Francaisdefrance's Blog

21/05/2011

Roubaix: peu à peu, l’islam a pignon sur rue. Merci, Martine !

Et un grand merci à Martine Aubry. DSK vient de faire ses preuves; Martine Aubry nous laisse présager ce que sera la France si elle est élue président(e) en 2012… Il est temps de réagir et de songer quoi mettre dans l’urne au printemps 2012… Rappel: Sarkö Ier a aussi fait ses preuves et continue à nous presser comme des citrons. Il ne restera qu’une alternative: Marine.

FDF

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Le printemps roubaisien des mosquées…

Alors que la future mosquée de l’Épeulese coiffe d’une coupole, le chantier du complexe islamique Abou Bakr Essedikau Pile s’apprête à démarrer.


Voilà un homme assuré de son salut éternel ! Selon Othman Ibn’ Affân, « celui qui construit une mosquée pour Allah, alors Allah lui construira une maison au paradis ». Oussama Bezzazi concepteur de la mosquée de Villeneuve d’Ascq est l’architecte retenu pour trois des quatre projets de complexes islamiques de Roubaix, des projets à divers degrés d’avancement qui témoignent de la volonté de la communauté musulmane de répondre à la fois aux besoins religieux de ses fidèles et de participer de façon cohérente au renouvellement urbain.
Une mosquée en effet ce n’est pas un immeuble ordinaire. « Quand il s’agit d’en concevoir une, on a tout intérêt à travailler en amont de la demande de permis de construire en partenariat étroit avec les services municipaux. Il faut à la fois l’accord de la mairie, un accord de type politique et celui de l’architecte des bâtiments de France de type technique. »

Les cinq piliers de l’Islam
À Roubaix, le jeune architecte a plusieurs fers au feu. Alors que les travaux de la mosquée Bilal à l’Épeule donnent déjà une idée de ce que sera cet ensemble, samedi dernier, à l’école Ernest-Renan, l’association Abou Bakr se réjouissait de l’obtention d’un permis de construire pour un vaste complexe à la fois religieux, culturel et commercial occupant 5 500 m² et dégageant 3 000 m² de surface utile. Ce complexe sera construit en trois phases. La première pierre de la phase 1 (la partie cultuelle pour un montant évalué à 2,5 millions d’euros) sera scellée le 18 juin. « Mais le chantier d’une durée escomptée de 24 mois ne devrait démarrer qu’après le mois de ramadan (août, ndlr) » , indique Laoudedj Meziane, secrétaire de l’association Abou Bakr.
Place Faidherbe, le futur complexe a su se montrer discret à côté de la robuste façade emblématique de la Condition publique. Rue Franklin, l’association réhabilite une friche industrielle à côté de l’Hôtel de la musique. C’est en coeur d’îlot où l’on accèdera par une nouvelle voirie que la mosquée sertie de plantations affichera son cachet arabo-musulman avec un bâtiment coiffé de quatre colonnes s’élevant à 12 m et d’une coupole de 10 m de diamètre symbolisant les cinq piliers de la sagesse musulmane.
Dans la communauté turque dont les 650 familles pratiquantes se sentent de plus en plus à l’étroit dans un ancien garage rue Daubenton, on attend également avec impatience l’obtention du permis de construire d’un complexe qui s’installera rue du Caire sur un terrain de 6 000 m² appartenant à LMCU.
L’association turque envisageait dans un premier temps de s’installer rue des Récollets. « Mais on ne construit pas une mosquée pour les cinq ou dix ans à venir. C’est un projet qui concerne les générations à venir », soulignent MM. Alci et Kacmaz responsables de la communauté. L’association, en assemblée générale, a repoussé l’option Récollets et a recherché une localisation plus judicieuse. Elle a même constitué un comité de pilotage qui en toute transparence a organisé un concours de concepteurs. C’est le projet de M. Bezzazi qui a été retenu en septembre parmi trois autres. Mi-janvier, il était présenté en mairie. Fin juin, LMCU se prononcera sur l’emprise concédée à l’association. Restera à obtenir l’avis favorable de l’architecte des bâtiments de France et sans doute à revoir quelques détails techniques. Après il faudra compter six à huit mois pour le permis de construire. « Des mois que nous mettrons à profit pour la consultation des entreprises et les appels d’offres », indique l’architecte.

Pierre Dubois : « Nous avons de bons interlocuteurs… » En charge du schéma directeur des lieux de culte, le premier adjoint se réjouit du dialogue noué avec les associations religieuses de Roubaix. Selon lui, la constitution du collectif des institutions islamiques de Roubaix a constitué un déclic.Le texte de référence de Pierre Dubois ce n’est ni la Torah, ni la Bible, ni le Coran, c’est le schéma directeur des lieux de culte adopté par le conseil municipal lors du précédent mandat. Un texte qui avait pu donner l’impression durant plusieurs années de rester lettre morte mais qui, peu à peu, au fil de l’élaboration de projets précis a pris de la consistance.Le premier adjoint estime que la constitution du collectif des associations islamiques et l’esprit d’ouverture et de dialogue qui existe au sein de l’association Roubaix Espérance ont très certainement permis de faire avancer des dossiers qui marquaient le pas depuis plusieurs années.Le schéma directeur, tout le schéma directeur mais rien que le schéma directeur, insiste Pierre Dubois. Pas de financement des associations mais un travail d’accompagnement des projets, un dialogue permanent. « C’est au cours de ces rencontres que l’on se rend compte de l’importance de la parole publique. La parole vaut engagement. À ce niveau avec le collectif, on a vécu une année intense, témoigne l’élu. Présents pour la plupart à Roubaix depuis plusieurs générations, ces musulmans sont en phase avec les objectifs de la citoyenneté. » Une association ne participe pas aux activités et à la réflexion du collectif, celle de la rue Archimède. Pierre Dubois tient néanmoins à garder le contact avec ses responsables. « Dernièrement, ils m’ont fait part de leur intention de racheter la maison mitoyenne afin d’agrandir des locaux où ils se sentent vraiment à l’étroit. » Pierre Dubois souhaite pourtant ne pas apparaître comme l’adjoint à l’Islam : « C’est tout aussi intéressant de travailler sur un projet de pagode. Je suis heureux que l’association laotienne soit parvenue à dépasser ses difficultés internes et que son projet du boulevard de Metz commence à se concrétiser.

Source: http://www.nordeclair.fr/