Francaisdefrance's Blog

24/05/2011

DSK «a acheté sa liberté, car il en a les moyens», affirme Abdulaye Diallo, un voisin de la victime « présumée ».

Ca, personne n’en n’a jamais douté; sauf ses « amis » qui continuent à propager l’idée du complot…

FDF

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Abdulaye Diallo vit dans le quartier où habitait la femme de chambre.

Dans le quartier où vivait Nafissatou, la victime présumée, la remise en liberté sous caution de Dominique Strauss-Kahn est acceptée par la communauté guinéenne très légaliste.

A la mosquée Futa sur la 3e Avenue, lieu de rassemblement des Guinéens du Bronx, cette décision était hier après-midi évoquée à demi- mot. C’est le cas pour Abdulaye Diallo, 30 ans, un professeur bénévole de l’école coranique de la mosquée et imam dans une autre : « Ici, le droit américain permet cette solution. On se doit de l’accepter et de la respecter, mais cela ne veut pas dire que cet homme soit innocent. C’est juste une mesure provisoire. Il a acheté sa liberté, car il en a les moyens. » « Si ce qu’il a fait est avéré, c’est un crime grave. Cette affaire est ressentie douloureusement par la communauté. Il était un homme de pouvoir et il a voulu en abuser », continue le jeune enseignant.

A ses côtés, deux très jeunes femmes voilées baissent les yeux et préfèrent s’éloigner un peu plus loin dans la grande salle. La simple allusion au mot viol fait fuir les interlocuteurs, qui évoquent « la honte » subie par les Guinéens. « Nous sommes tous concernés par ce qui arrive à notre sœur. Elle est l’une des nôtres, c’est toute notre communauté qui est frappée. La honte est collective », lâche Fati, qui accepte de parler car « elle est une mère » avant de prévenir : « Nous devons la protéger des mauvais regards et des influences néfastes. » La communauté fait bloc derrière Nafissatou. « Nous n’avons aucune raison de ne pas la croire. Mentir ne fait partie de notre culture. C’est un blasphème. Cette femme mérite notre considération et notre miséricorde », témoigne encore Fati avant d’être obligée d’interrompre la conversation à l’arrivée du responsable religieux de la mosquée, qui la prend par le bras et la tance sans ménagement. « Nous prions pour elle », vient dire l’imam avant d’indiquer que « l’ancien ministre français a bien de la chance car sa victime, elle, est à jamais entachée ».

Source: http://www.leparisien.fr/