Francaisdefrance's Blog

04/12/2010

Sevran: immersion dans une banlieue sous haute surveillance…

Comme un journaliste; j’utilise le mot « immersion »… Ca fait bien, non?

Mais la surveillance ne vient pas d’où on pourrait le croire. Encore un bastion de la racaille où les sous-merdes font leur loi. Gageons que ne dure encore  trop longtemps…

FDF

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C’est une visite dans un quartier transformé en forteresse : des barres d’immeubles, dans les halls on vous surveille, pour entrer il faut montrer patte blanche, les habitants sont fouillés, quand un inconnu se présente il est contrôlé, et même parfois passé au détecteur de métaux, il y a des check-points dans les étages, on filtre toutes les allées et venues… On pourrait croire qu’on ne risque rien au milieu d’un important dispositif de sécurité…

Et bien non, ce quartier sous haute surveillance, c’est celui des Beaudottes à Sevran… Les vigiles qui sont tellement pointilleux ne sont pas des vigiles, ce sont les dealers et les trafiquants qui tiennent le quartier et qui font régner leur loi… Les habitants n’en peuvent plus de vivre dans ce climat surréaliste, ils le disent ce matin dans le Parisien-Aujourd’hui en France qui est allé sur place… Surréaliste : l’an dernier, un incendie sans doute lié au trafic de drogue avait fait cinq morts, le lendemain les trafiquants organisaient un point d’information pour réorienter leurs clients vers d’autres hall d’immeuble…

10 000 personnes vivent dans ce quartier des Beaudottes à Sevran qui avait déjà fait parler de lui quand les gardiens d’immeubles en étaient partis en raison de l’insécurité. Un quartier où la liste des morts s’allonge : au moins 9 depuis six ans. Depuis le mois d’avril, la police a saisi dans ces immeubles plus d’une tonne de drogues en tout genre, des armes de poing par centaines, 1 lance-roquettes et 18 kilos d’explosifs. Le préfet de Seine-Saint-Denis Christian Lambert qui donne ces chiffres a fait de la sécurité sa priorité. Dans le Parisien, il promet aux habitants qu’ils ne sont pas abandonnés. Des habitants à bout de nerfs, mais certains veulent encore espérer qu’on peut les aider : ils viennent d’adresser un pétition au bailleur qui doit les recevoir aujourd’hui.

Source: http://www.france-info.com/