits furent cueillis par des malins, tapis dans l’ombre, spoliant les vrais acteurs des révoltes. Pour nous faire avaler la pilule, les bénéficiaires se présentent comme des islamistes «modérés» : l’issue de la  «Révolution du jasmin» est bien déroutante.Alors qu’au début de l’année 2011 le soulèvement des Tunisiens fut salué avec enthousiasme, aujourd’hui on est en droit de se poser quelques questions.

– Existe-t-il un islamisme «modéré» comparé à l’intégrisme salafiste ?
– L’islamisme est-il l’inévitable successeur des régimes autocratiques musulmans ?
– La théocratie est-elle compatible avec la démocratie ?

Le Printemps des peuples arabisés d’Afrique du Nord semble tourner en un rude hiver islamiste, à l’image de celui en vigueur dans les monarchies arabes du Golfe. Néanmoins, dès leur victoire, les heureux gagnants s’efforcent de montrer des visages apaisants, en jurant de respecter le jeu démocratique. Pour se donner bonne conscience, ils se comparent aux démocrates-chrétiens, en ayant comme mentor le Premier ministre turc. Mais ces promesses peuvent n’être que des ruses de guerre.
En effet, les islamistes tunisiens font profil bas, car ne disposant pas de rente pétrolière, ils sont minoritaires (41%) et dépourvus d’expérience dans la gestion d’un Etat, tandis que la durée du mandat à l’Assemblée constituante est limitée à un an. L’attitude de M. Ghannouchi est semblable à celle d’un loup caché sous la peau d’une brebis ayant emprunté le train de la Révolution en compagnie de deux naïfs agneaux. Le temps révélera qui aura dévoré l’autre, mais cela concerne le peuple tunisien.

Les sociaux-démocrates vivent sous des lois garantissant la séparation de la religion de la politique. Leur doctrine s’inspire peut-être de l’esprit du christianisme, mais pas de la lettre : aucun d’entre eux ne commence son discours par la formule rituelle  «Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit». Alors que le moindre speech des adeptes de l’islamisme politique débute par la formule : «Au nom d’Allah, le Clément, le Miséricordieux». A croire que ces individus représentaient Dieu et non leur parti ou que leur prose politicienne était des versets du Saint Coran. Quant au parti turc, l’AKP, il n’est pas encore un parti islamiste intégriste pour plusieurs raisons, entre autres le poids de l’armée qui l’a dissous à plusieurs reprises, la Constitution qui exige les 2/3 des voix pour être modifiée, les traditions héritées d’Atatürk, la demande d’adhésion à l’Union européenne.

Une fois ces obstacles surmontés (y compris le refus de l’UE), ce parti montrera son vrai visage en réactivant l’Empire islamiste ottoman. Ce rôle de leadership est déjà visible dans l’attitude de ces dirigeants envers les changements qui s’opèrent dans la région et même dans le conflit qui les oppose à la France, en devenant les «tuteurs» de l’Algérie (comme au temps des janissaires). L’islamisme «modéré» semble être une posture, en attendant la réunion des conditions pour l’application intégrale de la charia. Mais cette doctrine est-elle inévitable après l’écroulement des dictatures ?

En cas d’élections démocratiques dans nos pays, une bonne partie de la population opte pour un régime théocratique. Cela s’est vérifié en Algérie en 1990 et 1991 et confirmé récemment dans les pays voisins. En fait, c’est l’autoritarisme qui enfante l’islamisme, car tout débat politique contradictoire est proscrit. Seuls les prêches religieux sont permis et même encouragés lorsqu’ils servent le régime en place. Les adeptes de l’islamisme politique optent pour des associations religieuses pour créer leurs réseaux de relations et défendre discrètement leurs idées en attendant des jours meilleurs.

A l’ouverture du champ politique, ils sont prêts à créer leur parti en profitant de la logistique et de l’expérience associative, alors que la majorité de la population est prête à recevoir le discours religieux, auquel elle était déjà habituée. En revanche, «démocratie», «droits de l’homme», «justice sociale»,  «lutte des classes», etc. sont des termes étrangers, car ne faisant pas partie du vécu des populations ; le politicien auteur de ces propos sera perçu comme un être corrompu par l’Occident, alors que celui qui emploie un discours religieux aura un cachet d’authenticité et une respectabilité due aux personnes qui citent les textes sacrés. En cas de vote, le choix est vite fait…

A première vue, tout plaide pour les partis islamistes, mais en approfondissant le sujet, des insuffisances apparaissent :

1. Perversion de la religion qui est extirpée du domaine du désintéressement et du sacré et qui sera exposée dans le souk profane de la lutte pour le «koursi» (fauteuil). L’islamisme politique banalise l’Islam en le réduisant aux seules apparences : habillement, barbe, pastille sur le front, langage, etc. Cette pratique superficielle n’arrive même pas au premier palier de notre religion définie ainsi par les sages du soufisme : «Islam» (soumission à Dieu, le second étant la «Foi» et le dernier l’«Excellence»).

2. Sclérose de l’individu par l’inquisition religieuse qui l’empêche de s’épanouir en développant sa propre personnalité afin d’atteindre le stade de l’«Individuation», définie par le psychanalyste C. G. Jung (l’équivalent de l’«Excellence» par la voie du soufisme). Il se soumit en apparence à l’ordre régnant, alors qu’au fond de lui-même, il privilégie une réaction opposée. Pour l’exemple : de 1981 à fin 1982, l’auteur de ces lignes vécut dans la ville sainte de Médine, en Arabie. Dans ce royaume à régime théocratique, la religion était omniprésente, alors que la religiosité fut absente des cœurs de la majorité des autochtones. On constate le même phénomène dans notre pays : dans les années 60 et 70, l’Islam de nos ancêtres était très tolérant, alors que les vices furent rares ; aujourd’hui, l’Islam new look envahit toute la société, mais celle-ci est davantage pervertie (saleté, mensonge, traîtrise, ruse, vol, viols, corruption, hogra, etc.).

3. Morcellement des sociétés et des pays en privilégiant, ce qui divise au lieu d’encourager ce qui unit les êtres humains. Au sein d’un même peuple, l’intolérance commence avec l’aspect extérieur : s’il ne correspond pas à la norme en vigueur, le récalcitrant est rejeté, voir agressé et même éliminé, comme le furent, chez nous, certaines femmes pour des considérations vestimentaires ; bien évidemment, tous les partisans des autres religions sont considérés comme des mécréants bons pour rôtir en enfer : ce qui a pour effet d’encourager le fanatisme des victimes. L’extrémisme des sionistes est pour beaucoup dans le développement de l’intégrisme islamiste. Ce dernier ne risque-t-il pas de réveiller l’intolérance des chrétiens, voire des bouddhistes ?

Assurément, les seuls gagnants de la théocratie sont les politicards dépourvus d’idées, incapables de proposer des solutions viables afin de répondre aux défis qui se posent à leur société. Ils ne servent pas la religion, mais s’en servent pour accéder au pouvoir ou s’y maintenir. Toutefois, l’Islam politique est moins nocif pour un royaume (le monarque étant le «Commandeur des croyants», le «Gardien des lieux saints», etc.) que pour une République. Dans cette dernière, le bulletin de vote démocratique est un aller sans retour pour se rendre en théocratie : l’exemple iranien est là pour en témoigner. Une société régie par la religion est l’apanage des seuls prophètes : des êtres d’exception ayant un lien direct avec Dieu.

La théocratie est pour le commun des mortels une utilisation névrotique de la religion à des fins politiciennes : les islamistes dits «modérés» en font un emploi raisonné, calculé, leur mot d’ordre est «harb khidaâ» (le combat est traîtrise). Pour eux, tous les moyens sont bons pour arriver à leur but : c’est pour cela qu’on serait tenté de les appeler les «Frères hypocrites» ; les salafistes sont plus sincères en divulguant au préalable les règles du jeu : «démocratie kofr (impie), la mithaq, la doustour» (pas de charte, pas de Constitution), etc. Ils font un usage passionnel de la religion, croyant qu’eux sont parfaits alors que les autres sont des mécréants à redresser ou à exterminer. Ces comportements sont étrangers à nos traditions (rappelons que les maîtres à penser des premiers sont égyptiens, ceux des seconds saoudiens). Si les salafistes avaient consulté nos sages des zaouïas, ils auraient appris que l’être humain n’est jamais parfait, car la perfection n’est qu’une direction d’orientation, tandis que le vrai djihad consiste à combattre le «taghout» (le «nafç» ou ego) qui est en nous-mêmes. Après tout, nous ne sommes que des petits (ou des vieux) cons et des mortels ; seul Allah est vraiment Grand : Lui est parfait et éternel.

Pour préserver la pureté de la religion, il faut l’éloigner des jeux politiciens, comme stipulé dans notre Constitution de 1996, surtout que les islamistes ne favorisent pas la démocratie, car celle-ci est à l’opposé de la théocratie : les résolutions de la première émanent des recommandations (changeantes) du peuple, ici-maintenant ; celles de la seconde proviennent des textes sacrés (figés), révélés dans les temps anciens. La démocratie est avant tout un état d’esprit qui consiste à accepter l’avis d’autrui, même s’il est opposé au sien : c’est le début de l’«Individuation»  ou de l’«Excellence».

Dans nos pays sortis de la dictature, nous sommes tous, à des degrés divers, des despotes forgés par la pensée unique : chacun pense détenir la vérité. C’est ce qui explique la prolifération des partis politiques qui ne divergent guère par leurs propositions, mais par les egos de leurs chefs. En fait, nous sommes en apprentissage de la démocratie, un exercice utile afin de sortir du sous-développement mental occasionné par les régimes oppresseurs.

Le fleuve des révolutions des jeunes les plus évolués fut détourné par des éléments les plus rétrogrades de la société qui aspirent à un retour vers le lointain passé. Pour se donner quelque crédibilité, les gagnants se présentent en islamistes «modérés», alors que leur objectif caché est l’instauration de la théocratie. Cette dernière n’est qu’une dictature qui pervertit la religion et l’individu, tout en divisant la société et les pays. Les seuls gagnants de cette supercherie sont les politiciens dépourvus d’idées qui instrumentalisent les textes sacrés pour assouvir leur instinct de domination d’autrui. Pour les dissuader de concrétiser leur pathologie, il est préférable d’assigner l’utilisation de la religion aux seuls vrais religieux qui servent Dieu avec abnégation et sincérité. Quant à ceux qui veulent faire de la politique, qu’ils optent pour le jeu démocratique en divulguant leur programme pour assurer le développement de leur pays.         

Source: http://www.elwatan.com/

04/12/2011

Ne pleure pas, Jeannette…

Je me demande bien pour quelle « maison » elle travaille, l’ancienne et éphémère présidente de la Halde… Car elle n’a pas tenu toujours de tels propos aussi favorables à notre pays . Voir: http://youtu.be/1_Mu2Wu5gks

Méfiance, donc.

FDF

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Jeannette Bougrab, ministre d’origine maghrébine, récuse la notion d' »islamisme modéré »

Interrogée sur la percée électorale de partis islamistes, notamment en Tunisie et au Maroc, Jeannette Bougrab a jugé ces résultats graves, car il n’existerait pas plus d' »islamisme modéré » que de « charia light »…

Soulignant qu’elle s’exprimait en tant que Française d’origine arabe et non comme ministre de la République, la secrétaire d’Etat à la Jeunesse, Jeannette Bougrab, commentant les récents succès électoraux de partis islamistes en Tunisie, au Maroc et bientôt en Egypte, a estimé qu’il n’existe pas « d’islamisme modéré », qu’une société régie par la charia, la loi canonique coranique, implique « nécessairement une restriction des droits et libertés ».

L' »islamisme modéré » serait un leurre…

Réagissant dans les colonnes du Parisien à l’arrivée au pouvoir d’islamistes de l’autre côté de la Méditerranée, la secrétaire d’Etat, ancienne présidente de la Halde, la Haute Autorité de lutte contre les discriminations, a jugé que « c’est très inquiétant », car elle « ne [connaît] pas d’islamisme modéré ».

« Il n’y a pas de charia ‘light’. Je suis juriste et on peut faire toutes les interprétations théologiques, littérales ou fondamentales que l’on veut, mais le droit fondé sur la charia est nécessairement une restriction des libertés, notamment de la liberté de conscience », a affirmé Jeannette Bougrab, d’origine algérienne et fille de harki, les supplétifs de l’armée française durant la guerre d’indépendance, et par extension les arabes musulmans qui voulaient que l’Algérie reste une région de France.

Interrogée par le quotidien sur la ligne diplomatique qu’il convient d’adopter dans ce nouveau contexte politique et sur l’éventuelle nécessité de durcir le ton, elle a répondu : « je ne suis pas ministre des Affaires étrangères. Je réagis en tant que citoyenne, en tant que femme française d’origine arabe ».

Bougrab n’est pas au Quai d’Orsay, mais elle a son idée…

Sur la question, Alain Juppé, le ministre en charge des relations extérieures, prône un dialogue avec les partis islamistes dits « modérés » tels qu’Ennahda en Tunisie ou Justice et Développement au Maroc, sous réserve qu’ils ne franchissent pas certaines « lignes rouges » : l’Etat de droit, le respect des élections, des droits de l’Homme… et des femmes.

Jeannette Bougrab, qui rejette donc la notion même d’islamisme modéré, rappelle que les autocrates déchus en Tunisie et en Egypte, « Ben Ali [et] Moubarak avaient agité le chiffon rouge des islamistes pour obtenir le soutien des pays occidentaux ». Pour autant, poursuit-elle, cela ne rend pas fréquentables les partis qui se revendiquent de la religion.

Ainsi, a contrario, « il ne faudrait pas tomber dans l’excès inverse » dit la secrétaire d’Etat qui martèle : « moi, je ne soutiendrai jamais un parti islamiste. Jamais. Au nom des femmes qui sont mortes, de toutes celles qui ont été tuées, notamment en Algérie ou en Iran, par exemple, parce qu’elles ne portaient pas le voile ». Pour le coup, ceux qui pensent différemment de Mme Bougrab pourront sans doute lui reprocher une bascule un peu rapide d’un Etat arabe à un autre…

Le vote « choquant » des Tunisiens de France…

Quoi qu’il en soit, concernant plus particulièrement les pays qui se sont récemment libérés d’un régime autoritaire, pour se jeter, estiment certains, dans les bras d’une autre forme de dictature, Mme Bougrab a la dent dure avec les Tunisiens de France, qui pour près du tiers ont voté Ennahda en octobre dernier.

« Je pense à ceux qui, dans leur pays, ont été arrêtés, torturés pour défendre leurs convictions. On leur a en quelque sorte volé la révolution », affirme Mme Bougrab.

« Je trouve choquant que ceux qui ont les droits et les libertés ici aient donné leur voix à un parti religieux« , déclare-t-elle. Un sentiment dont on a pu constater qu’il était partagé, en Tunisie même, par une partie de l’opinion, vaincue à l’élection…

NB : aux uns et aux autres qui s’apprêteraient à publier un commentaire hors de propos, précisons bien un point sémantique qui a son importance, la secrétaire d’Etat a parlé de l’islamisme, et pas, dans l’absolu, de l’islam ou des musulmans…

Source: http://www.metrofrance.com/