Francaisdefrance's Blog

22/03/2011

Le Japon fait oublier le spectre de la guerre Africo-orientale..

Et c’est bien fait pour…
FDF

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Alors que le monde a les yeux tournés vers le Japon – suite au tremblement de terre du 11 mars qui a eu les conséquences terrifiantes que l’on sait – environ un millier de militaires saoudiens et cinq cents policiers des Emirats arabes unis sont entrées au Bahreïn, le 13 mars, pour épauler le roi Hamad bin Isa al-Khalifa face à l’insurrection qui prend de plus en plus d’ampleur[1]. Cette intervention entre dans le cadre des accords militaires du Conseil de coopération du Golfe (CCG), qui regroupe le Bahreïn, l’Arabie saoudite, les Emirats arabes Unis, Koweït, le Qatar et Oman, depuis la création de cette organisation le 25 mai 1985. Les Etats-Unis et l’ONU ont fait état de leur préoccupation suite à cette initiative sécuritaire car ils craignent une extension du conflit dans cette région particulièrement sensible sur les plans économique et stratégique. 

Le Bahreïn, lieu d’affrontements entre l’Arabie saoudite et l’Iran

A la différence des insurrections qui se sont déroulées et se déroulent encore sur le continent africain (Tunisie, Egypte, Libye), la situation dans le Golfe persique est bien plus alarmante sur le plan international. En effet, deux grands pays s’y opposent depuis des années pour conserver ou asseoir leur influence.

D’un côté l’Arabie saoudite, où la famille Saoud est mise en difficulté, en particulier par la minorité chiite (10%) qui réclame plus de reconnaissance. Cette population est surtout présente dans la province sud-est d’Ash-Sharqiyah et en particulier dans la ville de Qatif, proches du Bahreïn. Le royaume est déjà menacé à ses frontières avec le Yémen et, dans une bien moindre mesure, avec Oman. Le cas du Bahreïn est crucial car la crédibilité de la famille régnante Al-Khalifa, qui est sunnite, est fortement ébranlée par la majorité de la population qui est chiite (70%).

Alors que le parti d’obédience chiite le plus important, le Al Wefaq, acceptait de négocier avec le pouvoir en place, ne remettant pas en cause la constitution du pays, la « Coalition pour la création d’une république » – qui regroupe depuis le début du mois de mars trois formations chiites plus modestes mais plus extrémistes[2] – se montrait intransigeante. Ses militants occupaient la Place de la perle au centre de Manama et menaçaient directement les quartiers d’affaires. L’intervention du CCG emmené par l’Arabie saoudite démontre d’ailleurs que le régime se sent très vulnérable puisqu’il ne parvient plus à maîtriser la situation avec ses propres forces de sécurité.

De l’autre côté, l’Iran trouve là l’occasion d’étendre son influence en soutenant les rebelles chiites. Cela était une constante depuis des années au nord du Yémen, dans la région de Saada, et jusqu’à maintenant d’une manière plus discrète au Bahreïn.

L’intervention des forces du CCG est le prétexte rêvé pour Téhéran afin de prendre toutes les mesures nécessaires pour « défendre ses frères agressés ».

La problématique se complique lorsque l’on sait que l’état-major de la Ve flotte américaine qui couvre l’océan Indien se trouve au Bahreïn.

Pour l’Occident, la situation dans la région du Golfe persique est encore plus sensible que celle qui prévaut en Afrique du Nord[3]. En effet, la majorité de ses approvisionnements en hydrocarbures provient de cette zone. Une déstabilisation durable de la région aurait des conséquences catastrophiques pour l’économie mondiale.

Si un conflit ouvert semble peu probable tant le rapport des forces est défavorable à l’Iran, il est toutefois prévisible que Téhéran va se lancer dans une surenchère de déclarations enflammées sur la scène internationale et intensifier ses opérations secrètes menées par la force Al-Qods des pasdarans et ses services spéciaux, le Vevak. Des démonstrations de force ne sont pas non plus à exclure, en particulier des manœuvres aéronavales dans le Golfe persique et en mer d’Oman. A cette occasion, des incidents dus à des dérapages plus ou moins voulus sont également à craindre.

Enfin, employant une tactique de « contournement » qui lui est chère, Téhéran peut intensifier ses opérations secrètes en Afghanistan, en Irak, au Liban et à Gaza. Les mouvements rebelles et le Hezbollah libanais pourraient voir leurs approvisionnements en armes[4] et instructeurs considérablement augmenter.

Toutefois, les Iraniens savent pertinemment qu’ils ne doivent pas fournir à leur tour le prétexte à une intervention militaire américaine. En gros, sauf accident, ils savent jusqu’où ils peuvent aller.

Il reste l’inconnue de la politique israélienne dont le gouvernement ne rêve que d’une chose : anéantir l’effort nucléaire militaire iranien qui est considéré comme une menace existentielle pour l’Etat hébreu.


  • [1] Il est possible que la date de cette intervention n’ait pas été tout à fait choisie au hasard. En effet, l’attention du monde est effectivement focalisée sur le Japon. L’opération militaire en question a donc moins de retentissement dans les medias internationaux que cela n’aurait été le cas en période « calme ». A noter que le roi Abdallah, âgé de 86 ans, est rentré fin février d’une longue absence pour des raisons médicales.
  • [2] Le parti islamique Al-Wafa, le mouvement pour la vérité (Haq) et le mouvement du Bahreïn libre.
  • [3] A l’exception de la Libye où la production de 1,6 millions de barils/jour de pétrole est quasi arrêtée
  • [4] Les saisies de chargements d’armes en provenance d’Iran ont considérablement augmenté ces derniers temps. Soit les autorités douanières sont plus vigilantes, soit les expéditions sont plus nombreuses.

Source: http://www.cf2r.org/fr/notes-actualite/bahrein-arabie-iran-risque-un-embrasement.php

28/02/2011

Vacances en pays « chauds ». C’est le moment d’en profiter…

Publicité envoyée par un ami…

FDF

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Visitez ce lien, d’abord: http://www.mam-voyages.com/

 

Bonnes vacances…

23/02/2011

Les voilà !!!

Ca n’a pas traîné… Et ça va suivre. L’escalade révolutionnaire arabe prend un essor inquiétant… Les intégristes islamistes doivent se réjouir… L’invasion humaine a changé de tactique avec les nouveaux clandestins. On ne va pas tarder à voir le feu descendre du ciel. Ce n’est pas être défaitiste; c’est être réaliste…

FDF

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Deux navires de guerre iraniens en Méditerranée !

Deux navires de guerre iraniens sont entrés mardi après-midi dans les eaux de la Méditerranée après avoir emprunté le canal de Suez, a-t-on appris auprès de l’Autorité exploitant le canal.

Le ministère israélien des Affaires étrangères a appelé plus tôt dans la journée la communauté internationale à réagir « avec fermeté » à cette mission de la marine iranienne, considérée par Israël comme une « provocation ».

Les deux navires, venant de la mer Rouge, s’étaient engagés mardi à l’aube dans le canal, une première depuis la Révolution islamique de 1979.

Selon l’agence officielle iranienne Fars, les bâtiments en question sont le Kharg, un navire de ravitaillement et de soutien de 33.000 tonnes, et l’Alvand, une frégate de patrouille, tous deux de construction britannique.

Le Kharg a un équipage de 250 personnes et peut accueillir jusqu’à trois hélicoptères. L’Alvand est armé de torpilles et de missiles antinavires.

Les deux navires effectueront une visite « de routine » qui sera « de courte durée » en Syrie, a indiqué dimanche une source diplomatique iranienne.

« Il s’agit d’une présence militaire iranienne en Méditerranée sans précédent, et cela constitue une provocation à laquelle la communauté internationale doit réagir avec fermeté« , a déclaré à l’AFP le porte-parole du ministère Ygal Palmor, avant l’arrivée des bâtiments iraniens en Méditérranée.

Israël considère « avec gravité » l’envoi de ces deux navires en Méditerranée, a affirmé dimanche le Premier ministre Benjamin Netanyahu. Son ministre des Affaires étrangères, le faucon de la droite nationaliste Avigdor Lieberman, a parlé de « provocation ».

Israël considère l’Iran comme un danger stratégique majeur pour sa sécurité.

Un responsable du Conseil suprême de l’armée égyptienne a déclaré lundi soir à la TV privée Dream, que l’autorisation avait été donnée en vertu de la Convention de Constantinople datant de 1888 et qui autorise le passage de navires militaires par le canal de Suez…

Suite et source: http://tinyurl.com/4qgummc

22/02/2011

Dans l’ordre ???

Faites vos jeux, rien ne va plus !!!

FDF

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Liste non exhaustive… Et tout ça sans élections…

17/02/2011

L’onde de choc des révolutions arabes s’étend…

Pendant ce temps là, ils ne nous emmerdent pas; du moins, pas encore…
FDF

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Assaut de l’armée au Bahreïn, nouveaux heurts au Yémen.



La fronde dans le monde arabe ne faiblit pas. Les Libyens sont appelés jeudi à manifester contre le colonel Kadhafi. Au Bahreïn, la police a dispersé dans la nuit les manifestants qui campaient sur une place de la capitale. L’opposition parle de 14 morts.

• Au Bahreïn, la situation s’est brusquement durcie. Au terme d’un violent assaut, l’armée a délogé dans la nuit la centaine de manifestants qui campaient sur la Place de la Perle, dans le centre de la capitale Manama. Les forces anti-émeutes ont attaqué les protestataires sans sommation, à coups de gaz lacrymogènes mais également, selon l’opposition, de balles en caoutchouc et à fragmentation. Quatre manifestants ont été tués et 95 personnes auraient été blessées, selon l’opposition. Un journaliste américain a par ailleurs été passé à tabac.

Les manifestants occupaient depuis mardi la place, qu’ils ont renommée place Tahrir en hommage à celle du Caire. Jeudi, des chars ont fait leur apparition dans la ville. L’armée bahreïnie a annoncé avoir pris toutes les mesures «préventives et fermes pour rétablir l’ordre et la sécurité publiques»…

Suite et source: http://tinyurl.com/6kwq3mb

16/02/2011

Emeutes au Moyen Orient. La pandémie gagne du terrain…

Ce sont les islamistes radicaux qui doivent se frotter les mains. Leurs plans marchent à merveille… Les médias nomment ce phénomène des « contestations ». « Révolution » serait le mot le plus approprié.

FDF

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Des manifestants anti-gouvernementaux brandissent leurs chaussures en signe de protestation, le 15 février 2011 à Manama, Bahreïn.
Des manifestants anti-gouvernementaux brandissent leurs chaussures en signe de protestation, le 15 février 2011 à Manama, Bahreïn. Crédits photo : ADAM JAN/AFP
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Bahreïn, Iran, Yémen et désormais Libye : les manifestations se multiplient dans le monde arabo-musulman cette semaine.

La démission d’Hosni Moubarak, chassé du pouvoir par la rue en Égypte vendredi, a relancé les espoirs de changement dans plusieurs pays du monde arabe, théâtre d’importants mouvements de contestation en ce début de semaine.

Dernière nation touchée en date, la Libye du du colonel Kadhafi.Des émeutes, qui ont fait 14 blessés, ont éclaté dans la nuit de mardi à mercredi à Benghazi. Plusieurs centaines de personnes ont affronté des policiers renforcés par des partisans pro-gouvernementaux, après l’arrestation d’un militant des droits de l’homme . Cet avocat défendait la cause des manifestants, pour beaucoup des proches des prisonniers tués en 1996 dans une fusillade dans la prison d’Abou Slim à Tripoli. Les slogans «Benghazi réveille toi c’est le jour que tu attendais», le sang des martyrs n’est pas versé en vain», ou encore «le peuple veut faire tomber la corruption» ont fusé. Ces heurts interviennent à la veille de la «journée de colère» libyenne prévue jeudi, et relayée sur Facebook.

A Bahreïn, deux personnes sont mortes depuis lundi lors de la dispersion de manifestations antigouvernementales. Plus de deux mille personnes ont pris part mercredi aux obsèques de l’une des victimes, scandant pour certains «le peuple veut la chute du régime». Dans la capitale de Manama, des centaines de manifestants ont passé la nuit dans des dizaines de tentes érigées sur la place de la Perle, rebaptisée par les manifestants «Place Tahrir» (Libération), à l’instar de celle du Caire , épicentre du soulèvement contre Hosni Moubarak.

A la suite de ces deux décès, le ministre bahreïni de l’Intérieur s’est excusé et a annoncé l’arrestation des responsables présumés de leur mort au sein des forces de sécurité. Mardi après-midi, le roi avait également fait profil bas pour tenter de calmer les esprits. Dans un discours au ton conciliant, le monarque de ce petit royaume du Golfe gouverné par une dynastie sunnite, alors que 70% de la population est chiite a promis la création d’une commission d’enquête. «Les réformes se poursuivent à Bahreïn et ne s’arrêteront pas», a-t-il martelé.

Forte répression en Iran…

Suite et source: http://tinyurl.com/5t9mx7g

Iran: le gouvernement réfléchit sur la fabrication de vélos pour ces dames…

Si si…

FDF

Piqué à Libé…

26/01/2011

Iran: pendaison de deux opposants au régime… Et ce n’est qu’un début.

« Religion » d’amour, de paix et de tolérance…

Pauvres cons.

FDF

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Nique l’opposition !

 

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L’Iran a exécuté lundi par pendaison deux membres du parti d’opposition, les Moudjahidines du peuple, condamnés après les manifestations ayant éclaté dans tout le pays après la présidentielle de 2009.

Selon l’agence de presse officielle IRNA, Jafar Kazemi et Mohammad Ali Hajaghaei ont été pendus après la confirmation de leur peine de mort devant une cour d’appel. Ils étaient accusés d’avoir filmé et distribué des images des manifestations anti-gouvernementales après l’élection contestée de juin 2009.

Les deux hommes étaient également accusés de s’être rendu sur une base du groupe située en Irak, pour un entraînement.

D’après l’opposition, plus de 80 manifestants ont été tués lors de la répression de ces manifestations, alors que le gouvernement parle de 30 morts.

Merci à Chris pour l’info…

24/01/2011

Suite à l’affaire Ben Ali, le monde arabe se dévoile…

Et il va s’en passer, des choses… La Tunisie vit des émeutes.

Ce qui me fait le plus peur, c’est la répression suite aux inévitables autres émeutes qui ont déja commencé en Algérie, par exemple. Des tas de maghrébins vont vouloir venir se réfugier en Europe, plus spécialement en France, terre d’accueil et de prospérité pour les immigrés et sans-papiers de tous poils. C’est là qu’il va falloir nous montrer extrèmement prudents. La France ne pourra pas contenir cet afflux migratoire d’une importance aussi rapide qu’énorme. On va voir ce que vont faire nos politiques. Peut être vont ils se réfugier au Maghreb?

Petit tour des popotes:

Le Maroc est gouverné par Mohamed VI, le roi de l’inégalité sociale. Ca ne va pas tarder à pèter.

L’Algérie est gouvernée (officiellement) par Boutéflika (73 ans) depuis 11 ans, et des émeutes de plus en plus fréquentes secouent le pays. Le président n’en n’a que faire.

Bachar el Assad court sur la corde raide de la corruption en Syrie. Très pote avec la France et le Liban…

Jordanie: là aussi, la corruption est de mise. Abdallah II doit faire face aux piétinements des palestiniens.

En Lybie, le « Guide » Kadhafi pleure Ben Ali. Les loups ne se bouffent pas entre eux…

A 82 ans, un Moubarak vieillissant n’en finit plus de lâcher le pouvoir en Egypte. Sur fond de christianophobie, on finit par regretter le temps des pharaons. Eux au moins avaient une certaine prestance…

Au Yemen, Ali Abdallah al Salik doit faire face à une opposition qui refuse légitimement de lui laisser faire voter un amendement lui donnant le pouvoir à vie. Digne d’un pays à régime despotique d’Afrique noire. Les étudiants commencent à réagir.

Cerise sur le gâteau: l’Iran. Ahmadinejad le tyran fait tourner en bourrique l’Occident. Il n’en n’a rien à faire des Droits de l’homme et brandit la menace de la guerre nucléaire. Ses opposants ne font pas long feu.

Cette liste est loin d’être exhaustive. On peut s’attendre à l’embrasement du monde arabe d’ici peu. Avec toutes les conséquences que ça implique pour l’Occident…

Je ne voulais pas vous faire peur, mais faire réfléchir les adorateurs français, européens et occidentaux de la « religion » d’amour, de paix et de tolérance…




FDF

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23/01/2011

L’Algérie au fond du trou. Ses dirigeants continuent à creuser…

Abdelaziz Bouteflika est mal barré… Et il n’est pas le seul, là-bas, au Maghreb… La région s’embrase. Seul hic: « ils » vont tous rappliquer chez nous. Il nous reste peu de temps pour revoir à fond nos lois d’immigration. Le coup des « vases communicants », on connaît. Marine, vite !!!

FDF

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On le voudrait, qu’on ne pourrait pas rester indifférent à ce qui se passe en ce moment en Tunisie ou en Algérie. Ne serait-ce que parce que quand ça va mal au Maghreb, c’est toujours sur la France que ça retombe. Et ça se termine toujours par l’arrivée sur notre sol, décidément bien accueillant, de nouvelles vagues d’immigrés désespérés, qui, après un premier élan de remerciements émus et sincères pour le pays qui les accueille, ne tarderont pas, sous la houlette de nos associations « pousse au crime » de défense du droit des autres, à se plaindre qu’on ne leur « donne » pas assez.

Je ne vais pas m’éterniser sur cet aspect-là des révoltes maghrébines, les médias en ont débattu en long, en large et en travers, et vous savez à quoi vous en tenir. Non, ce que je voudrais partager avec vous aujourd’hui, ce sont les réflexions qui me sont venues à la lecture d’un article de l’Express de la semaine dernière qui portait, entre autres, sur la situation économique de l’Algérie. Parce que figurez-vous que le sort de mon pays de naissance m’intéresse encore, même si comme beaucoup des lecteurs de Notre Journal j’en aie été viré comme un malpropre. Oui, l’Algérie m’intéresse, parce que son avenir ou son absence d’avenir a un impact direct sur l’avenir de mes enfants. Elle m’intéresse, parce qu’on a beau dire, beau faire, nos racines, nous les conservons toute notre vie accrochées à nos semelles.

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Je suis retourné il y a quelques années en Algérie, où je n’avais pas mis les pieds depuis 1962, et j’ai été ému comme jamais. Emu et infiniment triste, non pas à cause de réminiscences de l’Algérie perdue – ma vie de petit Pied-Noir, il y a longtemps que j’en ai fait mon deuil. Mais ému par l’Algérie d’aujourd’hui, et par le sort désespérant qui est fait à ses habitants par un pouvoir intéressé à son seul profit. Parce que ces habitants-là, si on y réfléchit, ont été nourris de la même terre que moi. Quelque part, ils sont mes frères de lait.

J’ai voyagé un peu partout à travers le monde, et jamais, nulle part, je n’ai rencontré de gens aussi tristes, aussi désenchantés, aussi désespérés de l’avenir qu’en Algérie. Que ce soit au Cambodge, où les Khmers Rouges ont pourtant exterminé le quart de la population en quatre ans, en Birmanie ou même en Iran, où le mot « droit » n’existe pas, les gens espèrent, travaillent, se battent pour un avenir meilleur. A Oran, dans un café près du lycée Pasteur (anciennement Lamoricière), des professeurs m’avaient dit leur désespoir : pour eux, il était clair qu’il n’y avait pas d’avenir tant que le FLN serait au pouvoir. Et pour eux, le FLN était au pouvoir pour au moins cinq cents ans, parce qu’il détenait la force, avec l’armée, l’argent, avec le pétrole, le gaz et les métaux rares, et la connaissance, avec les enfants de ses dirigeants qui, eux, faisaient leurs études dans les meilleures universités américaines ou britanniques, pendant que les écoles algériennes fournissaient un savoir au rabais, quand elles n’étaient pas fermées au profit d’écoles coraniques. Alors il ne leur restait plus que le visa pour la France ou, à défaut, la « harraga » (brûler ses papiers et partir pour l’Europe sur un rafiot improbable, avec autant de chances de mourir en route que d’arriver).

L’Algérie, aujourd’hui, est au fond du trou : 97% des recettes de l’Etat viennent des hydrocarbures, et près de la moitié des algériens, quand ils travaillent, travaillent, sans aucune protection sociale, pour l’économie souterraine. Le salaire moyen est de 150 euros. L’Algérie importe entre 50 et 100% de sa consommation de base, céréales, lait, huile ou sucre. Le taux de fécondité est passé de près de 8 enfants par femme en 1960 à un peu plus de 2 en 2010, non pas pour des raisons culturelles, mais parce que les jeunes gens ne peuvent pas se marier, faute de logement et de travail. Et pendant que la population survit dans la misère, sans espoir, et avec une jeunesse qui « tient les murs », le budget du pays est excédentaire, ses réserves de change dépassent les 120 milliards d’euro, et ses dirigeants sont tous multi-millionnaires en euros. Et quand sous la pression de la rue le gouvernement se décide enfin à entreprendre des grands travaux, routes ou constructions, il fait appel à de la main d’œuvre chinoise, parce que la main d’œuvre algérienne est sous qualifiée et ne sait pas travailler !

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Tenez, pendant que j’étais en Algérie, j’ai eu l’occasion de constater à quel point tout tombait en ruine. L’hôtel que nous avions réservé à Oran nous avait été recommandé essentiellement parce qu’il était le seul à proposer de l’eau courante 24 heures sur 24 ! A Oran, qui en manque dramatiquement, près de 50% de l’eau potable se perd dans des canalisations usées, rouillées, percées de toute part. Dans la salle de bains de ma chambre, la chasse d’eau coulait à gros bouillons, et le robinet d’arrêt tournait à vide. Tous les robinets fuyaient. Pour obtenir de l’eau chaude, il fallait faire couler l’eau au minimum 10 mn. Le même constat dans toutes les chambres. Quand quelques jours auraient suffi à un plombier pour que plus une seule goutte d’eau ne se perde… Mais voilà ! Comme me l’avait expliqué, fataliste, le directeur de l’hôtel, pour faire venir un plombier, il faut en trouver un. Et des plombiers, il n’y en a pas, parce qu’il n’y a ni école, ni artisans plombiers pour former les jeunes ! Et c’est vrai pour à peu près tous les métiers…

Alors comment s’étonner que quand vous vous promenez sur le boulevard Front de Mer à Oran, tous les jeunes que vous croisez vous quémandent une recommandation qui les aiderait à obtenir le fameux visa. Leur seul espoir, leur seul rêve, c’est de partir. (lire le roman de Tahar Ben Jelloun, « partir »).

Tout ça pour ça. Et dire que si l’Algérie avait suivi l’exemple de l’Afrique du Sud, elle serait aujourd’hui un des dix pays les plus riches du monde (Claude Allègre, sur France 5). Quel gâchis !

Pour finir, et pour en revenir aux révoltes actuelles, je n’ai aucune idée de ce que la Tunisie ou l’Algérie vont devenir. Par contre je sais ce qu’elles ne vont pas être : des Démocraties. Parce que la notion de démocratie est totalement étrangère aux Arabes et encore plus aux musulmans, et parce qu’il n’y a pas d’exemple en ce monde de révolution qui ait profité in fine au peuple à qui on l’a fait faire.

Source: http://notrejournal.info/

06/01/2011

Eros versus Thanatos…

C’est vraiment des tarés. La saint Valentin est-elle une fête chrétienne? Je ne pense pas. Il vont bientôt obliger les iraniens à utiliser des préservatifs « halal », quand ils auront l’autorisation de baiser, bien sûr…

FDF

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Les commerçants en Iran se sont vu interdire la vente de cartes ou cadeaux pour la Saint-Valentin, une fête de plus en plus populaire dans la République islamique, a rapporté l’agence Ilna. »En vue de la Saint-Valentin le 14 février, le syndicat des responsables d’imprimeries a publié une directive interdisant l’impression et la distribution de tout produit faisant la promotion de ce jour« , indique l’agence Ilna.

« Imprimer et fabriquer tout produit en lien avec ce jour, qu’il s’agisse d’affiches, de boîtes, de cartes représentant des coeurs ou demi-coeurs, ou de roses rouges, est interdit ainsi que toute activité faisant la promotion de ce jour« , dit le syndicat dans sa directive. « Les points de vente qui violeront (cette directive) auront à faire à la justice« , met en garde le syndicat.

Depuis les années 80, le régime conservateur iranien lutte contre l’influence de la culture occidentale sur sa jeunesse. Mais la Saint-Valentin est devenue une fête populaire en Iran au cours de la dernière décennie, les jeunes gens s’échangeant des présents -fleurs, chocolat, parfum, ours en peluche…- ce jour-là.

Chaque année avant le 14 février, les boutiques des grandes villes se parent des décorations de circonstance et les restaurants de Téhéran affichent complets.

Cette fête a toutefois été vivement critiquée par les conservateurs qui considèrent que ce genre de célébration n’a pas sa place au sein de la culture islamique. Certains nationalistes iraniens ont également suggéré de remplacer la Saint-Valentin par Mehregan -un festival pré-Islamique qui a lieu début octobre- qui marque l’équinoxe d’automne et rend hommage à l’ancien ange perse de l’amour, Mithra.

 

 

Source :AFP-Figaro

 

22/12/2010

C’est Noël, offrez-vous un terroriste jihadislamiste…

Joyeux Noël …

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Une vingtaine de terroristes sunnites du Fatah al Islam, sortis d’un « camp palestinien » au Liban, se sont, apparemment, infiltrés en Grèce, en Allemagne et en France. Dans une note, classée ‘confidentiel défense’, les noms de trois terroristes jihadiques – Imad Karoum, Youssef Kayed et Ahmad Sidawi – sont cités. Après avoir gagné la Syrie, puis la Turquie, ils ont, semble-t-il, rejoint l’Europe en utilisant des filières clandestines. Des passeurs en Syrie puis en Turquie les ont acheminés, sans passeport, jusqu’en Grèce et en Bulgarie, où ils se sont fait établir de faux papiers d’identité pour quelques centaines de dollars. Certains de ces djihadistes ont été appréhendés à Sofia. D’autres ont été expulsés par les services grecs et bulgares. Certains, donc pas tous. Ces terroristes jihadiques sont des instruments entre les mains de certaines factions sunnites chez certaines puissances sunnites (factions jihadiques sunnites saoudiennes, irakiennes, yéménites, syriennes ?). Ils n’ont pas de problèmes d’argent. Ils peuvent rester des mois dans leurs maisons à attendre des consignes.

Je rappelle, pour mémoire, que depuis l’assassinat, du général libanais François al Hadj, le mercredi 12 décembre 2007, le Liban n’existe plus. A vrai dire, ce nouvel assassinat, n’était guère surprenant. Dans le quotidien libanais L’Orient-le-Jour, du 6 décembre 2007, on pouvait lire, les propos, tenus la veille, 5 décembre, par Samir Geagea, chef chrétien du Parti des Forces Libanaises : « Le dossier de la présidentielle se trouve désormais en Iran, hélas ». Samir Geagea avait également critiqué, à juste titre, le général Michel Aoun, auquel Geagea avait reproché d’offrir « une façade chrétienne à une république islamique ». Geagea avait encore ajouté que le fond du problème, c’était qu’« il existe une décision délibérée de torpiller l’élection présidentielle au Liban ». Parlant de la Syrie, M. Geagea avait affirmé : « Comme vous le savez, les Syriens sont à la fois le problème et la solution. Ils créent le problème, puis fixent un prix pour son règlement ». Geagea avait également ajouté que le chef du mouvement Amal (ndlr le chiite Nabih Berri) discutait au nom de son mouvement et au nom du Hezbollah : « S’il n’y avait que le mouvement Amal, la question aurait été réglée depuis longtemps ». A propos de la candidature du général Michel Sleiman aux élections présidentielles, Geagea avait affirmé que ce n’est pas la personne du général Sleiman qui faisait problème, mais le fait qu’elle allait exiger un amendement constitutionnel « et qu’elle perpétue la tradition de l’accession d’un militaire à la présidence de la République ».

Mercredi 12 décembre 2007, à 8h43, lexpress.fr lâchait la terrible nouvelle : « Un officier supérieur libanais et quatre autres personnes ont trouvé la mort dans un (…) attentat (…) dans la banlieue est de Beyrouth. (…) Plusieurs dizaines de personnes ont également été blessées par l’explosion survenue à Baabda, une localité chrétienne où se trouve le palais présidentiel. (…) L’officier tué est le général François al Hadj, chef des opérations au sein de l’armée libanaise. Il était pressenti pour succéder à l’actuel chef des armées Michel Sleiman, le candidat de consensus pour la présidence de la République. (…) Lundi (ndlr 10 décembre 2007), le président du parlement libanais (ndlr le chiite Nabih Berri, chef du Amal) a reporté l’élection présidentielle au 17 décembre. Il s’agissait du huitième report de ce scrutin à chaque fois ajourné en raison de divergences entre la coalition anti-syrienne au pouvoir et l’opposition soutenue par Damas. Les deux camps se sont mis d’accord la semaine dernière sur le nom du général Michel Sleiman, un chrétien maronite, pour le poste laissé vacant depuis l’expiration du mandat d’Emile Lahoud, le 24 novembre ».

Le 11 décembre 2007, soit quelques heures avant l’attentat, Le Salon Beige, reprenait, les propos, du journaliste libanais Maroun Charbel, sur le Liban : « Après avoir exigé du général Sleiman qu’il soumette pour approbation, avant son élection, le nom de chacun des membres de son nouveau gouvernement et des grands commis de l’Etat – ce qu’il a refusé de faire – l’opposition rejette ce soir toutes les formules d’amendement de la Constitution avant un accord politique global (…) Plus d’une voix s’est élevée à Beyrouth aujourd’hui pour souligner que les arguties constitutionnelles, le nom du prochain Premier ministre, etc. ne sont que des faux-semblants (…) Après la brèche ouverte en obtenant une invitation à Annapolis, Damas enfonce le clou en se faisant téléphoner deux fois par Sarkozy (ndmg – l’omniprésident à vocation universelle). En recevant le roi de Jordanie Abdallah II qui reçoit en ce moment, en visite officielle, le ministre syrien des Affaires étrangères. Abdallah II est très probablement le truchement du roi Abdallah d’Arabie Saoudite. Et là aussi les tractations vont bon train. Et l’équation est simple : un retour dans le giron de la communauté internationale des pays fréquentables contre l’une des cartes de la main syrienne. Le Liban ou la Terre sainte ».

De son côté, l’AFP, annonçait, le 12 décembre 2007 : « Un général de l’armée libanaise (…) responsable des opérations contre des rebelles islamistes l’été dernier, a été tué mercredi dans un attentat (…) François al-Hadj était chef des opérations l’été dernier lors des combats meurtriers entre l’armée libanaise et les islamistes du Fatah al-Islam dans le camp de réfugiés palestiniens de Nahr al-Bared, dans le nord du Liban. C’était aussi un proche du candidat favori à la présidence, le chef de l’armée Michel Sleiman. Selon plusieurs sources, il était pressenti pour le remplacer à la tête de l’armée après son éventuelle élection (…) L’attentat pourrait être lié aux événements de Nahr al-Bared qui ont fait plusieurs centaines de morts. (…), Pour le député de la majorité parlementaire anti-syrienne Boutros Harb, il s’agirait plutôt d’une réaction contre l’armée au moment où le général Sleiman faisait figure d’un candidat de consensus aux yeux de la majorité et de l’opposition soutenue par Damas ».

Dans L’Orient-le-Jour du 12 décembre 2007, on pouvait lire les propos tenus quelques heures avant l’attentat par Samir Geagea, chef du Parti des Forces Libanaises : « Ce qui s’est passé ces dernières semaines nous pousse à conclure que certaines parties ne veulent pas qu’un président soit élu ou bien désirent que l’État soit un État de façade, à l’instar de ce qui s’est passé entre 1990 et 2005 ». Geagea avait affirmé avoir été « surpris de voir que l’opposition est affublée de deux visages et de deux paroles. (…) Elle s’est empressée d’inventer des prétextes, les uns après les autres, afin de retarder l’opération électorale. (…) Aujourd’hui, nous sommes sûrs que l’opposition ne veut pas d’élection, et peut-être qu’elle ne veut pas de la République non plus », avait affirmé Geagea.

Encore le mercredi 12 décembre 2007, à 8h56, mediarabe.info commentait l’attentat et citait Adnane Ghamlouche, correspondant de la télévision Al Arabiya à Beyrouth : « L’armée libanaise, massivement déployée sur les lieux de l’attentat qui a tué le chef des opérations, le brigadier François al-Hadj, a arrêté deux individus. L’un des deux suspects serait un homme de grande taille, appréhendé à quelques mètres de la voiture qui a explosé au passage de la victime. L’homme serait barbu. Il a été conduit, avec le deuxième suspect, vers le ministère de la Défense. Il pourrait s’agir d’un islamiste barbu. Cette hypothèse rejoint l’hypothèse développée par certains analystes libanais, qui n’excluent pas une implication du Fatah Al-Islam dans l’attentat, dans le cadre d’une vengeance après sa défaite dans le camp de Nahr El-Bared, où François al-Hadj conduisait les opérations de l’armée ».

Mediarabe.info, toujours le mercredi 12 décembre 2007, à 7h10, par l’entremise de Khaled Asmar à Beyrouth, écrivait : « Lors d’une réunion du Front national progressiste, dirigé par le Baas au pouvoir en Syrie, Farouk Chareh, le vice-président syrien, a lancé une virulente offensive politique hier, un événement qui expliquerait, a posteriori, le nouvel attentat survenu ce matin au Liban (…) Farouk Chareh a affirmé en effet que ‘les amis et les alliés de la Syrie sont aujourd’hui plus puissants que jamais, même du temps où l’armée syrienne était présente au Liban’. Chareh, qui représente l’aile dure du Baas, et adepte à la confrontation généralisée, a ajouté que ‘personne ne pourra faire pression sur le président du Parlement Nabih Berri, sur le Hezbollah ou sur l’opposition, quand bien même aurait été sollicitée l’aide d’une puissance externe telle que les États-Unis ou Israël’. Évoquant l’élection présidentielle libanaise, le champion du Baas syrien (ndlr Farouk Chareh, le vice-président syrien) a précisé que son pays était attaché à l’entente entre toutes les parties au Liban et que la solution doit provenir des Libanais eux-mêmes (tout en les empêchant d’y parvenir). (…) Le vice-président syrien (ndlr Farouk Chareh) a insisté sur le choix du futur Premier ministre (ndlr libanais) et sur le tiers de blocage réclamé par l’opposition (ndlr libanaises pro-syrienne et pro-iranienne). Ainsi, (ndlr le vice-président syrien) Chareh a soutenu les conditions imposées par le Hezbollah et par le général Michel Aoun pour accepter de siéger au Parlement et élire le futur président. La majorité libanaise accuse la Syrie d’être derrière le nouvel attentat, puisque Chareh (ndlr le vice-président syrien) s’était félicité de ‘la fermeté avec laquelle Damas avait fait face aux défis, aux pressions et à toutes les tentatives visant à l’isoler’ et avait évoqué que Damas avait brisé l’isolement et avait obligé la communauté internationale à s’ouvrir sur la Syrie, voulant pour preuve les nombreuses visites de personnalités européennes, et plus particulièrement françaises (évidemment…). La Syrie estimait aussi avoir réussi à forcer la communauté internationale et arabe à normaliser leurs relations avec Damas, sans que la Syrie n’ait rien cédé ».

En résumé, on pouvait déjà retenir, à l’époque, ce qui suit. Le dossier de la présidentielle libanaise se trouve en Iran. Le général Michel Aoun veut offrir une façade chrétienne à une république islamique. Les Syriens sont à la fois le problème et la solution. Ils créent le problème, puis fixent un prix pour son règlement. Le chef du mouvement Amal (ndlr le chiite Nabih Berri) discutait au nom de son mouvement et au nom du Hezbollah. S’il n’y avait que le mouvement Amal, la question aurait été réglée depuis longtemps. L’officier tué est le général François al Hadj, chef des opérations au sein de l’armée libanaise. Il était pressenti pour succéder à l’actuel chef des armées Michel Sleiman, le candidat de consensus pour la présidence de la République. Damas enfonce le clou en se faisant téléphoner deux fois par Sarkozy. En recevant le roi de Jordanie Abdallah II qui reçoit en ce moment, en visite officielle, le ministre syrien des Affaires étrangères. Abdallah II est très probablement le truchement du roi Abdallah d’Arabie Saoudite. François al-Hadj était chef des opérations l’été dernier lors des combats meurtriers entre l’armée libanaise et les islamistes du Fatah al-Islam dans le camp de réfugiés palestiniens de Nahr al-Bared, dans le nord du Liban. L’attentat ressemble à une réaction contre l’armée au moment où le général Sleiman faisait figure d’un candidat de consensus aux yeux de la majorité et de l’opposition soutenue par Damas. Certaines parties ne veulent pas qu’un président soit élu. L’opposition pro-syrienne et pro-iranienne s’est empressée d’inventer des prétextes afin de retarder l’opération électorale. L’opposition ne veut pas d’élection, et peut-être qu’elle ne veut pas de la République libanaise non plus. Certains analystes libanais n’excluent pas une implication du Fatah Al-Islam dans l’attentat, dans le cadre d’une vengeance après sa défaite dans le camp de Nahr El-Bared. Farouk Chareh, vice-président syrien, a affirmé, que les amis et les alliés de la Syrie sont aujourd’hui plus puissants que jamais ; et qu’il est un adepte de la confrontation généralisée. La Syrie estime aussi avoir réussi à forcer la communauté internationale et arabe à normaliser leurs relations avec Damas, sans que la Syrie n’ait rien cédé.

Le dossier de la présidentielle libanaise se trouve en Iran. Le général « chrétien » Michel Aoun, allié du Hezbollah, de la Syrie et de l’Iran, veut offrir une façade chrétienne à une république libanaise islamique. La Syrie a reçu le roi de Jordanie Abdallah II qui est en réalité le truchement du roi Abdallah d’Arabie Saoudite. Ce qui n’a pas empêché et n’empêche toujours pas la Syrie de poursuivre sa politique terroriste. La Syrie a été invitée par Madame Rice à la Conférence d’Annapolis. Ce qui n’a pas empêché et n’empêche toujours pas la Syrie de poursuivre sa politique terroriste. L’opposition libanaise pro-syrienne et pro-iranienne ne veut pas d’élection présidentielle. Elle ne veut pas de la République libanaise non plus. Farouk Chareh, vice-président syrien, a affirmé, mardi 11 décembre, qu’il est un adepte de la confrontation généralisée. Quelques heures plus tard, soit ce matin 12 décembre, le général libanais François al Hadj est assassiné. L’Iran, sans lequel le Hezbollah et la Syrie ne sont rien, ne cesse donc de marquer des points. Le Liban, n’existe plus. Ni les USA ni l’Arabie saoudite n’ont bougé le petit doigt. Ce fut le premier fruit pourri de la Conférence d’Annapolis : les mollahs intégristes et génocidaires iraniens ont eu et ont encore le vent en poupe.

Le 22 mai 2007 nos médias racontaient que l’armée libanaise continuait de bombarder le « camp de réfugiés palestiniens » de Nahr al Bared, à proximité de Tripoli, dans le nord du Liban. Des « activistes » du mouvement islamiste Fatah al Islam étaient retranchés dans ce « camp ». Quelques 20 « activistes » du Fatah al Islam, 32 soldats et 27 civils étaient morts depuis le début des combats. C’étaient les combats les plus violents entre l’armée libanaise et des « activistes » depuis la guerre civile de 1975-1990. L’armée libanaise avait renforcé sa présence autour du camp de Nahr al Bared. Voilà pour la version officielle. En réalité, les douze « camps palestiniens » du Liban – et surtout celui de Nahr al Bared – étaient et demeurent de petites villes. Pire, c’étaient et ce sont des Etats (« palestiniens ») dans l’Etat (libanais). En vertu d’un accord aberrant entre les Libanais et les « Palestiniens », l’armée et la police libanaises n’ont pas le droit d’entrer dans ces « camps palestiniens ». Le Fatah al Islam est un mouvement terroriste jihadique, lié à Al-Qaïda, qui a été créé au Liban en novembre 2006. Le Fatah al Islam implanté au Liban se compose de terroristes « palestiniens », mais aussi de terroristes originaires de divers pays musulmans. Le Fatah al Islam avait assassiné des civils chrétiens libanais le 13 février 2007. Le Fatah al Islam avait participé au cambriolage d’une banque au Liban.

Ce sont des terroristes jihadiques sunnites de ce même Fatah al Islam qui, en ce temps de Noël 2010, se sont infiltrés en Grèce, en Allemagne et en France. Pour Noël, offrez-vous un terroriste jihadique.

 

source: Michel Garroté-drzz.info

16/12/2010

Savez vous pourquoi les musulmans prient dans les rues?

Et bien après avoir mûrement réfléchi, j’en ai déduit que c’était à cause de ça:

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Attentat-suicide près d’une mosquée en Iran: 39 morts

 

Un double attentat-suicide a fait au moins 39 morts et 90 blessés mercredi pendant une cérémonie chiite organisée devant une mosquée du sud-est de l’Iran, près de la frontière pakistanaise, selon l’agence de presse officielle IRNA. Un groupe armé sunnite de la région a revendiqué l’attaque.

L’attentat perpétré par deux kamikazes, d’après les autorités, a eu lieu devant la mosquée de l’imam Hussein, à Chahbahar. Il visait un groupe de fidèles lors d’une cérémonie de deuil à la veille de l’Achoura, date centrale du calendrier chiite, qui commémore la mort de l’imam Hussein, petit-fils du prophète Mahomet, dans une bataille au VIIe siècle. Parmi les 39 personnes tuées figurent trois femmes et un nouveau-né, selon un responsable de la médecine légale, Fariborz Ayati, cité par IRNA.

L’un des assaillants a fait sauter une bombe devant la mosquée et l’autre au milieu d’une foule de fidèles, a rapporté la télévision officielle, faisant état de l’arrestation d’un troisième individu. Les forces de sécurité ont tiré sur l’un des kamikazes sans parvenir à l’empêcher de déclencher ses explosifs, a déclaré le vice-ministre de l’Intérieur, Ali Abdollahi….

http://tinyurl.com/3xbekhq

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Mais non; j’déconne…



FDF

12/12/2010

Amitié irano-vénézuelienne: des missiles à portée des USA ?

Ca sent mauvais, tout ça, ça sent mauvais…

FDF

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L’Iran installe des missiles au Venezuela qui peuvent atteindre les USA.

Résultat de l’image de mollesse que projettent les États-Unis sous Obama. Aura-t-on droit à une sorte de remake de la crise des missiles cubains ?

Iran-ahmadinejad-chavez-gayLes « liaisons dangereuses »…

L’Iran projette d’installer des missiles à moyenne portée au Venezuela, selon des sources occidentales mentionnées dans un article de l’édition du 25 novembre 2010 du quotidien allemand Die Welt.

Selon l’article, une entente entre les deux pays a été signée au cours de la visite du président vénézuélien Hugo Chavez à Téhéran le 19 octobre 2010. L’entente, non divulguée auparavant, prévoit l’installation d’une base militaire gérée conjointement et le développement conjoint de missiles sol-sol.

Au moment où les membres de l’OTAN se sont entendus, lors du récent sommet de Lisbonne (19-20 novembre 2010) sur le développement d’une capacité de défense antimissile de l’OTAN pour protéger les populations et les territoires de l’Europe contre des attaques de missiles balistiques provenant de l’Est (à savoir, l’Iran), l’Iran riposte en établissant une base stratégique sur le continent sud-américain, le ventre mou des États-Unis.

Selon le Die Welt, le Venezuela a accepté de permettre à l’Iran d’établir une base militaire tenue par des officiers de missiles iraniens, des soldats de la Garde révolutionnaire iranienne et des agents de missiles vénézuéliens. En outre, l’Iran a autorisé l’utilisation des missiles en cas d’«urgence». En contrepartie, l’accord stipule que le Venezuela peut utiliser ces installations pour ses «besoins nationaux», ce qui augmente radicalement la menace pour ses voisins, tels la Colombie. Le quotidien allemand affirme que selon l’accord, des missiles iraniens Shahab 3 (portée de 1300-1500 km), Scud-B (285-330 km) et Scud-C (300, 500 et 700 km) seront déployés sur la base militaire projetée. Il rapporte que l’Iran s’est aussi engagé à fournir au Venezuela une expertise en matière de technique des fusées, y compris la formation intensive des officiers. […]

Source: http://www.postedeveille.ca/

07/12/2010

Iran: un résident permanent canadien condamné à mort !

TÉHÉRAN, Iran

Un résident permanent canadien né en Iran, Saeed Malekpour, a été condamné à mort en Iran où il est détenu depuis deux ans, selon le site People Without Nation créé par ses défenseurs sur WordPress.

«Après 40 jours et 40 nuits d’attente, la sentence a été prononcée hier [dimanche], explique People Without Nation. Saeed a été condamné à mort

Selon le blogue, les Gardiens de la Révolution iraniens ont eux-mêmes déterminé la sentence, ne laissant que peu de choix au juge.

Saeed Malekpour, un développeur web âgé de 35 ans qui vivait en Ontario, avait créé un logiciel permettant de déposer des photos sur des sites web. Le logiciel a par la suite été utilisé par un site pour adultes, mais à son insu, a-t-il toujours affirmé.

Après avoir créé ce logiciel, Saeed Malekpour s’est rendu en Iran, en 2008, afin de visiter des proches malades. Les autorités iraniennes l’ont alors arrêté et accusé d’agir à l’encontre de l’intérêt national, de faire campagne contre le régime, d’être en contact avec des entités étrangères et d’insulter la sainteté de l’islam.

Le 17 novembre, le député fédéral de Calgary-Est Deepak Obhrai a soutenu en chambre que Malekpour «n’a pas eu accès à un avocat».

«Je souhaite exprimer mon indignation devant la nouvelle de la détention illégale de Saeed Malekpour, un citoyen iranien et un résident permanent canadien, avait-il expliqué. Le gouvernement canadien, tout comme la communauté internationale, est résolu à tenir l’Iran responsable de cette situation et autres violations des droits humains.»

Le 20 novembre, People Without Nation a mis en ligne une pétition demandant au ministre canadien des Affaires étrangères d’intervenir auprès du gouvernement iranien.

Source: http://fr.canoe.ca/

06/12/2010

Nucléaire iranien: les puissances occidentales ont exprimé leur inquiétude.

Que du BIEN. « Ils ne nous veulent que du BIEN… La « religion » d’amour, de paix et de tolérance s’affirme de jours en jours….
Et pour cause…

FDF
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A quarante-huit heures de pourparlers très attendus entre Iraniens et Occidentaux à Genève, les premiers en quatorze mois, le programme nucléaire iranien continue de progresser à une allure préoccupante. Ce constat, tiré du 31e rapport des inspecteurs de l’AIEA sur l’Iran en huit ans, dévoilé le 23 novembre, a été martelé vendredi lors de la session du conseil des gouverneurs à Vienne, les puissances occidentales exprimant leurs vives inquiétudes face à la détérioration de la situation.

À Natanz, le principal site d’enrichissement d’uranium, situé à 250 km au sud de Téhéran, le rythme mensuel de production d’hexafluorure d’uranium (UF6), ce gaz tiré du minerai éponyme, pouvant théoriquement alimenter en combustible un réacteur ou une ogive nucléaire, s’est accéléré, tandis que le nombre de centrifugeuses alimentées, c’est-à-dire réellement opérationnelles, allait croissant. Les enquêteurs onusiens ont également pu constater que des tests de centrifugeuses de nouvelle génération se poursuivaient. Enfin, le site du réacteur à eau lourde IR-40 d’Arak, jugé proliférant par l’AIEA, reste toujours inaccessible aux inspecteurs, malgré les demandes répétées de Vienne.

«Un défi manifeste»

«Le refus par l’Iran de se conformer à ses obligations (nucléaires) constitue un défi manifeste pour l’intégrité du régime international de non-prolifération», s’emporte l’ambassadeur américain auprès de l’AIEA, Glyn Davies.

Des pourparlers doivent se tenir lundi et mardi à Genève, en Suisse, entre «E3+3» (France, Allemagne, Grande-Bretagne, États-Unis, Chine, Russie) et Iraniens, sous l’égide de la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton. Les États-Unis et l’UE se sont félicités de cette apparente volonté de revenir à la table des négociations, mais bien des incertitudes entourent la rencontre de Genève, dont aucun ordre du jour ne semble encore avoir été élaboré, d’après des diplomates proches du dossier.

Jeudi, le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a précisé avoir confié un mandat très explicite à son envoyé spécial sur les rives du lac Léman, le très austère Saïd Jalili: refuser toute discussion relative aux activités d’enrichissement d’uranium. Celles qui ont justement valu à l’Iran depuis 2006 des sanctions particulièrement sévères de la part du Conseil de sécurité des Nations unies. «Dans ces conditions, la rencontre pourrait se finir aussi vite qu’elle a commencé», ironise un diplomate occidental à Vienne…

Suite et source: http://www.lefigaro.fr/international/2010/12/03/01003-20101203ARTFIG00649-le-programme-nucleaire-iranien-progresse.php

04/12/2010

Erdogan menace la stabilité régionale avec son comportement de voyou et mégalomane.

Reçu par mail…
FDF

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La Turquie c’est comme l’Iran

Adapté par Albert Soued, http://soued.chez.com pour www.nuitdorient.com

Les documents dévoilés par WikiLeaks confirment la grande anxiété des Américains et des Européens quant au régime dangereux au pouvoir en Turquie. Maintenant, il y a déjà 2 entités au Moyen Orient contrôlées par les Frères Musulmans, le Hamas à Gaza et Erdogan à Ankara. On ne devrait pas être surpris de voir les liens fraternels entre le régime turc et le Hamas, l’Iran et le Hezbollah. Nous avons en face de nous des mouvements politiques islamiques qui utilisent tous les moyens pour prendre le pouvoir et menacer les autres. Dans le passé, la Turquie était un important ancrage pro-occidental au Moyen Orient et elle jouait un rôle stabilisateur, responsable et constructif. Aujourd’hui, elle est une menace et elle met en péril les régimes arabes, de même qu’Israël, devenant le point focal des chocs et des tensions. Erdogan menace la stabilité régionale avec son comportement de voyou mégalomane et son soutien à l’Axe du Mal.

Les régimes en Egypte et en Arabie Saoudite, l’Autorité Palestinienne et beaucoup d’autres sont troublés par ce nouvel élément agressif qui soudain émerge pour leur faire front. Alors que tout le monde sait que l’Iran est l’ennemi, le régime turc actuel se cache encore derrière la gloire des régimes qui l’ont précédé, amis de l’Occident. Il faut savoir que nous sommes face à un régime hostile qui n’a aucune intention de lâcher son pouvoir sur la Turquie.

Voici une dernière déclaration d’Erdogan à Beyrouth:


« La Turquie ne restera pas muette, dans le cas où une nouvelle guerre éclatait entre Israël et le Hamas ou le Hezbollah« ,


menace qu’il faut prendre au sérieux. Selon cette déclaration, dorénavant, la Turquie est un ennemi militaire potentiel, capable de s’embarquer dans une guerre contre nous.


Il faut chasser la Turquie de l’Otan

Nous n’avons pas le choix, le temps est venu de changer notre politique à l’égard du régime turc. Le fait qu’Erdogan rejoigne l’Axe du Mal, provoque des pays au Moyen Orient, sans payer un prix, ne doit pas nous laisser indifférents et nous oblige à réviser nos conceptions.

Le Congrès américain ne doit plus accepter des contrats d’armes avec la Turquie – notamment les avions furtifs F-35 qu’Ankara souhaite acquérir. Après tout, les secrets de ces jets peuvent tomber entre les mains de l’Iran ou peuvent être utilisés contre Israël. Si on veut qu’Israël continue à avoir un avantage technique dans le domaine militaire, on ne peut plus accepter de céder des armes sophistiquées à la Turquie.

Dorénavant, l’armée turque doit être considérée comme une armée ennemie.

Il est impensable que la Turquie puisse rester membre de l’Otan, alors qu’elle coopère militairement avec l’Iran et la Chine, 2 états considérés comme ennemis par l’Otan.

Selon WikiLeaks, la Turquie a transféré vers l’Iran de l’équipement nucléaire et militaire. Ankara a même annoncé que son armée de l’air menait des exercices conjoints avec la Chine. Comment peut-on faire confiance à un tel pays, alors qu’il peut transmettre les secrets de l’Otan à ses ennemis. Avoir la Turquie comme membre de l’Otan, c’est comme si l’Iran était également membre.

Le Ministre des Affaires Etrangères turc, considéré comme un homme dangereux par les Américains, joue, bien sûr, à l’imbécile à Washington. Pourtant on doit lui dire clairement et à ses maîtres qu’à partir de maintenant le Congrès surveillera étroitement les relations avec la Turquie. Si ce pays reprend un rôle responsable au Moyen Orient, les Etats-Unis pourront l’aider. S’il continue à proférer des menaces, avec un comportement de voyou, l’Amérique devra la sanctionner, comme elle l’a fait avec la Syrie.

Après tout, quelle différence y a-t-il entre la Turquie et la Syrie, quand ces 2 pays aident les terroristes ? Pourtant le régime des Assad est laïc et somme toute responsable – Assad a demandé à Erdogan qu’il se calme, après sa rage dans l’affaire de la flottille – alors que le gouvernement turc actuel ressemble étrangement aux Frères Musulmans.

Erdogan ne rate pas une occasion pour s’attaquer à Israël de la manière la plus sauvage. L’Europe a déjà changé son attitude à l’égard de la Turquie et, aujourd’hui, elle n’a aucune chance d’entrer dans l’Union Européenne. Le temps est venu pour le Congrès américain de s’occuper sérieusement de cette menace turque grandissante.

30/11/2010

Le «double discours» des dirigeants arabes face à l’Iran.

WikiLeaks : les ambiguïtés arabes étalées au grand jour…

Mahmoud Ahmadinejad et le roi Abdallah, en 2007. Le monarque saoudien apparaît comme un virulent opposant au président iranien.
Mahmoud Ahmadinejad et le roi Abdallah, en 2007. Le monarque saoudien apparaît comme un virulent opposant au président iranien. Crédits photo : HASSAN AMMAR/AFP

Les positions anti-iraniennes des dirigeants du Golfe pourraient faire le jeu de leurs opposants islamistes. Les révélations de Wikileaks accréditent l’idée répandue du «double discours» des dirigeants arabes face à l’Iran.

Même si le Hamas palestinien, le Hezbollah libanais ou les succursales d’al-Qaida au Moyen-Orient restent discrets, nul doute que les révélations de WikiLeaks vont faire le jeu des radicaux islamistes, engagés dans la lutte contre les pouvoirs en place à Riyad, Sanaa ou Ramallah.

«C’est extrêmement embarrassant pour les régimes arabes modérés alliés de Washington, qui risquent de perdre le peu de crédibilité qu’il leur reste auprès d’opinions publiques désabusées», affirme un diplomate arabe, qui ajoute: «Ces fuites vont donner encore plus de poids aux arguments des extrémistes, qui peuvent dire maintenant: on vous l’avait bien dit, nos leaders tiennent un double discours.» Celui-ci est mis à nu par WikiLeaks, en particulier sur la menace nucléaire iranienne. Officiellement, les dirigeants du Golfe s’opposent à des frappes militaires occidentales, qui les mettraient en première ligne d’éventuelles ripostes iraniennes. En fait, leur posture est tout autre. Dans leurs discussions avec des responsables américains, les dirigeants arabes du Golfe appellent Washington à frapper les installations nucléaires iraniennes, vues comme une menace existentielle pour leurs pays. C’est le monarque saoudien qui est le plus virulent. À plusieurs reprises, le roi Abdallah a demandé aux Américains de «couper la tête du serpent» iranien. Son voisin, le roi du Bahreïn, Cheikh Hamad, ne dit pas autre chose quand il affirme, le 1er novembre 2009 devant le général David Petraeus, que «ce programme doit être stoppé» car «le danger de le laisser se poursuivre est plus grand que celui de l’arrêter».

Tensions communautaires

Le président yéménite, Ali Abdallah Saleh, est lui aussi rattrapé par ses confidences aux Américains. «Nous continuerons à dire que ce sont nos bombes» qui visent le réseau al-Qaida, dit-il d’après un câble envoyé par l’ambassadeur américain à Sanaa, alors qu’il s’agit de frappes américaines, impopulaires au Yémen. Selon un autre document, le numéro un yéménite se plaint devant le général Petraeus du trafic d’armes et de drogue en provenance de Djibouti, mais pas de la contrebande de whisky «pourvu que ce soit du bon whisky» – pas de quoi rehausser son crédit dans un pays musulman conservateur.

De nombreux documents font également état du souci de pays du Golfe d’acquérir des armements américains. D’onéreuses acquisitions, mal vues par les populations, et qui sont régulièrement dénoncées par les radicaux islamistes comme la preuve d’un «complot américain»…

Suite et source: http://tinyurl.com/39jk79g

29/11/2010

Echos du monde islamiste…

POT POURRI POLITIQUE sans PERIODICITE ni PRIORITE

Albert Soued et www.nuitdorient.com – N° 24 – le 30 Novembre 2010

Irak


– Les Chrétiens d’Irak étaient protégés par le régime dictatorial de Saddam Hussein. Depuis l’intervention américaine en 2003, au profit de la majorité shiite, ils sont devenus la cible de violentes attaques. En 7 ans, la population chrétienne a été divisée par plus de 2,7 ne comptant plus que 0,5 million de membres. Les Chrétiens ont d’abord fui le désordre et l’anarchie, ensuite les discriminations de la shia’h, puis les attentats d’al Qaeda les visant. En octobre, une attaque contre une église s’est soldée par 58 citoyens chrétiens tués et des dizaines de blessés. D’autres attaques ont suivi contre cette minorité, 13 en 2 semaines. Le président kurde Jalal Talabani leur a proposé de se réfugier en zone kurde au Nord, plutôt que d’émigrer. Le chef du Parti de l’Union Patriotique kurde a précisé « Il est nécessaire et urgent de déployer des forces armées pour protéger les églises et les maisons où vivent les Chrétiens »
– Grâce à l’appui de l’Iran, la situation post électorale s’est débloquée au profit d’une continuité du pouvoir, Nouri al Maliki restant 1er ministre bien que son parti soit arrivé 2ème aux élections législatives; ceci au détriment d’Ayad Allawi, également shiite, mais ancien baathiste et chef du bloc al Iraqiya, en tête de la consultation. En prison depuis 7 ans, l’ex-ministre des Affaires Etrangères de Saddam Hussein, Tareq Aziz, chrétien, vient d’être condamné à la pendaison. Ayad Allawi a précisé qu’Aziz était son ami…


Iran


Le régime des Ayatollahs ne semble toujours pas avoir bien compris ce qu’est une ambassade étrangère. L’ambassadeur d’Iran à Paris a été convoqué au Quai d’Orsay qui lui a exprimé la ferme condamnation des actes de violence commis à Téhéran en violation de la convention de Vienne de1961. Des policiers iraniens en civil ont frappé 2 diplomates français et ont arrêté des invités lors d’un concert à la résidence de l’ambassadeur Bernard Poletti. Ils voulaient empêcher l’entrée d’un employé Iranien. Le ministre français a précisé que


« des normes imposent au pays hôte des obligations particulières, notamment de prendre des mesures appropriées pour que les missions diplomatiques puissent accomplir leur travail, en respectant les accords internationaux signés par l’Iran ».


Autorité palestinienne (AP)


Selon le Service de Recherche du Congrès américain, l’AP est le plus important récipiendaire de l’Assistance Etrangère dans le monde, ayant reçu 1,2 milliard $ en 2009 et recevant 1,8 milliard $ en 2010 dont 0,55 venant des Etats-Unis. A cela s’ajoute l’aide reçue par l’intermédiaire de l’Unrwa, organisme de l’Onu totalement dévoué depuis 62 ans aux soi-disant réfugiés palestiniens, soit un milliard $, alimenté à concurrence de 27% par les Etats-Unis. De plus, l’Amérique a consacré 0,4 milliard $ en 2007/10 pour former et équiper 3100 soldats des forces de sécurité de l’AP, forces qui éventuellement pourraient se retourner contre Israël. Dans le futur, il est prévu de former et d’armer 5 autres bataillons de 500 hommes.


Egypte


Cette semaine auront lieu des élections législatives, avant les élections présidentielles de 2011. Bien qu’elles soient « sous contrôle », ces élections donneront néanmoins une indication sur les éventuelles avancées du groupe des Frères Musulmans dans le pays, — « frère d’al Qaeda et père du Hamas » —  et seul concurrent sérieux du parti du Président Moubarak. Les Frères Musulmans sont tolérés, mais étroitement surveillés. Ils constituent l’alibi majeur contre l’institution d’une véritable démocratie et de la transparence dans les élections.

Moubarak n’a jamais nommé un vice-président et souhaiterait que son fils Gamal lui succède, malgré les réticences des caciques de son parti. A défaut, soit il se représente pour 6 ans de plus, malgré sa santé précaire (il a 82 ans et il règne depuis 1982, soit 28 ans), soit il cède la place provisoirement à Omar Souleiman, le chef du Renseignement, 74 ans et homme de liaison avec Israël – qui préparerait l’arrivée de Gamal.

Jordanie

Il y a 3 semaines, les Jordaniens (1,25 millions sur une population de 6,4 millions d’âmes) ont élu 120 députés à la Chambre des représentants ou députés du Majlis, soit 10 de plus que dans la dernière Chambre, avec un quota doublé de 12 femmes et de 12 places pour les minorités.

Mais la loi électorale — qui favorise les tribus et la campagne au détriment des Palestiniens des villes — est contestée par le parti des Frères Musulmans (le FAI, Front d’Action Islamique) qui a appelé au boycott et qui a retiré ses candidats de la course qu’il a estimé « truquée ». Pourtant ces élections ont eu lieu sous haute surveillance internationale, dans une transparence remarquable pour la région (20 partis, 763 candidats, 2,4 millions électeurs couverts par 3500 observateurs et 1200 journalistes !) et le taux d’abstention n’a pas dépassé 47% (contre 41% lors des élections de 2007, sans défection du FAI), ce qui est en soi une défaite des Islamistes.

Les 2/3 des élus sont des néophytes, anciens fonctionnaires ou membres de tribus, fidèles au roi. En Jordanie, le Roi choisit le 1er ministre — aujourd’hui M Rifai — qui forme le gouvernement, en fonction des résultats des élections. Le Roi nomme aussi les 60 sénateurs de la Chambre Haute.


Arabie saoudite


Malgré le 9/11 où étaient impliqués en majorité des terroristes de la bourgeoisie saoudienne, certains membres de l’oligarchie royale continuent de financer la terreur et al Qaeda, quitte à déstabiliser le pouvoir du roi Abdallah. Pourtant le pèlerinage de la Mecque, qui a réuni près de 3 millions de Musulmans, s’est déroulé pour la 1ère fois sans incident majeur. L’infrastructure des communications entre cités a été améliorée, mais surtout le prince Naef, ministre de l’intérieur, assurait l’intérim du pouvoir royal. Naef est de fait l’héritier du trône, car ceux qui sont supposés l’être avant lui ont un âge très avancé et une santé précaire. Lui-même n’est pas très jeune et c’est son fils qui mène la lutte contre les terroristes locaux qui cherchent à s’emparer du pays. Pourtant Naef est un conservateur s’opposant aux réformes entreprises timidement par Abdallah depuis 2005. L’Arabie saoudite reste un des pays les plus totalitaires au monde enseignant à tout enfant à l’école que le principal ennemi de l’Arabie reste l’infidèle, qu’il soit juif, chrétien ou shiite… Avec Naef et ses sbires, avec les oulémas wahabites qui contrôlent le pays, l’Arabie n’évoluera ni vers la démocratie, ni vers le modernisme, ni vers la libération de la femme.


Israël


– Le  Colonel Zvika Haimovitch du corps de défense aérienne a précisé lors d’une récente conférence à Jérusalem que le ciel Israélien sera hermétiquement protégé contre tout missile de toute portée, au plus tard en 2015, par la combinaison de plusieurs types d’intercepteurs (Arrow III, la fronde de David, Iron Dome) et de satellites kamikaze dans l’espace.

– Le village de Ghajar se trouve à la frontière de trois pays, Israël, Liban, Syrie. Les habitants de ce village sont des arabes musulmans alaouites. Ils s’étaient battus pour obtenir la seule nationalité qui leur permette de vivre dans un état libre et démocratique, la nationalité israélienne. Mais voila que pour satisfaire aux exigences de l’ONU, Israël a accepté de se retirer de ce village qui devrait revenir au Liban. Les habitants de Ghajar ne veulent pas devenir Libanais, mais rester Israéliens.

– Le nombre de jeunes gens dispensés du service militaire a plus que doublé en une trentaine d’années, parvenant au taux de 26%, soit plus d’un conscrit sur 4, pour raisons religieuses pour la moitié des exemptions, mais aussi pour raison de santé, criminelles ou de résidence à l’étranger. Or le manque n’est ressenti qu’au niveau logistique et administratif, les unités de combat refusant des candidatures. La foi dans l’armée reste cependant à un niveau élevé, soit près de 80%, malgré les appels bruyants à la désertion de certains groupes marginaux et rétrogrades.

– 180 000 Arabes de l’AP ont été traités l’an dernier dans des hôpitaux Israéliens et plusieurs milliers d’entre eux ont été acheminés d’urgence par des ambulances d’Israël.

Etats-Unis

– Bien que l’Arabie ne se soit pas conduit comme un allié des Etats-Unis en plusieurs circonstances (financement du terrorisme, enseignement de la haine de l’Occident, non participation à la stabilisation du prix du pétrole…), le puissant lobby pro-arabe et l’administration Obama ont réussi à faire admettre la nécessité de lui vendre du matériel militaire sophistiqué dans les 15 prochaines années, notamment 84 jets de combat F-15 et 175 hélicoptères d’attaque. Certains membres de la nouvelle Chambre issue des élections de mi-mandat cherchent à s’opposer à ce « contrat du siècle » de 60 milliard $, avec les arguments qu’il déséquilibre les forces au Moyen Orient et que le régime saoudien ne serait pas aussi stable qu’on le pense. Avec peu d’espoir d’y parvenir.

– Il est manifeste que depuis qu’elle est au pouvoir, l’administration Obama (le président et sa centaine de conseillers) cherche à enlever à Israël ses moyens de défense et de dissuasion, aussi bien sur le plan diplomatique que militaire: l’insistance sur le gel de la construction en Judée Samarie, bien que celle-ci soit marginale, la non opposition aux diverses déclarations destinées à délégitimer Israël (des monuments bibliques devenus Musulmans par miracle, caveau des Patriarches, tombes de Rachel et de Joseph, mur Occidental du Temple …), la non opposition à la levée de l’ambiguïté nucléaire nécessaire à Israël, la non opposition aux tentatives de forcer le blocus de Gaza, entité ennemie affiliée à l’Iran (les diverses flottilles), la vente massive d’armes à l’Arabie saoudite, repaire du wahabisme et source du terrorisme…

France

– Communiqué consulaire: En présence de plusieurs hauts responsables français ainsi que de plusieurs représentants de l’Ambassade de Palestine en France (?), le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a décoré à Paris le député médecin Moustapha Barghouti, secrétaire général de l’Initiative Nationale Palestinienne, de la plus haute distinction française, la Légion d’honneur. Cette décoration porte une valeur symbolique, car elle survient le jour de la fête de l’indépendance de la Palestine (?). Parmi les raisons qui ont poussé la France à accorder les insignes de la Légion d’honneur à Moustapha Barghouti, le ministre a cité son travail dans le domaine de la santé, son parcours de résistant pour la liberté et l’indépendance de la Palestine et son rôle pionnier dans l’établissement de l’Initiative Nationale Palestinienne en faveur de la liberté, d’une paix juste, de la démocratie et de la justice sociale.

Mustafa Barghouti dit qu’il faut frapper Israël là où ça fait mal comme le fait la campagne de Boycott, Désinvestissement et Santions, (BDS) campagne pourtant illégale en France.

Il y a une dizaine de jours, Bat Ye’or devait présenter son livre — L’Europe et le Spectre du Califat, éd. les Provinciales — dans le cadre du Cape, centre de rencontre réservé aux journalistes.

Sous divers prétextes fallacieux, la conférence a été annulée, ce qui est rarissime dans cette institution, sans doute sur intervention directe du Quai d’Orsay. En censurant Bat Ye’or, le Quai d’Orsay montre qu’il craint que la vérité ne jaillisse, et confirme que l’islamisme dispose désormais de connivences au plus haut niveau en Occident.

Voir détails dans www.veroniquechemla.info.

28/11/2010

L’administration Obama reste résolument hostile à Israël…

A lire…

FDF

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Elle jette en ce moment toutes ses forces dans la bataille destinée à faire céder Binyamin Netanyahu et le gouvernement israélien. Elle fait des propositions conditionnelles mirobolantes : une livraison d’avions F 35 contre un gel des constructions en Judée-Samarie et contre une assurance que les Etats-Unis continueront à se tenir du côté d’Israël aux Nations Unies. Netanyahu se voit d’ores et déjà critiqué par certains pour avoir manifesté l’intention d’accepter.

En fait, je dirai qu’il gagne du temps, car il sait que bientôt l’administration Obama se trouvera très dépourvue. Il sait aussi que Barack Obama gardera des capacités de nuire, et a pour ferme intention d’en finir avec le conflit israélo-arabe d’une manière très néfaste pour Israël. Je détaille tout ce que prépare Obama dans le prochain numéro de l’excellente revue Israël magazine (1).

Netanyahu sait aussi qu’il y a, derrière le comportement de l’administration Obama, une volonté de focaliser l’attention internationale sur Israël, pendant que la même administration Obama fournit des armes en quantité inquiétante à l’Arabie Saoudite, et sabote l’Otan de l’intérieur en y renforçant la position de la Turquie, alliée de l’Iran (voilà que le dispositif de défense anti-missiles américain qui devait être déployé en République tchèque et en Pologne le sera sur le territoire turc).

Il sait aussi que l’administration Obama entend permettre à l’Iran de gagner du temps et d’avancer vers l’arme nucléaire. Et il sait que celle-ci constituerait un péril mortel pour Israël.

Fort heureusement, des gens très inventifs, des génies de l’informatique (on ne sait pas qui, et je me garderai d’énoncer des hypothèses, même si j’ai des idées sur le sujet), ont mis au point un virus extraordinaire qui permet de placer en suspens la question de savoir s’il faut frapper ou non. De fait, pourquoi frapper si l’ennemi est mis hors d’état de nuire d’une autre façon ? Or, ce virus extraordinaire, Stuxnet, agit depuis plusieurs semaines sur les ordinateurs du programme nucléaire iranien, qui se trouve gravement infecté.

Et selon des rapports dignes de foi rédigés par divers organismes scientifiques, Stuxnet apparaît avoir été conçu tout spécialement pour faire dysfonctionner les centrifugeuses iraniennes, et pour susciter une variation erratique de leur vitesse de fonctionnement, qui les conduit à l’autodestruction.

Faut-il le dire ? L’autodestruction empêche la production d’uranium enrichi, et sans uranium enrichi…

J’écrivais dans la « Septième dimension » que les guerres du futur auraient une dimension virtuelle et passeraient par l’immatérialité. J’écrivais aussi que, quand bien même l’intelligence et l’innovation n’étaient pas nécessairement l’apanage des sociétés ouvertes, celles-ci, par leur aptitude à produire du capital intellectuel et à susciter de la créativité, avaient la possibilité de garder plusieurs longueurs d’avance et les garderaient sans aucun doute.

Ceux qui connaissent la véritable histoire des années Reagan (j’ai traduit, annoté et préfacé les Ecrits personnels de Ronald Reagan, et il en reste des exemplaires disponibles), savent que c’est très largement par le lancement du programme d’Initiative de défense stratégique, que l’administration Reagan a annihilé la possibilité, pour l’Union soviétique, d’inspirer la peur et de conquérir, ce qui a conduit à l’effondrement qu’on sait. L’intelligence américaine a permis à l’époque de gagner : sans qu’il soit nécessaire de tirer un seul coup de feu.

Ceux qui, plus tard, écriront l’histoire du Proche-Orient, auront sans aucun doute des récits passionnants à faire sur le rôle de virus informatiques bien conçus, dans la mise hors d’état de nuire d’un régime profondément néfaste, installé à Téhéran depuis trop longtemps. L’intelligence de quelques-uns pourrait permettre de gagner.

On ne sait pas qui sont ces « quelques uns ». Officiellement on ne sait pas. Mais j’ai des idées sur le sujet, et je parie que vous qui me lisez, vous avez des idées sur le sujet vous aussi.

Guy Millière

(1) http://www.israelmagazine.co.il/

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