Francaisdefrance's Blog

19/01/2012

Censure: SOPA et PIPA, deux lois qui pourraient changer « l’Internet mondial »…

La liberté d’expression… Un acquis bafoué de plus en plus. Un projet de loi liberticide nait aux USA et permettrait de censurer n’importe quel site sous le simple prétexte de « présomption »… Si ça passe, ça va faire mal.Les sites hébergeant les internautes sont dans le collimateur. Mais ils réagissent, fort heureusement.

L’inquisition des temps modernes aura du mal de passer.

FDF

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Comment l’Internet américain décide de se battre contre le pire projet de loi liberticide qu’ils aient pu connaître : SOPA et PIPA.

La bataille risque de faire rage entre plusieurs grosses entreprises, et l’affiche est vraiment alléchante.

L’enjeu de la bataille ? : Toujours le même : La liberté d’expression sur le net.

C’est effectivement en ce moment qu’a lieu, au Congrès américain, le vote de la loi dit du « Stop Online Piracy Act » (SOPA) et du « Protect IP Act » (PIPA) des noms ronflants pour deux lois destinées à condamner « les méchants pirates du net qui diffusent les oeuvres gratuitement » et pour la « protection des gentils ayant droit sans lesquels la culture n’existerait pas« , c’est-à-dire l’équivalent de notre Hadopi mais dans une version musclée aux stéroïdes.

Cette fois-ci, les ayant droit ne s’attaqueront pas aux internautes, mais aux sites eux-mêmes, permettant sur simple présomption de culpabilité :

– De les faire bloquer arbitrairement leur accès.
– De couper leurs revenus publicitaires.
– D’effacer leur existence des moteurs de recherches.

Et ce, sans aucune possibilité de recours extérieurs.

Étrangement, mis à part dans les milieux geeks, j’ai vu peu de site d’information aborder le sujet, pourtant, si ces lois devaient arriver, c’est tout l’Internet mondial qui serait pénalisé, étant donné que les sites les plus important du net sont domiciliés aux USA. Si jamais cette loi décide de s’attaquer à Google, YouTube, Facebook ou Twitter, (même si ces derniers cas est peu probable) les lois SOPA et PIPA pourraient être un moyen de tout simplement censurer le net : « Tu retires cette vidéo de ton site, sinon je le fais fermer immédiatement et sans aucune contrepartie. »

« Arrêtez la censure du net »
Contre SOPA. Promouvoir la liberté. Protéger internet. »

En ce jour du mercredi 18 janvier 2012, des sites ont décidé d’organiser une journée « black-out » c’est-à-dire de faire la grève du net, afin de protester contre le vote de cet loi. L’exemple le plus notable est Wikipédia qui affiche un superbe mur noir lorsqu’on cherche à accéder à sa version anglaise :

Des milliers d’étudiants américains à la bourre sur leur devoir sont sûrement en train d’hurler en voyant ça.

Elle sera aussi suivie par le site Internet de Michael Moore, Free Internet Press, le jeu en ligne Minecraft ou de TheChive. D’autres sites comme Flickr, WordPress, Twitpic, 4chan ou Reddit ont décidés d’afficher un bandeau de soutien ou de rediriger leur page d’accueil vers un texte anti SOPA/PIPA. Know Your Meme affiche un bandeau invitant à envoyer un mail à son sénateur à chaque fois qu’on clique sur une image et Google a remplacé son traditionnel Doodle par un bandeau noir:

Facebook et YouTube avaient aussi parlés de se joindre au black-out, mais se sont finalement désistés. En France, le Parti Pirate, Korben.info, Poli*geek et plusieurs autres ont décidés d’embrayer le pas et de fermer leurs sites, en soutien.

Quel est le danger qu’une telle loi soit votée ?

Si la liste des sites Internet protestant contre SOPA est assez fournie, la liste de leur soutien est tout aussi énorme : tout ce qui compte de chaîne de télé, de studio de cinéma, de jeux vidéos et de contenu possiblement piratable est derrière le projet. En cela, cela rappelle Hadopi : des ayants droits devenus tellement frileux face à la disparition de leurs recettes qu’ils en viennent à faire voter des lois disproportionnées, aidés par des partis de droite qui voit d’un mauvais oeil la liberté du net.

SOPA devait être voté par la chambre des représentants mais a été rejeté de nombreuses fois. Le projet est un peu sur son déclin et même la Maison Blanche s’est prononcé contre. PIPA devrait par contre être voté par le Sénat le 26 janvier prochain, ce qui augure de nombreuses manifestations sur internet contre cette loi dans les jours qui viennent.

Les Anonymous ont menacé de nombreuses entreprises qui soutiennent SOPA ou PIPA ainsi que le congrès : si jamais ces lois venaient à être votés, ils pourraient pirater leur système informatique et le détruire.

Et l’évènement arrive avec son lot de « mêmes » et de détournements : comme pour le mouvement Occupy Wall Street, une des armes des internautes sont le détournement et la dérision.

Source: Le Post

25/05/2011

Sarközy au G8 de l’Internet: « Internet ne peut s’affranchir «de valeurs minimum, de règles minimum »…

Réaction normale d’un parfait adepte de la démocratie. Normal aussi, car il est le premier visé sur les sites internet (Tapez « Sarkozy » sur Google, par exemple…). En clair, la chasse aux blogueurs, journalistes du Net et webmestres qui n’approuvent pas sa politique et celle de ses amis devraient être punis par la loi. Mais c’est un malin: il ne chasse pas lui même; il refile le bébé aux fournisseurs d’accès. Comme ça, si révolte ou censure il y a, ce ne sera pas de sa faute. Un malin, Sarkö, un malin… La liberté de penser et de s’exprimer va devenir un délit OFFICIEL, en France. On ne va tout de même pas se laisser faire ! Vous allez voir qu’il va offrir une prime à ceux qui disent du bien de lui sur la Toile… Imposable, bien sûr.

FDF

Le président de la République a inauguré mardi l’e-G8 Forum à Paris et entrepris de convaincre les géants du Web de la nécessité de protéger les ayants droit en ligne.

Nicolas Sarkozy s’est présenté mardi devant près de 1 500 décideurs du Web pour inaugurer l’e-G8 Forum, à Paris. À cette occasion, il a défendu un Internet protecteur du droit d’auteur et, à l’instar de la vie réelle, répondant à des règles.«La technologie doit rester neutre mais les usages ne le sont pas», a-t-il déclaré, plaidant pour que les acteurs du Web ne laissent pas y «véhiculer le mal, sans entrave, ni retenue» ainsi que pour le respect d’un minimum de valeurs et de règles sur la Toile. «La transparence totale, celle qui ne laisse jamais l’homme en repos, se heurte tôt ou tard au principe même de la liberté individuelle», a insisté le président français, estimant qu’Internet ne peut s’affranchir «de valeurs minimum, de règles minimum».

Devant les grands noms de l’Internet mondial dont Google, eBay, Facebook ou Groupon, Nicolas Sarkozy a rappelé dans son discours d’ouverture que «l’univers que vous ­représentez n’est pas un univers parallèle, affranchi des règles du droit, affranchi de la morale et plus généralement de tous les principes fondamentaux qui gouvernent la vie sociale dans les pays démocratiques»…

Suite et source: http://www.lefigaro.fr/medias/2011/05/24/04002-20110524ARTFIG00709-nicolas-sarkozy-appelle-a-moraliser-internet.php

12/11/2010

Les actions SITA mieux cotées que les actions Société Générale, Saint Gobain, Sanofi-Aventis ou Suez !

Le moteur de recherche Google intègre une fonction qui propose une liste des requêtes les plus courantes faites par les internautes et débutant par les mêmes lettres que celles que vous avez commencées à taper.

Si vous recherchez quelles sont les actions les plus populaires commençant par la lettre S, les actions SITA arrivent en troisième position, devant les actions Société Générale, Saint Gobain, Sanofi-Aventis ou même Suez.

Les actions SITA arrivent en troisième position, devant les actions Société Générale, Saint Gobain, Sanofi-Aventis ou même Suez

Ces résultats indiquent qu’il y a plus d’internautes qui se renseignent sur les actions SITA que sur les actions des sociétés qui apparaissent à la suite dans la liste. Les dernières actions sur lesquelles se renseignent les internautes sont les actions… solidaires, en ultime queue de peloton : la solidarité n’a plus la cote.
Il faut croire que les cibles des actions SITA ont trop tiré sur la corde de la solidarité…

Si maintenant vous faites en plus, sur Google Images, une recherche d’images pour actions SITA, vous allez constater que des milliers d’images (plus de 30.000 !) sont associées à ces actions.

Les actions SITA - plus de 30.000 images sont associées à ces actions

Captures d’écran du 12 novembre 2010

Pour investir dans votre avenir
Oubliez les actions capitalistes
Laissez tomber les actions solidaristes
Investissez dans les actions SITA

PS : pour ceux qui voudraient mordicus continuer à s’accrocher aux actions capitalistes, notez que le classement Google suggéré sur les requêtes du type actions (lettre de l’alphabet) vous indique gratuitement la tendance du marché sur les actions ainsi listées ;-) En savoir plus…

Et pour ceux qui ne savent pas ce qu’est une ACTION SITA, voir dans la colonne de droite de ce billet.

FDF

10/09/2010

l’UMP achète le mot-clé « perquisition » sur Google.

Source AFP

Après la visite de police, l'UMP achète le mot-clé "perquisition" sur Google

Trois policiers de la brigade financière se sont rendus, jeudi, au siège parisien de l’UMP dans le cadre de l’enquête sur l’affaire Woerth-Bettencourt.

Le mot « perquisition » tapé sur Google renvoyait, vendredi, sur le site de l’UMP, grâce à un achat de mot-clé par le parti majoritaire souhaitant rectifier l’usage, selon lui, abusif du terme, après une opération de police visant son siège parisien dans l’affaire Bettencourt. « À partir du moment où, en termes de communication, vous ne voulez pas laisser un mot utilisé à tort, vous déployez tous les moyens », y compris l’achat d’un mot-clé au principal moteur de recherche sur Internet, a-t-on expliqué à l’UMP.

Résultat : à la requête « perquisition » sur Google répondait l’affichage en tête de page d’un lien proclamant « l’UMP pas perquisitionnée », avec un renvoi sur le site du parti et l’explication suivante: « L’UMP a juste répondu à une demande du procureur de la République. »

« Transport d’enquêteurs »

Dans une vidéo mise en ligne, le directeur général du parti, Éric Césari, explique que les trois enquêteurs de la brigade financière venus consulter les archives de l’UMP mercredi après-midi avaient « sollicité un rendez-vous » pour ce « transport d’enquêteurs » ordonné par le parquet de Nanterre. Selon l’UMP, le coût d’une telle opération de communication via Google n’est « pas très significatif ».

Ce que confirme un spécialiste du référencement sur les moteurs de recherche joint par l’AFP, en faisant remarquer que le terme « perquisition » est peu recherché sur la Toile (« personne n’en a à vendre ! ») et qu’il y a peu de risques de concurrence. « L’achat du mot-clé en lui-même ne coûte rien », poursuit ce spécialiste, « on ne paie qu’à partir du moment où il y a du trafic et des clics ». « Or, le sujet risque de ne pas passionner… à moins que le PS demande à ses adhérents de se précipiter sur ce lien », ironise-t-il.

Source: http://tinyurl.com/2vhcmxq


07/09/2010

Sarkozy victime de « mauvais plaisantins » sur Google…

Jamais un président de la République française n’a jamais autant été l’objet de critiques et de moqueries. On se demande bien pourquoi… Et pourtant Google est un moteur de recherches très pointu et très… pointilleux. Comment ont ‘ils pu laisser passer « cet acte terroriste dont les auteurs seront recherchés et poursuivis, puis punis de façon exemplaire, etc; etc »… Vous connaissez la suite.

FDF

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La page officielle du président français sur Facebook apparaît en premier lorsque les internautes tapent l’insulte « trou du cul » sur le numéro 1 des moteurs de recherche.

07.09.2010

Le président français Nicolas Sarkozy est victime depuis ce week-end d’un « Google bombing », un référencement sauvage sur internet faisant apparaître sa page officielle sur Facebook en tête des résultats quand les internautes tapent « trou du cul » sur le numéro 1 des moteurs de recherche.

Relevant plus de la mauvaise blague que du piratage, ce phénomène nécessite l’action conjuguée de sites internet et d’internautes: plus ils sont nombreux à associer le mot-clé et l’adresse choisis, et plus le système d’exploitation de Google fait remonter cette référence dans la hiérarchie de ses résultats.

« Parfois, en faisant appel à [cette] pratique appelée +Google bombing+, des farceurs peuvent générer des résultats étranges », a tenu à souligner Google lundi dans un communiqué.

« Dans ce cas précis, un certain nombre de webmesters ont utilisé l’expression en question pour pointer vers la page Facebook de Nicolas Sarkozy, la faisant ainsi remonter parmi les résultats de recherches liés à cette requête », a précisé le groupe.

« Nous ne soutenons pas cette pratique, ni aucune autre visant à altérer l’intégrité de nos résultats de recherche mais, en aucun cas, cette pratique n’affecte la qualité générale de notre moteur de recherche dont l’impartialité reste, comme toujours, au centre de notre action », a souligné Google.

Le moteur de recherche indique que ses résultats « sont générés par un algorithme qui classe, entre autres, les pages web en tenant compte de la relative popularité des sites qui pointent vers ces pages ».

En juillet 2009, Nicolas Sarkozy avait déjà été victime du phénomène, son ancien site de campagne présidentielle arrivant en tête des recherches Google avec le mot-clé « trou du cul du web« .

Source: http://tinyurl.com/39puu49