Francaisdefrance's Blog

31/12/2011

Lieux culturels et cultuels, qu’ils nous disent…

Ne vous faites pas d’illusions; c’est pareil chez nous… Preuve en est qu’à ma connaissance jamais un sous-chien n’a été invité à une « prière » dans une mosquée. Mais certains ont du le faire en douce.

Et dans les écoles coraniques, c’est la même chose…

FDF

Une tronche pareille ne peut pas prêcher l’amour, la paix et la tolérance…

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mosques us

Le magazine Perspectives on Terrorism a récemment rendu publique une étude sur la propension des mosquées américaines à encourager l’étude de textes islamiques qui encouragent le recours à la violence pour atteindre des objectifs politiques. L’étude s’intitule :

Sharia Adherence Mosque Survey: Correlations between Sharia Adherence and Violent Dogma in U.S. Mosques (Enquête sur l’adhésion à la charia dans les mosquées : Corrélations entre l’adhésion à la charia et la propagation d’une doctrine violente dans les mosquées des États-Unis).

L’étude portait sur 100 mosquées choisies de façon aléatoire sur le territoire américain. Les principales conclusions de l’étude sont les suivantes :

  1. 80% des mosquées visitées fournissent à ceux qui les fréquentent de la littérature pro-jihad encourageant le recours à la violence extrême (Qutb et Maududi) ou « modérée » (Ibn Khatir) contre les non-musulmans. Qutb, Maududi et Ibn Kathir font partie des auteurs endossés par les Frères Musulmans;
  2. 51% des mosquées diffusent la littérature d’auteurs comme Maududi et Sayyid Qutb qui promouvaient la révolution islamique;
  3. Les imams opérant dans ces mosquées promeuvent ce type de littérature;
  4. Il existe une corrélation entre la propension de ceux qui fréquentent les mosquées à se conformer aux pratiques recommandées par la charia et le niveau de violence de la littérature disponible dans les mosquées qu’ils fréquentent.

Pour les fins de l’étude, différentes pratiques furent examinées pour déterminer l’adhésion de ceux qui fréquentent une mosquée particulière à la charia.

Lors de la prière

  1. Ségrégation des sexes;
  2. L’imam ou un leader s’assure de l’alignement des participants en lignes compactes et droites.

Description de celui qui dirige la prière

  1. Port de la barbe;
  2. Port d’un couvre-chef traditionnel;
  3. Port de vêtements traditionnels (non-occidentaux) avec des pantalons qui remontent au-dessus des chevilles;
  4. Port de la montre au poignet droit.

Description des participants:

Le port de la barbe, celui du couvre-chef et de vêtements traditionnels ont également été observés chez les participants;

Dans les mosquées où les femmes étaient présentes à la prière (65%), les observateurs notèrent si elles portaient un hijab moderne ou non (une partie de la chevelure est visible dans le premier cas).

Une version préliminaire de l’étude a été publiée par le Middle East Forum à l’été 2011.

La dernière version de l’étude est disponible sur le site Perspectives on Terrorism.

Profils de sept livres recommandés par les islamistes

Les responsables de l’enquête sur la propagation de textes violents dans les mosquées ont produit de courts profils pour sept des livres dont ils cherchaient à déterminer la disponibilité dans les mosquées qu’ils ont visitées. Les profils des livres et leur contenu sont accessibles en version anglaise en cliquant sur les hyperliens suivants :

  1. Riyad-us Saliheen Yahiya ibn Sharaf al-Nawawi (1234-1278);
  2. Jihad in Islam Sayyid Abul Ala Maududi (1903-1979);
  3. Umdat al-Salik (Reliance of the Traveller) – Ahmad ibn an-Naqib al-Misri (1302–1367);
  4. Tafhim al-Qur’an (The Meaning of the Qur’an) – Sayyid Abul Ala Maududi (1903-1979);
  5. Fiqh-us-Sunnah (The Book on Acts of Worship) – Sayyid Saabiq (????-2000);
  6. Tafsir – Ismail Ibn Kathir (1301-1373);
  7. Ma’alim fi’l-Tariq (Milestones) – Sayyid Qutb (1906-1966).

La mosquée, un centre de la révolution islamique

Dans un essai consacré aux origines intellectuelles du renouveau musulman du XXe siècle, Ibrahim Abu-Rabi, un intellectuel des Frères Musulmans basé en Amérique du Nord, rapporta qu’il revenait à Hassan al-Banna, le fondateur de l’organisation islamiste, d’avoir modifié le rôle de la mosquée :

(Traduction PdeB) «(Hassan) al-Banna consacra un zèle incessant à organiser son mouvement, modifiant radicalement certaines pratiques et certains concepts-clés. Un des changements qu’al-Banna chercha à apporter fut de faire passer le statut de la mosquée d’un endroit statique de culte à un centre de la révolution islamique.»

Ibrahim Abu-Rabi, Intellectual origins of Islamic resurgence in the modern Arab world (Les origines intellectuelles du renouveau islamique dans le monde arabe moderne), State University of New York Press, Albany, pp. 76-77 Google Books

Jusqu’à son récent décès, Ibrahim Abu-Rabi dirigeait la Chaire d’Études islamiques à l’Université de l’Alberta (Edmonton). Point de Bascule a produit un profil d’Abu-Rabi.

La conclusion de l’étude de Perspectives on Terrorism confirme que la transformation des mosquées en centres de révolution islamique telle que promue par Hassan al-Banna est bel et bien en voie de réalisation.

Source: Point de Bascule

07/02/2011

Egypte: les Frères Musulmans ont déjà « repris la main »…

J’en parlais dans mon précédent billet. La peste verte arrive, sournoisement…

FDF

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Les Frères musulmans montent au front !

D’abord pris de court par le soulèvement, ils se montrent aux avant-postes. Et se voient demain incontournables.

Un jean de bonne facture, des tennis et un polo à rayures. La barbe frise les trois ou quatre jours, et l’after-shave est puissant. Saad Khirat el-Shatr pourrait être un jeune homme de 21 ans comme bien d’autres, si ce n’est son patronyme et son appartenance sociale qui font de lui un être un peu à part, dans le contexte égyptien. Saad Khirat est fils et petit-fils de Frère musulman.

Les fameux Frères musulmans (AlIkhwan, en version originale), la bête noire du régime d’Hosni Moubarak, la peur des gouvernants occidentaux. Les revoilà sur le devant de la scène depuis quelques jours. Pas tout à fait depuis le début de la révolution égyptienne. Car le mouvement islamiste est comme les autorités: il n’a rien vu venir. On peut même dire qu’il s’est méfié. Encore une révolte qui ne mènera à rien, ont-ils d’abord pensé ! Et puis que veulent ces jeunes, ces révolutionnaires de salon qui surfent jour et nuit sur la Toile ? Ils appellent à la révolution, mais laquelle? Absents les premiers jours, les Frères musulmans ont commencé à se montrer ostensiblement au bout du cinquième. Aujourd’hui, ils ont repris la main.

En faisant ce qu’ils savent le mieux faire: aider et pourvoir aux besoins. En nourriture, en eau, en soins, en prières, en forces et en hommes. Les Frères sont des marathoniens, les coureurs de fond que l’on cantonne aux sales besognes: occuper la place Tahrir – épicentre cairote de la contestation–, coûte que coûte, jour et nuit, se placer en première ligne dans les combats. Et s’allier sans broncher aux protestataires de tout poil qui n’ont qu’un objectif : se débarrasser d’Hosni Moubarak. La discussion sur le partage du pouvoir sera pour plus tard.

Chez Ahmad Seif el-Islam al-Banna, le mobilier et la tapisserie sont d’époque. Bloqués sur les années 1970. On imagine aisément que les fenêtres et les volets ne sont jamais ouverts. L’homme qui s’avance, handicapé par une encombrante surcharge pondérale, est le fils du fondateur des Frères musulmans. Son père, Hassan al-Banna, a créé la confrérie en 1928. Très vite, les Frères de l’époque, avec leur tenue caractéristique, gandoura et barbichette, occupent tout l’espace social. Mais ils veulent aussi se mêler de politique. Mauvaise idée. Ils sont interdits en 1957 par Nasser. Sous Anouar el-Sadate, les Frères connaissent un répit, mais une branche dissidente assassine le président égyptien, en 1981. La répression est alors totale, même si le mouvement lui-même avait officiellement annoncé dès 1978 renoncer à toute violence. Hosni Moubarak leur accordera en 1984 une reconnaissance religieuse. Exclusivement.

« Pas question de faire un coup d’Etat »

A 78 ans, Ahmad Seif el-Islam alBanna, « Frère musulman dans la chair et dans le sang«  et membre du bureau de l’organisation, martèle que les Frères ne veulent pas gouverner mais participer. « Il n’est pas question de faire un coup d’Etat. Il n’y aura pas de président issu des Frères à la tête du pays. Mais nous tenons à participer au processus politique qui est en train de se mettre en place. » Les mots se font doux à ceux qui veulent bien entendre: démocratie, référendum, respect de la volonté du peuple. « Notre objectif a toujours été de convaincre par le dialogue et non par la force. Le problème aujourd’hui n’est pas l’idéologie ou la religion, mais l’économie et la corruption. » Première force d’opposition du pays, les Frères n’ont pourtant jamais su transformer leur islam social en islam politique.

Retour sur Saad Khirat el-Shatr. Lui pourrait représenter le nouveau Frère musulman, loin de l’image d’Epinal que l’on se fait en général des « Frérots ». Fini la gandoura, les pieds crasseux, les ongles noirs, la barbe touffue ou maigrichonne. La mue de la nouvelle génération s’est opérée à partir de 2005. A cette époque, la protestation gronde dans les rangs. Les jeunes bousculent les vieux. Le temps de l’action est venu. La jeune garde s’empare du politique et joue sur cette ambiguïté d’un mouvement toléré sans être légal. Résultat, les Frères disposent aujourd’hui –officieusement– de 88 députés. On dit qu’ils représenteraient un tiers de l’électorat, soit la première force d’opposition en Egypte. Les nouveaux cadres sont tous éduqués, issus de grandes écoles et bilingues. Comme Saad, qui sait déjà qu’il demandera à aller étudier aux Etats-Unis. Mais avec un tel patronyme – il est le fils de l’un des leaders actuels, Khairt el-Shatr–, comment peut-il imaginer cela? Grand sourire de Saad : « Les Américains nous accueillent à bras ouverts, ils veulent nous “étudier” et sont persuadés qu’ils vont nous retourner! « 

Les retourner! Mais comment? Les filles aussi ont pris en marche le train de la modernité. Comme Arwaya, la star des blogueuses chez les « Muslim Sisters« …

Suite et source: http://tinyurl.com/6b44735