Francaisdefrance's Blog

03/11/2011

1er novembre 1954: «Toussaint rouge» en Algérie…

N’oublions jamais… Et dire qu’encore aujourd’hui, la haine de la France vient d’eux. Leurs descendants accueillis sur nos terres nous le montrent tous les jours.

FDF

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Photo : peasa

Le 1er novembre 1954, en Algérie, des indépendantistes commettent plusieurs dizaines d’attentats, dont certains meurtriers. C’est la «Toussaint rouge».

Ces événements surviennent dans une Algérie française découpée en plusieurs départements mais profondément divisée entre :
– 8 millions de musulmans qui ont un statut d’indigène et relèvent du droit coranique coutumier,
– près d’un million de citoyens français : immigrants de la métropole et du bassin méditerranéen, juifs locaux naturalisés en 1870, musulmans en très petit nombre ayant renoncé à leur statut coranique.

De très grands écarts de niveau de vie et d’éducation séparent les deux communautés (au recensement de 1948, un musulman sur dix seulement déclare savoir parler le français, soit une proportion bien inférieure à celle que l’on observe en 2000). Les clivages sociaux sont entretenus et aggravés par l’opposition constante, des Européens et assimilés, à toute concession politique à la majorité musulmane. Malgré cela, les indépendantistes, surnommés avec mépris «fellagha» (coupeurs de route), sont encore très minoritaires et sans soutien consistant dans la population musulmane.

Joseph Savès

Un soulèvement peu médiatique

Quelques mois plus tôt, en Indochine, les Français ont été défaits par le Vietminh. Les indépendantistes algériens y voient un encouragement à se lancer à leur tour dans la lutte armée contre la puissance coloniale, bien qu’ils soient en très petit nombre (quelques centaines au plus) et presque totalement dépourvus d’armes.

Divisés en plusieurs partis, dont le MTLD de Messali Hadj et l’UDMA de Ferhat Abbas, ils forment au printemps 1954 un Comité révolutionnaire d’union et d’action (CRUA). Celui-ci choisit la date du 1er novembre pour déclencher l’insurrection. Une trentaine d’attentats plus ou moins désordonnés ont lieu en ce jour de la Toussaint : récoltes incendiées, gendarmerie bombardée…

On compte sept morts essentiellement des militaires. Le brigadier-chef Eugène Cohet et le soldat Pierre Audat sont tués en pleine nuit dans le poste de Batna, dans le massif des Aurès. Ce sont les premières victimes de la guerre d’Algérie. Parmi les autres victimes figurent le caïd Hadj Sadok et Guy Monnerot, qui voyageaient ensemble.

La mort de ce dernier émeut plus particulièrement l’opinion. Ce jeune instituteur est venu de la métropole avec son épouse pour instruire les enfants du bled. Leur autocar est attaqué dans les gorges de Tighanimine. Ils sont extraits du véhicule ainsi que les autres passagers et touchés par une rafale de mitrailleuse destinée au caïd Hadj Sadok.

Guy Monnerot succombe sur le champ mais sa femme Jeanine survivra à ses blessures. Les meurtriers des deux Français auraient enfreint l’ordre de ne tuer que le caïd, membre de l’élite musulmane francophile. Ils auraient été plus tard sanctionnés par leurs chefs.

Le ministre de l’Intérieur, François Mitterrand, promet de mettre tout en oeuvre pour arrêter les «hors la loi». Avec emphase, il déclare le 12 novembre 1954 : «Des Flandres au Congo, il y a la loi, une seule nation, un seul Parlement. C’est la Constitution et c’est notre volonté».

En définitive, les attentats de la «Toussaint rouge» ont très peu de retentissement dans l’opinion française et la presse métropolitaine en fait à peine écho. Ils n’en marquent pas moins le début de la guerre d’Algérie, huit années de tourments qui ont marqué durablement les esprits et les coeurs des deux côtés de la Méditerranée.

Naissance du FLN

Le Front de Libération Nationale (FLN) est créé au Caire, peu après la «Toussaint rouge», par Ahmed Ben Bella, un indépendantiste en rupture avec le MTLD de Messali Hadj, qu’il juge trop modéré [ne pas confondre avec le FNL vietnamien, créé en 1960].

Dès lors, le mouvement indépendantiste et les messalistes, rassemblés au sein d’un nouveau parti, le MNA (Mouvement National Algérien), vont se disputer à couteaux tirés les faveurs des travailleurs algériens en métropole. L’historien Benjamin Stora évalue à 4.000 les victimes de ces règlements de comptes en métropole, de 1954 à 1962. C’est près de 2% des Algériens de la métropole.

En Algérie même, le FLN évite les batailles rangées et s’en tient à des massacres de civils, essentiellement des notables musulmans favorables à la France. Ces derniers sont torturés, mutilés et assassinés avec un raffinement de cruauté.

Échec de la pacification

Le 25 janvier 1955, le président du Conseil Pierre Mendès France nomme au gouvernement général de l’Algérie l’ethnologue Jacques Soustelle (44 ans), homme de gauche, pacifiste, résistant et gaulliste de la première heure. Il est accueilli fraîchement par les Européens mais très vite se rallie à la thèse radicale de l’intégration. Contre les riches colons et les indépendantistes musulmans, il prône l’octroi de la nationalité française pleine et entière à tous les habitants des trois départements.

N’arrivant pas à retourner la population musulmane en sa faveur, le FLN change bientôt de tactique et multiplie les attentats dans le bled (la campagne).

Les pouvoirs publics reprennent en main la population musulmane des douars (villages) grâce à des mesures sociales et au regroupement des populations en des lieux prétendument sûrs (à la fin de la guerre, 1.250.000 paysans auront été ainsi déplacés). Ces tâches de terrain à caractère humanitaire sont confiées aux Sections Administratives Spéciales (SAS), animées par des officiers aguerris et de bonne volonté.

Dans le courant de l’année 1956,  le gouvernement de Front républicain du socialiste Guy Mollet intensifie les actions militaires en Algérie. Il envoie sur place non plus seulement des engagés (militaires professionnels), comme en Indochine, mais aussi des conscrits et même des réservistes). Le service militaire est porté à trente mois et les effectifs engagés dans ce que l’on appelle pudiquement les «opérations de maintien de l’ordre» ou «de pacification» ne tardent pas à atteindre 400.000 hommes.

Source:  http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=19541101

Merci à DG…

28/01/2011

Un russe converti à l’islam serait à l’origine de l’attentat de Moscou.

Ouhais… 35 morts: il a droit à ses 72 putes au paradis d’Allah.

FDF

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L’auteur de l’attaque serait un homme que les services de police recherchaient dans le cadre d’une enquête sur un autre attentat.

La piste d’un Russe converti à l’islam wahhabite se précisait vendredi, quatre jours après l’attentat qui a fait 35 morts à l’aéroport de Moscou, selon les informations de la presse locale, alors que les enquêteurs restaient très discrets sur l’avancée de leurs investigations. Le quotidien Kommersant a précisé vendredi ses révélations de la veille qui désignaient un militant islamiste russe comme le principal suspect de l’attaque suicide de l’aéroport Domodedovo. L’individu, Vitali Razdoboudko, 32 ans, était connu de la police depuis sa conversion à l’islam lorsqu’il était étudiant à Piatigorsk, dans la région de Stavropol, au pied du massif du Caucase. Selon un responsable des forces de l’ordre locales, Vitali Razdoboudko était déjà recherché dans le cadre d’une enquête sur un autre attentat, la police le soupçonnant d’appartenir à un groupe rebelle, le « nogaïsski djamaat ». Il aurait disparu en novembre avec sa concubine et leur nouveau-né. 

Selon Kommersant, la police étudie de près la relation du couple avec leurs colocataires : Anvarbek Amangaziev, interpellé en octobre dans le cadre d’une enquête sur une série d’attentats, et sa compagne Zeïpan Souiounova. Cette dernière a été interpellée en janvier après l’explosion accidentelle d’une ceinture d’explosifs à Moscou, qui avait tué une autre femme s’apprêtant, selon plusieurs médias, à commettre un attentat-suicide le 31 décembre. Kommersant laisse entendre que cette femme pourrait être la compagne de Razdoboudko, et que celui-ci aurait pu perdre la vie à son tour en commettant l’attentat de Domodedovo.

« Le sentiment de frustration idéologique monte »

Autre révélation, selon Kommersant : Razdoboudko a été converti à l’islam par un imam russe, Anton Stepanenko, un islamiste wahhabite présumé dont les disciples ont participé à une attaque rebelle contre Naltchik (Kabardino-Balkarie, Caucase) en octobre 2005 (des dizaines de morts). Selon Kommersant, la police a aussi saisi des livres, des DVD à caractère extrémiste et un guide de fabrication d’engins explosifs, lors d’une perquisition à son domicile en 2006.

« Les gens sont déçus par le pouvoir en place (en Russie), les pratiques, l’engagement politique des hiérarques de l’Église orthodoxe », explique Sergueï Aroutiounov, expert sur le Caucase à l’Académie russe des sciences, expliquant la propagation de l’islam radical parmi les non-musulmans. « Le sentiment de frustration iéologique monte, les gens psychologiquement instables cherchent une nouvelle foi, de nouvelles idoles », explique-t-il. Pour un expert militaire indépendant, Alexandre Golts, « le problème n’est pas que des Slaves apparaissent parmi les wahhabites, il est bien plus grave : une génération entière a grandi pendant la guerre (dans le Caucase) et s’est constituée dans cette idéologie ».

Jusqu’à présent, les enquêteurs n’ont donné aucune information officielle sur les pistes étudiées en lien avec l’attentat de Domodedovo. Après la première guerre de Tchétchénie (1994-1996) entre forces russes et indépendantistes, la rébellion s’est progressivement islamisée et a de plus en plus débordé les frontières tchétchènes pour se transformer au milieu des années 2000 en un mouvement armé actif dans tout le Caucase du Nord. Les autorités russes ne parviennent pas à juguler ces violences, qui présentent un grave risque pour la sécurité des Jeux olympiques d’hiver de 2014 à Sotchi, à seulement quelques centaines de kilomètres des zones instables.

Source: http://www.lepoint.fr/