Francaisdefrance's Blog

16/02/2012

Biens mal acquis: des chefs d’Etats Africains soupçonnés d’acquisitions frauduleuses de patrimoine immobilier et mobilier en France.

On nous bourre assez le mou avec ça: la richesse de l’Afrique et des peuples africains… On comprend mieux, maintenant.

Pas bon pour le président tout fraîchement candidat, ça…

FDF

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Tous « amis » de la France…

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    • Perquisition spectaculaire à Paris

      La procédure vise l’appartement avenue Foch du fils du président de Guinée équatoriale soupçonné, avec d’autres chefs d’Etats africains, d’acquisitions frauduleuses de patrimoine immobilier et mobilier en France.

      Une spectaculaire perquisition a été menée mardi dans l’appartement du fils du président de Guinée équatoriale Teodoro Obiang, avenue Foch à Paris (XVIe), dans le cadre de l’affaire dite des biens mal acquis par des chefs d’Etat africains. Un camion de déménagement était garé dans la contre-allée devant l’entrée de cet hôtel particulier de six étages. Teodoro Nguema Obiang Mangue, dit Teodorin, membre du gouvernement de son père, était apparemment absent de cet immense appartement. En juillet 2011, Libération avait décrit une propriété de 2185 m2 s’étendant sur six étages et des dizaines de pièces. En septembre, plusieurs véhicules appartenant à la famille du président équato-guinéen avaient déjà été saisis au domicile du dirigeant africain.Conduite par les deux juges d’instruction chargés du dossier et les policiers de l’Office central pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF), la perquisition s’est déroulée malgré de nombreuses oppositions sur place. «Cet immeuble appartient à l’Etat équato-guinéen et non à la présidence», a protesté l’avocat de la Guinée équatoriale, Me Olivier Pardo. Il héberge «la représentante (du pays) auprès de l’Unesco», a-t-il expliqué. Cette dernière a elle aussi «protesté de la manière la plus ferme» contre cette opération. Elle a «quitté les lieux contrainte et forcée» et adressé une protestation auprès du ministère des Affaires Etrangères et de la présidence française, a précisé Me Pardo.«Nous considérons qu’il s’agit du territoire de la Guinée équatoriale par le principe de souveraineté», a invoqué Me Prado dénonçant une «atteinte grave aux principes diplomatiques internationaux». «Imaginez ce qui se passerait si la même chose se déroulait en Guinée équatoriale dans un bâtiment diplomatique français. «Cet appartement relève du droit commun», a immédiatement réagi de son côté le ministère français des Affaires étrangères.

«Les choses s’accélèrent»

Les juges Roger Le Loire et René Grouman enquêtent depuis décembre 2010 sur les conditions dans lesquelles trois chefs d’État africains, Denis Sassou Nguesso du Congo, Teodoro Obiang Nguema et le défunt président gabonais Omar Bongo Ondimba, ont acquis un important patrimoine immobilier et mobilier en France. Ils veulent déterminer si ces acquisitions relèvent du recel et du blanchiment de fonds publics détournés.

Les biens de la famille Obiang sont plus particulièrement visés. Les enquêteurs ont récemment conclu que le patrimoine de ces familles s’était enrichi de nouvelles acquisitions en dépit de la plainte les visant, déposée en 2008 par Transparency International France (TIF). Le fils de Teodoro Obiang a notamment acquis pour 18,35 millions d’euros d’œuvres d’art lors de la vente de la collection Yves Saint Laurent et Pierre Bergé en février 2009.

«Fait atypique», soulignait alors une note la cellule anti-blanchiment de Bercy, Tracfin, ces biens ont été payés par «la Somagui Forestal, société forestière sous contrôle du fils de Teodoro Obiang, ministre de l’Agriculture et des forêts, qui est à l’origine des virements». Les enquêteurs avaient aussi enregistré le transit en France, par l’aéroport de Vatry, dans la Marne, de 26 voitures de luxe et six motos d’occasion, pour un montant estimée à 12 millions de dollars. Pour l’avocat de TIF, Me William Bourdon, avec cette perquisition «les choses s’accélèrent, un nouveau chapitre s’ouvre».

29/08/2011

Affaire DSK: « avenir incertain » pour Nafissatou Diallo…

Il fallait s’y attendre: elle a nuit à l’image « pure » de DSK, surnommé « le Sein Saint », à celle du Parti Socialiste en pleine bagarre des primaires et celle de la France en général. On ne peut pas lutter contre DSK. On ne DOIT PAS lutter contre DSK! Ca ne se fait pas. Même si le personnage n’est pas spécialement un exemple… Le pot de terre contre le pot de fer…

Ignoble.

FDF

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On se s’attaque pas à un DSK…

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Vilipendée par la presse new-yorkaise, sur le point de perdre son emploi : la femme de chambre qui accusait DSK de « crimes sexuels » est désormais confrontée à un avenir très incertain.

« Nafissatou Diallo doit être mise dans un avion pour sa Guinée natale aussi vite que possible » affirmait un éditorial du New York Post. En trois mois, Nafissatou Diallo est passée de l’anonymat à une célébrité planétaire. La vie privée de cette guinéenne du Bronx a été disséquée publiquement par les procureurs, ainsi que par la presse. Et la victime d’hier est la paria du jour.

Mère célibataire et employée modèle

Personne pourtant n’aurait pu prévoir ce retournement de situation : cette mère célibataire de 32 ans (http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAJA2628p052-057.xml1/) qui élève seule une fille de 15 ans était considérée comme une employée modèle au Sofitel de New York, où elle travaillait depuis trois ans. Elle y donnait « entière satisfaction tant en ce qui concerne la qualité de son travail que de son comportement » expliquait le patron de l’hôtel Jorge Tito lorsque le scandale éclatait, le 14 Mai.
Ses voisins parlaient d’une femme discrète et sans problème. Quant aux procureurs, ils ont commencé par la décrire comme « honnête », trouvant « plausible » son récit de l’agression présumée dans la suite occupée par Dominique Strauss-Kahn.

Revirement de situation

Mais aujourd’hui, rien ne va plus dans le monde de Nafissatou Diallo. L’image publique de la victime supposée a changé du tout au tout. Les révélations se succèdent, mettant en doute sa parole et ternissant son image : elle aurait menti pour obtenir l’asile aux États-Unis. Elle aurait fourni un récit erroné des faits aux enquêteurs. Elle aurait appelé un ami emprisonné pour trafic de marijuana pour discuter avec lui de l’éventuel profit financier qu’elle pourrait tirer de l’affaire. Elle possèderait plusieurs comptes en banque sur lesquels des dizaines de milliers de dollars auraient été déposés. Dernier rebondissement en date, ses avocats auraient tenté d’obtenir un arrangement à l’amiable avec le directeur du FMI.

L’abandon des poursuites a fini par achever sa réputation de victime. Le groupe Accor, dont fait partie le Sofitel, a fait savoir que des discussions allaient avoir lieu avec les avocats de Mme Diallo pour déterminer les suites à donner à son contrat de travail.

Les avocats de DSK ne se prive pas pour l’attaquer, durement. « Une femme monstrueuse ou pathétique, ou les deux », a ainsi affirmé Benjamin Brafman, l’avocat de DSK, en ajoutant qu’elle avait probablement été manipulée.

Le New York Post va jusqu’à réclamer son expulsion immédiate des États-Unis, en reprenant dans un éditorial la liste de tous ses mensonges. Pour tout ce qui lui arrive actuellement, « elle n’a qu’elle à blâmer » ajoute le journa. Elle avait été ostracisée par la communauté guinéenne pour être la femme « qui n’avait pas eu de chance.» L’issue spectaculaire de la procédure pénale contre Dominique Strauss-Kahn « va rendre les choses encore pire » confiait au New York Times une compatriote.

Quant à la procédure civile rien ne dit qu’elle l’emportera, estiment les experts. L’abandon des poursuites pénales a été « une claque énorme », explique l’avocate Toni Messina.

La question de sa crédibilité se reposera au civil, ajoute cette dernière, en estimant que la seule chance pour Nafissatou Diallo serait que Dominique Strauss-Kahn ne se présente pas, et soit condamné par défaut.

Source:  Jeuneafrique.com

21/05/2011

Qui est Nafissatou Diallo, la jeune femme que Dominique Strauss-Kahn est accusé d’avoir agressé sexuellement?

Quelques renseignements sur la proie de DSK qui a causé sa perte…
FDF

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Qui est vraiment Nafissatou Diallo?

La famille de celle qui accuse Dominique Strauss-Khan de tentative de viol s’est confiée à SlateAfrique. Elle décrit une jolie jeune femme de nationalité guinéenne sans histoire, sérieuse et qui n’a pu être manipulée.

Nafissatou Diallo n’est pas la jeune fille dont la photo Facebook a été diffusée par la presse [NDLE: les contenus ont depuis été supprimés]. Celle qui a d’abord été connue sur le prénom d’Ophelia n’est ni sénégalaise, ni ghanéenne, ni portoricaine, comme l’ont rapporté différents organes de presse, mais de nationalité guinéenne.

» Pourquoi nous avons décidé de publier le nom de la jeune femme qui accuse DSK? Notre réponse, ici

Selon un membre de sa famille, qui préfère rester anonyme et qui a contacté SlateAfrique, Nafissatou Diallo, 32 ans, est installée depuis treize ans aux États-Unis, où elle menait jusqu’à samedi 14 mai une vie sans histoire.

Voici ce qu’il nous a confié.

Fille d’un commerçant appartenant à l’ethnie peule (40% de la population dans un pays qui compte 10,3 millions d’habitants), originaire de la région de Labé, en Guinée, Nafissatou Diallo a suivi son mari, un commerçant guinéen, aux États-Unis en 1998. Elle a ensuite divorcé et élève seule sa fille de 15 ans dans le Bronx. Elle a par ailleurs de la famille à Harlem, notamment sa sœur, mariée à un homme d’affaires guinéen opérant dans l’import-export.

Détentrice d’une carte verte, employée comme femme de chambre par la chaîne hôtelière Sofitel depuis trois ans, Nafissatou Diallo a la réputation d’être une fille sérieuse.

«Une grande bosseuse comme sa sœur», selon un autre cousin, que nous avons également eu au téléphone. Ses proches, issus d’une grande famille de commerçants guinéens n’ont pas encore eu directement accès à elle. Comme tout le monde, ils ont lu la presse, mais ils espèrent que l’agression a eu des proportions «moins importantes» que ce qui est rapporté.

Mamadou Chérif Diallo, parent de la victime, un Guinéen de 35 ans qui travaille pour une agence de la ville de New York, et chargé de représenter la famille déclare:

«C’est une bonne musulmane. Elle est vraiment très jolie, comme beaucoup de femmes peules, mais dans notre culture, on n’accepte pas ce type d’agressivité. Franchement, Dominique Strauss-Kahn est tombé sur la mauvaise personne! C’est un scandale et c’est vraiment triste, cet accident!»

Sous protection policière

La famille explique que Nafissatou Diallo a été emmenée par la police de New York dans un endroit tenu secret, pour la protéger des médias. Elle est assistée par un avocat. Le bureau de l’attorney general de Manhattan, contacté par SlateAfrique, a refusé de confirmer l’identité de Nafissatou Diallo, une mesure qui relève de la protection des victimes aux États-Unis.

La famille paraît dépassée par les événements, et insiste sur le fait que Nafissatou Diallo n’a pas encore formellement porté plainte [NDLE: formellement, c’est le procureur qui porte plainte au pénal, la victime peut en revanche choisir ultérieurement de porter plainte au civil, pour un procès en dommages et intérêts]. Son statut d’immigré, certes légal, est précaire et en tant que résidente étrangère aux États-Unis, sa famille sait qu’elle n’a pas le droit à l’erreur.

A-t-elle été manipulée? Son cousin, Mamadou Chérif Diallo proteste: 

«Non, non, non! Les gens doivent comprendre qu’ici, on vit dans le communautarisme et que Nafissatou vit dans sa communauté, les Peuls de Guinée, et qu’elle ne s’intéresse pas à la politique. Elle n’a pas le droit de vote aux États-Unis et ne participe même pas à nos associations politiques guinéennes.»

Alors que le monde entier s’interroge sur la possible corruption de cette jeune femme à des fins hautement politiques, il paraît quelque peu ironique que ce soit une femme de chambre guinéenne qui puisse être à l’origine d’un scandale mettant en cause le patron du Fonds monétaire international (FMI). Une institution avec laquelle son pays, dirigé depuis décembre par un nouveau président, Alpha Condé, cherche à renouer pour sortir de l’ornière.

Le pays qui a dit «non» à De Gaulle

La Guinée, située au sud du Sénégal et de la Guinée-Bissau, fut la seule colonie française à dire «non» à De Gaulle en 1958, accédant avant toutes les autres à une indépendance cher payée. La France est en effet partie en claquant la porte, avec équipements et fonctionnaires.

Sous Sékou Touré, son premier Président et dictateur, la Guinée a longtemps vécu dans le giron du bloc soviétique, se faisant notamment livrer de très inutiles chasse-neige, dans les années 1960, au titre de la coopération entre pays frères.

Le pays est sorti du bloc de l’Est avant la fin de la Guerre froide, à la faveur de l’accession du général Lansana Conté à la présidence, par voie de putsch, en 1984, après la mort de Sékou Touré.

Cette nation a traversé une profonde crise politique après la mort de Lansana Conté, fin 2008. Livré à une jeune junte d’officiers menée par le capitaine Moussa Dadis Camara, les militaires ont été contraints de passer la main et d’organiser des élections après le massacre de 156 manifestants et le viol d’une centaine de femmes par des militaires, le 28 septembre 2009 à Conakry.

Souvent décrit comme un scandale géologique, en raison de son potentiel hydraulique et minéral, la Guinée souffre d’un énorme retard dans son développement, à l’échelle de la sous-région. A Conakry, la capitale, les habitants n’ont toujours pas l’eau courante ni l’électricité. Les jeunes, eux, manquent cruellement de perspectives. Du coup, l’émigration vers le Sénégal, la Côte d’Ivoire, mais aussi la France, l’Allemagne et les États-Unis représente la seule planche de salut, depuis plusieurs décennies.

Sabine Cessou


Actualisation le 17/05 pour préciser que l’avocat n’a pas été commis d’office.

» Tous nos articles sur l’affaire DSK



Pourquoi avons-nous décidé de publier le nom de l’accusatrice de Dominique Strauss-Kahn?

Certains lecteurs nous ont posé la question, au nom de la protection de la victime.

En racontant son histoire grâce aux récits de sa famille, ce qui est le but de l’article (et non pas de dévoiler son nom qui était déjà cité dans plusieurs sites d’informations en français, bien avant que nous décidions de sa publication), nous avons estimé que cela servait à protéger sa personne des rumeurs, des accusations portées contre elle et autres théories du complot qui se multipliaient à son sujet. Selon sa famille, elle n’est pas l’instrument machiavélique d’un sombre complot.

Par ailleurs, si ce nom semble, à beaucoup de nos lecteurs, rare, ce n’est pas le cas parmi les habitants de Guinée. Le patronyme de cette jeune femme y est aussi commun, comme dans certaines parties d’Afrique de l’Ouest, que Françoise Martin en France ou Jane Smith aux Etats-Unis. Un petit tour sur Facebook est assez explicite. Nous n’aurions probablement pas fait la même chose si son nom avait été moins commun.

JH

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Source: http://www.slate.fr/