Francaisdefrance's Blog

13/12/2010

« Le XXIème siècle est en mal de Saints ». JPPS

Pillé à JPPS…
FDF

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TIBHIRINE N’EST PAS TAMANRASSET, ET C.de C. N’EST PAS C. de F. *** (Blog-notes N°70)

Faute de Vincent Depaul et de Jeanne Jugan, on devra probablement se contenter de l’Abbé Pierre et de la Soeur Sourire. 

Le dernier film à la mode, DES HOMMES ET DE DIEUX, souhaite participer à cette queste , en nous présentant les Moines martyrs de Tibhirine, comme des fils spirituels du Père de Foucault (sans toutefois le mentionner).

Ne voulant être une émule de Jacques de Voragine (l’auteur de la « Légende dorée »), j’essayerai -contrairement au film- de faire la part de l’Histoire…et celle de l’hagiographie.

Voici donc, en toute humilité (…), ma version des faits.

Les moines de Tibhirine, des trappistes (Ordre Cisterciens de la Stricte Obédience) gênaient, pour diverses raisons, le gouvernement algérien.
Entre autres raisons, ils soignaient les rebelles blessés, et les membres de leurs familles.

Il fut donc demandé, en mai1996, à la Sécurité militaire algérienne, de trouver un moyen de les forcer à quitter le pays.

Ladite Sécurité, voulant jouer les Machiavel, demanda au CIA de les enlever,
avec l’intention, dans un deuxième temps, d’effectuer leur libération et de les mettre dans le premier charter en partance pour la France.

Les choses ne se sont malheureusement pas passées comme prévu.

Un hélicoptère de l’armée aurait mitraillé, par erreur, le bivouac des jihadistes qui les avaient enlevés, tuant à la fois les maquisards…et sept moines du monastère de Notre-dame-de-l’Atlas.

On peut donc dès à présent, souligner la différence fondamentale qui existe entre ces dramatiques évènements, et ceux qui, 80 ans plus tôt (le 1er décembre 1916), conduisirent à l’enlèvement et à l’assassinat, à Tamanrasset, d’un autre moine cistercien, le Frère Charles de Jésus (dans le siècle, Charles de Foucault).

Pour faire court, on peut dire que le Frère Charles de Jésus a été assassiné (par l’Emir d’une secte musulmane, la « Senoussia », nommé BA HAMON), en raison de sa mission sacerdotale (d’aucuns diront de son prosélytisme), auprès des Touaregs du Hoggar.

L’ermite de Tamanrasset s’intéressait à l’Islam. Il avait lu le coran.

Mais son intérêt pour la religion musulmane n’est en aucune façon comparable à celui du Prieur de Tibhirine.

Christian de Chergé passa une partie de son enfance à Alger, où était stationné le régiment de son père (commandant), le 67ème RAA, et éprouva très rapidement une véritable fascination pour la religion fondée par le Prophète Mahomet.

Mais c’est probablement plus tard, en1959, lorsqu’il y retourna, pour participer, en tant qu’officier, à la guerre d’Algérie, que se révéla sa véritable vocation : Il fut en effet sauvé, par un garde champêtre algérien, Mohamed, qui pris sa défense lors d’une altercation, dans la rue, et qui fut assassiné le lendemain -en représailles.

Il s’est senti désormais, lié -par le sang- au peuple algérien…et aux musulmans.

Cependant, l’Islam qu’il connait et avec lequel il va s’efforcer de créer des liens très étroits (de « communier »), est un Islam tout à fait minoritaire -voire « hérétique »-, qui est lui-même persécuté par l’Islam officiel : le Soufisme (cf le maître Soufi Mansour al-Hallaj, qui fut crucifié à Bagdad, en 922).

En 1980, la Tarqa (confrérie) soufie, Alawiya, commence à se réunir dans la chapelle du monastère.Les moines étudient et prient avec eux, tournés vers La Mecque. Ils pratiquent ensemble le DHIKR (qui est plus ou moins l’équivalent de l’Hésychia des moines orthodoxes).Ils font le ramadan.

le Père de Chergé se pique même de théologie, et publie des textes entrant dans le cadre d’un « dialogue interreligieux » (…à sens unique, comme c’est toujours le cas avec les musulmans).

Et en particulier un article intitulé « chrétiens et musulmans » (dans la « Lettre de Ligugé » de décembre 1984), où il s’efforce -à mon avis, de manière peu convaincante- de réinterpréter la doctrine de la Trinité : pierre d’achoppement pour les musulmans, pour qui l’unicité de Dieu n’est absolument pas négociable…

Mais la « théologie » du Prieur est avant tout sociale.

Il déclare vouloir « s’exprimer par tous les moyens de la solidarité et de la coresponsabilité politique et sociale, au service de la paix ».

Son engagement est donc, comme pour ses collègues d’Amérique du Sud,
fortement « politisé »; et comme pour eux, sa théologie (de la « libération ») n’est qu’une tentative (maladroite) de justification à posteriori,
d’une démarche parfaitement irrationnelle.

Il voulait avant tout se mettre au service du « peuple »algérien : victime, selon lui, d’un régime inique; et il considérait probablement les membres du GIA, non comme des terroristes, mais comme des « combattants de la liberté »…

Le film de Xavier Beauvois nous montre, à juste titre, des hommes très courageux et parfaitement sincères. Certainement des martyrs.

Mais la vérité historique, qu’il convient de lire entre les lignes hagiographiques du scénario, nous révèle qu’ils étaient également de piètres théologiens, considérant, comme Don Hélder Câmara, ou Léonard Boff, que Notre Seigneur était un marxiste avant la lettre, et que les pauperes spiritu de la première béatitude, étaient des « pauvres » -tout court, que tout chrétien qui se respecte doit aider à acquérir -éventuellement par la force- sa part du gâteau terrestre, en anticipation de celle qui leur est promise dans le royaume des cieux.

Jean-Pierre Pagès-Schweitzer

08/11/2010

Front National. Campagne interne: Message de Bruno Gollnisch aux adhérents (et futurs adhérents) du FN.

C’est bien connu, on ne prête qu’aux riches, et l’exégèse du discours et surtout des hypothétiques arrière-pensées de Bruno Gollnisch va bon train depuis le début de la campagne.

Là où il suffirait tout simplement d’écouter ce que dit le vice-président du FN, dont le langage a pourtant le mérite de la clarté -une clarté peut être un peu trop aveuglante pour certains-, beaucoup s’échinent à lui prêter des vues inavouables. La théorie du complot a de beaux jours devant elle…

Une limpidité des propos de Bruno Gollnisch qui a été particulièrement appréciée par les adhérents du FN qui sont allés à sa rencontre cette fin de semaine. Bravant le mauvais temps ils étaient 150 samedi midi à La Voulte (Ardèche), 170 le soir dans le magnifique château du Baroux (Vaucluse) et près de 200 à Marseille dimanche midi à venir écouter le vice-président du FN.

Le langage « carré », les arguments utilisés par le candidat à la succession de Jean-Marie Le Pen font leur effet sur les adhérents qui, pour beaucoup, (re)découvrent sous un jour nouveau le vice-président du FN à l’occasion de cette tournée.

Sa détermination et son assurance impressionne… Certes, ses compétences d’homme de dossier, d’élu, d’intellectuel n’ont jamais été mises en doute. Mais c’est incontestablement sur sa capacité évidente à assurer la cohésion du FN, à rassembler la famille nationale, les électeurs orphelins du souverainisme et au encore au-delà, ceux de la gauche patriotique et de la droite sociale, qu’il a engrangé un regain de popularité et de soutiens ces dernières semaines.

Cela n’empêche pas un certain nombre de commentateurs de lui dénier toute sincérité, de refuser d’admettre que son souci d’ « enraciner la modernité dans la tradition » n’est pas le cache-sexe d’une nostalgie coupable pour les heures les plus sombres de notre histoire.

Il n’y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre… Passe encore que ce type de commentaires fleurissent dans la presse de gauche, mais quand ils émanent de personnes censées nous connaître et partager nos valeurs nationales, cela devient assez pathétique.

Au nombre des mauvais fantasmes véhiculés sur le compte de la candidature Gollnisch, le dénommé Jean-Pierre Pagès-Schweitzer a fait ainsi très fort dans les colonnes des Quatre vérités Hebdo (édition du vendredi 22 octobre), publication au demeurant sympathique en ce qu’elle accueille, sans ostracisme, articles et points de vue couvrant l’ensemble des sensibilités de la droite nationale, et dont nous partageons très souvent les analyses.

Dans l’article en question, M. Pagès-Schweitzer explique pourquoi il votera Marine au congrès, ce qui est bien évidemment tout à fait son droit.

Ce qui est nettement plus tendancieux ce sont les raisons qu’il avance pour justifier son choix.

Selon lui, si les « gollnischiens » -appellation au moins aussi sympathique que celle de « souchiens » utilisée pour désigner les « Gaulois »…- « se présentent comme les gardiens des fondamentaux (…), le plus fondamental des fondamentaux (des partisans de la candidature du vice-président du FN), c’est l’antisémitisme. L’homophobie venant immédiatement après ».

Non, vous ne lisez pas Têtu ou le Nouvel Obs

Et de poursuivre : « ce que les anciens (sic) reprochent à Marine, c’est de ne pas montrer patte blanche ; d’éviter les outrances de son père, de vouloir même sans démarquer (…). Elle réalise pleinement que (…) le péril aujourd’hui n’est pas juif, il est arabe et que, si complot il y a, il n’est pas fomenté par les Sages de Sion, mais par les sectateurs du nouveau califat ».

Se félicitant de l’apparition sur le marché politique d’une « nouvelle extrême droite pro-sioniste » –le phénomène en fait n’est pas nouveau

– l’auteur de cet article démontre cependant qu’à trop vouloir faire coller une démonstration fumeuse à la réalité, on arrive assez rapidement à se prendre les pieds dans le tapis (de prière).

Pour preuve, il désigne comme chef de file de cette extrême droite islamophile, « colallahborationniste comme disait Serge de Beketch », un cadre du FN, Christian Bouchet.

L’intéressé à notre connaissance n’a pas démenti, mais il faut maintenant que M. Pagès-Schweitzer remette un peu d’ordre dans ses fiches pour expliquer à ses lecteurs pourquoi alors M. Bouchet appelle à voter non pas pour Bruno mais pour Marine… comme lui.

La suite au prochain numéro ?

Tantôt traître projetant de faire imploser le FN en y accueillant des « dissidents », également suppôt de Satan ayant vendu son âme aux « barbus », Bruno serait aussi une infâme grenouille de bénitier, qui œuvrerait dans l’ombre des sacristies –un complot des jésuites, marchant main dans la main avec le « califat » ?- à transformer le FN en « parti confessionnel ». Avant de trucider tous les laïcs et les homos au cours d’une vaste Saint-Barthélemy ?

Bis repetita placent, rappelons une nouvelle fois ici, les propos sans ambiguïtés du vice-président du FN sur ce sujet, et dernièrement encore dans les colonnes de Monde et Vie, certes « journal catholique », horresco referens…

« Je pense pour ma part explique Bruno Gollnisch, que la France est un peuple, un territoire, une langue et une civilisation exceptionnelle, aussi tributaire du christianisme que la civilisation japonaise l’est du confucianisme, du Shinto ou du bouddhisme. Les valeurs chrétiennes ne se limitent pas à la France, elles sont universelles, mais elles ont fait la grandeur de notre civilisation ».

« Je souhaite restaurer, non pas l’ordre surnaturel, qui est de la responsabilité du clergé, mais le socle des valeurs de droit naturel – la famille, le respect de la vie, l’acquisition légitime d’un patrimoine fondée sur le travail, les corps intermédiaires, le respect d’un véritable principe de subsidiarité aujourd’hui dévoyé par l’Union européenne, des organisations professionnelles affranchies de la subversion marxiste, etc. –, hors desquelles nous nous enfonçons dans une nouvelle décadence ».

« Contrairement à ce qui a été prétendu, je ne souhaite pas pour autant que le Front National devienne un parti confessionnel. Je travaille en parfaite intelligence avec des patriotes d’autres religions, voire agnostiques ».

Voilà qui a (encore) le mérite de la clarté.

(ndlr: Je suis tout à fait incapable, pour le moment, de dire pourquoi le néo-nazi, sataniste (biographe d’Aleister Crowley) -et surtout éminence grise d’Alain Soral, Christian BOUCHET, appelle à voter pour Marine. JPPS).

(gollnisch.com)

Source: in cafephilodedroite