Francaisdefrance's Blog

07/09/2011

Débat sur l’islam en Suisse: Oskar Freysinger= 1- Hani Ramadan=0

Il est vrai qu’un « intellectuel islamiste autoproclamé » n’a pas fait le poids face à un patriote qui pourtant y est allé « tout en douceur »… Hani Ramadan, comme on pouvait s’y attendre, n’a pas pu se contenir…

FDF

Quelle image de la Suisse préférez-vous? Celle-ci ?

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Ou bien celle-ci?

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A l’initiative du parti agrarien, le conseiller national a débattu avec le directeur du centre islamique de Genève à l’Uni Dufour lundi soir.

Deux têtes d’affiche et une thématique explosive. Oskar Freysinger et Hani Ramadan étaient les invités de l’UDC Genève autour d’une question: « La 3ème guerre mondiale a-t-elle commencé le 11 septembre 2001? » Sans surprise, la discussion s’est rapidement focalisée sur la place de l’islam en Europe et plus particulièrement en Suisse. Dans une salle de l’Uni Dufour archicomble, les deux extrêmes ont échangé attaques et réponses dans un ping-pong verbal à défaut d’intellectuel. Las, le conseiller national Oskar Freysinger a usé des recettes de son mentor Christoph Blocher. Des cas particuliers puisés à travers le monde et rapatriés en Suisse sous forme interrogative. La voix emprunte d’accent valaisan dénonce la charia, quand ses lèvres marmonnent islamisation rampante des sociétés européennes. En face, Hani Ramadan déploie sa science pour dénier tout dogme, « perçu de manière malhonnête par le prisme de l’UDC. » Voire occidental.

Et s’embourbe une nouvelle fois lorsque la discussion effleure l’émancipation de la femme musulmane et ses droits au sein de la cellule familiale.

Mais l’intérêt de la soirée se situe hors estrade. Dans la salle, une jeunesse métissée, quelques voiles, beaucoup d’étudiants et de sympathisants UDC. Un condensé de la Suisse d’aujourd’hui, avec son ouverture, ses clivages, ses peurs et ses incompréhensions. Les interventions du public s’offrent comme respirations. Quand cette dame, en colère, témoigne de sa « peur de se faire agresser et sa crainte de ne plus être chez elle. » Aux interrogations d’un jeune père: « Monsieur Freysinger, je partage le même drapeau que celui affiché sur vos affiches tout en pratiquant la religion de Monsieur Ramadan. Quel projet de société me proposez-vous? » S’en suit une réponse électoraliste avant que d’autres prises de parole transpirent la légitimité des préoccupations de l’assistance. L’islam effraie une partie conséquente de la population suisse, quand des compatriotes musulmans souffrent de stigmatisation. A l’heure où les micros se ferment, le dialogue reste ouvert.

Source: http://www.tdg.ch/