Francaisdefrance's Blog

24/02/2011

T’es foutu, Kadhafi. Même si « on » te considère « ami de la France »…

 

« On choisit ses copains, mais rarement sa famille » (Renaud)… En plein dans le mille! L’ami de la France se fait torpiller. Qui s’en plaindra? Ceux à qui il faisait bénéficier de ses « largesses », certainement? Je ne vise personne en particulier… Dans un autre domaine, je pense qu’il est fort à craindre des bombardements de l’armée Libyenne à la frontière avec la Tunisie où s’entassent des centaines de réfugiés fuyant Kadhafi…

FDF

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Le colonel Kadhafi vit-il ses dernières heures ?

L’étau se resserre autour du dirigeant libyen. Une partie du pays n’est plus sous son contrôle et au sein même de son pouvoir, les défections se multiplient. La communauté internationale se rapproche de l’adoption de sanctions.

Combien de temps le dirigeant libyen, le colonel Kadhafi va-t-il pouvoir tenir alors qu’une partie du pays est tombé, que les défections au sein de son pouvoir et son armée se multiplient et que la communauté internationale envisage sérieusement de sanctionner le régime libyen ? Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi était de plus en plus isolé jeudi 24 février.

Durant des décennies, le Guide de la révolution s’est appuyé sur les rivalités tribales et politiques pour asseoir son pouvoir, mais force est de constater que le système qu’il a mis en place est en train de s’effondrer alors que la rébellion gagne du terrain.

Son régime lui tourne le dos

En photos

Au sein même du régime libyen, les défections ont continué avec le ralliement du ministre de l’Intérieur, Abdel Fatah Younes à la « révolution » en appelant les militaires à abandonner le Guide. Le ministre de la Justice a lui aussi démissionné.

Une dizaine de généraux et de colonels ont lâché le régime et ont juré fidélité au peuple libyen et à la révolution. « J’ai démissionné et je suis venu à Al-Baïda pour être solidaire de mon peuple. Je serai en première ligne pour nous défendre contre toute attaque venant de l’extérieur », assure le général Salah Mathek, un responsable de la police judiciaire.
« Ils nous ont ordonnés d’attaquer le peuple et j’ai refusé. On ne peut pas utiliser les armes contre nos jeunes », explique un autre général, Abdel Aziz al-Busta.
« On parle de marcher sur Tripoli. Notre objectif est Tripoli, si Tripoli n’arrive pas à se libérer par lui-même », dit un autre officier.

Il y a deux jours, le pilote d’un chasseur a lâché son appareil se faisant éjecter après avoir refusé des ordres de bombarder Benghazi. Lundi ce sont deux chasseurs et deux hélicoptères qui ont atterri à Malte, leurs pilotes ayant déserté.

Démission de diplomates à la chaîne

De nombreux diplomates libyens en poste à l’étranger ont aussi fait défection. L’ambassadeur de Libye en France et son collègue de l’Unesco, également en poste à Paris, ont condamné le régime du colonel… mais veulent garder leurs postes. D’autres les ont imités, comme l’ambassadeur à Vienne (Autriche), en dénonçant « le recours excessif à la violence contre des manifestants pacifiques ».

Sanctions de la communauté internationale

Après des jours d’hésitations, l’Union européenne se rapprochait de sanctions jeudi , dénonçant un « bain de sang », un « génocide » voire même des « crimes contre l’Humanité »

Suite et source: http://tinyurl.com/5wjhn6u

21/02/2011

Le « tableau de chasse » de Kadhafi…

Encore un « ami » de la France…

Voilà pourquoi nos dirigeants font preuve de la plus grande « discrétion » sur ce qui se passe en Libye. Le devoir de mémoire, c’est bien utile quand il s’agit de diaboliser certains faits. Pour d’autres, peu glorieux, on fait une croix dessus… Et les infirmières bulgares. On ne s’est pas trop étendu sur le sujet. Pourtant, elles ont du en baver, les pauvres… Pas joli joli, tout ça…

FDF

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Le Colonel Mouammar Al-Kadhafi fait l’objet d’une tentative de renflouement de la part des pays occidentaux en raison du fabuleux marché que représente son pays et du possible rôle de gendarme qu’il est destiné à jouer aux portes de l’Europe contre l’immigration clandestine africaine. Mais le « Guide de la révolution », vu de la rive sud de la Méditerranée, est un homme qui n’inspire ni de bons sentiments, ni de beaux souvenirs.

La spectaculaire visite du nouveau président français Nicolas Sarkozy, le 25 juillet 2007, dans la foulée du rocambolesque épilogue de l’affaire des six infirmières bulgares et du médecin d’origine palestinienne sera suivi au 4me trimestre 2007 par celle de Condoleeza Rice, première visite en Libye depuis 1953 du chef de la diplomatie américaine.

L’engouement occidental pour la Libye remet cependant d’actualité les singulières méthodes du dirigeant libyen et pose du même coup le problème de la pertinence de sa restauration politique du colonel, dont les turpitudes passées le rendent théoriquement passibles, selon les critères en vigueur, de la Justice Pénale internationale.

L’homme, qui célèbre le 1er septembre 2007, le 38me anniversaire de son coup de force contre la Dynastie Senoussi de Libye, est coutumier de l’effet de surprise et des procédés tortueux.

C’est ainsi qu’il mettra à profit un déplacement à l’étranger du vieux Roi Idriss Ier pour s’emparer du pouvoir, par un coup d’état, le 1er septembre 1969. Il mettra en pratique cette même méthode à l’encontre de ses opposants et épinglera sur son tableau de chasse de prestigieuses personnalités arabes, opérant en toute quiétude et en toute impunité tout au long de ses 38 ans de pouvoir.

Son palmarès en la matière, sans doute l’un des plus impressionnants au monde, soutient la comparaison avec les tyrans les plus redoutables de la planète. Menant une traque tous azimuts, il pourchassera aussi bien les figures de proue du chiisme, du communisme que du libéralisme, portant une responsabilité particulière, mais non exclusive, dans l’absence du pluralisme dans le Monde arabe.

Voici, à titre de rappel, certaines des plus illustres victimes de ses turpitudes :

En tête de liste figure notamment, le chef spirituel de la communauté chiite libanaise, l’Imam Moussa Sadr, mystérieusement disparu le 30 Août 1978, il y a 29 ans, alors qu’il effectuait une visite officielle en Libye, précisément à l’invitation du Colonel Kadhafi.

La disparition du chef charismatique de la communauté chiite libanaise, une communauté longtemps négligée par les pouvoirs publics libanais, qui se trouvait alors en pleine phase de renaissance trois ans après le début de la guerre civile libanaise, de surcroît en pleine montée en puissance de la Révolution islamique iranienne, a conduit à une radicalisation des Chiites Libanais et, au terme de nombreuses scissions, à la création du mouvement Hezbollah.

Le parquet militaire libanais a lancé le 5 Août 2007 un mandat d’arrêt, par défaut, pour un procès par contumace, à l’encontre de quinze personnalités libyennes qui pourraient être impliquées dans cette disparition.

Parmi les personnes recherchées figurent le Commandant Abdel Salam Jalloud, à l’époque N°2 du régime Libyen, Ali Abdel Salam Triki, à l’époque ministre des Affaires étrangères, le Commandant Wakil Al Roubeihy, Commandant de la police de Tripoli, M. Ahmad Chehata, chef du bureau de liaison des relations internationales au ministère des Affaires étrangères ainsi que M. Mahmoud Ould Dada, ambassadeur de Mauritanie en Libye.

Mansour Kikhiya, ancien ministre des Affaires étrangères de Libye et militant éminent des Droits Humains, a, quant à lui, « disparu », il y a dix sept ans, en décembre 1993, au Caire, où il a été vu pour la dernière fois. Tout comme Jaballah Matar et Izzat Youssef al Maqrif, deux personnalités de l’opposition libyenne qui ont « disparu », également au Caire, en mars 1990.

La Libye n’a jamais fourni la moindre information concernant ces quatre disparitions.

Source: http://oumma.com/