Francaisdefrance's Blog

21/12/2011

Hypothèse d’un retour au franc…

Billet très instructif passé chez Riposte Laïque. Ca devrait éclairer certains d’entre nous.

On nous l’a imposé, l’euro. Mais personne ne va nous aider à s’en sortir si il disparaît…

FDF

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Ca y est, on laisse l’euro et retourne au Franc ! Que va-t-il se passer ?

1) Tout dépend du contexte : retour aux monnaies nationales tous ensemble ou chacun pour soi dans le désordre ? Savamment préparé  dans la concertation ou dans l’ improvisation et le chaos ? Cela change tout. Tout le monde sera concerné, depuis « la veuve de Carpentras » jusqu’ à Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France. Mais à des degrés divers. Trois fléaux sont à éviter dans tout changement monétaire : la pagaille, la panique et la fraude (la spéculation). Comment s’y prendre ?

2) L’affaire va se dérouler en deux temps : l’échange des pièces et des billets  sur le plan interne ; puis l’ajustement aux monnaies redevenues étrangères.

3)Pour Mme Michu, rien de plus simple. Elle va porter ses billets en euros à la banque (ou à la Banque de France)  et recevoir en échange des pièces et billets en NF (nouveaux francs), une  carte bancaire et des carnets de chèques  tout  neufs, cependant que ses dépôts changeront d’écriture sans qu’elle-même qu’elle s’en aperçoive (sauf au taux de change adopté, probablement 10 NF pour un euro). Elle recevra son salaire  (ou sa pension ) en NF qu’elle dépensera au marché de même. Et le tour est joué. Sauf si elle va à l’étranger où  il lui faudra échanger ses  francs aux bureaux de change de la ville ou à la frontière (comme elle le fait déjà pour la Suisse ou l’Angleterre). Ce n’est pas un monde !

4) Pour notre « veuve de Carpentras », épargnante, cela pourrait se passer différemment. Peut-être lui demandera-t-on de ne pas retirer ses dépôts d’un coup, mais en plusieurs fois, avec un plafond. Cela dépendra de la situation pour éviter une fuite devant la monnaie, caractérisée par des retraits massifs des dépôts en banque en cas, peu probable, de panique

Ma boulangère fera de même, sauf qu’il lui faudra acheter une nouvelle calculette.  Les banques vont s’ajuster dans l’instant : c’est leur métier. Peut-être vont-elles même recruter. Elles devront  cependant changer leurs billetteries. Le métro et la SNCF aussi. Mais Achtung. Il faudra instituer dare-dare un certain contrôle des mouvements de capitaux. Sinon le petits malins (et Dieu sait les Français sont malins)  s‘empresseront vite fait de placer leurs épargnes à l’étranger pour les rapatrier ensuite (ou les laisser) avec un confortable bénéfice, après l’inévitable dévaluation.

5) La vraie différence, et elle est de taille, viendra plus tard. Car il faut s’attendre à une poussée d’inflation (comme pour le passage à l‘euro, mais en sens inverse) limitée,  on peut l’espérer, à 5 à 10 % Les commerçants seront trop contents de profiter de l’aubaine pour se refaire une petite santé. Attention aux prix alimentaires. D’autant plus que le retour à un certain contrôle des prix, hautement souhaitable, ne sera guère possible tout de suite, faute de moyens : tout a été démantelé.

Il faut s’attendre  à une dévaluation assez forte pour ne pas avoir à refaire trop vite l’opération : disons 20 à 25 %. Mme Michu, grande voyageuse, aura intérêt à passer ses vacances en métropole et non à Las Végas.  Mais il faut prévoir une seconde vague de hausse des prix . Car nous achèterons plus cher nos produits importés mais vendrons moins chers, donc plus facilement, nos exportations. D’où la  réduction de notre déficit commercial. Donc  plus de croissance et plus d’emplois (surtout pour nos jeunes), mais au prix de plus d’heures de travail moins payées : l’inverse du fameux slogan présidentiel : « travailler plus pour gagner moins ».Que de belles grèves en perspectives.

Evidemment, notre niveau de vie ne peut que se ressentir du retour de l’inflation. Et tant pis pour nos inactifs, titulaires de revenus fixes, fonctionnaires et retraités. Ils paieront pour les autres. Cela leur apprendra.

Yves-Marie Laulan

Source: http://ripostelaique.com/

09/12/2011

PS: la guerre aux investitures des législatives 2012 commence fort.

On dirait que le passage chez SOS Racisme n’est pas des plus bénéfiques… Le PS s’entre-déchire.

Battez-vous, les « Soss »! « Unité ! », quelle braillait, la Ségo.

FDF

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Pourtant, les « casseroles au c.. », ça devrait rapprocher…

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PS: Malek Boutih accuse Julien Dray de fraude et demande sa suspension !

Selon l’ex-président de SOS Racisme, Julien Dray aurait fait appel à de faux électeurs pour obtenir son investiture aux législatives dans l’Essonne…

Malek Boutih est en colère contre son ancien ami. L’ex-président de SOS Racisme a écrit mercredi à Martine Aubry, la première secrétaire du PS, et à Bernard Pignerol, le président de la commission nationale des conflits, pour demander la «suspension» de Julien Dray du parti, révèle Le Parisien. Il souhaite que Dray ne puisse plus «parler au nom du PS» et ne puisse «plus se présenter aux élections».

Le socialiste accuse son ancien mentor d’avoir participé à une fraude, afin d’être désigné candidat socialiste aux prochaines législatives dans la 10e circonscription de l’Essonne – dont il est le député sortant. Cette circonscription, également convoitée par Malek Boutih, a été pour l’instant «gelée» par le PS.

«Julien a changé»

Dans une lettre envoyée le 3 décembre aux militants de l’Essonne, Malek Boutih affirme que  la «liste électorale a été frauduleusement manipulée» pour permettre à «près de 60 faux électeurs» de participer à la désignation du candidat socialiste. Une enquête, menée par la fédération de l’Essonne, «a confirmé la véracité de la fraude» et l’ancien président de SOS-Racisme «se réserve le droit de déposer une plainte en justice si les procédures internes se retrouvaient dans l’impossibilité de faire toute la lumière sur cette affaire».

Malek Boutih détaille par ailleurs en termes peu amènes tout ce qu’il reproche à Julien Dray dans cette même missive. «Julien a changé», note-t-il ainsi, estimant que «le temps et les dérives de comportement l’ont amené à des pratiques qu’il dénonçait autrefois».

«Quasiment absent des bancs de l’Assemblée»

Alors que Malek Boutih avait émis le souhait de présenter sa candidature dans la 10e circonscription, «Julien a pris la décision de ne pas se soumettre au vote des militants». «Sa réaction a été la fermeture la plus totale et l’affirmation d’un principe révoltant: “Je suis le député sortant. C’est ma circonscription et je suis donc le seul à décider de son avenir”», déplore l’ancien de SOS-Racisme.

La «mise en cause de Dray par la justice pour ses pratiques financières douteuses a révélé une facette sombre de sa personnalité», analyse Malek Boutih, qui tient à rappeler que «Julien n’a pas été lavé des soupçons pesant sur lui». Autre reproche: le député sortant -qui «avait pris l’engagement en 2007 que c’était là son dernier mandat»- a été «quasiment absent des bancs de l’Assemblée» ces quatre dernières années, et «son activité sur le terrain» a été «quasi nulle».

Source: http://www.20minutes.fr/

09/08/2011

Un fichier central pour la fraude aux allocations: j’en connais qui pâlissent d’avance…

J’en connais qui vont se sentir à l’étroit dans leurs souliers. Je ne vise personne en particulier mais ils se reconnaîtront…
FDF

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Un « spécialiste » en la matière; souvenez-vous…

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Recensant tous les allocataires, il permettrait de repérer les doublons et les fraudeurs. Le projet est soutenu par le ministre du Travail Xavier Betrand qui souhaiterait le voir entrer en service avant la fin de l’année.

Lutter contre la fraude aux allocations sociales est devenu le cheval de bataille estival de l’UMP. La proposition de Thierry Mariani de créer un fichier unique recensant tous les allocataires d’aides a reçu le soutien du ministre du Travail Xavier Bertrand.

«La création d’un répertoire unique des allocataires sociaux, que l’on peut croiser avec les fichiers existants, au niveau départemental par exemple, est la meilleure façon de renforcer la lutte contre les fraudes sociales», a expliqué le ministre à l’Agence France-Presse. La mise en place de ce fichier doit avoir lieu avant la fin de l’année.

Grâce à cet outil, «on pourra éviter les doublons et on s’apercevra des incohérences de versement», a précisé Xavier Bertrand. Les administrations auront la possibilité de croiser les données et de vérifier que les bénéficiaires ne toûchent pas des aides auxquelles ils n’ont pas droit.

Traquer la fraude aux versements et aux prélèvements

Grâce à ce fichier, il devrait également être possible de pister plus facilement les entreprises qui omettent de verser leur cotisations sociales: la lutte contre le travail au noir a permis de récupérer en 2010 près d’un milliard d’euros, rappelle Bertrand.

Déjà évoquée en mars par le ministre du Travail, l’idée de ce fichier a été reprise dans le Journal du Dimanche par Thierry Mariani, fondateur de la Droite populaire, un collectif de députés situé dans l’aile droite de l’UMP.

Jean-Michel Baylet, président du parti radical et candidat à la primaire socialiste, a fustigé dès dimanche la proposition de Mariani: la droite «jamais à cours d’idées quand il s’git de porter des coups aux plus modestes» utiliserait ce fichier pour «stigmatiser celles et ceux qui traversent une période difficile de leur vie».

Pour Baylet, «il serait bien plus intelligent de lutter contre l’évasion fiscale et contre la fraude aux charges sociales». Jean-Michel Baylet rappelle que «dans son rapport Dominique Tian, député UMP des Bouches-du-Rhône, évalue la fraude aux prélèvements entre 8 et 15,8 milliards et celles aux prestations entre 2 et 3 milliards».

Source: http://www.lefigaro.fr/

03/07/2011

A la même adresse, ils étaient 39 allocataires de la prime pour l’emploi !!!

On peut pas avoir le nom de ce type? Bon, tant pis…

FDF

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Escroquerie à la prime pour l’emploi : sous 39 identités, il détourne 12 000 euros !

Les services du commissariat d’Agde, ainsi que les hommes du SRPJ de Montpellier, ont été saisis par le service des impôts pour étudier un dossier sur une escroquerie à la prime pour l’emploi.

Après enquête, ils ont interpellé le 30 juin, à Agde, un individu âgé de 42 ans. Il aurait réussi à mettre en place une combine pour toucher des primes auxquelles il n’avait pas droit. Le mis en cause aurait fini par reconnaître les faits. Il devra se présenter devant la justice le 17 octobre prochain.

Tout débute par une très longue procédure des agents des impôts qui suspectent une fraude. Ils ont découvert une anomalie inquiétante en faisant des recoupements d’adresses sur Agde, au sujet d’allocataires de la prime pour l’emploi. Ils ont en effet alloué pendant deux ans, de 2008 à 2009, à la même adresse, des primes pour l’emploi à trente-neuf personnes différentes.

Les agents du Trésor public décident de bloquer l’envoi de ces primes. Près de 29 000 € sont ainsi retenus alors que 12 000 € ont déjà été payés. Les policiers prennent le relais dans cette procédure. Ces derniers vont interpeller un homme. Il a créé trente-quatre fausses identités, pris celles de quatre membres de sa famille et la sienne pour monter des faux dossiers. La famille est suspectée d’avoir participé à cette escroquerie, mais rien n’est prouvé.

Lors de sa garde à vue, l’individu aurait reconnu les faits. Les perquisitions menées à son domicile ont permis de conforter les éléments avancés par les enquêteurs. En effet, de fausses déclarations fiscales ainsi que de nombreux documents administratifs ont été saisis par les policiers.

Source: http://www.midilibre.fr/

05/03/2011

«Chaque euro injecté dans le système de protection sociale doit aller à ceux qui en ont besoin» !

Ca me rappelle un certain Lies Hebbadj… Escroc de la pire espèce et ennemi de la France… Et dire qu’il y en a plein, des comme ça… Vous vous demandez encore pourquoi la Sécu est en déficit?

FDF

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Allocations logement, Sécurité sociale : la grande triche…


Notre système de protection sociale n’a plus les moyens de supporter les milliards envolés de la fraude. Un changement de culture autant que de méthode sont inévitables.

(Agefotostock/Paul Delort/Montage ADC)
(Agefotostock/Paul Delort/Montage ADC)

Quatre femmes, 17 enfants et 175.000 euros de prestations sociales en trois ans ! La petite entreprise polygame de Lies Hebbadj, ce commerçant aux quatre maisons vivant à Rezé (Loire-Atlantique), aurait sans doute continué à prospérer des années durant si l’une de ses compagnes n’avait refusé d’ôter sa burqa lors d’un contrôle routier. Pourtant, plus que son mode de vie, c’est bien le montant astronomique de ses allocations qui a outré l’opinion au printemps dernier et qui lui vaut sa mise en examen pour fraude aux prestations sociales et travail dissimulé.

Marre des fraudeurs? Pour la grande majorité des Français, ils devraient être plus lourdement sanctionnés *. L’exaspération est d’autant plus forte que notre pays traverse de sérieuses difficultés économiques. Quatre millions de personnes cherchent un emploi et le déficit des comptes sociaux explose: 30 milliards d’euros l’an dernier. Un record ! La France peut-elle dans ces conditions continuer de fermer les yeux sur 12 à 18 milliards de dépenses indues et de cotisations évaporées? Non, répond Xavier Bertrand, le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé, qui s’apprête à renforcer la lutte anti-fraude. «Chaque euro injecté dans le système de protection sociale doit aller à ceux qui en ont besoin», martèle-t-il.

Les députés de la Mission d’évaluation et de contrôle des lois de financement de la Sécurité sociale (Mecss) se sont eux aussi emparés du sujet, considérant que «la fraude sociale est d’une telle ampleur qu’elle constitue un vrai problème de société», selon les mots de Dominique Tian, député UMP des Bouches-du-Rhône et rapporteur de la mission. Ses conclusions sont attendues fin avril.

Longtemps, la mansuétude a été de mise à l’égard des petits malins qui s’ingéniaient à détourner la solidarité nationale à leur profit. Autant le fisc faisait peur, autant la «chasse aux allocs» prenait des allures de sport national. La France faisait figure de pays de cocagne, accueillant à bras ouverts ces milliers de Britanniques venant toucher le RMI, offrant des traitements de fécondation in vitro gratuits à des femmes sans papiers (23 à Paris l’an dernier), proposant des allocations logement aux enfants des classes aisées, octroyant des pensions d’invalidité complète à des personnes souffrant de «troubles du sommeil», acceptant la polygamie de fait… De la fraude? Non, juste une utilisation «limite» d’un système de protection sociale dont nous sommes fiers de dire qu’il est «le plus généreux au monde». Comment ne pas chercher à en tirer parti pour soi-même?

Tout le monde se sert. En 2006, Claude Frémont, le directeur de la Caisse d’assurance-maladie de Nantes, pousse un dernier coup de gueule avant de claquer la porte après douze années passées à traquer les fraudeurs – des médecins pour la plupart. «La Sécu est devenue une vache à lait!» explose celui qu’on surnommait «Zorro de la Sécu», qui n’hésitait pas à dénoncer l’impuissance publique face au «lobby extraordinairement puissant des médecins».

Et qui n’a jamais payé sa femme de ménage ou sa nounou «de la main à la main»? Le travail illégal est la principale fraude sociale en France. Pour la collectivité, c’est la double peine: des cotisations sociales et des impôts qui ne rentrent pas (8,5 à 12,5 milliards d’euros) et des salariés qui accèdent à des prestations sociales en minimisant leurs revenus. Douce France…

Ce n’est qu’au milieu des années 2000 que les parlementaires, le gouvernement et la haute administration commencent à prendre la mesure de la fraude aux prestations. A partir de 2005, le législateur demande à la Cour des comptes de certifier les bilans des organismes sociaux, ces mastodontes qui brassent, bon an, mal an, plus de 300 milliards d’euros. Les voici tenus de présenter des comptes «fidèles et sincères» comme n’importe quelle entreprise cotée. Il était temps !

En 2008, une délégation nationale de lutte contre la fraude, logée à Bercy, est créée. Parallèlement, la Cour des comptes s’est lancée dans une évaluation de la fraude aux prestations sociales. Un exercice apparemment délicat, même pour des magistrats rompus au contrôle de puissants organismes publics. Dans sa première mouture, envoyée un peu vite l’an dernier aux parlementaires, la Cour dressait un panorama fort critique de la lutte anti-fraude: «Stratégie nationale aux cibles imprécises», «actions des caisses locales limitées», «récupération insuffisante des indus»… Des attaques atténuées dans la version publique. Pour ménager quelques ego? Ou pour minimiser le fléau?

Car le chiffre de 1 % de fraudes aux prestations sociales – couramment avancé par les dirigeants des organismes sociaux – est de plus en plus contesté. D’abord, parce qu’il résulte d’une simple extrapolation de contrôles effectués par la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf) sur un échantillon de dossiers: l’an dernier, celle-ci s’est courageusement lancée dans un premier chiffrage de la triche en épluchant 10.000 dossiers. Il en résultait que 2,2 % des allocataires fraudaient. Soit, en extrapolant à l’ensemble des bénéficiaires, 200.000 tricheurs pour un montant estimé entre 540 et 800 millions d’euros, ce qui représente grosso modo 1 % des prestations versées annuellement. «Ce chiffre est à peu près identique chez nos voisins», fait remarquer Daniel Buchet, «monsieur anti-fraude» de la Cnaf.

L’assurance-maladie et la branche vieillesse se bornent, elles, à afficher les résultats des fraudes qu’elles détectent (150 millions d’euros pour la première, 22 millions pour la seconde). Mais à l’assurance-maladie, on reprend volontiers l’évaluation globale de 1 %. Or, selon le bon vieux principe de «plus on cherche, plus on trouve», il y a fort à parier qu’un renforcement de la lutte anti-fraude donnerait des résultats bien supérieurs. La preuve? Il y a cinq ans, l’assurance-maladie n’identifiait que 10 millions d’euros de fraudes ! «Nous ne pensons pas que la fraude explose, mais on en détecte beaucoup plus qu’il y a quelques années», explique-t-on au ministère.

Aujourd’hui, les organismes sociaux affirment avoir fait du combat contre la triche une «priorité majeure». «Nous savons que nos assurés sont particulièrement soucieux de la bonne utilisation de leurs cotisations et nous demandent qu’elles soient utilisées pour financer les dépenses de santé utiles», explique Frédéric Van Roekeghem. Le directeur général de l’assurance-maladie a nommé un médecin, Pierre Fender, à la tête de la lutte anti-fraude. Question de «légitimité» face à des professionnels de santé prompts à s’émouvoir quand on leur demande des comptes. Certes, les bataillons de contrôleurs sont encore bien faibles: 88 à la Cnav, environ 250 à la Cnam, 630 à la Cnaf… Quant aux 2500 inspecteurs du travail et 1550 contrôleurs Urssaf, ils consacrent respectivement 12 et 14 % de leur temps à lutter contre le travail illégal.

Mais l’arsenal juridique s’est considérablement renforcé depuis cinq ans. La Cnaf, qui croise déjà ses fichiers avec ceux des impôts depuis une dizaine d’années, peut désormais demander aux autres organismes sociaux, aux fournisseurs d’énergie (EDF, GDF-Suez…) et surtout aux banques la communication des données personnelles des allocataires. «Nous avons les mêmes pouvoirs que les agents des impôts», insiste Daniel Buchet. A une exception: les allocataires ne sont pas tenus de faire rentrer dans leur logement les contrôleurs des Caf. De toute façon, il y a belle lurette que ces derniers «ne comptent plus les brosses à dents et les paires de pantoufles» pour s’assurer du non-concubinage d’un bénéficiaire d’une allocation pour parent isolé ! Une plongée dans les baux, les comptes en banque ou les factures de gaz est bien plus efficace. A condition que tout le monde joue le jeu, ce qui ne semble pas être toujours le cas (certaines banques renâclent).

Les allocataires ont aussi du mal à se faire à cette idée. Il suffit de faire un tour sur les forums de discussion pour s’en convaincre. «Comment peuvent-il avoir accès à nos comptes bancaires, c’est un nouveau délire de l’Etat? On n’a pas le droit d’assurer nos arrières?», s’insurge «Loli», sur droit-finance.net. Une autre internaute n’en est toujours pas revenue après avoir constaté que La Poste avait prévenu la Caf du transfert de son courrier chez son petit ami. «Ils sont tous en lien! explose-t-elle. J’ai vu sur les forums que maintenant c’était légal! Ils peuvent consulter un fichier spécial et regarder nos comptes en toute légalité!» Une telle intrusion, courante en matière de fiscalité, est révolutionnaire pour les bénéficaires de prestations.

A ce jour, toutefois, les organismes font preuve de beaucoup de retenue dans les sanctions. Question de culture, d’abord. «Les agents des Caf sont formatés pour aider les pauvres, pas pour les redresser», lâche un fonctionnaire des affaires sociales. Question de définition aussi. Un hôpital facture une journée entière d’hospitalisation pour un simple fond de l’œil ou une opération qu’il n’a pas effectuée ? Pour l’assurance-maladie, c’est une faute, pas une fraude. «Nous ne pouvons que nous en tenir à la définition légale», plaide Pierre Fender. Selon le code civil, la fraude est un acte «réitéré et délibéré».

Si l’on tient compte des « erreurs » – appelées «indus» en jargon Sécu -, les sommes qui échappent aux organismes sociaux sont bien plus élevées. Les Caf, par exemple, détectent 2 milliards d’euros d’indus par an. Tous les responsables jurent la main sur le cœur récupérer la quasi-totalité de ces sommes. Les députés de la Mecss sont sceptiques. Jean-Pierre Door, élu UMP du Loiret et médecin, a fait ses calculs: «Sans les 5 milliards de fraude et les 10milliards d’actes médicaux inutiles, l’assurance-maladie serait à l’équilibre.»

Les parlementaires veulent passer à la vitesse supérieure. Ils demandent que la Cnaf cesse de prévenir les allocataires des visites des contrôleurs. Ce qui est déjà le cas lors d’un fort soupçon de fraude, selon Daniel Buchet. Surtout, les élus UMP demandent l’instauration d’une «carte sociale » sur laquelle figureraient tous les subsides dont bénéficie le titulaire. «De l’aide municipale à l’aide de l’Etat», précise le rapporteur Dominique Tian, qui souligne que la Belgique est déjà dotée d’un système équivalent. Xavier Bertrand devrait leur donner satisfaction avec la mise en service annoncée du Répertoire national commun de la protection sociale d’ici à la fin de l’année. Et si l’arme anti-fraude la plus efficace était la peur du gendarme? Depuis quelques semaines, une affichette orne les halls d’entrée des Caisses d’allocations familiales. Y figure noir sur blanc un jugement du tribunal de Melun : sept fraudeurs aux allocations logement écopent de peines de prison allant de six mois avec sursis à deux mois ferme. C’est la deuxième fois dans l’histoire de la Cnaf qu’une telle publicité est exigée par les tribunaux.

* Sondage Ifop réalisé du 7 au 15 février 2011 auprès de 1013 personnes.

12/02/2011

La guerre a souvent tiré d’embarras bien des gouvernements…

Sacré V12…

FDF

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Ils ont trouvé la solution à la crise : la guerre !

Un des lecteurs du blog cité en fin de texte, V12, a fait une lecture très intéressante, qui éclaire les dérives du capitalisme, et a souhaité nous en faire découvrir un passage intéressant, merci à lui. 

L’extrait est tiré de Le devoir de vérité, du Général Gallois, éditions du CERF, 2002 –

 

Le Général Gallois ne trouvant pas d’éditeur, ce livre a été publié sous la pression de feu l’ambassadeur Albert Chambon (qui a aussi rédigé la préface) qui a menacé l’éditeur (CERF) de lui enlever toutes ses publications s’il ne publiait pas cet ouvrage. Ce livre est désormais impossible à trouver et pour cause…

Voici donc cet extrait, pages 190 et 191 :
Adam Smith avait pressenti les déviations du libéralisme qu’il préconisait : « aucune économie de marché ne peut survivre au manque de souci des autres et à la limitation des appétits. » L’avertissement a été repris récemment par Alaln Greenspan : « l’économie dépend de manière critique de la confiance. La falsification  et la fraude détruisent le capitalisme et la liberté des marchés […] et, plus généralement, les fondements de notre société » (le monde 18 juillet 2002 page 13).
Aussi, la question se pose-t-elle : « Les capitalistes peuvent-ils détruire le capitalisme ? Ou encore le capitalisme survivra-t-il aux capitalistes ? A la
on estime qu’ « aux Etats-Unis le culte des actions disparaît. Les 80 millions d’actionnaires états-uniens ont perdu leurs illusions, ils ont le sentiment d’avoir été trompés ».
« C’est un échec de la démocratie américaine », a écrit B. Barber dans le Hérald Tribune (30 juillet 2002, page 9). « Le marché, élément fondamental selon R. Reagan et M. Thatcher, a créé le mythe du marché omnipotent. Le marché déréglementé est incapable de prévenir les crimes des entreprises… les consommateurs ne sont pas des citoyens et le marché ne peut exercer une souveraineté démocratique… le 11 septembre personne ne s’est tourné vers Bill Gates pour qu’il exerce un leadership national !
Certes, ce n’est pas la première crise financière qui secoue Wall Street et dont le monde entier subit les répercussions. Mais la primauté de l’économie sur la politique a affaibl l’Etat, si bien qu’il n’est plus en mesure de remédier aux excès du libéralisme économique ainsi qu’il pouvait le faire lors des crises précédentes.
La globalisation de l’économie et la déréglementation, aggravées par les privatisations, sont responsables de l’actuel chaos financier, économique, moral. La globalisation a décidé de la quête du gigantisme des entreprises, qu’elles soient industrielles, commerciales ou bancaires et l’effondrement d’une seule d’entre elles est déjà une catastrophe financière et humaine. La déréglementation et l’effacement de l’Etat conduisent au « laisser-aller – laisser-faire » qui permet la vénalité et la fraude. Quant aux privatisations elles dégagent la responsabilité du pouvoir politique au profit de l’intrêt privé. Et celui -ci s’exerce de plus en plus sans contrôle. Ajoutons que les techniques de communication à distance contribuent au désordre par la rapidité, la multiplicité et la mondialisation de la spéculation financière qu’elles autorisent.
Les Etats-Unis entendaient étendre au reste du monde leur modèle économique. Le voici discrédité. Et ce, au moment où l’invulnérabilité que leur accordaient leur position géographique et leur puissance est mise en question.
Le « trop d’Etat » généralement récusé depuis quelques décénnies, particulièrement en France, ne serait plus de circonstance. La gestion de l’entreprise privée s’est révélée bien plus discutable que celle des Etats (1). Sont profondément choquants les profits que s’attribuent les dirigeants indépendamment de la réussite ou de l’échec de leur gestion. La fonction publique au service de la collectivité s’exerce au moins aussi efficacement et à bien meilleur compte.
Inattendue est la situation créée par l’effondrement des marchés financiers. La dislocation de l’Union Soviétique et la répudiation quasi générale de l’économie planifiée telle qu’elle était pratiquée à Moscou n’avait laissé au monde qu’une option socio-économique : l’économie de marché, la libre entreprise, le libéralisme. Or, une décennie après son triomphe voici qu’à son tour le systême libéral vacille. Par ses excès, il s’est autodétruit. Et simultanément aussi la tentative de gouvernance économique mondiale des Etats-Unis, ceux-ci agissant par l’intermédiaire des organismes internationaux qu’ils contrôlent et qui sont généralement mis en accusation.
Dans le même temps, en Europe, la social-démocratie, en réalité variante atténuée du libéralisme, n’a plus les faveurs de l’électorat alors qu’elle aurait dû bénéficier de l’échec du libéralisme. Grand est donc le désarroi. Restent, apparemment impavides, les dictatures et les régimes politico-confessionnels musulmans. Triste perspectives, du moins à court terme.
Un recours est envisagé : la guerre. Elle a souvent tiré d’embarras bien des gouvernements.
1. En 1999, l’action d’AXA valait 119,4 euros. Le 24 juillet 2002, elle était cotée à 9,9 euros, de quoi réjouir l’actionnaire trop confiant
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15/10/2010

Reportage sur le business du halal: « ils » n’ont pas trop aimé, nos « frères »…

C’est sûr que, après des siècles de propagande et de pratiques barbares, prendre un tel reportage en pleine tronche, c’est un coup à se convertir au Christianisme…

FDF

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Le business du Hallal est un marché extrêmement florissant qui vaut son pesant d’or, ou plutôt ses 5 milliards d’euros, attire tous les regards et n’en finit plus d’attiser toutes les convoitises.

C’est l’envers du décor qui a été mis en pleine lumière par un récent documentaire de Canal + dans le cadre du magazine « Spécial investigation », soulevant un coin du voile sur les dessous d’un business en plein boom pas si irréprochable que cela.

Le ver serait donc dans le fruit juteux. Des bonbons confectionnés avec de la gélatine de porc aux volailles abattues mécaniquement, en passant par l’absence de réglementation et le foisonnement de pseudo-organismes de certification halal, l’enquête journalistique dissipe tous les doutes : les abus sont légion, et la fraude, une pratique coutumière. (Ca, c’est sûr; demandez aux Allocs…   FDF).

PARTIE 1

http://www.youtube.com/v/CldwlNKjc7k?fs=1&hl=fr_FR

PARTIE 2

http://www.youtube.com/v/fVLGRos7Nys?fs=1&hl=fr_FR

PARTIE 3

http://www.youtube.com/v/2BPL9hGRnno?fs=1&hl=fr_FR