Francaisdefrance's Blog

29/04/2011

Menacé, injurié par ses élèves…. Vous croyez que cela se passe loin de chez vous.

Ca, on n’en parlera jamais assez. Il faut que nos « Hautes Instances » réagissent! Monsieur Chatel: soyez ferme sur cette affaire; merci.

FDF

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Visitez plutôt ce lien : http://souffrancedesprofs.com

Mais attention, si vous n’avez jamais mis les pieds dans une école, vous risquez d’être choqué par ce qui se déroule dans nos salles de classe … sans que personne ne réagisse.

Je vous cite juste l’un des derniers témoignages que nous avons reçu à l’association :

« Enseignante en Enseignement Artistique, j’ai plus de 20 ans de métier dans divers établissements : lycée professionnel et collège. Il m’a toujours semblé être  « forte ». Mais voilà 4/5 ans, ça se dégrade. En 2009/2010 dans une SEP, j’ai dû porter plainte parce qu’un élève qui avait craché sur moi (et ne voulant pas reconnaitre son acte) a menacé de me tuer et de faire la même chose à ma famille … un autre m’avait volé portefeuille et ordinateur portable. (…) Plus récemment alors que je demandais un billet de retard à une élève (15 minutes de retard), je me suis vue reprocher de ne pas respecter le règlement avec violence et insultes…ou bien une autre élève me reprochait de perdre son travail alors qu’il se trouvait dans son sac – e n désordre – et là aussi avec : « salope », « espèce de conne », « va te faire enculer »… (…) Trop c’est trop ! Marre d’être agressée verbalement par des élèves ! J’aime mon métier et ma discipline est très attrayante mais là il y a vraiment de quoi craquer… c’est ce qui m’est arrivé il y a 15 jours… »

site Internet, grâce auquel, en un seul clic, vous pouvez transmettre à votre député des témoignages réels de professeurs, et lui demander de les relayer auprès du ministre.C’est simple mais c’est efficace. Si de nombreux députés s’expriment auprès du ministre de l’Éducation, il sera obligé de réagir.Un député ne laisse jamais le message d’un de ces électeurs lettre morte. Alors si ce n’est pas un mais 10 voire 100 électeurs qui l’informent sur ce que vivent nos professeurs, il ne pourra pas continuer à l’ignorer.Des professeurs, de plus en plus nombreux, sont insultés, raillés, voire frappés par des élèves ; tous ces témoignages parlent d’eux-mêmes.Mais attention.Une école qui accepte que ses professeurs soient piétinés par les élèves n’est pas le modèle d’école républicaine que nous voulons.C’est pourquoi je vous demande d’écrire à votre député. En tant que représentant de la Nation, il doit avoir le courage de dire au Ministre de l’Éducation nationale que notre école ne doit pas laisser les professeurs se faire piétiner sans réagir.

Ecrivez-lui maintenant à votre député et obligez le ministre de l’éducation à voir ce que vivent les professeurs dans leurs salles de classe.

Quand un député visite une école, c’est rarement au moment où les insultes fusent et les chaises volent. Vous seul pouvez lui faire comprendre ce qui se passe.

Engagez-vous pour sauver notre école en communiquant ces témoignages auprès de votre député. Cliquez ici.

Un grand merci d’avance,

Eric Galland

Responsable des relations parents-professeurs

SOS Éducation

J’écris maintenant à mon député

21/09/2010

Education: Les « commissions poubelles »…

Les “commissions poubelles” ont eu lieu.

De quoi s’agit-il ? Dans le jargon des enseignants, il s’agit de commissions chargées d’affecter dans les classes de 2de des lycées professionnels où il reste encore des places, les élèves réputés turbulents et perturbateurs qui, en raison de leurs résultats scolaires et de leur comportement, n’ont été acceptés nulle part ailleurs.
Ces élèves-là qui se savent soutenus par des parents irresponsables ou démissionnaires, sont incapables de se plier à la moindre discipline et ont, après quatre années (minimum) de collège, un niveau qui ne leur permet pas de suivre le programme – pourtant très léger – de 2de.

Mais comme le gouvernement préfère savoir les perturbateurs dans une classe (où ils ne s’en prendront qu’à un enseignant à la fois) plutôt que dans la rue (où ils risquent de faire des dégâts), ils sont coûte que coûte inscrits dans un établissement scolaire où dès leur arrivée ils retrouveront des copains avec lesquels ils formeront une bande capable d’imposer “sa” loi aux autres élèves et aux professeurs.

Au moment où, après la rentrée, la plupart des classes commençaient à prendre un rythme de travail et où certains élèves percevaient la nécessité de faire des efforts pour surmonter leurs difficultés, les élèves ainsi repêchés par les “commissions poubelles” arrivent pour tout désorganiser, pour tout déséquilibrer, pour démolir le travail déjà accompli par les enseignants et généralement apprécié des élèves motivés.

Résultats : des professeurs qui, trois semaines après la reprise des cours, craquent nerveusement en imaginant les difficultés qu’il leur faudra surmonter ; des chefs d’établissement désemparés ou désabusés ; une montée en flèche des accrochages et des incivilités… en attendant pire; des recteurs d’académies sourds aux signaux d’alarme lancés par les professeurs ; des bons élèves qui annoncent déjà leur intention de quitter les établissements pour éviter d’avoir à supporter l’insupportable…

Le gouvernement se félicite de l’ouverture de quelques établissements “spéciaux” où des élèves particulièrement difficiles seront remis sur les rails – du moins l’espère-t-on – grâce à une discipline efficace.

Mais qu’attend-on pour remettre cette même discipline dans l’ensemble des établissements scolaires puisqu’on la dit efficace?

“Discipline” et “sanctions” sont deux mots qui apparaissent dans la “lettre” que M. Sarkozy avait envoyé à tous les enseignants et éducateurs au lendemain de son élection à la présidence de la République.
“Rien que des mots…” chantait Dalida!

Un professeur de Lettres en lycée
(envoyé par mail)

Vu sur http://soseducation-leblog.com/2010/09/21/les-commissions-poubelles/