Francaisdefrance's Blog

14/08/2011

Al-Qaradawi: un futur réfugié sur nos terres de France ?

Encore un qui va venir grossir les rangs de l’immigration « choisie ». Personne n’en veut plus, de l’intégriste-« érudit » de service. Personne? Sauf un petit pays « résistant » situé à l’ouest de l’Europe qui est connu pour ses qualités d’accueil de la fange du monde…

FDF

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Al-Qaradawi interdit de séjour en Irlande: protestation du Centre culturel islamique irlandais

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Bienvenue à toi, mon frère…

Le Centre culturel islamique d’Irlande (Islamic Cultural Center of Ireland-ICCI), lié aux Frères musulmans, proteste après que le Service de l’immigration et des naturalisations ait renouvelé l’interdiction de territoire de cheikh Yussuf Al-Qaradawi en vigueur depuis trois ans. Cette interdiction est motivée par le soutien par celui qui est président du Conseil européen de la fatwa et de la recherche (CEFR) (en plus de présider le Conseil mondial des Oulémas, très respecté dans le monde sunnite) des attentats du Hamas, ainsi que par sa préconisation de tuer les homosexuels. Les autorités irlandaises auraient pu ajouter son enseignement d’abattre les apostats ainsi que sa vision d’Hitler comme un instrument divin. Le CEFR possède son siège social dans les locaux du Centre culturel, d’où l’irritation des responsables :

Interrogé parThe Irish Central , le président du Centre culturel islamique, plus importante organisation musulmane du pays, Nooh al-Kaddo refuse de condamner celui qui est « largement respecté » en plus d’être un véritable « érudit« . « Ses positions sont fidèles aux enseignements de l’islam »  a expliqué al-Kaddo. L’immense centre Irlandais construit sur fond des Emirats Arabes Unis en 1994, comprend une école, des magasins, pas moins de dix appartements, une bibliothèque, un restaurant et une école primaire. Son imâm est un égyptien, Hussein Halawat. Il est situé à côté de l’Université de Dublin:

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Le centre culturel islamique d’Irlande, où siège le CEFR

Al-Kaddo est un membre du bureau de l’Union des organisations islamiques d’Europe (UOIE), dont la branche française est l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), qui a accueilli dans ses meetings au Bourget Qaradawi  de nombreuses années. Le nouveau directeur de l’UOIF, Ahmed Jaballah, est membre du CEFR présidé par Qaradawi. Jaballah et Al-Kaddo sont également membres du Board de Europe Trust, fond de financement de l’UOIE permettant l’édification de « Centres culturels » dans de nombreuses villes européennes, comme à Athènes, Stuttgart, jusqu’en Littuanie.

En France, le psychopathe Qaradawi obtient sans problèmes des visas d’entrée pour faire du prosélytisme, comme des dizaines d’autres islamistes étrangers, Frères musulmans ou salafistes, bénéficiant de la tolérance suicidaire du ministère de l’Intérieur. Plus fou, Qaradawi est un des parrains de la Grande mosquée de Mulhouse en construction, financée par la ville (UMP) à hauteur de 235 000 euros,.  De quoi réfléchir avant de glisser un bulletin de vote en 2012…

Source: http://www.islamisation.fr/

27/06/2011

Finances: la Grèce va attirer du monde dans l’abîme…

Je ne voudrais pas être pessimiste, mais, à un moment ou à un autre, il faut bien voir la réalité en face. « On » n’a pas voulu tenir compte de quelques référendums… « On » n’a pas voulu tenir compte de l’avis du peuple. Résultat: La Grèce ne tombera pas seule… Excellent billet ci-dessous.

FDF

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En Grèce, tout va super-bien. Georges Papandréou a obtenu la confiance renouvelée de son parlement, écartant ainsi un des principaux écueils au vote d’un n-ième plan d’austérité et de privatisation un peu plus tard, lequel ouvre la voie au versement d’une nouvelle tranche du plan de sauvetage européen. En attendant un deuxième plan de sauvetage européen. Le tout malgré quelques émeutes peu en phase avec l’austérité qui sied désormais aux Héllènes.

La Grèce est sauvée. D’ailleurs la Bourse se reprend… Ah, on me fait signe que non.

C’est bizarre. Pourquoi les traders du monde ne se lancent-ils pas dans une bonne grosse cuite au champagne après cet enchaînement continu de bonnes nouvelles? Il faut pourtant le reconnaître, tout se passe comme prévu. Le gouvernement remanié est reconduit dans ses fonctions, la solidarité européenne est au rendez-vous (même si Angela, aux prises avec son opinion publique, avance à reculons) et avec quelques privatisations bien senties la dette grecque passera de 150% à 137% du PIB, des broutilles quoi!

Alors, pourquoi cet accès d’incrédulité?

Il faut croire que dans la grande famille de la finance, quelques individus savent encore manier la calculatrice. Citons à ce sujet une brillante étude de l’Institut Turgot, sérieuse, factuelle, pas drôle du tout, et mettant douloureusement les points sur les i:

Supposons, un instant, que la Grèce n’ait pas le soutien de l’Union Européenne et qu’elle doive emprunter sur les marchés des capitaux. Quel devrait être, alors, le taux de croissance de son PIB pour payer les seuls intérêts de sa dette (…) ? [Entre 26 et 45%]. Inutile de préciser que de tels taux de croissance du PIB ne se rencontrent pas dans l’économie réelle, même en Chine.

Mais cela, on s’en doutait: c’est la raisons même de la fondation du Fonds de Stabilisation Européen octroyant à la Grèce des prêts à « prix d’ami » avec un taux de 5%… Ce qui ne suffira pas.

De ce point de vue, la Grèce est prise entre l’enclume de son PIB et le marteau du montant de sa dette qui, en dehors de la charge des intérêts, continue à augmenter mécaniquement au fur et à mesure que son PIB se contracte.

A 5% d’intérêts, il faudrait à la Grèce un taux de croissance du PIB de 7,5% pour rembourser ses seuls intérêts. (…) Or, nous l’avons vu, au lieu d’une croissance de son PIB, la Grèce a subi une décroissance de 4,8% en 2010. Et, en 2011, elle se trouve actuellement sur une pente de -5%.

Ainsi, si l’on retient l’hypothèse d’une récession à 5% en 2011, (…) on peut donc estimer qu’à la fin de l’année 2011, la dette publique grecque franchira le cap des 160% de son PIB.

Les 50 milliards d’euro d’argent frais générés par la privatisation massive, à supposer qu’elle réussisse, seront effacés en un an à peine, par le simple truchement de la récession.

La Grèce va faire faillite, répétons-le encore une fois. L’argent qu’on lui prête maintenant – l’argent des contribuables européens – est versé à fonds perdus. Tout le monde le sait même si personne ne veut le dire. Chacun a de bonnes raisons de la fermer pour jouer la montre:

  • Les politiciens, parce qu’ils ont toujours la prochaine élection en tête et il vaut mieux pour eux qu’elle ait lieu dans le calme, l’électeur moyen étant peu enclin à soutenir les sortants – quelle que soit leur couleur politique – dans un climat d’hystérie collective.
  • Les banquiers, parce que chaque minute de calme supplémentaire leur permet de diminuer l’exposition de leur établissement aux dettes grecques pourries, lesquelles sont progressivement rachetées par le FMI, la BCE ou les fonds de solidarité européen (bref, le contribuable), ce qui leur permettra peut-être de sauver leur peau.
  • Les experts, parce qu’ils ont soutenu l’euro du début à la fin. Les déboires de la monnaie unique dévoilent sous un jour assez cru leur dramatique incompétence.
  • Les journalistes, parce que le journalisme critique est mort depuis longtemps et que les survivants éprouvent une sorte de fascination hypnotique vis-à-vis des catégories précédentes (hormis quelques vieilles rancunes sauce lutte des classes à l’encontre des banquiers.)

Mais ce serait faire preuve d’une myopie coupable que de se focaliser exclusivement sur la Grèce. D’autres pays sont sur une pente glissante, et pour les mêmes raisons: non pas l’adhésion à l’euro, mais un excès d’endettement. L’Italie est sous la menace d’une dégradation de sa note, et d’illustres membres de la zone euro ont passé le stade des avertissements pour rentrer à leur tour dans la crise financière joyeuse ; pensons à l’Irlande…

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Taux irlandais pour un emprunt à 2 ans

…Ou au Portugal:

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Taux portugais pour un emprunt à 2 ans

Si un taux d’intérêt à 5% est à peine soutenable pour une Grèce sous perfusion financière, on est en droit de se demander combien de temps tiendront ces Etats avec le fardeau de leur dette accumulée et des taux à deux ans dépassant allègrement les 10%. D’autant plus que la patience allemande envers ses partenaires arrive rapidement à bout: il n’y aura pas de Fonds Européens pour tout le monde.

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Le groupe de heavy metal avait tout deviné dès les années 80
(sauf l’évolution des coiffures)

Source: http://stephanemontabert.blog.24heures.ch/archive/2011/06/20/la-grece-ne-tombera-pas-seule.html