Francaisdefrance's Blog

04/08/2010

Ah quand-même! Opération de police à La Villeneuve, au moins 6 interpellations !

04/08/2010

Hercule nettoyant les écuries d’Augias, Honoré Daumier,1842.

Enfin, ça commence à nettoyer… C’est comme les « écuries d’Augias » (voir: http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89curies_d%27Augias), à un moment ou à un autre, il fallait le faire. Un peu tard, mais bon… Le principal est de rassurer le peuple de France et de sauver ce qui reste de notre République.

FDF

.


Au moins six interpellations auraient été effectuées selon des policiers sur place. Le bilan officiel de l’opération menée notamment par plusieurs dizaines de membres du GIPN et du Raid, une cinquantaine de CRS et des enquêteurs de la police judiciaire, n’était pas encore connu mercredi matin.

De source proche de l’enquête, cette opération avait lieu dans le cadre de l’information judiciaire sur le braquage du casino d’Uriage, dont un auteur présumé est en fuite, alors que l’autre a été tué au cours d’une fusillade avec la police, ce qui avait entraîné plusieurs nuits de violences.

Une trentaine de voitures aux vitres teintées emportant des hommes du GIPN et des CRS avaient quitté peu avant 6H00 l’hôtel de police de Grenoble pour la Villeneuve, où ils sont arrivés dans la discrétion. Des opérations ont été menées simultanément dans le calme en plusieurs lieux de la Villeneuve, des policiers du Raid et du GIPN pénétrant dans des immeubles gardés par des CRS. Dans l’un d’eux, près de la galerie marchande où a été tué le braqueur, trois jeunes hommes ont été arrêtés. Ailleurs, un homme plus âgé a été arrêté et des objets saisis.

Les policiers ont regagné l’hôtel de police vers 7H00 avec les interpellés.

M. Hortefeux est attendu à Grenoble jeudi afin de « faire le point de la situation » avec nouveau préfet de l’Isère, l’ancien policier Eric Le Douaron. En visite à Grenoble vendredi, Nicolas Sarkozy avait affirmé que les résultats de l’enquête sur les menaces contre des policiers de la Brigade anti-criminalité (BAC) de Grenoble « ne vont pas tarder ».

Dans la nuit du 15 au 16 juillet, Karim Boudouda et son complice avaient braqué le casino d’Uriage-les-Bains (Isère). Ils avaient été pris en chasse par la police et la course-poursuite s’était achevée dans un quartier de Grenoble, la Villeneuve, où Boudouda était décédé dans un échange de tirs.

Sa mort avait provoqué trois nuits de violences urbaines au cours desquelles les policiers avaient essuyé des tirs. Des menaces de mort avaient ensuite été adressées aux policiers de la BAC, impliqués dans la fusillade avec Boudouda.

Plusieurs enquêtes ont été ouvertes, dont une confiée à la police judiciaire pour retrouver notamment le complice de Boudouda, qui avait pris la fuite lors du braquage.


02/08/2010

Grenoble ou le cimetière des rêves…

Excellentissime billet. A lire, re-lire et méditer avant d’agir… On la reprend en pleine poire, la « préférence non-nationale ». Bien fait pour nous… Pourvu, qu’à cause de nos conneries, nos descendants ne vivent pas sous le joug de la charia. A nous de faire le nécessaire; et vite!

FDF


« Fin du « vivre ensemble », fin du « melting-pot », et à peine sous-entendu ; solution séparation par retour des non autochtones de souche.

Nous sommes en guerre, déclarée par ces envahisseurs, et il reste pour nous citoyens souverains,  à jouer à armes égales et à libérer notre pays une fois pour toutes….

L’Algérie, le Maroc, la Tunisie, la Turquie, le Mali, le Sénégal, et autres, doivent maintenant reprendre tous ceux qui ont leurs origines chez eux; c’est leur devoir, comme la France reprit en 1962, non seulement les français de souche, mais encore des gens de souche européenne ou juive. La France et toute l’Europe, doivent se défaire des migrants d’autres origines afin de respecter les droits des peuples européens à rester eux-mêmes, chez eux, sans partage, dans leur identité, leurs traditions, leur souche, comme cela fut de tous temps, comme cela est légitime, et le droit légitime est le seul qui soit inné et universel.

Je me trouve à Grenoble depuis samedi matin, soit un peu plus de 24 heures après le déroulement du fait divers servant de prétexte à cette « petite guerre civile », comme je l’ai entendu appeler par des responsables sécuritaires.
Depuis, l’entrée dans le quartier de la Villeneuve , les véhicules sont systématiquement fouillés, leurs passagers brièvement interrogés.  250 CRS ainsi que deux commandos d’élite de la police, le GIPN et le RAID, se sont positionnés aux points stratégiques de la cité. Ils portent des gilets pare-balles et des armes de guerre. Certains sont des snipers, reconnaissables au fin fusil à trépied, surmonté d’une grosse lunette qu’ils utilisent.  Face à eux, des grappes de jeunes gens qui palabrent, les mains nues, mais les regards chargés de menaces et de haine.
La Villeneuve a cela d’étonnant que l’endroit est plutôt joli et sympathique, surtout lorsqu’on ne s’approche pas des cages d’escaliers. Ici, contrairement à la plupart des zones de non-droit que j’ai eu l’occasion de visiter, il y a visiblement eu une recherche architecturale. Les maisons ne sont pas alignées symétriquement, elles ne sont pas semblables, ce ne sont pas des poulaillers comme on en a vus ailleurs, et les avenues verdoyantes dans lesquelles – habituellement – circulent les tramways aèrent la ville.
Peu de confrères journalistes… exécrable couverture médiatique des événements. Partout c’est la langue de bois qui domine, à croire que la langue française manque de mots.
Peu de reportages aux journaux télévisés, dépouillés, hors sujet, plus éloignés des acteurs de l’actualité que lorsqu’on mentionne un incident à Bethlehem. Ca n’a pas l’air de se passer en France.
L’homme qui a attaqué le casino d’Uriage-les-Bains, au fusil mitrailleur, avec un complice, est uniformément présenté tel un « délinquant » ou un « braqueur ». Son nom figure sur les dépêches d’agences et les articles, il s’agit de Karim Boudouda.  Multirécidiviste à 27 ans, condamné trois fois aux assises, on peine à saisir ce que cet individu faisait en liberté. C’est à croire qu’il a commencé ses braquages à l’âge de dix ans ? Boudouda est le seul individu du quartier de la Villeneuve, après quatre jours d’affrontements, dont le nom ait été révélé.  Les autres acteurs (des centaines, non des dizaines) de la tragédie sont tous anonymes pour la presse, sans visages, sans motifs, sans stratégie et sans dénominateurs communs. On a réussi la stérilisation totale des événements gravissimes qui secouent ici la France depuis quatre jours ; on est parvenu à réaliser le tour de force de vider ce soulèvement armé de toute substance, de tout point de référence que le public pourrait reconnaître. Ca se résume officiellement à la bataille que livrent des défenseurs de l’Etat, faisant bloc autour du ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, qui a déclaré, samedi, sous mes yeux à Grenoble, qu’il souhaitait « rétablir l’ordre public et l’autorité de l’Etat au plus vite et par tous les moyens » .
Mais ils guerroient contre des martiens : des gens sans identité, des fantômes, des « émeutiers » que le téléspectateur a l’interdiction de voir de près. Hortefeux, la peur au ventre, a commis l’acte « incontestablement héroïque » de pénétrer dans la Villeneuve. Même entouré d’un véritable mur de séparation mobile, il n’est toutefois demeuré dans la cité que… sept minutes, montre en main.
Guerre ? Pas à en croire les confrères, s’efforçant – vous l’aurez compris – de minimiser l’affrontement, titrant, bilan après bilan : « La nuit a été plus calme », « La nuit a été calme », etc. A les lire et à regarder les chaînes nationales, je me demande par moments ce que je suis venue faire en Isère hors de la saison du ski.
Certes, mais jusqu’à samedi soir, en matière d’affrontements armés, les confrères, avec insistance, se bornaient à parler d’un individu isolé (probablement un lunatique), qui, lors d’une manifestation, avait sorti un pistolet de petit calibre.
« Ca fait chi… d’entendre des trucs comme celui-là », me glisse un policier, qui m’a admise dans sa planque, pas longtemps après l’éclatement de cinq coups de feu très distincts, pas loin de l’endroit où nous nous trouvons.
« Dites à vos lecteurs qu’ils tentent de nous descendre », me prie l’homme en uniforme. Illustration : les deux projectiles de gros calibre tirés sur un véhicule en mouvement de la BAC – la Brigade Anti-Criminalité -.
C’était la nuit dernière (dimanche à lundi), dans le « caaalme décrit par mes
collègues.
Les flics en ont très gros sur la patate à jouer les « cibles de fêtes foraines ». Les politiques ont certes parlé de rétablir l’ordre public par tous les moyens, mais leurs ordres sont « faites gaffe de ne pas un abattre un autre, car la situation échapperait à tout contrôle. Ne tirez que si votre vie est absolument en danger ! ».
Alors ils essuient sans broncher, mais avec les boules. La nuit de samedi à dimanche, que j’ai passée dehors, j’ai au moins entendu sept épisodes de tirs. L’un semblait provenir d’une arme automatique, mais je ne suis pas une experte en balistique.
Commando d’élite du GIPN : Groupe d’Intervention de la Police Nationale
L’un des délégués syndicaux des policiers, Daniel Chomette, a déclaré que ses confrères « avaient atteint un seuil de rupture », et j’ai recueilli tous les éléments nécessaires pour le confirmer.
Ce lundi, il n’y a que deux individus en garde à vue. Un troisième est détenu pour un motif qui n’a rien à voir avec les émeutes. Toutes les autres personnes appréhendées ont été relâchées ou sont sur le point de l’être.
On saisit à quel point la chasse et les moyens mis en œuvre ont été improductifs, en considérant que 82 voitures (d’habitants du quartier) ont été incendiées depuis vendredi, un tramway, trois gros véhicules de chantier, deux centres de formation et plusieurs commerces, dont certains ont été pillés.

Deux suspects uniquement ? Forts, ces martiens !

En vérité, c’est principalement le renseignement qui fait défaut, car la police n’avait jamais considéré qu’elle devait se préparer à une confrontation armée. Elle ne dispose pas non plus des moyens, des hommes et des ordres pour espionner des citoyens français, nés français, sur le sol national.
Des martiens que les confrères se contentent d’appeler du même substantif : « les jeunes ». Les vrais jeunes n’ont pourtant rien fait pour mériter cette comparaison peu flatteuse ni cette usurpation sémantique. Une usurpation qui fait immanquablement penser, pour ceux qui suivent la Ména, à « activistes » et « militants » lorsqu’ils décrivent les terroristes du Hamas. La réalité ce sont eux qui la reconstruisent.

En fait, on se trouve en plein scénario d’autodestruction : un régime démocratique et la presse protègent des agresseurs défiant leurs valeurs et les règles de leur civilisation.

Dans le cas de Grenoble, on doit refuser, au risque de perdre son âme, d’entrer dans toute discussion contenant la moindre justification de la rébellion, violente et armée, menée par des membres de la communauté musulmane de la Villeneuve. Car si l’on accepte de lier le sort d’un gangster, s’attaquant au fusil-mitrailleur à une salle de casino remplie de clients et de personnel, à des revendications sociales ou politiques, et à l’usage d’armes à feu contre des policiers, nous aurons cessé d’être. Non seulement en tant que Français, mais en tant que société organisée tout court.
Il se planque où, l’autre avec son Karcher ?

Et le parti socialiste, avec son silence insupportable, complice, électoraliste ? On dirait que le seul programme politique des formations modérées participe désormais à ressusciter le Front National.

Quant à la parade d’Hortefeux, elle consiste, en vérité, à placer des caméras de surveillance à des carrefours sensibles, et à éclairer les appartements du quartier, toute la nuit durant, avec de forts projecteurs montés sur des hélicoptères. Les habitants innocents – en plus du stress qu’ils subissent – n’ont pas fermé l’œil de la nuit. Ceux qui ne sont pas innocents et qui les terrorisent : on n’en a rien à faire !


A déclencher une insurrection armée au motif qu’un gangster multirécidiviste a été abattu par la police après lui avoir tiré dessus, ils montrent qu’ils refusent de se plier à la loi du pays qu’ils habitent ; il n’y a pas le début de recherche de justice dans le comportement des séditieux. Il y a la revendication de faire la loi, d’être la loi, partout où ils sont et quoi qu’ils fassent, de remplacer l’Etat de droit par la loi des caïds des quartiers. Ou, au moins, de tenir l’Etat hors de leurs royaumes de drogue et de trafics.

Ce qui se déroule ces jours à Grenoble est un avertissement pour le moment à moindres frais. Il y a des arsenaux d’armes de guerre dans les quartiers, des membres de gangs qui ne craignent pas même les unités d’élite de la Police française.

Des voyous qui ne paieront certainement pas pour les dommages qu’ils viennent d’occasionner et qui s’élèvent à des millions d’euros. C’est nous qui raquons ! Mais ce n’est pas cela qui importe réellement. Ce qui compte, c’est le défi qui est lancé au gouvernement de ce pays, à ses juges, à ses partis politiques et à ses citoyens. L’heure de vérité commence à sonner.
Les caïds des autres zones de non-droit se frottent les mains : les Français ont peur d’eux. L’embrasement général n’est qu’une question de date, de déclencheur, d’opportunité, de prétexte ; et la police, à en croire ce que m’ont dit ses meilleurs éléments, n’est pas prête et se trouve en sous-effectifs.
Reste que la solution, s’il en existe une, n’est pas policière. Les forces de l’ordre sont un moyen, non une issue, ne le perdons jamais des yeux.
Pas de yaka et de faukon dans cet article, il existe une véritable problématique. Premier problème : ces gens s’asseyent sur notre espoir de les intégrer dans les traditions et les règles de notre société.
Maintenant, ce sont eux, au contraire, qui entendent nous intégrer aux leurs. Et ils ne cessent de le hurler ; si on ne les entend pas, c’est que mes confrères sont sourds et prudents. Ils empêchent l’information de vous
parvenir.
L’information en provenance des bandes de gangsters des quartiers tient dans ces deux slogans : « A bas la France ! » et « France crève ! ».
Derrière cela, des intérêts, des trafics, une croyance extrémiste, des prêtres et une idéologie venus d’ailleurs et pas adaptés à notre réalité.

Second problème : à imaginer que nous relevions le gant qu’ils nous jettent, et que nous mobilisions les forces suffisantes pour mettre les quartiers au pas, en y maintenant aussi longtemps que nécessaire la présence massive de gardiens de l’ordre, pour empêcher toute rechute, que ferions-nous des dizaines de milliers de casseurs qui seraient arrêtés ? Faudrait-il rouvrir l’Ile du Diable ?

Je dis cela sur le ton de la plaisanterie, mais cette question est la plus épineuse du dossier : on peut juger et emprisonner des délinquants, même s’ils sont nombreux, mais pas une portion entière de sa population ?
C’est sur cette interrogation non aisée que j’invite nos politiciens à plancher – ils parlent d’un Grenelle des quartiers -. Une sollicitation qui paraît à la bordure de la métaphysique, mais qu’il est, en vérité, urgent, pour ne pas dire vital de traiter.
Trouver une solution, c’est leur boulot. Pas un slogan, pas un somnifère ni une aspirine, une solution, avant que le problème ne fasse trembler les piliers de la République. Parce que si vous aviez vu, comme moi, ce qui se déroule ces jours à Grenoble, vous comprendriez à quel point nous en sommes proches. Vous auriez entendu le bruit de leurs armes, et, surtout, comptabilisé leurs extraordinaires réserves de haine pour ce que nous sommes.


Ni le statu quo ni l’apaisement ne représentent la solution de leur désamorçage. Au contraire…

Source: http://tinyurl.com/2b32enj

Nicolas Sarkozy veut durcir la loi contre les Français d’origine étrangère. Trop tard…

Depuis plus de 40 ans la France coule tout droit vers le fond.
Allons donc au Maghreb, en Afrique ou d’autres pays ramener notre « science » pour imposer nos coutumes, notre façon de concevoir les choses, de mettre le feu à leurs voitures, de tuer, de violer, de voler, d’exiger des aides à tous vents, de provoquer des émeutes etc… etc…etc….

Essayons un peu de faire cela dans les pays étrangers et bien nous verrons comment nous allons finir…

Arrêtons de nous voiler la face ! Nous cherchons quoi en protégeant ces gens-là ? A nous donner bonne conscience ?


Les anciens qui sont morts pour la France doivent se retourner dans leur tombe.



En visite à Grenoble à l’occasion de l’installation du nouveau préfet de l’Isère, le chef de l’État a proposé de retirer la nationalité française à toute personne d’origine étrangère portant volontairement atteinte à la vie d’un policier.

Par Dépêche (texte)
France 3 (vidéo)

Le président Nicolas Sarkozy a menacé vendredi de déchoir de la nationalité française toute personne d’origine étrangère qui porterait volontairement atteinte à la vie d’un policier ou d’un gendarme.

Lors d’un discours à la préfecture de police de l’Isère à l’occasion de l’installation du nouveau préfet, l’ex-policier Eric Le Douaron, il a mis en cause les défaillances du modèle français d’intégration des immigrés.

« Nous subissons les conséquences de 50 années d’immigration insuffisamment régulée », a déclaré le chef de l’Etat, qui y voit les causes de ces défaillances.

Il a annoncé que le gouvernement allait réévaluer les motifs pouvant donner lieu à la déchéance de la nationalité française.

Source et vidéos: http://tinyurl.com/2vgqgpm

Délinquance: quand ce ne sera plus Grenoble, ce sera ailleurs…

L’article de Patricia La Mosca, « Grenoble ou le cimetière des rêves », recueille un écho important dans le public français.

Les lecteurs remarquent, pour la plupart,  que notre consœur,  qui était encore stagiaire  il y a un peu plus d’un an,  adopte une approche très différente de celle des media tricolores  dans sa couverture des affrontements entre les émeutiers armés du quartier de la Villeneuve et les forces de l’ordre.

La Mosca décrit ce qu’elle voit et rapporte ce qu’elle entend ; sans passer sous silence les éléments qui dérangent et sans instrumentaliser les événements pour servir un but politique ou une quelconque idéologie.

Pur style Ména, qui dérange et désoriente une presse francophone, qui, à force de gommer l’incorrect, d’utiliser un vocabulaire intentionnellement soporifique, ainsi qu’un lexique unique et auto-imposé, ne dit plus rien du tout. N’informe plus, au sens premier.

Un exemple : Patricia relève qu’environ cinq cents policiers,  y compris des commandos, en trois jours de tirs à l’arme à feu de la part des séditieux, et après l’incendie de 82 voitures, n’ont arrêté que deux suspects.

Cela suffit au lecteur pour réaliser que quelque chose ne tourne pas rond dans le traitement que le gouvernement français a appliqué aux violences de Grenoble.

La Ména, La Mosca, sont les seules, dans le paysage médiatique francophone, à mettre cette équation en évidence. A poser les questions justes. Mais n’est-ce pas précisément cela le rôle du journaliste ?

Et prendre des risques et conserver la curiosité et la fraîcheur nécessaires pour passer une nuit entière au côté d’un commando de la police sur un local d’aération, alors que les balles sifflent à proximité, n’est-ce pas revenir aux fondamentaux du métier ?

Que les collègues négligent peut-être.

C’est remettre le journaliste à sa place sur le théâtre de l’événement. C’est reconnaître qu’il y a une place définie. Un journaliste, dont le boulot n’est pas de dire à ses clients ce qu’ils doivent penser, ni de se soucier de ne pas échauffer les esprits en parlant de calme lorsqu’il n’existe pas.

Le résultat ne trompe pas ; au bout de quelques lignes de l’article de notre camarade, le lecteur s’aperçoit qu’il est authentique et différent de tout ce qu’on lui propose.

Et il n’y pas que les consommateurs d’information civils qui font ces constatations. Ce matin, j’ai été surpris en lisant les commentaires sur le papier de Patricia que j’ai trouvés sur le forum du site du Syndicat National des Officiers de Police français.

Eux, on ne peut pas « la leur faire » ; ce sont probablement les gens les mieux renseignés de ce qui se déroule effectivement dans les zones de non-droit.

On retrouve chez eux la même considération et les mêmes réflexes que ceux des autres lecteurs face à Grenoble ou le cimetière des rêves. C’est en lisant les commentaires de ces officiers que j’ai ressenti la nécessité de publier ce suivi d’info.

Ils se reconnaissent dans ce que Patricia La Mosca a écrit.  Ils confirment le contenu.  Ils disent que c’est pire encore que ce qu’elle décrit. Ils se plaignent des risques exagérés qu’on leur fait prendre. Ils parlent de leur ras-le-bol (également explicité publiquement pour la première fois dans ces colonnes) et de ses raisons. De la certitude qu’ils ont que les gouvernants les abandonnent ; qu’ils les considèrent, eux et les hommes qu’ils commandent, comme de la chair à canon à bon marché.

Je rapporte ici quelques unes de leurs réactions :

Fee-ross : Pu…naise que c’est, bien vu !!!

C’est quand même grave/dommage (rayer la mention inutile) de ne pas avoir une presse, (française, s’entend !) qui ne va pas chercher plus loin… pas hors de nos frontières, mais « inside » comme le disent certains. (…)

Lemieux66 : Voici un article qui est paru en Israël.

Subject: Grenoble ou le cimetière des rêves

Ce texte a été écrit par une journaliste de « MENAPRESS » (http://www.menapress.org/).
La Ména, de son nom complet la Metula News Agency, est dirigée au plan rédactionnel depuis le village israélien de Métula qui lui donne son nom.

Ceci étant précisé, les observateurs évoquent ici une vision de nos banlieues pertinente, notamment au regard de leur expérience avérée des populations hostiles à Gaza… (…)

Sombre : Cet article (entre autres) tourne beaucoup dans les boîtes persos des collègues….

Par contre je reste étonné que « certains » ne disent rien sur sa provenance (Menapress). Il semble que le choix des sources et leur accès sur le forum dépende de certains facteurs qui m’échappent de moins en moins.

Et puis ce commentaire détaillé d’Azerty, que je trouve instructif quant au fond du problème et que je reproduits en entier :

Patricia La Mosca (l’article) : « Les flics en ont très gros sur la patate à jouer les « cibles de fêtes foraines ». Les politiques ont certes parlé de rétablir l’ordre public par tous les moyens, mais leurs ordres sont « faites gaffe de ne pas en abattre un autre, car la situation échapperait à tout contrôle. Ne tirez que si votre vie est absolument en danger ! ».

Azerty : « Oulala, on est déjà loin ; maintenant, c’est plutôt « tirez qu’après déjà avoir pris une bastos et que par miracle, vous êtes encore vivant, mais tant que vous n’avez pas été atteints, serrez les miches ».

… c’est d’ailleurs ce qui s’est passé à Villiers-le-Bel : combien de collègues allumés à l’arme à feu ? Combien de tir de riposte ? réactyion des politiques (on pète de joie car nos valeureux policiers ont acceptés d’être les pigeons d’un stand de tir sans avoir riposté) ».

PLM : « Hortefeux, la peur au ventre, a commis l’acte « incontestablement héroïque » de pénétrer dans la Villeneuve.  Même entouré d’un véritable mur de séparation mobile,  il n’est toutefois demeuré dans la cité que… sept minutes,  montre en main ».

Azerty : « C’est ce qui s’appelle en avoir… (je ne précise pas la taille, ce serait désobligeant)… les mêmes politicards qui demandent à un collègue se faisant tirer dessus, se prenant boules de pétanques, plaques d’égouts, pommes de terre hérissées de clous et jets de pierres en tir tendu de « garder son sang froid » des heures durant (sinon, gare à la sanction) ».


Non. Inacceptable.

PLM : « Elle ne dispose pas non plus des moyens, des hommes et des ordres pour espionner des citoyens français, nés français, sur le sol national ».

Azerty : « Ben non, un politicard ancien MI [Ministre de l’Intérieur] ayant utilisé les RG [renseignements généraux. Ndlr.] à son profit pour se maintenir au courant dans la guerre qui l’opposait à son 1er Ministre, les a dissous afin qu’un jour, un autre MI qu’il serait obligé de prendre pour satisfaire une frange de sa majorité mais en qui il n’aurait aucune confiance, ne fasse pas pareil et ne se permette ainsi de lui faire de l’ombre.

DDV [Dominiquede Villepin. Ndlr.] squizzait Nico,  c’est un secret de polichinelle,   sans les RG, il aurait été aveugle,  car les RG renseignaient « sur tout les phénomènes de sociétés », pas que ceux relevant de la Police (d’où le nom « généraux »).

Il les a remplacé par des SDIG aux effectifs et moyens réduits à une peau de chagrin ».

PLM : « Quant à la parade d’Hortefeux,  elle consiste, en vérité, à placer des caméras de surveillance à des carrefours sensibles,  et à éclairer les appartements du quartier, toute la nuit durant, avec de forts projecteurs montés sur des hélicoptères ».

Azerty : Exactement ! La réponse doit être pénale ! Tout tir sur un policier, doit être puni de la peine prévue en cas de tentative d’assassinat sur un représentant des forces de l’ordre (perpète – même si à titre perso, la lame froide de la guillotine serait plus dissuasive).

Mais mettre deux fois plus de collègues, d’hélicos et autres démonstrations de gros bras (gros bras menottés par un manque de courage et de volonté politique) ne servira à rien.

Quand ce ne sera plus Grenoble, ce sera ailleurs, pour peu qu’un adolescent décérébré ne soit pas capable de comprendre ce qu’un gamin de 5 ans connait, à savoir qu’une tête de mort sur un transfo EDF veut dire « pas touche ».

Et après certains se demandent d’où vient notre démotivation. Comme je le disais ailleurs, il n’y a pas que le financier qui nous importe, le symbolique aussi.

Tant que le PR ne recevra pas devant les médias du JT de 20h00  le collègue qui s’est fait tirer dessus en état de LT  parce qu’il répliquait à un braqueur qui l’allumait à l’UZI, démontre que seule sa carrière l’intéresse et que de notre situation, il se fout éperdument.

Pourquoi le courage politique qu’ils ont pour ceux des gens du voyage qui créent des pb (alors que d’autres se tiennent bien et travaillent durement), ne peut-il l’avoir vis à vis de la racaille des cités, et proposer la même solution  (une connerie, hop ! Dehors du pays. Né en France de parents non français ? Retrait de la nationalité et retour au pays d’origine parental) ?

Peut être que manouches, gitans et autres rom ne représentent qu’un faible pouvoir électoral… alors que ceux qui foutent la m… dans les cités et ceux qui vivent de leur trafic, eux, représentent une masse d’électeurs bien plus importante !  En gros, mieux vaut être en LD [légitime défense. Ndlr.] devant un rom que devant un zyva.

C’est en langage flic, dans leur patois. Bien sûr, il ne nous appartient pas, une fois encore, de dire si nous sommes d’accord ou non, mais de rapporter ce qu’on ne voit pas en France dans les media : ce qui préoccupe les officiers de police.

On découvre un autre pan du puzzle. On apprend des choses (beaucoup) qu’on ne connaissait pas, de la part d’acteurs principaux du face-à-face, les garants de la sécurité personnelle des Français. Bref, c’est ça de l’information.

Même si je ne suis pas français (Patricia La Mosca l’est, elle), je conçois aisément que les policiers ne sont pas les ennemis de la démocratie mais, au contraire, ses boucliers.

C’est partout pareil, je veux dire dans toutes les démocraties, et les gardiens de l’ordre font partie du camp de ceux qui défendent la loi et l’Etat de droit. Privez-les de leurs privilèges de fonction, empêchez-les d’appréhender les séditieux, demandez-leur de se laisser tirer dessus sans répliquer, et vous mettrez immédiatement l’Etat en péril et encouragerez ceux qui professent ouvertement leur haine de lui.

A la Ména nous ne haïssons personne, c’est connu, et comme La Mosca l’a également écrit, il appartient aux politiques de l’hexagone de trouver de vraies solutions au problème des zones de non-droit, et de fixer les règles pour leur application.

Ca n’est pas en fonction de ses origines, de sa religion ou de la couleur de sa peau, ni même de l’endroit où il habite, qui faut considérer un individu ; mais à son acceptation de vivre selon les règles et la loi. Et s’attaquer aux défenseurs de la loi est un crime.

Mais les politiciens ont du pain sur la planche et aucune solution ne semble évidente. En tout premier lieu, il faut d’abord qu’ils choisissent une solution et édictent des règles.

Ensuite, il faudra aussi veiller à ce que les enfants des banlieues aient une chance réaliste de mener une vie constructive. Se voient proposer une opportunité concrète et non-anecdotique d’améliorer leur condition, une contre-offre concurrentielle à celle des caïds.

En fin de processus, lorsque l’on saura précisément ce qu’on veut en faire, il faudra rétablir le droit dans les zones de non-droit. Toutes, par tous les moyens et dans le respect des principes universels sacrés de la République.

[Exclusivité]
Grenoble ou le cimetière des rêves

Par Patricia La Mosca, envoyée spéciale à Grenoble, Metula News Agency info


Je me trouve à Grenoble depuis samedi matin, soit un peu plus de 24 heures après le déroulement du fait divers servant de prétexte à cette « petite guerre civile », comme je l’ai entendu appeler par des responsables sécuritaires.

Depuis, l’entrée dans le quartier de la Villeneuve , les véhicules sont systématiquement fouillés, leurs passagers brièvement interrogés.  250 CRS ainsi que deux commandos d’élite de la police, le GIPN et le RAID, se sont positionnés aux points stratégiques de la cité. Ils portent des gilets pare-balles et des armes de guerre. Certains sont des snipers, reconnaissables au fin fusil à trépied, surmonté d’une grosse lunette qu’ils utilisent.  Face à eux, des grappes de jeunes gens qui palabrent, les mains nues, mais les regards chargés de menaces et de haine.

La Villeneuve a cela d’étonnant que l’endroit est plutôt joli et sympathique, surtout lorsqu’on ne s’approche pas des cages d’escaliers.  Ici, contrairement à la plupart des zones de non-droit que j’ai eu l’occasion de visiter, il y a visiblement eu une recherche architecturale. Les maisons ne sont pas alignées symétriquement, elles ne sont pas semblables,  ce ne sont pas des poulaillers comme on en a vus ailleurs, et les avenues verdoyantes dans lesquelles – habituellement – circulent les tramways aèrent la ville.

Peu de confrères journalistes… exécrable couverture médiatique des événements. Partout c’est la langue de bois qui domine, à croire que la langue française manque de mots.
Peu de reportages aux journaux télévisés, dépouillés, hors sujet, plus éloignés des acteurs de l’actualité que lorsqu’on mentionne un incident à Bethlehem. Ca n’a pas l’air de se passer en France.

L’homme qui a attaqué le casino d’Uriage-les-Bains, au fusil mitrailleur, avec un complice, est uniformément présenté tel un « délinquant » ou un « braqueur ».  Son nom figure sur les dépêches d’agences et les articles, il s’agit de Karim Boudouda.  Multirécidiviste à 27 ans, condamné trois fois aux assises, on peine à saisir  ce que cet individu faisait en liberté. C’est à croire qu’il a commencé ses braquages à l’âge de dix ans ? Boudouda est le seul individu du quartier de la Villeneuve, après quatre jours d’affrontements, dont le nom ait été révélé.

Les autres acteurs (des centaines, non des dizaines) de la tragédie sont tous anonymes pour la presse, sans visages, sans motifs, sans stratégie et sans dénominateurs communs.

On a réussi la stérilisation totale des événements gravissimes qui secouent ici la France depuis quatre jours ; on est parvenu à réaliser le to
ur de force de vider ce soulèvement armé de toute substance, de tout point de référence que le public pourrait reconnaître.

Ca se résume officiellement à la bataille que livrent des défenseurs de l’Etat, faisant bloc autour du ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, qui a déclaré, samedi, sous mes yeux à Grenoble, qu’il souhaitait « rétablir l’ordre public et l’autorité de l’Etat au plus vite et par tous les moyens » .

Mais ils guerroient contre des martiens : des gens sans identité, des fantômes, des « émeutiers » que le téléspectateur a l’interdiction de voir de près. Hortefeux, la peur au ventre, a commis l’acte « incontestablement héroïque » de pénétrer dans la Villeneuve. Même entouré d’un véritable mur de séparation mobile, il n’est toutefois demeuré dans la cité que… sept minutes, montre en main.

Guerre ? Pas à en croire les confrères, s’efforçant – vous l’aurez compris – de minimiser l’affrontement, titrant, bilan après bilan : « La nuit a été plus calme », « La nuit a été calme », etc. A les lire et à regarder les chaînes nationales, je me demande par moments ce que je suis venue faire en Isère hors de la saison du ski.
Certes, mais jusqu’à samedi soir, en matière d’affrontements armés, les confrères, avec insistance, se bornaient à parler d’un individu isolé (probablement un lunatique), qui, lors d’une manifestation, avait sorti un pistolet de petit calibre.

« Ca fait chi… d’entendre des trucs comme celui-là », me glisse un policier, qui m’a admise dans sa planque, pas longtemps après l’éclatement de cinq coups de feu très distincts, pas loin de l’endroit où nous nous trouvons.

« Dites à vos lecteurs qu’ils tentent de nous descendre », me prie l’homme en uniforme. Illustration : les deux projectiles de gros calibre tirés sur un véhicule en mouvement de la BAC – la Brigade Anti-Criminalité.

C’était la nuit dernière (dimanche à lundi), dans le « caaalme décrit par mes collègues.

Les flics en ont très gros sur la patate à jouer les « cibles de fêtes foraines ».  Les politiques ont certes parlé de rétablir l’ordre public par tous les moyens,  mais leurs ordres sont

« faites gaffe de ne pas un abattre un autre, car la situation échapperait à tout contrôle. Ne tirez que si votre vie est absolument en danger ! ».

Alors ils essuient sans broncher, mais avec les boules. La nuit de samedi à dimanche, que j’ai passée dehors, j’ai au moins entendu sept épisodes de tirs. L’un semblait provenir d’une arme automatique, mais je ne suis pas une experte en balistique.

L’un des délégués syndicaux des policiers, Daniel Chomette, a déclaré que ses confrères « avaient atteint un seuil de rupture », et j’ai recueilli tous les éléments nécessaires pour le confirmer.
Ce lundi, il n’y a que deux individus en garde à vue. Un troisième est détenu pour un motif qui n’a rien à voir avec les émeutes. Toutes les autres personnes appréhendées ont été relâchées ou sont sur le point de l’être.

On saisit à quel point la chasse et les moyens mis en œuvre ont été improductifs, en considérant que 82 voitures (d’habitants du quartier) ont été incendiées depuis vendredi, un tramway, trois gros véhicules de chantier, deux centres de formation et plusieurs commerces, dont certains ont été pillés.

Deux suspects uniquement ? Forts, ces martiens !

En vérité, c’est principalement le renseignement qui fait défaut, car la police n’avait jamais considéré qu’elle devait se préparer à une confrontation armée. Elle ne dispose pas non plus des moyens, des hommes et des ordres pour espionner des citoyens français, nés français, sur le sol national.

Des martiens que les confrères se contentent d’appeler du même substantif : « les jeunes ». Les vrais jeunes n’ont pourtant rien fait pour mériter cette comparaison peu flatteuse ni cette usurpation sémantique.

Une usurpation qui fait immanquablement penser, pour ceux qui suivent la Ména, à « activistes » et « militants » lorsqu’ils décrivent les terroristes du Hamas. La réalité ce sont eux qui la reconstruisent.

En fait, on se trouve en plein scénario d’autodestruction : un régime démocratique et la presse protègent des agresseurs défiant leurs valeurs et les règles de leur civilisation.

Dans le cas de Grenoble, on doit refuser, au risque de perdre son âme, d’entrer dans toute discussion contenant la moindre justification de la rébellion, violente et armée, menée par des membres de la communauté musulmane de la Villeneuve.

Car si l’on accepte de lier le sort d’un gangster, s’attaquant au fusil-mitrailleur à une salle de casino remplie de clients et de personnel, à des revendications sociales ou politiques, et à l’usage d’armes à feu contre des policiers, nous aurons cessé d’être. Non seulement en tant que Français, mais en tant que société organisée tout court.

Il se planque où, l’autre,  avec son Kärcher ? Et le parti socialiste, avec son silence insupportable, complice, électoraliste ? On dirait que le seul programme politique des formations modérées  participe désormais à ressusciter le Front National.

Quant à la parade d’Hortefeux, elle consiste, en vérité, à placer des caméras de surveillance à des carrefours sensibles, et à éclairer les appartements du quartier, toute la nuit durant, avec de forts projecteurs montés sur des hélicoptères. Les habitants innocents – en plus du stress qu’ils subissent – n’ont pas fermé l’œil de la nuit. Ceux qui ne sont pas innocents et qui les terrorisent : on n’en a rien à faire !

A déclencher une insurrection armée au motif qu’un gangster multirécidiviste a été abattu par la police après lui avoir tiré dessus, ils montrent qu’ils refusent de se plier à la loi du pays qu’ils habitent ;  il n’y a pas le début de recherche de justice  dans le comportement des séditieux.  Il y a la revendication de faire la loi,  d’être la loi,  partout où ils sont  et quoi qu’ils fassent,  de remplacer l’Etat de droit par la loi des caïds des quartiers.  Ou, au moins, de tenir l’Etat hors de leurs royaumes  de drogue et de trafics.

Ce qui se déroule ces jours à Grenoble  est un avertissement pour le moment à moindres frais. Il y a des arsenaux d’armes de guerre dans les quartiers, des membres de gangs qui ne craignent pas même les unités d’élite de la Police française.

Des voyous qui ne paieront certainement pas pour les dommages qu’ils viennent d’occasionner et qui s’élèvent à des millions d’euros. C’est nous qui raquons ! Mais ce n’est pas cela qui importe réellement. Ce qui compte, c’est le défi qui est lancé au gouvernement de ce pays, à ses juges, à ses partis politiques et à ses citoyens. L’heure de vérité commence à sonner.

Les caïds des autres zones de non-droit se frottent les mains : les Français ont peur d’eux. L’embrasement général n’est qu’une question de date, de déclencheur, d’opportunité, de prétexte ; et la police, à en croire ce que m’ont dit ses meilleurs éléments, n’est pas prête  et se trouve en sous-effectifs.
Reste que la solution, s’il en existe une, n’est pas policière. Les forces de l’ordre sont un moyen, non une issue, ne le perdons jamais des yeux.

Pas de yaka et de faukon dans cet article, il existe une véritable problématique.

Premier problème : ces gens s’asseyent sur notre espoir de les intégrer dans les traditions et les règles de notre société. Maintenant, ce sont eux, au contraire, qui entendent nous intégrer aux leurs. Et ils ne cessent de le hurler ; si on ne les entend pas, c’est que mes confrères sont sourds et prudents. Ils empêchent l’information de vous parvenir.
L’information en provenance des bandes de gangsters des quartiers tient dans ces deux slogans : « A bas la France ! » et « France crève ! ».
Derrière cela, des intérêts, des trafics, une croyance extrémiste, des prêtres et une idéologie venus d’ailleurs et pas adaptés à notre réalité.

Second problème : à imaginer que nous relevions le gant qu’ils nous jettent, et que nous mobilisions les forces suffisantes pour mettre les quartiers au pas, en y maintenant aussi longtemps que nécessaire la présence massive de gardiens de l’ordre, pour empêcher toute rechute, que ferions-nous des dizaines de milliers de casseurs qui seraient arrêtés ? Faudrait-il rouvrir l’Ile du Diable ?

Je dis cela sur le ton de la plaisanterie, mais cette question est la plus épineuse du dossier : on peut juger et emprisonner des délinquants, même s’ils sont nombreux, mais pas une portion entière de sa population ?
C’est sur cette interrogation non aisée que j’invite nos politiciens à plancher – ils parlent d’un Grenelle des quartiers -. Une sollicitation qui paraît à la bordure de la métaphysique, mais qu’il est, en vérité, urgent, pour ne pas dire vital de traiter.

Trouver une solution, c’est leur boulot. Pas un slogan, pas un somnifère ni une aspirine, une solution, avant que le problème ne fasse trembler les piliers de la République. Parce que si vous aviez vu, comme moi, ce qui se déroule ces jours à Grenoble, vous comprendriez à quel point nous en sommes proches. Vous auriez entendu le bruit de leurs armes, et, surtout, comptabilisé leurs extraordinaires réserves de haine pour ce que nous sommes.

Ni le statu quo ni l’apaisement ne représentent la solution de leur désamorçage. Au contraire. »
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Source: Etienne Duranier, Metula News Agency info

30/07/2010

Le maire PS de Grenoble juge qu’on stigmatise les immigrés…

Et encore un qui « dénonce ». Quand il retrouvera sa voiture brûlée, il changera peut-être d’avis, le père Destot…

FDF

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30/07/2010

Le maire socialiste de Grenoble, Michel Destot, dénonce le risque de stigmatisation d’une partie de la population après le discours de Nicolas Sarkozy liant l’insécurité à une immigration que le président juge « insuffisamment régulée » depuis un demi-siècle en France.

Dans un discours prononcé à la préfecture de l’Isère, vendredi, le chef de l’Etat a menacé de déchoir de la nationalité française toute personne d’origine étrangère qui porterait atteinte à la vie de représentants de l’autorité publique.

« Le président de la République parle de politique de la ville, de sécurité, d’immigration et là, il y a un problème de stigmatisation d’une partie de la population« , a regretté Michel Destot lors d’une conférence de presse.

« Remettre en cause cinquante ans de politique d’immigration comporte un grand risque. Je me méfie de ces déclarations qui ont pour effet de frapper l’opinion publique« , a commenté le député-maire de Grenoble.

Nicolas Sarkozy a effectué un déplacement à Grenoble au lendemain de la prise de fonctions du nouveau préfet, Eric Le Douaron, nommé en remplacement d’Albert Dupuy après plusieurs nuits d’émeutes dans le quartier populaire de La Villeneuve.

Ces violences avaient éclaté à la suite d’une fusillade le 16 juillet qui avait coûté la vie à Karim Boudouda, braqueur présumé du casino d’Uriage (Isère) et originaire du quartier de La Villeneuve. Les policiers avaient essuyé des tirs à balles réelles au cours de ces affrontements.

DÉNONCIATION DE LA POLITIQUE SÉCURITAIRE

Visés par des menaces de morts, une vingtaine de policiers de la BAC (brigade anti-criminalité) ont été éloignés de Grenoble avec leur famille et placés sous protection. Les trois fonctionnaires impliqués dans la fusillade ont été mutés à leur demande.

Nicolas Sarkozy, qui a promis la semaine dernière une « lutte implacable contre la criminalité« , avait annoncé des renforts d’effectifs et de moyens pour Grenoble.

Les pouvoirs publics n’ont pas à « faire la guerre » à la délinquance mais à « faire la paix » sociale pour donner la preuve de leur efficacité, avait auparavant déclaré Michel Destot.

« On n’est pas ici pour faire la guerre à qui que ce soit, on est au contraire ici pour faire la paix« , avait-il dit à des journalistes avant l’arrivée du chef de l’Etat.

« La paix, ça ne veut pas dire qu’on est mou du genou, ça veut dire qu’on est efficace dans tous les domaines de la cohésion sociale et le principal pilier de la cohésion sociale, c’est la sécurité« , avait-il souligné.

« Tous les maires, qu’ils soient de gauche, de droite ou du centre, disent comme moi qu’il y a une nécessité absolue de sortir de ce schéma qu’on nous répète sans arrêt d’opposition entre ceux qui seraient les partisans de la prévention et d’autres qui seraient partisans de la répression et de la sécurité. Il faut les deux« .

Environ 300 personnes se sont rassemblées sur une place du centre de Grenoble pendant la visite présidentielle pour dénoncer « la politique sécuritaire » du gouvernement et réclamer un retour de la police de proximité.

Réunis à l’appel d’organisations syndicales et d’associations, les manifestants ont brandi des banderoles sur lesquelles on pouvait lire « Grenoble = Chicago. Al Capone = Sarkozy ».

Le rassemblement, qui a duré deux heures, était très encadré par les forces de l’ordre. Il s’est déroulé sans incident.

Source: http://tinyurl.com/2a4llfy

Grenoble: la valse des policiers vue par la presse Suisse…

Là, franchement c’est à n’y rien comprendre… D’un côté, Sarkö éloigne des policiers menacés et d’un autre, il en envoie des tout neufs au mastic… Lesquels seront à leur tour menacés et ainsi de suite. Partez en vacances tranquilles. On s’occupe de tout…

FDF

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Sarkozy annonce l’envoi de 38 policiers en renfort à Grenoble.

« France | La ville a été le théâtre ce mois-ci de violents affrontements entre jeunes et forces de l’ordre. Le président y annonce des mesures pour renforcer la lutte contre la délinquance. Lisez notre reportage à Grenoble samedi dans la Tribune.

30.07.2010

Nicolas Sarkozy a annoncé vendredi l’envoi de 38 policiers supplémentaires à Grenoble, ainsi que des moyens renforcés de lutte contre la délinquance, a rapporté un responsable syndical. La ville a été le théâtre ce mois-ci de violents affrontements entre jeunes et forces de l’ordre.

Le chef de l’Etat s’est rendu à Grenoble à l’occasion de l’installation du nouveau préfet de l’Isère Eric Le Douaron, un ancien policier, pour réaffirmer sa fermeté dans « la guerre » contre la criminalité.

L’ancien préfet a été limogé par le président de la République à la suite des violents incidents qui ont embrasé le quartier grenoblois de La Villeneuve après la mort d’un malfaiteur le 16 juillet dans une fusillade avec la police. Les policiers ont essuyé des tirs à balles réelles au cours des affrontements.

« Le chef de l’Etat a dit que tout le paquet sera mis sur la ville de Grenoble très rapidement », a déclaré à des journalistes Daniel Chomette, secrétaire départemental du syndicat SGP-FO. M. Chomette a participé à une réunion à huis clos à l’Hôtel de Police de Grenoble avec M. Sarkozy. Les entretiens ont duré 1h20.

« Le président promet des effectifs de l’ordre de 38 policiers supplémentaires. C’est particulièrement appréciable et c’est à la mesure de ce qu’on avait demandé », a précisé Daniel Chomette. Pour l’heure, 470 policiers sont déployés à Grenoble.

M. Sarkozy « a promis aussi plus de matériel approprié pour faire face au grand banditisme qui sévit sur l’agglomération », a dit le policier. Il a en outre annoncé l’arrivée « dans les jours qui viennent » de brigades spécialisées pour appréhender rapidement les délinquants: GIPN, Raid et Brigade de recherche et d’intervention (BRI).

Ces forces resteront le temps nécessaire pour récupérer les armes et appréhender les commanditaires des menaces de meurtres visant des policiers grenoblois, a indiqué Daniel Chomette. Des agents du fisc se rendront également sur place pour examiner le patrimoine des suspects. »

Source: http://tinyurl.com/3xwxs47

Grenoble: le nouveau préfet préfère l’action aux discours stériles. Qui s’en plaindra ?

Grenoble: enfin un préfet qui agit au lieu de parler

28 Juillet 2010

Si l’Hérétique regrette l’issue tragique de la course poursuite entre la police et Karim Boudouda, il n’en démord pas : la police n’a fait que son travail. Et le préfet, en choisissant d’agir au lieu de tenir de grands discours, et de protéger ses troupes, menacées de mort par les voyous, a fait de même.

(wikimedia commons - Milky)

(wikimedia commons – Milky)

Je vois sur la Toile beaucoup d’internautes s’indigner de l’apparente absence de réaction de la force publique après les menaces qui pèsent sur des policiers de la BAC. L’ami hashtable, notamment, titre sur la peur panique de la place Beauvau. A sa place, je ne m’avancerais pas à une conclusion aussi hâtive.
Éric Le Douaron, le nouveau préfet de l’Isère, est loin d’être un débutant. Ce n’est pas parce que la police ne fait rien de visible qu’elle n’agit pas. Il me semble, au contraire, que sa stratégie prudente n’est pas mauvaise. Pas de déclarations à l’emporte-pièces, pas de grands moulinets, mais de l’action. Je suis à peu près certain que pendant que la racaille s’imagine avoir flanqué la trouille à la force publique, dans l’ombre, le renseignement opère pour tenter d’identifier les auteurs des menaces.


Mettre les familles en sécurité est une bonne chose. Ouf ! Enfin un chef de police qui ne considère pas ses troupes comme de la chair à canon.


Sur le terrain, des choses se passent, avec des saisies d’armes. Ce qui compte, in fine, ce ne sont pas les déclarations de quelques voyous, mais l’issue des enquêtes. Ce serait un beau coup que d’attraper les auteurs des menaces et leur coller plusieurs années de prison pour menaces de mort aggravées. Patience, patience, pour une fois, les méthodes de ce super-préfet me donnent plutôt confiance.


A gauche, on a une curieuse manière de relater l’histoire de Karim Boudouda, le braqueur d’un casino. Manifestement, il aura échappé à mon privilégié favori qu’un homme armé est un homme dangereux dès lors qu’il vient d’utiliser son arme (donc de menacer de mort) pour commettre un délit. Le privilégié fait comme si Karim Boudouda avait fait l’objet d’une exécution en bonne et due forme. Quelle confusion des genres ! Comment peut-on comparer la peine de mort et l’exercice de la protection des citoyens par la police ?! Non, Privilégié, dans des circonstances extrêmes comme celles-là, les forces de police doivent trancher. Un homme dangereux doit être arrêté à tout prix, sa vie en fût-elle le prix s’il n’y a pas d’autres solutions. Le respect de la loi demeure la meilleure des assurances-vie, je le maintiens.


Bien sûr, il est malheureux que ce jeune homme ait payé de sa vie ses errements, et toute personne censée aurait souhaité une autre issue pour lui, et en fait, ce que je déplore à notre époque hyper-technologique, c’est notre incapacité à munir les forces de sécurité d’armes incapacitantes et/ou neutralisantes plutôt que d’armes létales. Les forces de police ne devraient pas être amenées à devoir opérer de tels choix. A défaut, il n’en reste pas moins que ce sont l’ordre et la sécurité des personnes qui doivent être privilégiés s’il y a danger mortel.
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29/07/2010

BAC de Grenoble: quand on a un « contrat » sur la g. il est sûr que ça énerve…

Denis est policier à la Brigade anticriminalité (BAC). Il fait partie des hommes envoyés en renfort à Grenoble où des policiers sont menacés de mort par des caïds de cité. Il a accepté de témoigner pour Le Point.fr sous couvert d’anonymat. Édifiant.

« ON SE COUCHE DEVANT LES CAÏDS »

« Nos collègues de Grenoble ont leur nom et prénom tagués sur les murs du quartier de la Villeneuve. Et la seule réponse du ministère, c’est de les mettre au repos ou de les muter. Je suis dans la BAC depuis 10 ans. Aujourd’hui, je suis écoeuré. Une fois encore, on se couche devant les caïds. On nous a donné l’ordre de ne plus patrouiller en civil, de remettre nos uniformes pour ne pas être identifiés comme un flic de la BAC. C’est désastreux pour l’image. Les petits caïds se disent dans leur tête que les flics ont peur, qu’ils reculent. Parmi les policiers exfiltrés, il y a un major à deux mois de la retraite avec 15 ans de BAC derrière lui. C’est la honte. »

« DE LA CHAIR À CANON »

« On se fout de la gueule des flics, on nous prend pour de la chair à canon. Quand on pense que Sarko avait promis de karcheriser les cités ! La hiérarchie fait tout pour minimiser la gravité de la situation. Personne ne sait ce qu’est devenu l’agent de sécurité qui a failli prendre une balle. C’est l’omerta. Heureusement, l’info circule entre nous, via les portables. »

« GILETS PARE-BALLES PÉRIMÉS »

« Le 22 juillet, je me suis pointé au travail à midi. J’ai appris qu’à 16 heures je devais être à Grenoble pour une mission de neuf jours. Si tu refuses, t’es muté dans un service de merde. Alors, tu pars risquer ta peau pour 1.800 euros par mois. Mon métier, c’est de protéger les biens et les personnes. Pas de me faire tirer comme un lapin par un crevard de cité. Notre véhicule affiche plus de 100.000 kilomètres au compteur, à l’intérieur, le chauffage est bloqué. Voilà l’état de la police aujourd’hui, en tout cas de la sécurité publique, dont je fais partie. Rien ne fonctionne normalement, ni les voitures, ni les ordinateurs. Certains ont des gilets pare-balles périmés. Même nos brassards de police sont usés jusqu’à la corde, j’ai un collègue qui a été obligé de repasser au marqueur la lettre P du mot police. »

« CE N’EST PAS LES CAÏDS QUI VONT FAIRE LA LOI »

« J’entends certains dire il faut envoyer l’armée. Qu’on nous laisse agir, et ça ira très vite. Ce n’est pas une vingtaine de petits caïds qui vont faire la loi. Ces derniers jours, avec les renforts qui ont débarqué, les types se tiennent à carreau. Hormis quelques marioles qu’il faut savoir calmer. Hier, on est tombé sur un crevard de ce genre. Le type était au téléphone quand on s’est approché pour le contrôler. Je m’adresse à lui en le vouvoyant pour lui demander de mettre fin à sa conversation téléphonique, il me répond en me tutoyant : « Tu es qui toi pour me demander de m’arrêter de téléphoner. Personne ne me contrôle ici. » Il a pris direct deux pièces de cinq francs (des gifles). Après, il nous disait : « Bonjour, merci et au revoir. » Bien sûr que je me mets hors clous en agissant ainsi. Mais pourquoi devrait-on baisser la tête ? Si tous les flics agissaient ainsi, les problèmes seraient vite réglés. Pour moi, ça, ce n’est pas une bavure, c’est une démarche citoyenne. Il faut arrêter de verbaliser le citoyen lambda et s’attaquer aux caïds, aux dealers, aux braqueurs. Quand un jeune de 20 ans roule dans une X6 qui coûte 120.000 euros et qu’il ne travaille pas, c’est à lui qu’il faut confisquer la voiture sur le bord de la route. »

« SARKO NE SAIT PAS CE QUI SE PASSE »

« Il faut que la population sache que les policiers n’ont pas peur d’entrer dans les cités. Si nous n’y allons pas, c’est que nous avons ordre de ne pas y aller. Aujourd’hui, la hantise des autorités, c’est la bavure, l’émeute, l’embrasement. Mais à force de reculer, de renoncer, on arrive à des situations comme aujourd’hui. Un jour, on se réveille, c’est trop tard, c’est l’effet boomerang. Je ne crois pas que les conseillers de Sarko lui disent la vérité sur ce qui se passe. Il faudrait que tous ces délégués à la sécurité, préfets ou autres viennent tourner une nuit avec la BAC pour voir l’étendue des dégâts. On dit ici qu’un flic du Raid a eu dans la jumelle de son fusil un voyou perché sur un toit avec un lance-roquettes. Et qu’il n’aurait pas reçu l’ordre de tirer. Si j’avais été à sa place, j’aurais appuyé sur la détente. Et cela ne m’aurait pas empêché d’aller manger une pizza après. Est-ce qu’on attend qu’il pulvérise un fourgon de flic ? »

« LA PAROLE D’UN FLIC NE VAUT RIEN »

« Les flics vont se mettre à tirer. S’ils ne l’ont pas encore fait, c’est parce que la peur de perdre leur boulot est plus forte. Mais les flics en ont ras le bol. Après 15 ans de police, sans le moindre problème, je me suis retrouvé du jour au lendemain mis en garde à vue, perquisitionné à mon domicile parce qu’un crevard de cité, multirécidiviste, m’avait accusé de l’avoir agressé. Ce qui était faux. Mon service de nuit à peine terminé, je me suis retrouvé en garde à vue, puis mis en examen par le doyen des juges d’instruction. Pourtant, je suis un des flics les plus décorés de ma génération. Le doyen en question qui n’avait jamais mis les pieds dans un commissariat, ni même dans une voiture de flic m’expliquait comment il fallait que j’intervienne sur la voie publique. J’ai été suspendu durant neuf mois, privé de salaire. Je vivais avec 300 euros par mois. Si je ne suis pas mis une bastos dans la tête, c’est parce que mes proches m’ont soutenu. Au bout du compte, j’ai été relaxé par le tribunal. La parole d’un flic aujourd’hui ne vaut rien. Ni devant un jeune de cité, ni devant un juge, ni devant un élu. Le flic est un sous-citoyen. »

Source: http://tinyurl.com/3alqpxt



Denis, policier à la BAC : « Le flic est un sous-citoyen »

Par Jean-Michel Décugis et Christophe Labbé

Denis, policier à la BAC : "Le flic est un sous-citoyen"

Les effectifs de la BAC Grenoble ont été mis en repos de force par le préfet alors que circule la rumeur d’un contrat sur leur tête © Fabrice ANTERION / MAXPPP

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Denis est policier à la Brigade anticriminalité (BAC). Il fait partie des hommes envoyés en renfort à Grenoble où des policiers sont menacés de mort par des caïds de cité. Il a accepté de témoigner pour Le Point.fr sous couvert d’anonymat. Édifiant.

« ON SE COUCHE DEVANT LES CAÏDS »

« Nos collègues de Grenoble ont leur nom et prénom tagués sur les murs du quartier de la Villeneuve. Et la seule réponse du ministère, c’est de les mettre au repos ou de les muter. Je suis dans la BAC depuis 10 ans. Aujourd’hui, je suis écoeuré. Une fois encore, on se couche devant les caïds. On nous a donné l’ordre de ne plus patrouiller en civil, de remettre nos uniformes pour ne pas être identifiés comme un flic de la BAC. C’est désastreux pour l’image. Les petits caïds se disent dans leur tête que les flics ont peur, qu’ils reculent. Parmi les policiers exfiltrés, il y a un major à deux mois de la retraite avec 15 ans de BAC derrière lui. C’est la honte. »

« DE LA CHAIR À CANON »

« On se fout de la gueule des flics, on nous prend pour de la chair à canon. Quand on pense que Sarko avait promis de karcheriser les cités ! La hiérarchie fait tout pour minimiser la gravité de la situation. Personne ne sait ce qu’est devenu l’agent de sécurité qui a failli prendre une balle. C’est l’omerta. Heureusement, l’info circule entre nous, via les portables. »

« GILETS PARE-BALLES PÉRIMÉS »

« Le 22 juillet, je me suis pointé au travail à midi. J’ai appris qu’à 16 heures je devais être à Grenoble pour une mission de neuf jours. Si tu refuses, t’es muté dans un service de merde. Alors, tu pars risquer ta peau pour 1.800 euros par mois. Mon métier, c’est de protéger les biens et les personnes. Pas de me faire tirer comme un lapin par un crevard de cité. Notre véhicule affiche plus de 100.000 kilomètres au compteur, à l’intérieur, le chauffage est bloqué. Voilà l’état de la police aujourd’hui, en tout cas de la sécurité publique, dont je fais partie. Rien ne fonctionne normalement, ni les voitures, ni les ordinateurs. Certains ont des gilets pare-balles périmés. Même nos brassards de police sont usés jusqu’à la corde, j’ai un collègue qui a été obligé de repasser au marqueur la lettre P du mot police. »

« CE N’EST PAS LES CAÏDS QUI VONT FAIRE LA LOI »

« J’entends certains dire il faut envoyer l’armée. Qu’on nous laisse agir, et ça ira très vite. Ce n’est pas une vingtaine de petits caïds qui vont faire la loi. Ces derniers jours, avec les renforts qui ont débarqué, les types se tiennent à carreau. Hormis quelques marioles qu’il faut savoir calmer. Hier, on est tombé sur un crevard de ce genre. Le type était au téléphone quand on s’est approché pour le contrôler. Je m’adresse à lui en le vouvoyant pour lui demander de mettre fin à sa conversation téléphonique, il me répond en me tutoyant : « Tu es qui toi pour me demander de m’arrêter de téléphoner. Personne ne me contrôle ici. » Il a pris direct deux pièces de cinq francs (des gifles). Après, il nous disait : « Bonjour, merci et au revoir. » Bien sûr que je me mets hors clous en agissant ainsi. Mais pourquoi devrait-on baisser la tête ? Si tous les flics agissaient ainsi, les problèmes seraient vite réglés. Pour moi, ça, ce n’est pas une bavure, c’est une démarche citoyenne. Il faut arrêter de verbaliser le citoyen lambda et s’attaquer aux caïds, aux dealers, aux braqueurs. Quand un jeune de 20 ans roule dans une X6 qui coûte 120.000 euros et qu’il ne travaille pas, c’est à lui qu’il faut confisquer la voiture sur le bord de la route. »

« SARKO NE SAIT PAS CE QUI SE PASSE »

« Il faut que la population sache que les policiers n’ont pas peur d’entrer dans les cités. Si nous n’y allons pas, c’est que nous avons ordre de ne pas y aller. Aujourd’hui, la hantise des autorités, c’est la bavure, l’émeute, l’embrasement. Mais à force de reculer, de renoncer, on arrive à des situations comme aujourd’hui. Un jour, on se réveille, c’est trop tard, c’est l’effet boomerang. Je ne crois pas que les conseillers de Sarko lui disent la vérité sur ce qui se passe. Il faudrait que tous ces délégués à la sécurité, préfets ou autres viennent tourner une nuit avec la BAC pour voir l’étendue des dégâts. On dit ici qu’un flic du Raid a eu dans la jumelle de son fusil un voyou perché sur un toit avec un lance-roquettes. Et qu’il n’aurait pas reçu l’ordre de tirer. Si j’avais été à sa place, j’aurais appuyé sur la détente. Et cela ne m’aurait pas empêché d’aller manger une pizza après. Est-ce qu’on attend qu’il pulvérise un fourgon de flic ? »

« LA PAROLE D’UN FLIC NE VAUT RIEN »

« Les flics vont se mettre à tirer. S’ils ne l’ont pas encore fait, c’est parce que la peur de perdre leur boulot est plus forte. Mais les flics en ont ras le bol. Après 15 ans de police, sans le moindre problème, je me suis retrouvé du jour au lendemain mis en garde à vue, perquisitionné à mon domicile parce qu’un crevard de cité, multirécidiviste, m’avait accusé de l’avoir agressé. Ce qui était faux. Mon service de nuit à peine terminé, je me suis retrouvé en garde à vue, puis mis en examen par le doyen des juges d’instruction. Pourtant, je suis un des flics les plus décorés de ma génération. Le doyen en question qui n’avait jamais mis les pieds dans un commissariat, ni même dans une voiture de flic m’expliquait comment il fallait que j’intervienne sur la voie publique. J’ai été suspendu durant neuf mois, privé de salaire. Je vivais avec 300 euros par mois. Si je ne suis pas mis une bastos dans la tête, c’est parce que mes proches m’ont soutenu. Au bout du compte, j’ai été relaxé par le tribunal. La parole d’un flic aujourd’hui ne vaut rien. Ni devant un jeune de cité, ni devant un juge, ni devant un élu. Le flic est un sous-citoyen. »

28/07/2010

Grenoble: l’inadmissible échec de Sarkozy…

27/07/2010

Les policiers de la brigade anti-criminalité (BAC) de Grenoble ont reçu de véritables menaces de mort. D’après Le Figaro, les proches du braqueur tué le 16 juillet dernier lors d’une course-poursuite avec la brigade anti-criminalité chercheraient ainsi à se venger.

Les menaces ont été jugées suffisamment sérieuses et graves par le ministère de l’Intérieur pour que des « mesures » soient prises pour protéger les policiers de la BAC et leurs familles. Les policiers impliqués dans la mort du braqueur de casino sont mis en congé.

Selon Le Point, un SMS qui fait état de ses menaces sur la vie de ces fonctionnaires de police circule« les téléphones portables de tous les policiers de France ». Le SMS propage le message suivant: « les effectifs BAC-Grenoble ont été mis en repos de force par le préfet et obligés de quitter la région avec femmes et enfants. La BAC étant impliquée dans la mort du braqueur, les bruits courent que ses amis ne vengeront sa mort que par la mort d’un BACman au lance-roquettes si nécessaire ». depuis vendredi sur

Ces menaces sur la vie des policiers et de leur famille sont tout simplement abjectes. Nos pensées vont tout d’abord à toutes ces familles placées dans l’angoisse et la terreur par les bandes de malfrats, le milieu qui a pris le contrôle du quartier de la Villeneuve, à Grenoble.

Ces menaces sont aussi le symbole patent s’il en fallait un nouveau de l’echec total, inadmissible de Nicolas Sarkozy en matière de sécurité.

Ces discours nous les connaissons. Il rabâche à chaque fois qu’il est en difficulté comme le démontrait par exemple France Info:

(Source: Dailymotion)

Il s’agit d’abord de constater l’échec total de Nicolas Sarkozy en matière de sécurité.

Ce qu’il avait appelé des zones de non-droit le restent au point que non seulement les policiers ont du mal à entrer mais qu’on est obligé maintenant de les dépayser pour les protéger. Ces territoires abandonnés de la République, Nicolas Sarkozy n’a pu, ou plutôt pas voulu, les ramener dans le giron de la nation. Et puis, partout sur le territoire national, le nombre des violences faites aux personnes augmente, en 2009 de 2,8 % environ. Une hausse continuelle depuis plusieurs années.

Ministre de l’Intérieur apprécié d’une partie de la police, en tout cas de la hiérarchie policière, Nicolas Sarkozy et ses politiques en matière de sécurité ont crée un gouffre entre la population et la police. Nicolas Sarkozy laisse maintenant une police exsangue, en lambeaux. Je vous invite notamment à lire ou relire les témoignages de policiers ayant travaillé en banlieue. Ils sont accablants.

Les policiers ne sentent plus soutenus par leur hiérarchie, obsédée par la politique du résultat qui conditionne leur bonus, les voilà qui connaissent maintenant l’insécurité pour leur propres familles. C’est tout simplement révoltant, inadmissible.

Alors que son échec total devrait amener Nicolas Sarkozy et l’UMP à plus d’humilité, l’arrogance et la manipulation du discours sécuritaire à droite est permanent.
Une arrogance et une manipulation qui étaient déjà de mise en 2007. On se souvient du débat télévisé du second tour où Ségolène Royal avait déjà mis Nicolas Sarkozy devant son échec patent. Ségolène Royal avait rappelé le viol à 15 jours d’intervalle de 2 femmes policières à leur sortie, la nuit du commissariat de Bobigny en Seine-Saint-Denis. Nicolas Sarkozy avait moqué lors de ce même débat sa volonté de protéger les fonctionnaires de police:
« Il y aura une fonction publique au service des français et une autre fonction publique au service des fonctionnaires qui rentrent. »
Les mêmes moqueries avaient ensuite été largement relayées par l’UMP. Ségolène Royal avait pourtant raison et pointait du doigt le double langage de Nicolas Sarkozy en matière de sécurité.

Un double langage qu’illustre crûment cette image:

Ce double langage, aujourd’hui ce sont les policiers de Grenoble qui en font les frais. Pourtant les policiers sont des citoyens à part entière. Ils ont le même droit à la sécurité, à celle de leur famille que tous les citoyens français. Tous.

Source: http://twitter.com/richardtrois RichardTrois

Info d'un posteur invité par la rédaction Le Post.


Grenoble: le patron du bar qui cachait des armes en garde à vue prolongée.

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C’est ce qu’on appelle se jeter dans la gueule du loup… Il est mal, le mec. Faut être con, aussi… Bon, ça fait un délinquant de moins en circulation, provisoirement…

FDF

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28/07/2010

Il s’était présenté à la police lundi…

La garde à vue d’un patron de bar, où a été retrouvée une cache d’armes dans le quartier de la Villeneuve à Grenoble, a été prolongée ce mardi, selon une source judiciaire, qui a précisé que le parquet envisageait de le déférer mercredi.

Cet homme de 44 ans s’était présenté spontanément aux services de police lundi à la suite de la perquisition de son bar à la Villeneuve. Les policiers ont notamment saisi un pistolet-mitrailleur de marque Uzi,


du même type que celui utilisé par le braqueur Karim B., décédé le 16 juillet lors d’un échange de tirs avec la police après avoir dérobé la caisse du casino d’Uriage-les-Bains (Isère), selon une source proche de l’enquête.

Les armes vont être analysées.

Ils ont également saisi des «carabines, des armes de poing et des cartouches percutées», qui vont pouvoir être analysées pour savoir également si elles correspondent ou non à celles utilisées lors des récentes violences urbaines.

La perquisition du bar s’est déroulée sur commission rogatoire d’un juge d’instruction dans le cadre d’une information judiciaire ouverte pour tentative d’homicide sur les forces de l’ordre lors des violences.

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Source: http://tinyurl.com/3yemco6

27/07/2010

Grenoble: menaces de mort sur des policiers. La délinquance monte d’un cran…

De pire en pire. La racaille est sur le point d’imposer sa loi… Des policiers demandent leur mutation. Du jamais vu en France. L’armée, qu’il faut re-former, une vraie, avec des types motivés, qu’il faut leur envoyer, aux sous-merdes! Appuyée par la Légion. Et pas de quartiers! (même « défavorisés »; non, j’déconne…).

Bref, il est temps d’agir et de « démuseler » nos forces de l’ordre. Il faut qu’ils puissent se défendre, ces gars! Ils n’attendent que ça, j’en suis certain.

FDF

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Les policiers de la BAC grenobloise menacés de mort…

27/07/2010

Les proches du braqueur tué il y a dix jours lors d’une course-poursuite avec la brigade anti-criminalité chercheraient à se venger. Les trois policiers impliqués dans la fusillade ont été mutés à leur demande.

« Des menaces «totalement indignes et bien réelles». Lundi, en marge de sa visite au commissariat de Dammarie-les-Lys, Brice Hortefeux a confirmé les intimidations qui pèsent sur les policiers de la BAC grenobloise, impliquée dans la course-poursuite mortelle du 16 juillet. Le ministre de l’Intérieur précise que des «mesures» ont été prises pour protéger ces policiers. «Nous avons décidé, avec le directeur général de la police nationale (Frédéric Péchenard) et le directeur central de la Sécurité publique (Jacques Fournier) de mettre en place des dispositifs particuliers pour les mettre en sécurité ainsi que leurs familles», a indiqué Brice Hortefeux, sans toutefois préciser la nature de ces mesures.

Une chose est sûre : plusieurs policiers ont déjà été «mis au vert». Une vingtaine de fonctionnaires de la Bac, sur les 30 que compte cette unité à Grenoble, a effet «accepté d’aller se reposer en famille» pour «prendre du recul par rapport à (…) ces menaces» a indiqué mardi Brigitte Jullien, directrice départemental de la Sécurité publique de l’Isère. Des renforts venus de Marseille, Lyon et Saint-Etienne ont pris la relève. En outre, les trois agents impliqués dans la fusillade ont été mutés à leur demande et prendront leurs nouvelles fonctions le 1er août. «Ca n’a rien à voir avec les menaces qui peuvent peser sur l’intégrité physique des fonctionnaires de police,souligne Brigitte Julien. Il arrive souvent que des fontionnaires choqués demandent à quitter un service».

Ces informations confirment les allégations du Point, qui cite un SMS circulant depuis vendredi sur «les téléphones portables de tous les policiers de France» : «Les effectifs BAC-Grenoble ont été mis en repos de force par le préfet et obligés de quitter la région avec femmes et enfants. La BAC étant impliquée dans la mort du braqueur, les bruits courent que ses amis ne vengeront sa mort que par la mort d’un BACman au lance-roquettes si nécessaire».

«Ils sont capables de tout»

Le parquet de Grenoble, saisi lundi de l’enquête sur ces menaces de mort, l’a confiée à l’antenne grenobloise de la direction interrégionale de police judiciaire de Lyon. La police grenobloise se refuse quant à elle à tout commentaire, mais un syndicaliste local a confirmé l’existence de ces menaces. «Il y a eu des mesures de protection radicales qui ont été prises pour protéger le personnel de la BAC compte tenu de la menace réelle et compte tenu du milieu particulier à Grenoble», déclare Daniel Chomette, responsable du Syndicat des gardiens de la paix-Force ouvrière de l’Isère. «A partir du moment où c’est un bandit chevronné qui est mort sur cette intervention, le milieu du grand banditisme et les bandes veulent venger sa mort.»

Selon lui, les proches du braqueur «sont capables de tout et de n’importe quoi. D’ailleurs on l’a vu dans les nuits qui ont suivi puisqu’ils sortent de la foule, à visage découvert, armes au poing pour tirer sur les véhicules de la BAC». «Tant que les commanditaires de ces contrats ne sont pas mis hors d’état de nuire, tant qu’on n’a pas saisi un certain nombre d’armes, qui circulent encore, il convient de protéger les gens», a poursuivi Daniel Chomette. «Aujourd’hui le ministère de l’Intérieur est bien conscient de cette situation extrêmement tendue, dangereuse et particulière», a-t-il estimé.

Parallèlement, l’enquête continue dans le quartier de la Villeneuve, d’où était originaire le braqueur tué. La police a perquisitionné lundi matin un bar, saisi plusieurs armes et interpellé le patron du bar qui a été ensuite placé en garde à vue. Les policiers ont notamment saisi un pistolet-mitrailleur de marque Uzi, du même type que celui utilisé par Karim Boudouda. Ils ont également saisi des «carabines, des armes de poing et des cartouches percutées», qui vont pouvoir être analysées pour savoir également si elles correspondent ou non à celles utilisées lors des récentes violences urbaines. »

Source: http://tinyurl.com/2enle9v

Bonus: http://tinyurl.com/25q9cws

26/07/2010

La France qui recule et celle qui avance …

Mais massacrez moi cette bande de tarés, et avec des raffinements de cruauté…

FDF

Après les émeutes, ou devrais-je dire, la guerre civile, qui a enflammé Grenoble mi juillet, et à laquelle j’ai consacré deux articles ici et ici, j’apprends que les effectifs de la Brigade anti criminalité (BAC) de Grenoble ont été mis en repos forcé par le Préfet de l’Isère.

Ils ont reçu l’ordre de quitter d’urgence la région, avec femmes et enfants.

Rappelons que ce sont les hommes de la BAC qui, après une course poursuite de deux heures durant laquelle les malfrats ont ouvert le feu, blessant un des policiers, ont réussi à éliminer le braqueur du Casino d’Uriage-les-bains, le 16 juillet dernier. Et rappelons que ce qui n’aurait dû être qu’un fait divers à la page quatre des journaux locaux est devenu, du fait que le malfrat était un arabe, l’occasion d’un Vietnam à la Villeneuve.

Les arabes et noirs du quartier où s’était réfugié le voyou ayant mal digéré que celui ci se retrouve cloué sur le carreau par des blancs ont déclenché une guerre civile qui a duré plusieurs jours.

Calmés, ils n’en sont pas restés là pour autant.

Ils ont maintenant juré de venger la mort de leur « frère » dans le sang. Un homme de la BAC, pris au hasard, a été condamné à mort par les bandes de la Villeneuve. Il devra payer de sa vie pour la mort de leur ami, « si besoin au lance roquette ».

L’information a été vérifiée par des sources locales & policières.

Jean-Patrick Grumberg (source : drzz.info)

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