Francaisdefrance's Blog

23/11/2011

Les Tunisiens vont regretter leurs dictateurs…

La révolution du jasmin prend un goût amer. Il fallait être niais pour ne pas s’en rendre compte…

Le voilà qui s’autoproclame « calife », cet intégriste de Jebali.

« Niqués », les Tunisiens (comme on dit dans nos banlieues)…

FDF

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Jebali était censé représenter le visage rassurant et modéré du futur gourvernement islamiste tunisien, en charge notamment de convaincre les touristes de revenir  afin de relever le pays.

Calife à la place du calife…

Lors d’un meeting populaire  qui se tenait aujourd’hui à Sousse, Hamadi Jebali  du parti Enahdha, qui sera sans doute le prochain Premier ministre tunisien, a annoncé que lui et son parti seront  ”le 6 ème calife islamique bien guidé”, promettant aussi que ce califat tunisien, illuminera le monde, comme l’a fait la révolution de jasmin!

Le Califat est un terme qui désigne le premier système gouvernemental établi dans l’Islam et représente l’unité politique de l’ensemble de la  Oummah (communauté) musulmane. À sa tête,  se trouve le calife, un monarque, le plus souvent choisis parmi les imams les plus pieux.

Il a également promis que Jérusalem sera libérée de l’occupation juive. Le processus de libération commencera par l’établissement du califat tunisien! Puis, désignant une invitée palestinienne présente à la réunion il a déclaré : “la présence de notre sœur est un signe divin de Dieu. La libération de Jérusalem commence ici. Je serai le sixième calife vertueux”.

Source: http://www.bivouac-id.com/

04/11/2011

Tunisie: Hamadi Jebali, le visage (presque) rassurant d’Ennahda…

C’est vrai qu’il aurait l’air presque sympa, cet intégriste. Si on savait ce qu’il a derrière la tête…

FDF

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Le secrétaire général du parti islamiste est le probable futur Premier ministre de la Tunisie. Portrait.

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Lunettes aux montures fines vissées sur le nez et barbiche blanche, Hamadi Jebali se veut rassurant. Le secrétaire général d’Ennahda, parti qui a obtenu 41,5 % des sièges à l’élection de l’Assemblée constituante le 23 octobre, est pressenti au poste de Premier ministre. Même si les jeux ne sont pas encore faits, tout porte à croire qu’il sera le prochain chef du gouvernement tunisien. Lors d’une conférence de presse tenue à la salle Top Happiness, à Tunis, au lendemain de l’annonce des résultats officiels, il assurait mener des discussions avec les autres partis politiques tunisiens au nom du mouvement islamique.

Cet ingénieur de 62 ans est l’un des membres fondateurs du Mouvement de la tendance islamique, ancêtre d’Ennahda, fondé en 1981. « Il était très populaire, se souvient Samir Dilou, membre exécutif d’Ennahda. Au sein du parti, il avait la réputation d’être un homme d’écoute et de dialogue. Il avait la qualité d’encourager les jeunes même s’ils commettaient des erreurs. »

Exil à Paris

Son militantisme, Hamadi Jebali l’a commencé alors qu’il était encore étudiant à Paris. Son combat pour les libertés, notamment religieuses, lui a fait connaître l’exil. Tout d’abord en France, en 1982, où il resta deux ans avec sa famille, mais aussi en Espagne, en 1987. Originaire de Sousse, ville côtière, Hamadi Jebali ne venait pas d’une famille particulièrement militante. « Il faisait exception parmi ses cinq frères et soeurs », avoue Soumaya, sa fille aînée âgée de 30 ans. Quand il rentre en Tunisie, l’avis de recherche qui pèse sur lui l’oblige à se déplacer « de maison en maison », se souviennent ses filles. « On ne pouvait pas rester plus d’un mois au même endroit. »

Directeur du journal du mouvement islamique Al Fajr, ce meneur a été incarcéré une première fois en 1991 après la publication d’un article sur les tribunaux militaires, jugé « diffamatoire ». Condamné à un an de prison, il sera jugé une seconde fois, l’année suivante, à l’occasion de la vague de répression anti-islamiste menée par le président Ben Ali. À nouveau jugement, nouvelle peine : Hamadi Jebali écope de seize ans de prison, dont dix en isolement, « pour appartenance à une organisation illégale » et « complot visant à changer la nature de l’État ». Après trois grèves de la faim, il sera finalement gracié et retrouvera la liberté le 26 février 2006.

Une seule feuille de papier

En prison, il retrouve d’autres militants d’Ennahda, dont Samir Dilou, à Bizerte. Ce dernier, qui l’a accompagné en visite à Washington peu après la chute de Ben Ali, se souvient du « jeu d’échecs qu’il avait fabriqué avec des savonnettes ». « Les gardiens le lui avaient confisqué. Il ne s’est pas énervé, mais a engagé des pourparlers pour le récupérer. »

Ses filles aussi se souviennent des savonnettes sculptées qu’il fabriquait pour leurs anniversaires. Une fois par mois, sa famille se rendait à Bizerte : « Quatre heures de route pour le voir quinze minutes ! Nous devions attendre la fin de la journée pour lui parler. La salle devait être vide pour qu’il ne puisse s’adresser à personne d’autre. Mais, surtout, il fallait que les gardiens, assis à côté de nous, puissent tout écouter », se souvient sa femme. Toutes leurs conversations étaient évidemment enregistrées, les lettres qu’ils s’échangeaient, ouvertes. Pendant dix ans, Hamadi Jebali n’a eu ni télévision, ni livres, ni journaux, ni Coran. Par semaine, il avait droit à une seule feuille de papier. Sa seule fenêtre vers l’extérieur. Comme tout père, il en profitait pour conseiller ses filles sur leurs histoires de coeur, mais aussi sur leurs études. Ses deux filles aînées, Soumaya et Safa, ont étudié à l’IHEC à Carthage, tandis que la cadette, âgée de 24 ans, s’initie au stylisme.

Séduire

« Jamais il ne nous a obligées à nous voiler. Nous avons toujours été libres de choisir », tiennent à déclarer ses trois filles et sa femme, toutes portant des hijabs de couleur. « Quand je l’ai rencontré, se souvient sa femme de 11 ans sa cadette, je portais des tee-shirts et je n’étais pas voilée. Il ne m’a pas obligée. Jamais, soutient-elle. J’ai été convaincue. »

Reste maintenant à convaincre les Tunisiens. Souvent qualifié de modéré, il arbore une large « tabaa » sur le front, marque de prosternation des musulmans pieux. Dans un long entretien accordé à l’hebdomadaire Réalités en février dernier, cet homme, qui bénéficie d’une bonne presse, déclarait adhérer aux principes de la charia, loi islamique, tout en affirmant qu’il n’était ni possible ni souhaitable de l’appliquer. Depuis, le Mouvement islamique ne cesse de rassurer pour séduire les Tunisiens. Peu après les résultats de l’assemblée constituante, cet ancien journaliste a déclaré ne pas vouloir « paralyser un secteur vital comme le tourisme en interdisant les boissons alcoolisées et le port de maillots de bain ». Pour lui, il n’est pas non plus question d’instaurer « une Constitution qui abroge les libertés comme celles de la croyance ou du statut juridique de la femme ». Une liberté pour laquelle de nombreuses femmes seront certainement prêtes à se battre.

Source: http://www.lepoint.fr/

29/10/2011

Adieu, amis Tunisiens. C’était un vote « démocratique »…

Et déjà, les Tunisiens manifestent. Bizarre: selon le dépouillement, les islamistes l’ont emporté de haute lutte…

L’instauration de la charia va résoudre tous ces problèmes.

FDF

Nouvelles naïades Tunisiennes…

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90 islamistes dans l’Assemblée constituante tunisienne !


Selon les résultats définitifs, Ennahda distance largement les partis de gauche, loin derrière avec 30 et 21 sièges.  Des violences ont éclaté jeudi soir à Sidi Bouzid, la ville où a commencé la révolution.

Kamel Jendoubi, le président de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE), a proclamé jeudi soir les résultats définitifs des élections de l’Assemblée nationale constituante.Le mouvement islamiste Ennahda sera comme annoncé la première formation de l’Assemblée, avec 90 sièges sur 217, soit 41,47 % des élus. Il est suivi, loin derrière, par le parti du Congrès pour la République (CPR) de Moncef Marzouki (30 sièges) et l’Ettakatol de Mustapha Ben Jaafar (21 sièges).«Je remercie Dieu pour cette victoire, nous sommes sur la voie de la gloire!», a lancé le numéro deux d’Ennahda, Hamadi Jebali. «Merci à nos martyrs, je m’incline devant leur sacrifice et je salue nos concurrents et tous ceux qui n’ont pas voté pour nous». Khalil Zaouia, numéro deux du parti de l’Ettakatol a salué pour sa part «une victoire du peuple». «Les forces démocratiques n’ont pas été vaincues, c’est la démocratie qui a triomphé», a-t-il déclaré. Mohamed Abbou, dirigeant du CPR, s’est dit «surpris par le score d’Ennahda qui a dépassé les prévisions. Ce parti est conscient qu’il ne pourra pas gouverner tout seul», a-t-il poursuivi. «Nous discutons avec Ennahda et Ettakatol pour la formation d’un gouvernement national».L’inattendue Pétition populaire du riche homme d’affaires Hechmi Haamdi rafle 19 sièges, malgré l’invalidation de ses scores dans six circonscriptions, dont l’emblématique Sidi Bouzid, berceau de la révolution.Hechmi Haamdi est soupçonné d’avoir acheté des votes, d’avoir enfreint la législation sur le financement des partis politiques et d’avoir mené sa campagne depuis l’étranger, ce qui est illégal. Le milliardaire n’a en effet pas mis les pieds dans son pays durant les semaines qui ont précédé le scrutin. Son discours populiste est parvenu aux électeurs par le biais de sa chaîne satellitaire «al-Mostakilla», émettant depuis Londres et très suivi en Tunisie.L’annulation de ses sièges a provoqué une vague de violences à Sidi Bouzid dont Haamdi est originaire. Deux mille jeunes ont jeté des pierres sur les forces de l’ordre, saccagé le local d’Ennahda, et incendié des pneus dans la rue principale. Hechmi Hamdi a pour sa part déclaré sur les ondes de Mosaïque FM qu’il avait donné l’ordre à toutes ses listes de se retirer de l’Assemblée Constituante.

Maillots de bain autorisés 

Pour dissiper les inquiétudes que suscite sa prochaine accession au pouvoir, Ennahda multiplie les déclarations selon lesquelles la future Constitution, l’une des priorités de la prochaine Assemblée issue de l’élection, ne pourra voir le jour «sans un consensus avec les partis et les partenaires qui y sont représentés».

Hamadi Jebali, le numéro 2 du parti, qui devrait occuper le poste de premier ministre dans le nouveau gouvernement, a assuré, jeudi, qu’il n’est pas question de faire revenir la femme au foyer, ni de remettre en cause les acquis du secteur touristique qui représentait 7 % du PIB tunisien en 2010, mais a subi une chute spectaculaire depuis la fin du régime de Ben Ali en janvier dernier.

«Est-il raisonnable, a lancé M. Jebali, de paralyser un secteur vital comme le tourisme en interdisant les boissons alcoolisées et le port de maillot de bain ou d’autres pratiques ? Ce sont des libertés individuelles garanties aussi bien pour les étrangers que pour les Tunisiens», a-t-il insisté.

De même, Hamadi Jebali n’a nullement l’intention de «démanteler le système financier en vigueur en Tunisie ni de restreindre les activités des hommes d’affaires».

Source: http://www.lefigaro.fr/