Francaisdefrance's Blog

25/10/2011

Re-diffusion: Shahid Malik: « Le parlement anglais deviendra complètement musulman » !


REGARDEZ CETTE VIDEO AVEC LA PLUS GRANDE ATTENTION,   ET VOUS COMPRENDREZ LES INTENTIONS DES ISLAMISTES…

ILS PRONENT L’INVASION   (même  si cela se passe en UK   demain ceci pourra se produre chez nous)
ET CE N’EST PAS CE QUI SE PASSE ACTUELLEMENT  DANS LE MONDE (ARABE)
QUI PEUT APAISER NOS CRAINTES   il leur a suffi que quelques tours de passe-passe pour ISLAMISER  les pays tels que TUNISIE (qui était un pays laïque et LIBYE et d’autres a venir.
REFLECHISSEZ    MAIS REFLECHISSEZ  VITE……. TRES VITE
CAR CE N’EST PAS L’UMPSVerts   qui nous sortira d’affaire.

Pour la vidéo, c’est ici: http://youtu.be/vpq7TtMEBFA      

Merci à JC JC…

11/10/2011

Nous nous sommes laissé islamiser sans trop réagir; Il n’est pas trop tard pour remettre les pendules à l’heure…

C’est vrai. Mis à part les membres de la « Résistance » (ils se reconnaîtront) dont je fais partie (et j’en suis fier), peu d’Occidentaux ont vu arriver le cancer qu’est l’islamisation. Pourtant, ce n’était pas faute d’avoir sans cesse prévenu les populations visées. De nombreux blogs et sites (dont la liste est longue…) ont participé d’arrache-pied à cette mise en garde vitale. Pas mal d’entre vous ont entendu, compris et se sont « ralliés »… Mais pas tous. Fort heureusement, il n’est pas trop tard. Les accablantes preuves de la gangrène islamique sont là, nous le répétons sans cesse. A celles et ceux qui n’ont pas encore compris d’ouvrir les yeux et les oreilles.

Certains blogs, certains sites, ont subi les foudres de la censure de la « bien-pensance »… Ils ont eu affaire à la Justice et ont du fermer leurs moyens de communication… pour mieux renaître de leurs cendres… La pression est omniprésente, mais on fait avec et on se bat chaque jour. La liberté d’expression est bafouée sans arrêt par les dhimmis et les collabos… Sans vergogne aucune.

Je vous laisse lire ce billet de Riposte Laïque fort intéressant et qui devrait vous apporter bon nombre d’éclaircissements. Bonne lecture.

FDF

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L’islam ou le refus de s’assimiler à nos valeurs républicaines..

Un article  daté du 4 octobre 2011 vient de paraître dans Le Monde et qui confirme que l’islam n’est pas soluble dans notre République Laïque.  Cet article intitulé «  Banlieue, islam, une enquête qui dérange  » (1) nous apporte la preuve flagrante et inquiétante que notre  République n’est plus l’exemple auquel se rattache une  partie de la population d’origine  musulmane, mais qu’elle  est devenue un repoussoir.

Nous avons laissé l’islam prendre le dessus  dans des quartiers où il a pu prospérer à cause d’une trop grande concentration de personnes de confession musulmane et nous ne mesurons pas  à quel point cette croyance religieuse  porte atteinte  au vivre ensemble  et s’éloigne de plus en plus de la croyance envers nos valeurs républicaines.

A Riposte Laïque cela fait des années que nous dénonçons la montée du communautarisme musulman et ses pratiques rétrogrades et archaïques contraires à l’intégration et à l’assimilation, démarches indispensables pour se sentir et devenir citoyen Français à part entière.

Le politologue Gilles Kepel avait publié il y a 25 ans une enquête sur la naissance de l’islam en France qui portait le titre révélateur Les banlieues de l’islam et allait préfigurer ce qui se passe aujourd’hui dans des territoires abandonnés par la République et où l’islam s’est implanté avec ses codes, ses rites et ses modes de vie  avec comme conséquence un repli  identitaire et un refus de se fondre dans notre République. Il est revenu revisiter les cités populaires de Seine Saint Denis pour se rendre compte sur place comment avaient pu évoluer ces territoires de la République et comment y vivaient  les habitants.

Deux villes de banlieue parisienne, Clichy et Montfermeil  sont devenues un terreau pour les islamistes et  il sera très difficile de faire machine arrière sauf à repenser entièrement la politique de la ville ayant pour but de renoncer à la ghettoïsation et au regroupement par ethnies de population qui n’avaient pas vocation à vivre ensemble coupé des autres citoyens Français.

Cette politique d’abandon et de renoncement des pouvoirs publics du fait d’une non maitrise des flux migratoires a laissé s’instaurer dans la République  une vie parallèle aux conséquences incalculables sur le plan sociétal et sur le plan soit disant culturel.  La culture de la diversité peut être acceptée, à la condition que celle-ci s’inscrive dans une volonté de s’assimiler au-delà de nos différences en respectant avant tout la culture du pays d’accueil.

Le repli identitaire  a eu pour conséquence de permettre à l’islam de conquérir des territoires livrés à eux-mêmes et sans attache réelle  avec  la population autochtone, malgré la volonté des élus d’en faire des citoyens républicains.

Dans son article l’auteur tente d’expliquer le repli communautaire de la façon suivante :

« Le sentiment de mise à l’écart a favorisé une « intensification » des pratiques religieuses, constate Gilles Kepel. Les indices en sont multiples. Une fréquentation des mosquées beaucoup plus régulière – les deux villes (60 000 habitants au total) comptent une dizaine de mosquées, aux profils extrêmement variés, pouvant accueillir  jusqu’à 12 000 fidèles. Une pratique du ramadan presque systématique pour les hommes. Une conception extensible du halal, enfin, qui instaure une frontière morale entre ce qui est interdit et ce qui est autorisé, ligne de fracture valable pour les choix les plus intimes jusqu’à la vie sociale. »

Dans ces deux villes nous avons constaté depuis les années 1990 à une réislamisation culturelle laquelle a creusé de plus en plus un fossé avec  la population locale. Par exemple les enfants d’origine musulmane ne fréquentent plus les cantines scolaires, car celles-ci ne proposent pas de halal.

Les pouvoirs publics ont laissé la police religieuse démanteler les réseaux du trafic de drogue  dure ou tenter de le faire, qui a laissé place au trafic de cannabis,  et comme l’explique Gilles Kepel  ce combat contre la drogue dure a  pu offrir «  une légitimité sociale et rédemptrice » à l’islam.

Les prières dans les rues , le port du voile intégral sont autant de manifestations qui prouvent que les islamistes veulent s’en prendre à notre modèle de civilisation et qu’ils testent en permanence notre résistance à leur offensive à laquelle nous devons répondre par la fermeté et  la détermination à ne pas leur céder un pouce de terrain  en leur faisant comprendre que les valeurs fondamentales qui font l’essence même de notre République ne seront jamais négociables.

La limite de l’analyse de Gilles Kepel, c’est qu’il se refuse à voir que l’islam ne cherche pas l’assimilation, mais bien au contraire la conquête de nouveaux territoires ou les valeurs de la République seront remplacées par les préceptes de la charia ou cela sera possible de l’imposer.

Malika Sorel, sociologue et membre du haut Conseil à l’intégration dans son livre « Le langage de la vérité »paru aux Éditions Mille et une nuits en avril 2011 estime que  sur  « l’intégration la France a fait trop de concessions et qu’il faut «  rompre avec l’idéologie victimaire » en matière d’immigration.

Elle dit aussi  sur l’intégration :

« L’insertion, c’est l’obligation de respecter les normes collectives d’une société, les règles du “bien-vivre ensemble”, même si l’on ne partage pas la même culture. C’est ce que font les expatriés français à l’étranger, par exemple. L’intégration, c’est plus profond : c’est le fait de se sentir concerné par une communauté de destin avec les Français. Cela se traduit, concrètement, par la transmission à ses propres descendants des fondamentaux qui composent le noyau identitaire français, ce que l’on nomme le legs ancestral. C’est un long processus qui, lorsqu’il réussit, aboutit à l’assimilation, concept qui a été victime d’un procès en sorcellerie tout à fait injustifié ! […]

Sous la pression d’une minorité “bien-pensante”, nos dirigeants, droite et gauche confondues, ont renoncé à transmettre à ces populations les codes indispensables à leur intégration. Nous laissons s’implanter en France des communautés revendiquant des privilèges et s’excluant elles-mêmes de la nation. Ce qui, finalement, ne satisfait personne : ni les immigrés, convaincus qu’ils sont discriminés parce qu’on le leur répète, ni les Français, qui souffrent de ces désordres ».

Elle dit également que «  L ’État accorde la nationalité française à des personnes dont il n’est pas certain qu’elles soient véritablement intégrées ». Je rajouterai pour ma part que pour pouvoir s’intégrer, il faut en avoir le désir.

Elle affirme aussi pour répondre à nos élites de gauche bien-pensantes :

«  L’octroi de la citoyenneté française doit venir valider la réussite du processus d’intégration, qui conduit à l’assimilation. Prétendre que l’on peut être français sans être porteur de l’identité française est mensonger, comme il est mensonger d’affirmer qu’octroyer le droit de vote aux étrangers favoriserait leur intégration. Le taux d’abstention est extrêmement élevé parmi les populations issues de l’immigration ».

Je rejoins sur bien des points l’analyse de Malika Sorel, qui ne peut pas être soupçonnée d’être raciste, d’avoir compris que de vouloir être  Français cela se méritait et que d’en accepter les valeurs essentielles en était indissociable.

Ce qui n’est nullement  l’objectif que s’est assigné l’islam dans les sociétés occidentales ou elle s’appuie sur les immigrés de confession musulmane pour propager son idéologie rétrograde et ségrégationniste.

Il faut avoir conscience que les musulmans ne sont pas venus pour s’intégrer dans la société européenne (2). Leur objectif est la transformation de l’Europe en terre d’islam où seule la charia, la loi de l’islam, sera appliquée, et la France n’échappe pas à ce funeste dessein.

Khomeiny l’a formulé sans ambigüité :

« Gouverner le monde est le but de l’islam. »

Cette déclaration pourrait être confirmée par tous ceux qui connaissent l’islam. Bassam Tibi, orientaliste et homme scientifique germano-syrien ajoutait :

«Partout, où vivent des musulmans, l’Islam se proclame l’unique propriétaire  légitime (les avis dissidents ne sont pas valides).»

Quand est- ce que nos Gouvernants  en prendront réellement la mesure  et quand est ce qu’ils oseront imposer à ces idéologues islamistes la limite qu’ils ne doivent pas dépasser  pour éviter que nous en arrivions à des affrontements communautaristes?

Nous devons absolument reconquérir les territoires délaissés par la République en offrant à ces populations  un avenir et un destin commun qui permettra que celles-ci  ne réfugient pas dans l’obscurantisme négation même du vivre ensemble au-delà de nos différences.

Fabrice LETAILLEUR

Source: http://ripostelaique.com/

15/11/2010

France: le pays d’Europe où l’intégration des musulmans se passe le moins mal.

Pillé chez: http://puteaux-libre.over-blog.com/

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La France montre une défiance croissante à l’égard de l’islam du journal La Croix.

L’islamophobie aurait en partie supplanté un racisme « ordinaire » visant les Maghrébins

Mahi porte la barbe, une barbe qui marque son attachement à l’islam. Lorsqu’il prend les transports en commun, à Marseille, cet éducateur spécialisé lit régulièrement dans les yeux des autres passagers une forme de défiance, voire de crainte. « Beaucoup hésitent à s’asseoir à côté de moi, quand ils ne changent pas carrément de wagon », déplore-t-il.

(Rien ne l’oblige à vivre cela ! Il peut vivre comme tout le monde et non de démontrer d’une manière ostentatoire son option religieuse. Il récolte ce qu’il sème. A ce niveau de réflexion, c’est de l’hypocrisie)

De tels comportements, constate-t-il, sont plus ou moins fréquents, selon les soubresauts de l’actualité. « Qu’Al-Qaida revendique un attentat quelque part dans le monde, et la suspicion reprend le dessus », note cet homme de 36 ans, qui dit aussi avoir vécu douloureusement « en tant que citoyen et musulman » le récent débat autour du voile intégral. « Quel signal la représentation nationale donne-t-elle à la population quand elle vote une loi en faisant fi de l’avis défavorable du Conseil d’État ? » s’interroge-t-il.

(Le conseil d’état ne peut donner qu’un avis. Nous connaissons tous sa composition qui est surtout de gauche. Clairement, le pouvoir reste aux parlements.)

Ce qui est sûr, veut croire Mohammed Moussaoui, président du Conseil français du culte musulman, c’est que « l’on est passé d’un racisme “ordinaire”, anti-maghrébin, anti-arabe, à une hostilité, voire une haine visant l’islam ». Ce phénomène se traduit, affirme-t-il, par une multiplication, ces dernières années, des dégradations de mosquées ou de sépultures. « De même, de plus en plus de femmes portant le voile sont insultées ou agressées. » (Mohamed Mouassaoui est l’homme qui est intervenu auprès de Bernard Accoyer Président de l’Assemblée nationale pour interdire une réunion politique sur « l’islam et l’immigration » dans les locaux de l’Assemblée. En conséquence en terme de leçons, il est plutôt mal placé. D’autant qu’il n’est pas encore naturalisé français).

Islamophobie ? «terme imposé par des islamistes»

Pour Mohammed Moussaoui, il n’est pas question d’empêcher la critique des fondements de l’islam, (ce qu’il a fait ) « pleinement recevable quand elle s’inscrit dans une logique de connaissance et de dialogue », mais de condamner les manifestations violentes qui visent les institutions et les personnes.

Cela étant, la loi sur le voile intégral a elle aussi favorisé les amalgames entre une pratique marginale, qui ne constitue en rien une obligation coranique, et l’ensemble des musulmans de France. « Beaucoup parmi nous reprochent à cette frange radicale apparue récemment et qui voudrait imposer aux femmes le port du voile intégral d’avoir provoqué une stigmatisation générale. Mais en même temps, la généralisation a contribué à créer des solidarités… »

Faut-il pour autant parler d’« islamophobie » ? Dominique Sopo s’y refuse. Le président de SOS Racisme rejette en tout cas ce terme qui a été « imposé par des islamistes désireux d’introduire une confusion entre critique de la religion et racisme ».(Pour une fois qu’il est cohérent)

«Une tendance à “islamiser” de façon abusive des questions sociales»

Il n’empêche. Dominique Sopo constate lui aussi la montée d’une haine anti-musulmans liée au reflux d’un racisme fondé sur la biologie ou les origines. « La figure du musulman a, dans le débat public, remplacé celle du beur ou de l’Arabe. On enferme les 4 à 5 millions de Français d’origine arabo-musulmane dans une identité religieuse alors qu’ils sont, dans leur immense majorité, sécularisés, ou qu’ils considèrent le Ramadan comme un repère essentiellement culturel », analyse-t-il.
(Sopo est dans son délire habituel lorsqu’il rejette les demandes concernant les salles de prières dans les entreprises, les restaurants halal séparés des non-croyants, le halal dans les restaurants, etc. La situation a empiré en 10 ans et ce n’est pas par hasard La réaction des français est naturelle face à l’exigence et au toujours plus islamisant).
« Les élites n’acceptent pas que des populations qui, il y a trente ou cinquante ans, rasaient les murs et baissaient la tête, manifestent tranquillement (Il ne manque pas d’air compte tenue des occupations des rues de interdictions de manifestations anti occupations de ces rues comme des réunions de type saucissons-pinard) leurs pratiques culturelles et religieuses. Aujourd’hui être antiraciste, c’est reconnaître l’égalité entre toutes les personnes, à condition qu’elles se conforment aux lois de la République », soutient Dominique Sopo.(Mais alors pourquoi ne porte-t’il pas plainte contre les rapeurs qui appellent à tuer des « faces de craie » et des policiers)

Présent depuis une quinzaine d’années, le thème de l’islam fait souvent l’objet d’une instrumentalisation.(Là le gros mot est lâché. Contester l’islam devient dans le journal La Croix une instrumentalisation! Chapeau le chrétien)

«Apéro saucisson et pinard»

« Il existe une tendance à “islamiser” de façon abusive des questions sociales, économiques ou culturelles, sans que cela se traduise forcément par des phénomènes de rejet ou de discrimination, analyse Vincent Geisser, chercheur au CNRS et auteur en 2003 d’un ouvrage intitulé La Nouvelle Islamophobie (La Découverte). Beaucoup s’engouffrent dans le débat sur l’islam pour exprimer, de façon assez fédératrice, des craintes assez ordinaires: chez les féministes, ce sera le recul de la condition de la femme; chez les enseignants, la perte des acquis de l’école publique ; chez les laïcs, une remise en cause de la laïcité, etc. » (Car bien entendu l’islam est une voie pour la liberté de la femme. L’enseignement de la shoah est libre dans les écoles de la République)

C’est effectivement le discours que tient sur un mode très radical, voire provocateur (Ben voyons) , le site ripostelaique.com, qui revendique 30 000 abonnés à sa lettre d’information hebdomadaire. Comme lorsqu’en juin dernier, il appelle, avec le Bloc identitaire (extrême droite), à tenir en plein Barbès un « apéro saucisson et pinard ».
Son rédacteur en chef, Pierre Cassen, qui se présente comme étant « de gauche, laïque et républicain », reproche à son propre camp (?) de « sous-estimer, au nom d’un certain relativisme, d’une mauvaise conscience, voire d’une culpabilité post-coloniale, l’offensive islamisante, principal danger pour nos valeurs et notre civilisation ».

«Le pays d’Europe où l’intégration des musulmans se passe le moins mal»

À entendre cet ex-trotskiste, (Si on ne l’avait pas compris qu’il était un ancien communiste là c’est fait. Comme si on ne pouvait pas évoluer et comprendre. On voit bien un journaliste du journal la Croix faire de « l’islamisation correct« ) et à force d’accommodements « prétendument raisonnables », les musulmans les plus militants demanderaient à la République de s’adapter à leurs dogmes. « Sans aller jusque-là, nombre de Français, constatant que le cours du capitalisme ne leur laisse plus de prise sur l’avenir, se sont recentrés sur des conceptions républicaines très rigoristes », constate Stéphane Rozès, président de CAP (Conseils, analyses, perspectives). Une argumentation à côté de la plaque qui ne ressemble à rien.
Pour autant, souligne le politologue, la France reste « le pays d’Europe où l’intégration des musulmans se passe le moins mal ». À preuve, dit-il, dès la deuxième génération, une bonne partie d’entre eux font leur vie avec un conjoint non musulman. (Et on termine sur la petite note classique de l’intégration réussit par le mariage sans même tenir compte des mariage blanc ou arrangés) Pitoyable.

Denis PEIRON

11/11/2010

L’islamophobie aurait en partie supplanté un racisme « ordinaire » visant les Maghrébins…

LA FRANCE MONTRE UNE DÉFIANCE CROISSANTE À L’ÉGARD DE L’ISLAM…
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Franchement: est-ce ça étonne quelqu’un???
FDF

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Mahi porte la barbe, une barbe qui marque son attachement à l’islam. Lorsqu’il prend les transports en commun, à Marseille, cet éducateur spécialisé lit régulièrement dans les yeux des autres passagers une forme de défiance, voire de crainte. « Beaucoup hésitent à s’asseoir à côté de moi, quand ils ne changent pas carrément de wagon », déplore-t-il.

De tels comportements, constate-t-il, sont plus ou moins fréquents, selon les soubresauts de l’actualité. « Qu’Al-Qaida revendique un attentat quelque part dans le monde, et la suspicion reprend le dessus », note cet homme de 36 ans, qui dit aussi avoir vécu douloureusement « en tant que citoyen et musulman » le récent débat autour du voile intégral. « Quel signal la représentation nationale donne-t-elle à la population quand elle vote une loi en faisant fi de l’avis défavorable du Conseil d’État ? » s’interroge-t-il.

Ce qui est sûr, veut croire Mohammed Moussaoui, président du Conseil français du culte musulman, c’est que « l’on est passé d’un racisme “ordinaire”, anti-maghrébin, anti-arabe, à une hostilité, voire une haine visant l’islam ». Ce phénomène se traduit, affirme-t-il, par une multiplication, ces dernières années, des dégradations de mosquées ou de sépultures. « De même, de plus en plus de femmes portant le voile sont insultées ou agressées. »

Islamophobie ? «terme imposé par des islamistes»
Pour Mohammed Moussaoui, il n’est pas question d’empêcher la critique des fondements de l’islam, « pleinement recevable quand elle s’inscrit dans une logique de connaissance et de dialogue », mais de condamner les manifestations violentes qui visent les institutions et les personnes.

Cela étant, la loi sur le voile intégral a elle aussi favorisé les amalgames entre une pratique marginale, qui ne constitue en rien une obligation coranique, et l’ensemble des musulmans de France. « Beaucoup parmi nous reprochent à cette frange radicale apparue récemment et qui voudrait imposer aux femmes le port du voile intégral d’avoir provoqué une stigmatisation générale. Mais en même temps, la généralisation a contribué à créer des solidarités… »

Faut-il pour autant parler d’« islamophobie » ? Dominique Sopo s’y refuse. Le président de SOS Racisme rejette en tout cas ce terme qui a été « imposé par des islamistes désireux d’introduire une confusion entre critique de la religion et racisme ».

«Une tendance à “islamiser” de façon abusive des questions sociales»
Il n’empêche. Dominique Sopo constate lui aussi la montée d’une haine anti-musulmans liée au reflux d’un racisme fondé sur la biologie ou les origines. « La figure du musulman a, dans le débat public, remplacé celle du beur ou de l’Arabe. On enferme les 4 à 5 millions de Français d’origine arabo-musulmane dans une identité religieuse alors qu’ils sont, dans leur immense majorité, sécularisés, ou qu’ils considèrent le Ramadan comme un repère essentiellement culturel », analyse-t-il.

« Les élites n’acceptent pas que des populations qui, il y a trente ou cinquante ans, rasaient les murs et baissaient la tête, manifestent tranquillement leurs pratiques culturelles et religieuses. Aujourd’hui être antiraciste, c’est reconnaître l’égalité entre toutes les personnes, à condition qu’elles se conforment aux lois de la République », soutient Dominique Sopo.

Présent depuis une quinzaine d’années, le thème de l’islam fait souvent l’objet d’une instrumentalisation.

«Apéro saucisson et pinard»
« Il existe une tendance à “islamiser” de façon abusive des questions sociales, économiques ou culturelles, sans que cela se traduise forcément par des phénomènes de rejet ou de discrimination, analyse Vincent Geisser, chercheur au CNRS et auteur en 2003 d’un ouvrage intitulé La Nouvelle Islamophobie (La Découverte). Beaucoup s’engouffrent dans le débat sur l’islam pour exprimer, de façon assez fédératrice, des craintes assez ordinaires : chez les féministes, ce sera le recul de la condition de la femme ; chez les enseignants, la perte des acquis de l’école publique ; chez les laïcs, une remise en cause de la laïcité, etc. »

C’est effectivement le discours que tient sur un mode très radical, voire provocateur, le site ripostelaique.com, qui revendique 30 000 abonnés à sa lettre d’information hebdomadaire. Comme lorsqu’en juin dernier, il appelle, avec le Bloc identitaire (extrême droite), à tenir en plein Barbès un « apéro saucisson et pinard ».

Son rédacteur en chef, Pierre Cassen, qui se présente comme étant « de gauche, laïque et républicain », reproche à son propre camp de « sous-estimer, au nom d’un certain relativisme, d’une mauvaise conscience, voire d’une culpabilité post-coloniale, l’offensive islamisante, principal danger pour nos valeurs et notre civilisation ».

«Le pays d’Europe où l’intégration des musulmans se passe le moins mal»
À entendre cet ex-trotskiste, à force d’accommodements « prétendument raisonnables », les musulmans les plus militants demanderaient à la République de s’adapter à leurs dogmes.

« Sans aller jusque-là, nombre de Français, constatant que le cours du capitalisme ne leur laisse plus de prise sur l’avenir, se sont recentrés sur des conceptions républicaines très rigoristes », constate Stéphane Rozès, président de CAP (Conseils, analyses, perspectives).

Pour autant, souligne le politologue, la France reste « le pays d’Europe où l’intégration des musulmans se passe le moins mal ». À preuve, dit-il, dès la deuxième génération, une bonne partie d’entre eux font leur vie avec un conjoint non musulman.

Source: Denis PEIRON
source :  la-croix.com