Francaisdefrance's Blog

20/02/2012

Vous ne pourrez plus aller sur Internet sans carte d’identité électronique !

La liberté d’expression: oubliez ce terme. La répression: vous allez y goûter…

Si nous n’avons plus Internet pour répandre la vérité et informer les peuples, nous reviendrons à des méthodes de résistance plus ancestrales… Et ce ne sera plus du virtuel.
FDF

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Exclusivité WikiStrike – Version 3.0

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La source est un lien IRC (16h50 le 19 février 2012) qui a disparu quelques instants après. Nous avons cependant pu le suivre, et ce que l’on en a lu fait froid dans le dos. Voici ce à quoi il faut se préparer. Vous comprendrez pourquoi le ménage actuel dans les réseaux sociaux.

 

Exclusif, tiré d’un e-mail crypté envoyé directement de la maison blanche : Barrack Obama a appelé les chefs d’états des principaux pays du monde afin de discuter de la sécurité et du contrôle de l’information sur Internet afin de, éventuellement, demander aux différents F.A.I. de par le monde de cesser leur activités en attendant qu’un Internet 3.0 soit mis en place. Cet Internet serait contrôlé par chaque gouvernement et l’accès ne serait possible qu’après passage d’une carte d’identité électronique dans un lecteur de carte à puce officiel.

Ghisham Doyle pour WikiStrike

Source: http://www.wikistrike.com/

17/02/2012

Face à la montée des coutumes islamistes, une expression libre appelle à la résistance sur Facebook.

Ouhais……………….

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Facebook? Mais c’est de la modernité occidentale, ça !!! C’est « haram » !

Les Tunisiens commencent à déchanter de cette démocratie nouvelle… Ils l’ont voulue et se sont fait manipuler. La charia va certainement les calmer.

FDF

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Le voile se prend dans la toile…

« Les foulards côtoient les cheveux dans le vent. Comme ailleurs. Pas plus qu’ailleurs. Il parait que les marchands de tissus noirs ou marron pour la confection des burqas, gagnent beaucoup d’argent. On en voit peu, pour autant. Et un journal tunisois a publié une enquête selon laquelle 35 % des femmes portent le foulard en Tunisie.

Le muezzin peut s’égosiller, le Tunisien vaque à ses occupations. Il est en très grande majorité musulman, fier de l’être.

L’ombre de l’Islam n’en jette pas moins un voile sombre sur sa révolution. Chaque fois que des suspects sont repérés avec des armes, on imagine que ce sont des salafistes (intégristes musulmans). Des jeunes gens à la barbe longue font du zèle à l’entrée des mosquées, parfois. Même si c’est marginal, pacifique, peut-être même orchestré depuis l’extérieur du pays, cela peut créer un malaise.

Le parti Ennahda a remporté les élections, et c’est une victoire des Islamistes. « Ils tentent d’imposer des choses, mais on ne se laissera pas faire », assure un cadre haut et fort.

Comme pour illustrer son propos, en ce début d’année émerge un débat sur le mariage coutumier, qui peut s’apparenter à un retour à la polygamie Comble : une femme ministre d’un parti laïque, n’y serait pas opposée. Mais les éditorialistes des journaux sont montés au créneau pour la rappeler à la raison, sans la ménager. Preuve que la société civile ne s’en laissera pas compter. Notre cadre signale haut et fort, au milieu d’une assemblée fournie, qu’il « est athée ». Un intellectuel raconte qu’il a mis sur sa page Facebook, à la date du 14 janvier 2011 : « Ben Ali dégage ! » Et à celle du 14 janvier 2012 : « Ennahda dégage ! »

La Tunisie révolutionnaire, c’est aussi cela. Des rigoristes aux pouvoirs et une grande liberté dans les médias et sur le net. Le voile se prend dans la toile.

Notre intellectuel reste persuadé que « la société civile ne permettra pas que les religieux confisquent la révolution ». Parce qu’elle peut s’exprimer, parce qu’il y a Internet, qui a largement contribué à cette révolution, qui doit sauver une démocratie nouvelle. »

J-Y.M.
Source: http://www.leprogres.fr/

19/01/2012

Censure: SOPA et PIPA, deux lois qui pourraient changer « l’Internet mondial »…

La liberté d’expression… Un acquis bafoué de plus en plus. Un projet de loi liberticide nait aux USA et permettrait de censurer n’importe quel site sous le simple prétexte de « présomption »… Si ça passe, ça va faire mal.Les sites hébergeant les internautes sont dans le collimateur. Mais ils réagissent, fort heureusement.

L’inquisition des temps modernes aura du mal de passer.

FDF

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Comment l’Internet américain décide de se battre contre le pire projet de loi liberticide qu’ils aient pu connaître : SOPA et PIPA.

La bataille risque de faire rage entre plusieurs grosses entreprises, et l’affiche est vraiment alléchante.

L’enjeu de la bataille ? : Toujours le même : La liberté d’expression sur le net.

C’est effectivement en ce moment qu’a lieu, au Congrès américain, le vote de la loi dit du « Stop Online Piracy Act » (SOPA) et du « Protect IP Act » (PIPA) des noms ronflants pour deux lois destinées à condamner « les méchants pirates du net qui diffusent les oeuvres gratuitement » et pour la « protection des gentils ayant droit sans lesquels la culture n’existerait pas« , c’est-à-dire l’équivalent de notre Hadopi mais dans une version musclée aux stéroïdes.

Cette fois-ci, les ayant droit ne s’attaqueront pas aux internautes, mais aux sites eux-mêmes, permettant sur simple présomption de culpabilité :

– De les faire bloquer arbitrairement leur accès.
– De couper leurs revenus publicitaires.
– D’effacer leur existence des moteurs de recherches.

Et ce, sans aucune possibilité de recours extérieurs.

Étrangement, mis à part dans les milieux geeks, j’ai vu peu de site d’information aborder le sujet, pourtant, si ces lois devaient arriver, c’est tout l’Internet mondial qui serait pénalisé, étant donné que les sites les plus important du net sont domiciliés aux USA. Si jamais cette loi décide de s’attaquer à Google, YouTube, Facebook ou Twitter, (même si ces derniers cas est peu probable) les lois SOPA et PIPA pourraient être un moyen de tout simplement censurer le net : « Tu retires cette vidéo de ton site, sinon je le fais fermer immédiatement et sans aucune contrepartie. »

« Arrêtez la censure du net »
Contre SOPA. Promouvoir la liberté. Protéger internet. »

En ce jour du mercredi 18 janvier 2012, des sites ont décidé d’organiser une journée « black-out » c’est-à-dire de faire la grève du net, afin de protester contre le vote de cet loi. L’exemple le plus notable est Wikipédia qui affiche un superbe mur noir lorsqu’on cherche à accéder à sa version anglaise :

Des milliers d’étudiants américains à la bourre sur leur devoir sont sûrement en train d’hurler en voyant ça.

Elle sera aussi suivie par le site Internet de Michael Moore, Free Internet Press, le jeu en ligne Minecraft ou de TheChive. D’autres sites comme Flickr, WordPress, Twitpic, 4chan ou Reddit ont décidés d’afficher un bandeau de soutien ou de rediriger leur page d’accueil vers un texte anti SOPA/PIPA. Know Your Meme affiche un bandeau invitant à envoyer un mail à son sénateur à chaque fois qu’on clique sur une image et Google a remplacé son traditionnel Doodle par un bandeau noir:

Facebook et YouTube avaient aussi parlés de se joindre au black-out, mais se sont finalement désistés. En France, le Parti Pirate, Korben.info, Poli*geek et plusieurs autres ont décidés d’embrayer le pas et de fermer leurs sites, en soutien.

Quel est le danger qu’une telle loi soit votée ?

Si la liste des sites Internet protestant contre SOPA est assez fournie, la liste de leur soutien est tout aussi énorme : tout ce qui compte de chaîne de télé, de studio de cinéma, de jeux vidéos et de contenu possiblement piratable est derrière le projet. En cela, cela rappelle Hadopi : des ayants droits devenus tellement frileux face à la disparition de leurs recettes qu’ils en viennent à faire voter des lois disproportionnées, aidés par des partis de droite qui voit d’un mauvais oeil la liberté du net.

SOPA devait être voté par la chambre des représentants mais a été rejeté de nombreuses fois. Le projet est un peu sur son déclin et même la Maison Blanche s’est prononcé contre. PIPA devrait par contre être voté par le Sénat le 26 janvier prochain, ce qui augure de nombreuses manifestations sur internet contre cette loi dans les jours qui viennent.

Les Anonymous ont menacé de nombreuses entreprises qui soutiennent SOPA ou PIPA ainsi que le congrès : si jamais ces lois venaient à être votés, ils pourraient pirater leur système informatique et le détruire.

Et l’évènement arrive avec son lot de « mêmes » et de détournements : comme pour le mouvement Occupy Wall Street, une des armes des internautes sont le détournement et la dérision.

Source: Le Post

13/08/2011

Faut pas « jouer » avec les blogueurs, Mme Aubry…

L’assignation en justice de Francis Néri.

Il est sûr que face à des milliers de blogueurs, les menaces de la patronne du PS ne pouvaient devenir qu’un violent retour de bâton… Il faut bien prendre conscience que le NET est une arme redoutable… Ca peut même vous faire perdre une présidentielle…

Et on voit mal le couple Aubry-Brochen intenter environ 30 000 procès. Francis Néri a eut le malheur d’être le premier visé… Mais d’un autre côté, il est soutenu par des centaines de blogueurs. Et ça…

Même Sarkö l’a compris depuis longtemps. Dont acte…

FDF

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Martine Aubry : les internautes entretiennent les rumeurs

L'ordre des suggestions de Google est fonction de la popularité des recherches. L’ordre des suggestions de Google est fonction de la popularité des recherches.

La réputation de Martine Aubry sur le web est sérieusement écornée depuis que des rumeurs circulent sur elle et son mari. Pour s’en rendre compte, il suffit de taper « Martine Aubry » dans le moteur de recherche Google. Les autres candidats à la primaire socialiste ne sont d’ailleurs pas mieux lotis.

Tapons « Martine Aubry » dans la barre de recherche de Google.fr. Les propositions alors affichées sont, dans l’ordre : « mari », « alcoolique » et « lesbienne ». On retrouve plus loin « voilée », « vie privée », « Brochen » (le nom de son mari, Jean-Louis). Bref, un condensé de termes qui évoquent les rumeurs qui courent sur la vie privée de la maire de Lille et celle de son époux.

Les internautes s’intéressent en priorité non pas aux idées politiques de Martine Aubry mais bien à sa vie privée. Chez Google France, on confirme ce qu’on pressentait déjà : « l’ordre des propositions est en fonction de la popularité des requêtes  ».

En regardant de près les statistiques de Google (avec l’outil Google insights for search), le phénomène est flagrant. Ainsi, ces 30 derniers jours, en France, la recherche la plus populaire concernant la candidate aux primaires socialistes, dotée de l’indice 100 est « aubry alcoolique ». Suivent :
– « martine aubry alcoolique » : 85
– « martine aubry rumeurs » : 75
– « rumeurs » : 70
– « martine aubry mari » : 65

Le 21 juillet, Martine Aubry et Jean-Louis Brochen ont assigné un blogueur en justice pour diffamation et atteinte à la vie privée. Mais si c’est la voix judiciaire qui est seule envisagée, le couple n’en a pas fini de déposer plainte. En rentrant, par exemple, la recherche « martine aubry alcoolique », toujours sur Google, plus de 30 000 pages sont suggérées, truffées de propos plus ou moins diffamatoires ou attentatoires à la vie privée.

Le directeur de la campagne web de Martine Aubry n’a pas donné suite à notre demande d’interview.

La vie privée de Martine Aubry n’est pas la seule à être épiée par les internautes, son camarade et rival pour les primaires socialistes, François Hollande.Les internautes focalisent sur des questions tout sauf politiques. En tapant son nom dans la barre de recherche Google, apparaissent les suggestions suivantes dans l’ordre : « juif », « biographie » et « régime ».

Même topo pour Ségolène Royal : « et son amant marocain », « chirurgie esthétique », « se fait carrément cassé par un lycéen (sic) » sont les trois premières propositions du moteur de recherche.

On pourrait, à vrai dire, répéter l’opération pour tous les hommes et femmes politiques d’envergure nationale. Dernier pour la route, Jean-Louis Borloo, l’ancien maire de Valenciennes. Les trois premières suggestions qui suivent son nom sur Google sont : « alcoolique », « blog » et « juif ».

Dur, dur pour les personnalités politiques de protéger leurs vies privées et de couper court aux rumeurs une fois qu’elles sont lancées sur internet.

Source: http://www.lavoixdunord.fr/

27/07/2011

En France, la délation est de bon ton… A la grande satisfaction des autorités.

Il y a « propos racistes » et « propos racistes ». C’est selon l’impact supposé et la « personnalité » de l’auteur… Si c’est un Français de souche, il est certain qu’il va faire l’objet d’une « attention particulière » et certainement se retrouver devant la justice.

Si c’est un « pauvre jeune issu de l’immigration », on ne va pas l’ennuyer encore plus. De toutes façons, c’est devenu une espèce protégée qui n’arrive pas à s’intégrer (il est obligé de brûler des voitures, de violer, voler et j’en passe, pour se faire remarquer aux yeux de cette société qui ne reconnait plus ses enfants) et de toutes façons, il n’est pas solvable en cas d’amende…

Mais bon; il est triste de constater cette délation envers ceux qui essaient de préserver leur Patrie. On croirait entendre venir des bruits de bottes que l’on souhaite tous oublier…

FDF

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8’000 signalements de propos racistes en 2010 sur le web français !

L’auteur du massacre en Norvège diffusait des propos extrémistes sur internet. Il avait publié un manifeste de plus de mille pages contre l’islam et le marxisme. Il n’était pourtant pas connu des services de cybercriminalité. En France, de tels propos peuvent être dénoncés par les internautes. Leurs auteurs sont ensuite surveillés par  une section spécialisée de  la police judiciaire, qui mène une enquête pour savoir si ces personnes risquent de passer à l’acte.

En 2010, la police judiciaire a reçu 8’000 signalements de propos racistes ou xénophobes sur sa page dédiée. Pour traiter un cas, les enquêteurs font d’abord une copie d’écran du contenu dénoncé, pour garder une preuve. Ils mènent ensuite des recherches « en sources ouvertes », sur internet. Ainsi, la commissaire Adeline Champagnat, qui est en charge de la section, a confié à l’AFP se rappeler d’un auteur de commentaires racistes qui publiait des petites annonces pour acheter une arme. Il avait aussi laissé sa photo en ligne sur un site de rencontre. Toutes ces informations permettant de cerner le personnage sont accessibles librement. Si les investigateurs ne parviennent pas à en apprendre plus sur internet, ils lancent une enquête préliminaire.

L’an dernier, la page Internet-signalement.gouv.fr a permis au total 80’000 signalements de contenus illicites. 57% concernaient des escroqueries, 25% de la pédopornographie et 10% des contenus xénophobes ou racistes. Le reste se partage entre des cas divers, avec seulement 3% de dénonciations infondées.

Source: http://www.ceriseclub.com/

19/07/2011

L’internet « halal » va voir le jour en Iran..

Ah les cons! J’y crois pas. Les ordinateurs vont être tournés vers La Mecque, non? De plus en plus débiles, les intégristes.

FDF

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L’Iran veut son Internet halal

Au début des années 1990, la République islamique était le premier pays musulman à se connecter au web. Aujourd’hui, Téhéran veut se couper du réseau mondial.

APRÈS LA BIRMANIE (ou Myanmar) et Cuba, l’Iran serait en passe de rejoindre le cercle très fermé des pays coupés du réseau internet mondial.

Ali Aghamohammadi, adjoint aux affaires économiques du premier conseiller du président iranien Mahmoud Ahmadinejad a annoncé le 15 avril dernier son intention de créer un Internet «halal», un réseau lavé de tout site «obscène». Pour autant, il n’a pas précisé s’il s’agissait de sites pornographiques, des réseaux sociaux ou des blogs de dissidents politiques…

Difficile de savoir sur quel pied l’Iran compte danser. Ali Khamenei, guide suprême de la révolution islamique, évoque juste la perspective «d’une guerre douce contre les influences occidentales pour éviter une invasion massive par le biais d’Internet des idées et de la culture de l’Occident». Un discours qui tranche avec les initiatives passées du pays.

Dis, c’est quoi un Internet halal?

Au début des années 1990, l’Iran pouvait se targuer d’être le premier pays musulman à se connecter au web. Un âge d’or qui sera de courte durée.

Pendant les violentes manifestations de 2009 contre la réélection du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, Internet devient un vecteur privilégié de l’idéologie révolutionnaire. Les réseaux sociaux explosent, Twitter est promu «facilitateur de révolution» et les autorités paniquent.

Plus récemment, la peur de la contagion des révolutions arabes n’a fait qu’accentuer la crainte d’Internet, perçu comme le véhicule d’une certaine pensée occidentale démocratique qu’il faut absolument court-circuiter. La solution, créer un intranet, une idée qui avait déjà germé après l’élection d’Ahmadinejad en 2005.

«Depuis la révolution verte, l’Iran a pris conscience de la puissance du web. Avec l’Internet halal, les autorités essayent de développer leur contenu pour attirer les jeunes iraniens. Ils tentent de créer une alternative. Internet est un champ de bataille et l’Iran a décidé de s’armer pour gagner», explique Bernard Hourcade, directeur de recherche au CNRS dans l’équipe de recherche Monde iranien.

Hasard du calendrier? La période prévue pour la mise en place de cet intranet coïncide avec les élections législatives et présidentielle en Iran. Sous une étiquette religieuse, ce nouveau réseau labellisé «halal» pourrait permettre au gouvernement de détourner la jeunesse des opposants et de la pensée occidentale.

Contrer le Qatar et les Etats-Unis

«En Iran, tout est passé à la sauce islamique. Il y a d’ailleurs des liens étroits entre la religion et Internet. On retrouve des sites de religieux, des discours des ayatollahs. Le terme Internet halal est juste un terme employé par les autorités pour attirer à eux quelques croyants impressionnés par cette expression», analyse Mohammad Reza Djalili, professeur honoraire à l’Institut de hautes études internationales et du développement de Genève.

Pas seulement, selon Bernard Hourcade, qui précise que l’Iran souhaite «montrer aux autres pays islamistes qu’il est un modèle et qu’il respecte les normes de l’islam». Dans le collimateur de l’Iran: le Qatar.

Cet émirat du Moyen Orient, où l’islam est la religion officielle, fait des envieux dans le pays d’Ahmadinejad. Avec ses divers journaux en arabe Al-Raya, Al-Sharq, Al-Watan et Al-Jazeera, la première chaîne d’information en continue du monde arabe, le Qatar reste le pays islamique référent en matière de médias dans cette partie du globe. Pas étonnant alors que l’Iran veuille le concurrencer, même si ses adversaires s’annoncent coriaces.

Outre le Qatar, l’Iran doit faire face au géant américain, premier sur les médias mais aussi sur le web.

«En ce moment, il y a un débat sur la gouvernance. Qui doit prendre le contrôle d’Internet? L’Iran essaye de marquer sa différence face aux Etats-Unis», observe Daniel Ventre, spécialiste de la cyber-guerre.

L’Internet halal serait-il alors un moyen pour l’Iran de contrer la nation américaine? Pour Eric Filiol, expert en sécurité informatique spécialisé dans la cryptologie, les relations entre le pays du Moyen-Orient et les Etats-Unis ont toujours été assez tumultueuses et ce, même sur Internet.

«Il ne faut pas oublier que le réseau Internet a été créé en 1971 et qu’il s’agissait à la base d’un programme militaire américain. Il est depuis resté sous un contrôle technique américain. L’essentiel des gros nœuds sont sous une sphère d’information de l’Etat américain. On comprend pourquoi l’Iran souhaite se départir de cette influence.»

La cyber-attaque survenue récemment en Iran n’a rien fait pour arranger la situation. L’affaire Stuxnet, du nom du premier virus informatique de risque élevé capable d’espionner et de reprogrammer des systèmes industriels, a clairement joué le rôle d’accélérateur de paranoïa.

L’ombre de Stuxnet

Après l’apparition du virus sur Internet en 2010, des analyses démontrent que bien que présent sur les ordinateurs du monde entier, ce malware semble particulièrement viser les systèmes informatiques iraniens. En effet, près de 30.000 ordinateurs infectés sur 45.000 sont situés dans le pays. Après des mois d’observation, le virus déclenche finalement une attaque sur les centrifugeuses du programme de recherche nucléaire iranien.

Le président Ahmadinejad confirme lui-même par la suite que le ver informatique aurait considérablement ralenti le programme nucléaire avant d’accuser les Etats-Unis et Israël d’être à l’origine de l’attaque.

Tour de force de l’opération: grâce à cette infection de masse des PC iraniens, le virus aurait été introduit par le personnel de la centrale via une clé USB, sans doute à son insu. «Stuxnet a montré le poids de l’informatique et des réseaux. Le but donc est de créer un système de navigation parallèle totalement sécurisé comme une bulle hermétique», analyse Eric Filiol. Une mauvaise interprétation technique de l’Iran, selon Daniel Ventre. «Ce qui est passé avec Stuxnet peut se reproduire à tout moment avec ou sans l’Internet halal, puisque cette attaque à l’encontre des centrales nucléaires a été faite à l’aide d’une clé USB.»

Technologiquement tributaires

Qu’il s’agisse d’une solution efficace ou d’un simple moyen de redorer le blason technologique de l’Iran, la question liée à l’apparition de cet Iranianet est profondément technique: l’Iran peut-il réellement créer ce réseau?

«En théorie, c’est tout à fait possible s’ils en ont la volonté, explique Eric Filiol. En effet, pour produire un intranet, nul besoin de matière première comme pour le nucléaire. Seule ressource obligatoire: une bonne communauté scientifique, ce que le pays possède. D’après le spécialiste, le véritable obstacle concerne en réalité la mise en œuvre de ce système:

«A ce que je sais, l’Iran ne possède pas d’industrie informatique. Tout le matériel est fabriqué sous licence américaine. Pour mettre en œuvre leur réseau, ils devront donc acheter des logiciels et du matériel pouvant être “plombé”, c’est-à-dire comportant des portes et des fonctionnalités cachées qui peuvent représenter un risque.»

L’Iran reste donc pour l’instant tributaire du matériel extérieur. Seule opportunité pour lui de se départir de l’influence américaine:

«Se tourner vers les Chinois qui sont les seuls à pouvoir leur fournir le matériel nécessaire.»

Gesticulation propagandiste

Pour les spécialistes des réseaux comme pour ceux de la politique iranienne, l’expérience ressemble donc plus à un coup d’éclat qu’autre chose. Selon Eric Filiol, «il faut bien faire le distinguo entre les pays très radicaux et ceux qui utilisent la religion comme un alibi. Il s’agit plus d’une gesticulation de type propagandiste, dont l’Iran est spécialiste, car d’un point de vue technique et financier, il n’en sortira rien».

Pour Daniel Ventre, «le problème n’est pas tant technique. L’Iran a les moyens nécessaires pour réaliser l’Internet halal. Maintenant est-ce que ce pays va pouvoir vivre en autarcie, c’est moins sûr…. Quand on prend l’exemple de Cuba, le bilan économique n’est pas très rassurant.»

Une menace économique qui ne semble pourtant pas inquiéter l’Etat. «L’Iran a les moyens d’assumer son isolement puisque l’économie du pays est basée sur la rente pétrolière, déclare quant à lui Mohammad-Reza Djalili. Maintenant, je pense que cet intranet est voué à l’échec car les programmes seront déjoués par les jeunes Iraniens.»

Les hackers seraient-ils alors le seul espoir de ne pas voir l’Iran cadenassé dans un réseau hermétique? «Techniquement, tout est toujours possible», conclut l’expert en sécurité.

Source: http://www.slate.fr/

13/06/2011

On peut vivre sans pain; mais pas sans Internet…

C’est du moins ce que tente de nous prouver le Secrétariat d’État à la consommation… Ca donne à réfléchir. Pas sur l’Internet, mais sur l’utilité de ce Secrétariat d’Etat. J’ai essayé de manger mon clavier d’ordi: indigeste…

FDF

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Tocqueville Magazine
LE FLASH

Depuis quelques temps, le monde économique et politique bruisse d’informations sur un futur projet de loi pour soi-disant protéger les consommateurs. C’est en fait, suivant l’usage, un déluge de réglementations qui vont nous être assénées, dans une odeur sulfureuse d’usine à gaz administrative, avec des effets contraires aux buts poursuivis.

Pour comprendre l’origine de ce nouveau tsunami administratif, il faut savoir que nous avons un Secrétaire d’État à la consommation, Frédéric Lefebvre. Pourquoi un tel Secrétaire d’État ? D’abord, c’est une question de partage du butin de la république. Au sein de la « République Fromagère », les victimes-contribuables apportent sans barguigner leur tribut d’une façon permanente et immense, ceci par les prélèvements fiscaux et sociaux que nous connaissons tous. Ainsi se construit un butin annuel dépassant largement les 50 % du PIB. Cela permet donc d’arroser largement tous les camarades, ce qui explique entre autres la quarantaine environ de ministres, sous-ministres ou sous-sous ministres, dont beaucoup sont inutiles.

LA CONSOMMATION

Une raison spécifique explique qu’il y ait un Secrétaire d’État à la consommation. Le pouvoir interventionniste est largement pollué par les idées fausses venant de Keynes. L’une de ces idées est que la croissance du PIB serait dépendante de celle de la consommation ; si la consommation augmente, la production finirait par suivre et, après un assez long détour, arriverait à favoriser la croissance du PIB ; cette croissance permettrait, alors, enfin de rembourser les dettes insupportables, d’arrêter les déficits publics et de résoudre les problèmes insurmontables que nous connaissons.

Pour un économiste, ces raisonnements sont totalement faux. La vérité est tout simplement que la consommation détruit la richesse ce qui est normal mais, bien évidemment, ne crée pas de richesse, celle-ci étant nécessaire pour consommer et devant lui préexister.

En plus, l’activisme de ce Secrétaire d’État permet, en période électorale, de promouvoir l’idée que le pouvoir en place protègerait le pouvoir d’achat. Nous savons tous que, si le pouvoir d’achat se détériore, c’est très précisément à cause des interventions brouillonnes du pouvoir dans le domaine économique et des impôts et charges créés par le dit pouvoir.

C’est également pour toutes ces raisons qu’il y a un code de la consommation, lequel fait partie de la quasi centaine de codes de natures diverses qui écrabouillent littéralement la population française. Le nouveau projet de loi s’y réfère souvent.

LES DETAILS DU PROJET

Présenté au conseil des ministres, il contient 25 mesures, ce qui annonce les plus grandes catastrophes compte tenu des décrets d’application, des circulaires, des contentieux : l’expérience fait penser que l’on se dirige vers un bon millier de pages ou peut-être davantage.

Parmi les mesures présentées comme les principales, s’en trouvent certaines concernant la téléphonie mobile et l’Internet. C’est comme si la téléphonie mobile et l’Internet faisaient l’essentiel de la vie ; le projet prévoit un « tarif social » de l’Internet haut débit. Ce tarif social meilleur marché serait proposé aux 2 millions de foyers vivant avec le RSA ; sans doute a-t-on l’espoir fou en haut lieu que ce tarif donnerait du pain à ceux qui n’en n’ont guère !

Les consommateurs qui refusent les prélèvements automatiques sur leurs comptes sont souvent, aujourd’hui, pénalisés, car les opérateurs facturent des frais pour l’usage des chèques ; cela paraît bien logique, tout développement de l’automatisme étant bénéfique pour tout le monde. Cette logique n’émeut guère les énarques aux manettes ; la pratique sera donc pourchassée, au détriment précisément de tous les clients !

Il se trouve des mesures concernant l’immobilier. Les locataires pourraient obtenir une diminution proportionnelle de leur loyer, s’il apparaît que la surface réelle du logement est inférieure de 5 % à celle mentionnée dans le bail. Nos lecteurs habituels savent bien que, s’il y a des problèmes dans l’immobilier, c’est justement à cause de l’inondation de lois réglementant le domaine ; ce n’est pas une contrainte supplémentaire qui améliorera le marché du logement, seule la liberté permettant de développer le secteur et de résoudre les problèmes quand il y en a.

Une bombe est lançée ; les consommateurs pourront repérer dans les contrats une clause pas nécessairement illégale mais qu’ils jugent abusive et demander au juge de la supprimer. Les économistes et les juristes savent qu’évoquer de prétendus abus est se lancer dans l’incertitude : qui peut définir réellement ce qu’est un abus ?

LA CREATION DE RICHESSE

Nous écrivons : « Haro sur le consommateur ». En fait, toutes ces mesures se retournent contre le consommateur, ne serait-ce qu’à cause du déluge de réglementations qu’elles annoncent C’est l’occasion de rappeler que la consommation ne peut se développer que si l’on crée de la richesse et que la seule façon de créer de la richesse est de la libérer.

La liberté permet aux particuliers et aux entrepreneurs de la bâtir, compte tenu des indications du marché. Les entrepreneurs jouent un rôle amplificateur. En effet, un entrepreneur, quel que soit son niveau, rassemble des éléments épars : capitaux, locaux, personnel, fournisseurs, clients, procédés etc. En les rassemblant et en les conjuguant dans la durée, il fait surgir un gisement nouveau de richesse qui n’existerait pas sans lui.

La richesse, alors, permet aux uns et aux autres de consommer ce qu’ils veulent et quand ils veulent, en envoyant de nouveaux signes générateurs d’évolutions éventuelles : c’est le cycle vertueux.

Michel de Poncins

25/05/2011

Sarközy au G8 de l’Internet: « Internet ne peut s’affranchir «de valeurs minimum, de règles minimum »…

Réaction normale d’un parfait adepte de la démocratie. Normal aussi, car il est le premier visé sur les sites internet (Tapez « Sarkozy » sur Google, par exemple…). En clair, la chasse aux blogueurs, journalistes du Net et webmestres qui n’approuvent pas sa politique et celle de ses amis devraient être punis par la loi. Mais c’est un malin: il ne chasse pas lui même; il refile le bébé aux fournisseurs d’accès. Comme ça, si révolte ou censure il y a, ce ne sera pas de sa faute. Un malin, Sarkö, un malin… La liberté de penser et de s’exprimer va devenir un délit OFFICIEL, en France. On ne va tout de même pas se laisser faire ! Vous allez voir qu’il va offrir une prime à ceux qui disent du bien de lui sur la Toile… Imposable, bien sûr.

FDF

Le président de la République a inauguré mardi l’e-G8 Forum à Paris et entrepris de convaincre les géants du Web de la nécessité de protéger les ayants droit en ligne.

Nicolas Sarkozy s’est présenté mardi devant près de 1 500 décideurs du Web pour inaugurer l’e-G8 Forum, à Paris. À cette occasion, il a défendu un Internet protecteur du droit d’auteur et, à l’instar de la vie réelle, répondant à des règles.«La technologie doit rester neutre mais les usages ne le sont pas», a-t-il déclaré, plaidant pour que les acteurs du Web ne laissent pas y «véhiculer le mal, sans entrave, ni retenue» ainsi que pour le respect d’un minimum de valeurs et de règles sur la Toile. «La transparence totale, celle qui ne laisse jamais l’homme en repos, se heurte tôt ou tard au principe même de la liberté individuelle», a insisté le président français, estimant qu’Internet ne peut s’affranchir «de valeurs minimum, de règles minimum».

Devant les grands noms de l’Internet mondial dont Google, eBay, Facebook ou Groupon, Nicolas Sarkozy a rappelé dans son discours d’ouverture que «l’univers que vous ­représentez n’est pas un univers parallèle, affranchi des règles du droit, affranchi de la morale et plus généralement de tous les principes fondamentaux qui gouvernent la vie sociale dans les pays démocratiques»…

Suite et source: http://www.lefigaro.fr/medias/2011/05/24/04002-20110524ARTFIG00709-nicolas-sarkozy-appelle-a-moraliser-internet.php

17/05/2011

Gardons Internet libre !

Internet n’oublie rien. C’est ça qui gène…

FDF

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Avec le déferlement DSK, il va être difficile à présent de suivre la politique française et européenne. Mais pendant que le futur-ex-patron du FMI et ex-futur-candidat à la présidentielle se fait tailler en morceau par la presse américaine, l’agenda néfaste des politiciens en matière de musellement de liberté d’expression sur Internet continue sa progression discrète.

On pourrait croire que je vais parler, ici, des Etats-Unis où, après le 11 septembre 2001, des efforts constants ont été menés pour réduire autant que possible la liberté d’action des citoyens, toujours sous le délicieux prétexte d’une meilleure protection contre d’hypothétiques attentats.

Par exemple, je pourrais passer en détail le Patriot Act qui a singulièrement modifié la liberté d’aller et venir des Américains dans leur propre pays. Ou, plus à propos encore, je pourrais évoquer la dernière lubie de Bill Clinton qui propose de créer une agence fédérale, qu’il rêvasse « totalement indépendante » et permettrait de chasser de l’Internet toutes les vilaines rumeurs et autres mensonges qui sont colportés ici ou là par le média informatique international.

On peut pouffer : Bill n’est plus exactement aussi puissant qu’il le fut, et on a encore un peu d’espoir que sa proposition catastrophique ne sera pas suivie d’effet. En tout cas, pas maintenant.

censorship : the worst part of it is (censored)

Il en va, en revanche, différemment du projet, bien concret celui-là, de Schengen virtuel que le président du Pirate Party vient de dénoncer et qui monte doucement en puissance, depuis février, et visant à mettre en place une « protection » globale européenne d’Internet, ou, comme Korben le résume dans son récent billet à ce sujet, un firewall qui permettra d’exclure, de façon centralisée, des sites jugés inappropriés par les institutions démocratiques de la République Fédérale Populaire d’Union Européenne.

Tout part donc d’une proposition de loi — qu’on peut lire ici, en anglais — du LEWP (Law Enforcement Working Party), groupe de travail issu du pilier européen traitant de la Justice et des Affaires Intérieures. On y lira par exemple que la présidence du LEWP a l’intention de proposer des mesures concrètes en vue d’obtenir une « frontière de Schengen virtuelle » permettant aux fournisseurs d’accès Internet de bloquer les contenus illicites en fonction de listes noires européennes. Et ça se trouve au paragraphe 8, page 4 du document en question :

« 8. Cybercrime
The Presidency of the LEWP presented its intention to propose concrete measures towards creating a single secure European cyberspace with a certain « virtual Schengen border » and « virtual access points » whereby the Internet Service Providers (ISP) would block illicit contents on the basis of the EU « black-list ». Delegations were also informed that a conference on cyber-crime would be held in Budapest on 12-13 April 2011. »

En gros et sans rentrer dans les détails techniques qui viendront probablement dans un second temps, lorsque l’idée générale n’aura pas été repoussée dans des grand cris d’effroi qu’il serait pourtant logique de pousser, il s’agit donc ni plus ni moins que de placer l’internet européen sous cloche, sorte d’intranet à l’échelle d’un continent, et permettre ainsi à une poignée de personnes — qui savent mieux que vous ce qui est bon pour vous — de décider ce qui vous est licite ou pas de voir sur votre ordinateur.

Franchement, ça a l’air chouette, ça, non ?

Et le plus rigolo, c’est que cela s’installe, doucement, sans se faire remarquer, et toujours avec ce désir humide et affiché d’une bonne grosse protection : jamais il ne sera question de méchante censure ou de vilain contrôle d’un média qu’on veut, autant que possible, libre.

Mais, vous le savez maintenant : trop de liberté tue la liberté, hein, c’est bien connu. Et puis il faut absolument faire quelque chose contre les abominables pirates de l’interweb qui ne font rien qu’à décharger des films et des musiques gratuitement (c’est très mal), mettent plein de p0rn sur les sites (c’est très très mal), racontent des bobards sur tout le monde (c’est super mal), et surtout, ressortent toutes les affaires louches, les phrases débiles et les promesses non tenues des politiciens (et ça c’est odieux, ignoble, sans nom).

Ne vous leurrez pas : internet libre, c’est l’épine dans le pieds des majors. Pascal Nègre en sait quelque chose. Internet libre, c’est un emmerdement constant pour tous les corporatismes. Internet n’oublie pas les frasques des politiciens, jamais. Internet permet à tout le monde de savoir ce qui se trame dans les coursives du pouvoir.

Et toutes ces excellentes raisons pour garder Internet libre sont autant d’excellentes raisons, pour les majors, les corporations, les diplomates et les politiciens de le museler.

Ne les laissez pas faire : relayez l’information.

Fascism : do you think it'll be this obvious ?

Source: http://h16free.com/

24/03/2011

Dépenses somptueuses d’internet dans nos ministères…

Bel exemple, encore…
FDF

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Les dépenses de communication des sites Internet des ministères


Au cours de l’année 2010, le député (UMP) de la Haute-Savoie, Lionel Tardy a interrogé chaque ministère pour connaître les dépenses de communication pour leur site Internet en 2009.

Voici les montants pour certains ministères.

Premier ministre. Total annoncé : 1,035 million

« Les services du Premier ministre sur Internet ont, pour l’essentiel, été assurées par le service d’information du gouvernement (SIG), la direction des Journaux officiels (DJO) et la direction de la Documentation française (DDF). »

  • 88 000 euros pour le référencement et 12 000 euros pour la promotion (via E-regie, la régie Internet du SIG) de gouvernement.fr
  • 242 000 euros pour le référencement de pandemie-grippale.gouv.fr
  • 69 000 euros référencement de journalofficiel.gouv.fr, Legifrance.gouv.fr, boamp.fr, bodacc.fr, circulaires.gouv.fr, info-financière.fr, Ladocumentationfrançaise.fr, service-public.fr, vie-publique.fr et formation-publique.fr
  • 55 000 euros en campagnes de pub pour Boamp.fr
  • 335 000 euros pour bodacc.fr (promotion presse écrite et web).
  • 6 000 euros en pubs lors de la participation de la DDF à des salons
  • 228 000 euros pour Service-public.fr (pubs radio)

Éducation nationale. Total annoncé : 1 244 386,17 euros

434 064,03 EUR (TTC) pour l’achat de mots clés, l’achat de bannières web ainsi que pour les reportages et entretiens vidéo mis en ligne sur la WebTV et la chaîne Dailymotion du ministère. Selon le ministère, près de 2,5 millions d’internautes par mois visitent le site Education.gouv.fr.

Écologie.Total annoncé : 102 842 euros

102 842 euros pour la refonte du site www.développement-durable.gouv.fr initiée en 2008.

Défense.Total annoncé : 380 000 euros

320 000 euros en fonctionnement, hébergement, maintenance et animation de defense.gouv.fr (près de 860 000 visites par mois en 2009). 60 000 euros en achats de mots-clés.

Alimentation, agriculture et pêche.Total annoncé : 137 513,80 euros

91 134 euros pour la mise en ligne des vidéos de la web TV du ministère. 18 489 euros pour l’hébergement du site Parlonsagriculture. 4 829,52 euros pour la formation des services départementaux au développement des sites Internet et intranet du ministère. 5 239,48 euros dépôt de noms de domaine. 17 820,40 euros pour une cartographie du web « alimentation/agriculture/pêche ».

En additionnant ces montants on obtient 137 512,40 euros et non 137 513,80 comme annoncé par le ministère. La différence est minime certes mais ô combien significative…

Jean-Baptiste Leon

Voir également France.fr : une pub à 500 000 euros

Source : Le Livre noir des gaspillages de l’argent public 2011

D’après: http://tinyurl.com/63re9r6

04/12/2010

Eric Besson a décidé, vendredi 3 décembre, d’engager la bataille contre WikiLeaks!

L’action de Besson contre l’hébergeur de WikiLeaks constitue une « situation inédite »

La « voix de son maître »… Sarkö se mêle des présidentielles en Côte d’Ivoire. A peine nommé, Besson emboîte le pas et celui des Etats Unis… Il est vrai que le peuple risque d’apprendre de vrais informations. Et là, le risque est majeur. Les sièges éjectables sont amorcés et ce n’est pas le moment, vraiment pas: 2012, c’est demain. Donc, « on » préfère prendre les devants… On « serre les fesses », semble t’il.

FDF
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Après les Etats-Unis, le ministre de l’industrie, de l’énergie et de l’économie numérique, Eric Besson, a décidé, vendredi 3 décembre, d’engager la bataille contre WikiLeaks, en étudiant les recours possibles contre l’hébergement en France du site qui a « violé » le secret diplomatique en publiant, depuis le 28 novembre, des centaines de documents confidentiels américains en collaboration avec Le Monde et d’autres grands titres de la presse mondiale. Le ministre de l’économie numérique a ainsi chargé, dans une lettre, le Conseil général de l’industrie, de l’énergie et des technologies (CGIET) de lui indiquer « dans les meilleurs délais possibles quelles actions peuvent être entreprises afin que ce site Internet ne soit plus hébergé en France« . Dans la foulée, l’hébergeur OVH a annoncé, dans un message sur le forum de sa société, sa décision de « saisir le juge en référé afin qu’il se prononce sur la légalité ou pas de ce site sur le territoire français ».

« Une situation inédite« , ont estimé les avocats Anthony Bem et Etienne Papin, spécialisés en droit des nouvelles technologies, qui reviennent sur les moyens légaux dont pourraient disposer le ministre et les services de l’Etat pour faire interdire l’hébergement de WikiLeaks par la société roubaisienne OVH et d’autres hébergeurs sur le territoire français.

  • La démarche entreprise par le ministre Eric Besson est-elle courante ?

Non, selon Me Etienne Papin, qui estime que « ce n’est pas tous les jours que le ministre s’interroge sur la légalité d’un site et saisit le CGIET ». Selon l’avocat, la question se pose de savoir pourquoi le ministère demande « un conseil juridique » au CGIET, qui « a des fonctions uniquement consultatives et est chargé dans certains domaines technologiques de formuler des avis pour les pouvoirs publics ». « Ce n’est pas totalement illogique », commente-t-il, bien que « curieux », dans la mesure où le CGIET réalise davantage des enquêtes de fond, sur la durée.

Circonspect sur l’issue de la démarche du ministre, Me Anthony Bem y voit toutefois des aspects politique et juridique positifs. « C’est positif de faire avancer le débat politique sur la question de la responsabilité sur Internet et de la responsabilité des sites, car il y a un grand contentieux et un défaut de règles légales, un vide juridique. Il faut organiser et fixer les procédures », estime-t-il.

  • De quels moyens légaux dispose le ministre ?

« A minima, le ministre dispose des mêmes moyens que tout un chacun, particulier ou entreprise, qui, par la loi pour la confiance dans l’économie numérique (LCEN) de 2004, permet de notifier à l’hébergeur le caractère illicite du contenu et demander le retrait« , en faisant une requête auprès du président du tribunal de grande instance, explique Me Papin. « En tant que prestataire technique, OVH n’est pas responsable juridiquement du contenu des sites », précise Me Bem.

Selon l’article 6 de la LCEN, le seul à traiter de la question de la responsabilité des sites, « il y a un distinguo entre hébergeur et éditeur pour dire si un site est responsable ou pas », explique Me Bem. « Dans la jurisprudence, l’éditeur est identifié comme l’auteur du contenu, alors que l’hébergeur est le prestataire technique. Ce sont deux notions très importantes : l’éditeur est responsable automatiquement de plein droit et l’hebergeur a, lui, une responsabilité atténuée : il ne devient responsable qu’après avoir reçu notification de retrait qu’en bonne et due forme », précise-t-il. La notification doit comporter des indications très précises, telles que l’URL des pages litigieuses, la nature des propos litigieux, le nom de la victime et le fondement légal.

« Ce n’est qu’après avoir reçu notification de retirer un contenu et n’avoir rien fait dans les quarante-huit heures que l’hébergeur est tenu responsable », conclut Me Bem. « Quasi quotidiennement, des hébergeurs reçoivent des notifications. Généralement, ils ne se posent pas de questions et assurent le retrait pour ne courir aucun risque », note Me Papin.

  • Pensez-vous qu’une action puisse être engagée contre le site WikiLeaks sur la base des qualifications avancées par Eric Besson dans sa lettre au CGIET ?

« A ma connaissance, la violation du secret en France concernant un étranger ou un autre Etat ne constitue pas une infraction pénale », estime Me Bem. Par ailleurs, « la qualification de ‘site Internet criminel’ n’existe pas en tant que telle, seul un contenu pourrait revêtir une telle qualification pénale susceptible d’entraîner des infractions pénales », ajoute-t-il, en précisant qu’une action en justice par une personne privée ou morale est nécessaire au préalable.

Le droit reconnaît tout de même « toute une gamme de contenus illicites : atteinte du droit d’auteur, à la vie privée, diffamation, violation du secret… », note Me Papin. Toutefois, pour juger du caractère illicite des contenus trouvés sur WikiLeaks ou de l’existence d’une infraction pénale au sens du droit pénal français, il faudrait analyser l’intégralité du contenu. En règle générale, note-t-il, « il n’est pas difficile de trouver une infraction pénale comme la mise en danger de la vie d’autrui »

Suite et source: http://tinyurl.com/32bm625

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Merci à JJ pour l’info…

21/08/2010

Les Frères Musulmans font interdire les débats sur internet concernant l’amputation prescrite par la charia !

Et pour cause…

FDF

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21 Août 2010

La nouvelle date déjà de quelques mois (mars 2010) mais elle n’en est toujours pas moins fort pertinente pour comprendre où conduirait l’application de la charia promue par Présence Musulmane Canada (PMC) et la Muslim Association of Canada (MAC), les deux sections locales des Frères Musulmans.

Le site australien Adelaidenow.com.au rapporta le 24 mars dernier que la Cour de charia de Kaduna dans le nord du Nigéria a ordonné aux supporteurs d’un groupe de défense des droits humains du pays de cesser leurs discussions sur Twitter et Facebook concernant l’amputation pour vol prévue par la charia.

La discussion se poursuivait depuis 2000 lorsque Malam Buba Bello Jangebe avait été amputé conformément à la charia pour avoir volé une vache.

L’injonction de la Cour faisait suite à une requête de la section nigériane des Frères Musulmans qui avait plaidé que les forums internet seraient utilisés « pour se moquer de la charia et la dépeindre sous un jour négatif ».

L’article intégral est disponible en version originale anglaise en cliquant [ICI].

L’article o8.7.19 du manuel de charia Umdat al-salik prévoit que tout commentaire sarcastique au sujet de la charia doit être puni.

Un article précédent de Point de Bascule a expliqué l’importance du manuel et identifié plusieurs autorités de l’islam (dont Tariq Ramadan) qui l’endossent. Cliquez [ICI].

En 2007, la Cour de charia du Nigéria a également interdit la présentation d’une pièce de théâtre intitulée Phantom Crescent (Le croissant fantôme) parce qu’à l’instar des discussions sur internet prohibées récemment, elle portait un regard critique sur la charia.

Le site de l’organisation Theatre Without Borders (Théâtre sans frontières) donne une brève description de la pièce. Cliquez [ICI].

Le Soleil du Sénégal rapporta la nouvelle en français le 8 octobre 2007. Cliquez [ICI].

Source: http://tinyurl.com/27w3erh

20/05/2009

Décryptage : Sarkozy et son oeuvre de contrôle du net.

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Mercredi 20 Mai 2009
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« Le président de la République actuel a un plan« . C’est la première phrase du livre de François Bayrou, Abus de Pouvoir, et l’on peut la vérifier au moins en ce qui concerne le contrôle du net. Depuis la loi DADVSI où il était président de l’UMP et ministre de l’intérieur, Nicolas Sarkozy a déployé son plan pour contrôler le net. Il a commencé à l’appliquer avant-même la loi Hadopi, et prévoit de le parachever avec la Loppsi. Dans cet article exceptionnellement long, Numerama tente un décryptage du net selon Sarkozy.

Petit à petit, les pièces du puzzle s’assemblent et l’image se révèle sous nos yeux. Le projet de loi Création et Internet n’a pas encore été promulgué que déjà le morceau suivant s’apprête à faire son apparition. Projet de loi après projet de loi, décret après décret, nomination après nomination, Nicolas Sarkozy prépare méthodiquement les moyens pour le gouvernement de contrôler Internet… et les internautes.

Lundi, Le Monde a publié un excellent article sur la prochaine loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (Loppsi, ou Lopsi 2), qui montre ce que prévoit le nouveau texte commandé par Nicolas Sarkozy : installation de mouchards électroniques sans vérification de leur légalité par les services de l’Etat, légalisation des chevaux de Troie comme mode d’écoute à distance, création d’un super-fichier « Périclès » regroupant de nombreuses données personnelles (numéros de carte grise, permis de conduire, numéros IMEI des téléphones mobiles, factures…), création d’un délit d’usurpation d’identité, pouvoir de géolocaliser les internautes, …

Sans cesse repoussée, la loi est attendue de pieds fermes par Nicolas Sarkozy. C’est d’ailleurs en partie elle qui a justifié l’obsession du Président à maintenir contre vents et marée la loi Hadopi. Car « le président de la République actuel a un plan ». Pour le comprendre, il nous faut accumuler les pièces à conviction. Certaines relèvent très certainement de la paranoïa, d’autres sont véritablement réfléchies par le Président.

Mises bout à bout, elles laissent peu de doute sur la volonté de Nicolas Sarkozy de contrôler le net, aussi bien dans son contenu que dans son infrastructure.

Au commencement, Nicolas Sarkozy voulu devenir Président

Très tôt dans sa carrière politique, Nicolas Sarkozy n’a eu qu’une obsession : devenir président de la République. Et une vision : pour y parvenir, il fallait contrôler les médias. Maire de Neuilly-Sur-Seine, il s’efforce de faire entrer rapidement dans son cercle d’amis proches les Martin Bouygues, Lagardère (père et fils) et autres Dassault qui le conduiront par leur amitié complice au sommet du pouvoir. C’est d’autant plus facile que ces capitaines d’industrie, propriétaires de médias, dépendent pour l’essentiel de leurs revenus des commandes de l’Etat. Entre amis, on sait se rendre des services…

Toute cette énergie de réseautage a été mise au service de son ambition présidentielle. En 2007, c’était la bonne. Première tentative, première victoire. Mais Nicolas Sarkozy a eu chaud. Il avait négligé Internet. A quelques points près, François Bayrou – qui a au contraire beaucoup misé sur Internet pendant la campagne – passait devant Ségolène Royal au premier tour de la Présidentielle, et c’est le leader du MoDem qui se serait retrouvé à l’Elysée.

Il serait faux toutefois de prétendre que Nicolas Sarkozy, qui s’était assuré le soutien du bloggeur Loïc Le Meur (à l’époque le plus influent), s’est aperçu trop tard du pouvoir du net. Fraîchement élu, le président Sarkozy n’avait pas tardé à demander « l’avènement d’un internet civilisé« , prônant une « campagne de civilisation des nouveaux réseaux« . Le coup de Trafalgar du refus de la Constitution européenne par les Français avait montré pour la première fois au monde politique les limites des médias traditionnels face à Internet, où l’opposition au texte européen fut virulente. Les amis de Nicolas Sarkozy dans les grands médias et l’industrie culturelle l’ont très vite convaincu qu’il fallait faire quelque chose. Lui pour conserver le pouvoir, eux pour limiter cette concurrence gênante. C’est Renaud Donnedieu de Vabres (RDDV) qui s’est chargé des basses oeuvres, sous l’oeil attentif de son président de l’UMP et ministre de l’intérieur de l’époque, Nicolas Sarkozy.

DADVSI et HADOPI : les premières pierres vers le filtrage

Derrière les apparences d’une première loi contre le piratage sur Internet, comme l’avait prédit le journaliste américain Dan Gillmor, c’est une alliance à trois qui s’est formée entre le pouvoir politique, le pouvoir médiatique et l’industrie culturelle. A peine la riposte graduée (déjà) adoptée, RDDV avait prévenu que la loi DADVSI « n’est que le premier d’une longue série d’adaptations de notre droit à l’ère numérique« , et qu’il comptait bien s’attaquer « un jour au problème de la presse et de l’Internet« . C’était en 2006.

Affaibli par la débâcle de DADVSI, le ministre de la Culture n’a pas eu le temps de mettre son projet en application. Mais l’idée d’accorder un label à la presse professionnelle en ligne et de doter les sites de presse d’un statut particulier opposé aux blogs était née. Nicolas Sarkozy l’a mise en application cette année. Le tout en permettant à la vieille presse papier de bénéficier par ailleurs de substantielles aides de l’Etat, contraires à la libre concurrence, pour investir le net.

Avec la loi Hadopi, qu’il a maintenu jusqu’à mettre en péril la cohésion du groupe UMP, le chef de l’Etat a réussi à imposer à tous les foyers français l’installation d’un « logiciel de sécurisation », qui, sous la forme d’un mouchard, aura pour but de filtrer les sites internet et certains logiciels. Soit de manière franche, en bloquant l’accès à des contenus ou des protocoles. Soit de manière plus sournoise, en mettant en place un système qui met en avant les sites labellisés par l’Hadopi ou par les ministères compétents, pour mieux discréditer les autres. Les sites de presse professionnels feront bien sûr partis un jour des sites labellisés, tandis que la multitude de blogs ou de sites édités par des journalistes non professionnels verront leur crédibilité mise en doute. Pour le moment on ne sait rien du périmètre des caractéristiques imposées par l’Etat aux logiciels de sécurisation, et c’est bien là sujet d’inquiétudes. Il suffira d’étendre par décret la liste des fonctionnalités exigées pour que la censure se fasse de plus en plus large et précise, hors du contrôle du législateur ou du juge.

LOPPSI : le filtrage imposé aux FAI

Si elle prévoit la création de ce logiciel de sécurisation, et suggère fortement son installation, la loi Hadopi ne fait cependant pas de son installation une obligation. Le risque d’inconstitutionnalité serait trop fort. Il faut donc compléter le tableau, en organisant un filtrage au niveau de l’infrastructure du réseau. C’est le rôle de la loi Loppsi, chapeautée par Michèle Alliot-Marie.

Entre autres choses, la Loppsi va imposer aux FAI une obligation de filtrage de résultat. Ils auront le devoir de bloquer l’accès à des sites dont la liste sera déterminée par l’administration, sous le secret. Ce qui n’est pas sans poser d’énormes problèmes dans les quelques pays qui ont déjà mis en place cette idée. Là aussi, une fois mis le pied dans la porte, sous prétexte de lutter contre la pédophilie (une tentation du pathos contre laquelle il faut résister), il suffira d’étendre la liste des exceptions qui donnent droit au filtrage. Ici pour les maisons de disques victimes de piratage, là pour les sites de presse suspectés de diffamation, ou pour les sites de jeux d’argent qui ne payent pas leurs impôts en France. La liste n’aura de limites que l’imagination et l’audace des gouvernants.

Encore faut-il que ces idées de contrôle du net puissent se mettre en place sur le terrain, ce qui nécessite des hommes et des femmes peu regardants. C’est dans cet art que Nicolas Sarkozy excelle le plus.

Le choix des hommes, le triomphe des idées

Dès 2006, Nicolas Sarkozy a compris qu’il aura besoin de verrouiller son gouvernement et les télécoms pour mettre en place son plan de contrôle d’internet. Christine Boutin, qui avait été une farouche et convaincante opposante à la loi DADVSI fin 2005 (au point de faire basculer le vote de certains députés UMP pour la licence globale), et qui avait défendu l’idée d’un internet libre, s’est ensuite mue dans un silence confondant à la reprise des débats en mars 2006. En échange, et entre temps, elle a reçu la promesse de Nicolas Sarkozy d’entrer au gouvernement après les élections présidentielles si elle mettait sa langue dans sa poche. Les deux ont tenu parole.

Président de la République, Nicolas Sarkozy a ainsi composé son gouvernement de manière à accomplir son oeuvre sans opposition interne. Nadine Morano à la Famille, et Michèle Alliot-Marie à l’Intérieur, n’ont pas eu besoin de forcer leur nature pour prêcher la censure de certains sites Internet ou le filtrage des sites pédophiles ou terroristes. Porte-parole de l’UMP, pilotée par l’Elysée, le lobbyiste Frédéric Lefebvre ne passe plus une semaine sans se confondre en invectives contre Internet, et réclamer le filtrage. En plaçant l’ex-socialiste Eric Besson au numérique, Sarkozy pensait peut-être aussi paralyser les critiques à la fois de son propre camp et de l’opposition, tout en s’assurant le soutien d’un homme qui a troqué ses convictions pour son ambition. En le remplaçant par Nathalie Kosciusko-Morizet, plus rebelle, Sarkozy a pris un risque. Mais il fait aussi un pari. Celui que son frère Pierre Kosciusko-Morizet, président des deux plus gros lobbys français du numérique hostiles au filtrage, serait moins audible dans son opposition si sa soeur est systématiquement suspectée de collusion lorsqu’elle défend le même point de vue. Ce qui n’a pas manqué lorsque PKM a prêché, dans le vide, un moratoire sur la loi Hadopi.

Il a fallu aussi convaincre dans les télécoms. Free, à la nature frondeuse, reste le plus difficile à manipuler pour Nicolas Sarkozy. Il a toutefois trouvé une arme : la quatrième licence 3G. L’opérateur sait qu’elle va être rapidement indispensable pour continuer à concurrencer Bouygues, SFR et Orange, qui peuvent tous proposer des offres regroupant ADSL et mobile. Mais elle est dépendante de la volonté du gouvernement. Très rapidement, Christine Albanel a fait comprendre à Free qu’il devrait être obéissant pour espérer accéder à la fameuse licence. Depuis, le dossier ne cesse d’être repoussé sous des prétextes fumeux, et Free a mis de l’eau dans son vin contre Hadopi et contre le filtrage, dans l’espoir de ne pas hypothéquer ses chances d’avoir accès à la téléphonie mobile.

Pis, Nicolas Sarkozy a fait nommer numéro deux de France Telecom Stéphane Richard, le directeur de cabinet de Christine Lagarde, qui ne compte « que des amis » dans la commission qui déterminera le prix de la quatrième licence 3G. L’homme aura également pour mission de mettre en oeuvre le filtrage chez Orange, qu’il dirigera d’ici deux ans.

Le contrôle des institutions ayant leur mot à dire sur le filtrage

Enfin, Nicolas Sarkozy s’est également assuré de contrôler les institutions qui pourraient lui faire de l’ombre. La CNIL, qui s’est opposée à l’Hadopi, n’aura pas le droit de siéger au sein de la haute autorité. Les amendements le proposant ont été refusés. Elle n’a pas non plus eu le droit de publier son avis contre la loi Hadopi, et les deux députés commissaires de la CNIL, tous les deux membres de l’UMP, ont voté pour la loi. L’un des deux, Philippe Gosselin, a même été un farouche défenseur de la loi à l’Assemblée, et sans doute au sein de l’institution. Dans son dernier rapport annuel, la CNIL a dénoncé l’omerta imposée par le gouvernement, et son manque d’indépendance, notamment financière.

Plus directement, Nicolas Sarkozy a également évincé l’autorité de régulation des télécommunications (Arcep) des études sur le filtrage, auquel elle était hostile. Redoutant que l’autorité ne reste trop à l’écoute des professionnels des télécoms et des internautes, le président de la République a récemment mis à la tête de l’Arcep Jean-Ludovic Silicani, l’ancien président du Conseil de la propriété littéraire et artistique (CSPLA). Un homme notoirement favorable au filtrage et à la lutte contre le P2P. Le CSPLA, rattaché au ministère de la Culture, compte par ailleurs parmi ses membres le Professeur Sirenelli, à qui le gouvernement confie quasiment toutes les missions juridiques liées au filtrage depuis quatre ans, avec un résultat certain.

Finalement, c’est au niveau européen que Nicolas Sarkozy compte ses plus forts adversaires. Il a entamé un bras de fer avec le Parlement Européen sur l’amendement Bono, et exerce un lobbying intense sur les Etats membres pour qu’ils refusent de marquer dans le marbre le principe du respect de la neutralité du net, contraire au filtrage. Il peut compter sur le soutien de Silvio Berlusconi, propriétaire de médias, qui met en place exactement le même plan en Italie. Mais il redoute l’opposition des députés européens.

D’où l’importance des élections européennes du 7 juin prochain. De leur résultat dépendera peut-être la réussite ou l’échec du plan mis en place par Nicolas Sarkozy.

vu sur http://www.numerama.com/magazine/12948-Decryptage-Sarkozy-et-son-oeuvre-de-controle-du-net.html