Francaisdefrance's Blog

07/07/2011

Des catholiques se forment pour sortir de la peur de l’islam…

Pourquoi avoir peur de l’islam? En avoir peur, c’est ce qui fait la force des adeptes de la religion d’amour, de paix et de tolérance. C’est à nous de leur faire peur… Il y en a marre de « tendre l’autre joue ». Et à ceux cités plus bas qui sont en « quête de repères », je peux leur passer quelques vidéos bien sympas.
FDF

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Près de 50 participants achèvent le 10 juillet une formation montée à Orsay (Essonne) par le Service national pour les relations avec l’islam (SRI) de la Conférence des évêques de France.

Cette formation intense d’une semaine sur l’islam ne répond pas seulement à une curiosité intellectuelle mais à des besoins pressants de l’Église catholique, au sein de laquelle le SRI observe une crainte devant la montée de l’islam.

Notre envoyé spécial a passé une journée au milieu de participants, prêtres, religieux et laïcs, tous en quête de repères dans leurs rapports avec les musulmans qui les entourent.

Source: http://www.la-croix.com/

07/06/2011

Les évêques européens tombent tout droit dans le piège de l’islamisaion !

A quand un évêque musulman? Et pourquoi pas un pape, issu de la même idéologie?

Ces évêques européens, on ne va pas nous faire croire qu’ils ne sont pas au courant de la stratégie islamiste.  Et si on les envoyait en Afrique du Nord, pour une petite « formation sur le terrain »?

FDF

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Les évêques européens plaident pour une « inculturation » de l’islam !

Durant trois jours, du 31 mai au 2 juin, les représentants des conférences épiscopales des pays d’Europe (CCEE) ont discuté à Turin, à huis clos, des conséquences, pour les catholiques européens, de l’installation, de manière durable, de l’islam sur le vieux continent.

À l’issue de cette rencontre, les délégués dans un communiqué, soulignent leur « attention particulière » pour le processus en cours en Europe qui pourrait favoriser la naissance d’un islam plus religieux que politique.

Pour l’Église catholique, les dynamiques d’insertion des résidents et citoyens de religion musulmane dans le contexte européen, tant au niveau individuel que communautaire, est un processus complexe « qui n’est pas exempt de contradictions ».

Chaire de théologie islamique

Mais les évêques ont souligné le « défi » de « l’inculturation progressive de l’islam en Europe ». Et se réjouissent que la tendance des musulmans soit de manifester « davantage sa dimension religieuse et morale, que sa dimension politique ».

Cette « théologie de l’inculturation » devrait, selon les évêques, « instaurer et consolider des processus de participation positive à la vie sociale et culturelle des pays d’Europe dans un contexte pluraliste, ouvert au dialogue interreligieux et interculturel ».

D’où la nécessite, ont-ils relevé, de favoriser tout ce qui vise à fournir aux responsables religieux de l’islam, – imams ou enseignants – « une formation théologique et culturelle leur permettant d’exercer convenablement leur rôle religieux dans le contexte européen ».

Ils estiment que ces efforts, y compris « la création d’une chaire de théologie islamique dans les universités d’État des pays où la théologie est une discipline inscrite au programme des universités », peuvent être organisés selon le modèle juridique des rapports existant entre l’État et l’Église.

Islamophobie

Dans cette perspective, disent-ils, l’Église catholique est favorable à ce que l’enseignement confessionnel de la religion dans les écoles publiques soit également accessible aux autres traditions religieuses, parmi lesquelles l’islam.

Les délégués ont fait une évaluation critique du terme « islamophobie », utilisé pour décrire les réactions d’hostilité à l’islam apparues dans la société européenne.

Confirmant la volonté de l’Église de contribuer à surmonter ce genre de réactions qui « conduisent à l’intolérance », les évêques « exhortent les musulmans à nouer des relations positives et transparentes dans les différents contextes et à rejeter publiquement ces interprétations ».

Cette rencontre était présidée par le cardinal Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux et vice-président du CCEE. Le cardinal Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux était également présent.

Source: http://www.la-croix.com/

26/10/2010

La formation d’un imam nous coûte entre 7 000 et 8 000 euros !

La dernière: l’Etat Français forme des imams; des prêcheurs de haine envers l’Occident, en fait. Ils sont destinés à être les « futurs cadres de l’islam de France ». L’invasion est bien réelle… Ce qui me met hors de moi, c’est que c’est nous, les souschiens, qui les payons. Faut déjà être maso, non? Mais comme ils ont la bénédiction de nos « Hautes Autorités » et que l’on nous demande jamais notre avis… Ils doivent bien se marrer, les muzz: être payés par ceux là même qu’ils ont ordre de faire disparaître… On ne va quand-même pas laisser passer ça, non?

FDF

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A l’école des imams « à la Francaise »…

La Grande Mosquée et l’Institut catholique de Paris forment peu à peu les futurs cadres de l’islam de France voulu par les pouvoirs publics.

Le geste est ample, la voix est forte. Ils sont une quarantaine, hommes et femmes, à prendre des notes et à l’écouter. Camper à l’extrémité d’une immense table installée au centre de la bibliothèque de la Grande Mosquée, Djelloul Seddiki donne un cours sur l’histoire de l’islam. Il s’adresse à ses élèves, tantôt en arabe, tantôt en français. Sa mission : former les futurs cadres musulmans de l’Hexagone.

« Ici, on est sûr de produire un bon imam francophone ! Avant, nous n’avions pas cette certitude. La personne qui suit notre programme est imprégnée du Coran, mais aussi de la pensée française et occidentale que maîtrisent rarement les prêcheurs qui viennent de l’étranger », assure celui qui dirige l’institut de théologie al-Ghazâli, installé dans les murs de la Grande Mosquée de Paris. Il se dit convaincu que pour guider au mieux ses fidèles, « un imam en France doit aussi connaître Jean-Paul Sartre et Voltaire ».

« La laïcité, c’est une chance pour les musulmans »

En 2005, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’intérieur, pose dans un livre qui fait grand bruit (*) la question de la formation des imams, invitant ses « compatriotes musulmans » à s’organiser dans le cadre de la laïcité et « à se montrer capables d’inventer un islam de France, un islam intégré à la culture européenne », en mesure de faire front aux courants les plus extrémistes de cette religion. Un an plus tard, répondant aux vœux du futur président de la République, la Grande Mosquée de Paris met en place un cursus universitaire unique en son genre : 800 heures de cours, réparties sur quatre ans, dédiés à la formation des aumôniers (devant travailler dans les prisons, les hôpitaux et les écoles) et à celle des ministres du culte musulman. Jusqu’alors, les imams qui officient sur le territoire français sont, pour la plupart d’entre eux, des étrangers, méconnaissants, dans des bien des cas, la société française, sa culture, ses principes juridiques, ses mœurs, voire sa langue. « La laïcité, c’est une chance pour les musulmans, c’est un espace où l’on peut respirer », estime le Dr Seddiki, ardent défenseur d’un islam à la française. Selon lui, « il faudrait former 200 imams par an », pour répondre aux besoins des 2.200 lieux de culte et de prières musulmans que compte la France.

Pour inculquer les fondements du droit français à ses élèves et perfectionner leur compréhension de notre culture, la Grande Mosquée travaille avec l’Institut catholique de Paris (surnommé, la «  Catho ») qui, lui aussi, participe à cette formation de cadres musulmans souhaitée par les pouvoirs publics. Un clergé « à la catholique » s’indigne encore aujourd’hui certaines organisations et associations musulmanes hostiles à ce projet sacrilège où, selon elles, « les curés enseignent aux imams ». « Nous ne demandons pas à l’Institut catholique de dispenser des cours de religion, mais de donner des cours de philosophie, d’histoire et de sociologie », se défend Djelloul Seddiki. En clair : la « Catho » s’occupe de la formation culturelle, La Mosquée de Paris, quant à elle, de l’enseignement théologique.

« Au départ, je suis venue pour apprendre le Coran et le droit musulman », explique Sonia, 37 ans, étudiante de 2e année à l’institut al-Ghazâli. Française, née en Algérie, mère d’un enfant, elle travaille dans une société qui s’occupe de l’organisation de salons professionnels et souhaite à présent devenir aumônier pénitentiaire. « Je suis sensible au problème des prisons où près de 65 % des détenus sont d’origine musulmane. Je veux aider cette jeunesse égarée, lui transmettre la sagesse de la loi coranique », confie la jeune femme, par ailleurs licenciée en psychologie.

Comment concilie-t-elle le Coran, qui, notamment, autorise la polygamie et le droit français qui, lui, l’interdit ? « Sur le plan légal, nous devons respecter les règles du pays dans lequel nous vivons. Par contre, sur le plan humain, j’observe que dans la société française beaucoup d’hommes ont des maîtresses et font quelquefois des enfants avec elles. Le président Mitterrand lui-même agissait de la sorte. Cela ne l’a pas empêché de devenir chef de l’Etat », relève Sonia, la tête recouverte d’une étoffe de couleur rose. A l’entendre : « Au lieu que les choses se passent dans l’hypocrisie, le Coran légalise, dans des conditions rigoureuses, ce qui en France reste dans l’ombre. La règle dans le droit musulman, c’est que l’on ne doit pas enlever à l’une ce que l’on donne à l’autre. »

Envisage-t-elle de suivre ensuite les cours des professeurs de l’Institut catholique ? « Oui, c’est très intéressant. Je suis musulmane mais je possède aussi l’héritage de Voltaire, de Rousseau, de la Révolution. Je suis française ! », répond, amusée, l’étudiante.

S’intégrer à la société française pour mieux guider les fidèles

« Mon boulot est de former des gens qui puissent être légitimes aux yeux des pouvoirs publics et donc à ceux de l’opinion publique », considère Olivier Bobineau, responsables de l’enseignement à l’Institut catholique de Paris. Il explique que, « beaucoup d’imams ne parlaient pas le français et se retrouvaient en décalage par rapport au pays et, surtout, par rapport aux croyants à qui ils avaient affaire au sein de la communauté musulmane. Le décalage existait aussi par rapport aux autres religions. Un prêtre, un pope, un pasteur, un rabbin, c’est en moyenne six à huit ans de formation universitaire sur le sol français ».

Bref, les ministres du culte musulmans n’étaient pas toujours au niveau de leurs « confrères » chrétiens et juifs. « Notre enseignement est centré sur les valeurs et l’histoire de la République, précise le sociologue. Je donne aussi un cours de rhétorique où je leur apprends à s’exprimer devant un auditoire, un maire, un préfet ou les médias. Je leur apprends aussi à serrer des mains, à s’asseoir, à regarder… »

Mais pourquoi des imams arrivant de l’étranger, échappant à toute forme d’autorité, et qui, le plus souvent, se sont autoproclamés, feraient-ils aujourd’hui le choix d’une formation mise en place par la Grande Mosquée et la « Catho » en concertation avec l’Etat français ? « Parce qu’avoir une légitimité légale est un plus pour ceux qui veulent prêcher, affirme Olivier Bobineau. La légitimité des imams étrangers qui fascinent les jeunes des banlieues par leurs prêches ne dure que quelques mois. Après, quand il s’agit de construire une mosquée, d’organiser un pèlerinage, de gérer les problèmes que posent l’abattage et la distribution de la viande halal, il est nécessaire de fréquenter les institutions françaises et les pouvoirs publics. Si on ne connaît rien aux codes juridiques français, on ne peut rien faire, on repart à l’étranger », conclut le sociologue.

La raison d’être de la formation est donc de permettre aux candidats à « l’imamat » de s’intégrer à la société française pour être en mesure, par la suite, de mieux guider leurs fidèles, de les aider à s’intégrer eux aussi. Qui la finance ? Du côté de la Grande Mosquée, les frais d’inscription sont modiques, 120 € par an. « C’est la Mosquée (financée elle-même à 60 % par l’Etat Algérien, NDLR) qui paie les professeurs », assure Djelloul Seddiki. « En ce qui concerne l’Institut catholique, les cours sont financés par l’Etat (4.500 € par étudiant) », indique pour sa part, Olivier Bobineau.

« D’autres organisations, comme l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), forment des cadres avec leurs fonds propres. Elles ne sont pas estampillées « ministère de l’Intérieur » et attirent de nombreux candidats », reconnaît un étudiant rencontré à la sortie des cours. « C’est vrai que quand on écoute les derniers discours ou les déclarations de Besson et d’Hortefeux sur l’immigration, on peut se poser des questions avant de se décider à franchir la porte de la Grande Mosquée ou celle de l’Institut catholique qui ont passé un accord avec ce gouvernement », juge t-il.

« L’important, c’est de jeter des ponts entre des milieux qui se défient ou se méprisent, tout simplement par ignorance, estime Olivier Bobineau. Aucun théologien n’intervient dans nos cours. Je m’y suis engagé auprès de l’Etat et des représentants musulmans. Tous nos professeurs viennent de l’enseignement public ou du CNRS », précise-t-il, pour bien souligner la différence qui existe entre « sa » formation, « proposée » et financée par les pouvoirs publics, et celles des organisations religieuses comme l’UOIF. « Mon souci, ajoute l’universitaire, c’est qu’au bout de quatre ans nous avons seulement 70 personnes qui ont obtenu notre diplôme universitaire. Il m’en reste encore 3.000 à former. »

(*) La République, les religions, l’espérance, de Nicolas Sarkozy, éd. du Cerf 2005.

En Chiffres

5 à 6 millions de musulmans vivent en France, on estime que 70 % sont nés dans le pays.
Le Conseil du culte musulman français (CFCM) a été créé en 2003.
La France compte près de 2.200 lieux de culte et de prières musulmans.
1.500 imams travailleraient en France, seulement 200 d’entre eux ont été formés « à la française », 700 seraient « autoproclamés ».
On compte seulement 120 aumôniers musulmans pénitentiaires pour une population carcérale de 64.000 personnes où 60 à 65 % des détenus sont d’origine musulmane.

La formation d’un imam coûte de 7.000 à 8.000 € à l’Etat!!!

Source: http://tinyurl.com/2b858k3

14/10/2010

Des imams formés en Allemagne ???

De pire en pire. Les muzz veulent des « prêcheurs » de haine anti-Occidentale issus du cru et formés sur place… Ils disent que c’est une « option » choisie par le gouvernement… Je suis sceptique… Voir  à ce sujet http://tinyurl.com/2uo8uxb

Les allemands acceptent ça? J’en connais un qui doit faire de beaux sauts dans sa tombe, d’allemand…

FDF

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Lu sur un site intégriste: http://tinyurl.com/26cdrve

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« Bientôt, des imams formés en Allemagne prendront le relais de ceux en provenance de l’étranger et qui prêchent dans les mosquées allemandes. Cette nouvelle orientation est bien accueillie par la communauté musulmane en Allemagne. Elle comble un vide, mais il reste à voir quels seront les résultats sur le terrain.

Mosquée de Berlin

Former les imams en Allemagne, plutôt que de les faire venir de l’étranger. C’est l’option  choisie par  le gouvernement allemand. Dans ce pays qui compte plus de 4,3 millions de musulmans, la plupart des 2000 imams officiant dans les mosquées viennent d’ailleurs, essentiellement de la Turquie, mais aussi du Maroc.

Concrètement, il va s’agir d’introduire l’enseignement islamique dans certaines universités, comme c’était déjà le cas à Münster, dans le Land de la Rhénanie du Nord-Westfalie, à l’ouest de l’Allemagne. Ainsi, trois nouveaux établissements d’enseignement supérieur dispenseront des formations destinés aux futurs imams de la république fédérale, rapporte Associated Press (AP). L’initiative semble pour le moment bien accueillie par les associations ainsi que des jeunes musulmans, qui ont été plus de 90 à postuler sur les 30 places disponibles rien que dans la ville d’Osnabrueck, au nord du pays.

L’initiative provient du Conseil Scientifique allemand, instance qui émet des conseils sur le système universitaire allemand, et date du début de l’année 2010. La raison principale avancée pour instaurer cette formation d’imams en Allemagne est liée au manque de connaissance des réalités de la société allemande par les imams étrangers.

En premier lieu, il est question de formation de langue. Selon AP, environs 90% des imams ne maîtrisent pas l’allemand. D’où leur impossibilité de pouvoir communiquer ou résoudre certains problèmes auxquels sont confrontés les musulmans, notamment les nouvelles générations dont la plupart sont nés en Allemagne.

D’autre part, s’il y a de plus en plus de demandes pour instaurer des cours de religion musulmane dans les écoles allemandes, il y a un manque d’enseignants. D’où le besoin d’en former en Allemagne.

De manière générale, selon le ministre de l’intégration du Land de Rhénanie du Nord Westfalie, Armin Laschet, l’Allemagne aurait « besoin de plus d’imam qui proviennent de notre société et qui ont été formé dans les universités allemandes.  Des imams, qui comme des diplomates viennent pour quelques années sans savoir parler l’allemand et sans connaître notre société, devienennt anachroniques par rapport à une politique d’intégration moderne », expliquait le ministre dans des propos relayé par l’hébdomadaire allemand Die Zeit.

Ahmed Sami, imam marocain inscrit dans la formation à Osnabrueck, a une priorité claire : apprendre l’allemand et pouvoir prêcher dans cette langue. « Les enfants et adolescents ne parlent plus beaucoup l’arabe », explique-t-il à Associated Press. « L’allemand est leur langue maternelle ». »

13/10/2010

L’islam radical n’a rien à voir avec l’islam » enseigne-t-on à la Police…

J’en remet une petite couche sur ce sujet qui fait s’interroger bon nombre de citoyens Français qui sont en droit de se sentir en sécurité sur leur territoire… Cette nouvelle politique insufflée aux forces de l’Ordre est à double tranchant… Il est vrai que la ville de Lyon est promise à un « bel » avenir islamique; comme Marseille et bien d’autres… On ne dit pas si la fin du stage et sanctionnée par la remise d’un exemplaire du coran… Ce serait sympa, non ?

Et tout ça pour que les adeptes du « prophète » ne se sentent plus sans arrêt stigmatisés… Faut les ménager; ce sont des électeurs potentiels…

FDF

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« Deux fois par an, les policiers du Rhône peuvent participer à une formation pour “mieux appréhender les familles maghrébines”. Choquant ? Si, de prime abord la formulation interpelle, la formation, elle, semble utile… »

 

“Nous avons une forte communauté musulmane dans la région, c’est pourquoi nous avons créé le stage ‘Connaissance de l’Islam’, formation exclusivement proposée aux policiers du Rhône” explique Valérie Robert-Castoldi, commissaire et responsable des formations à la Direction régionale au recrutement et aux formations (DRRF). Mais au commencement, l’idée n’a d’abord pas plu à tout le monde. L’intitulé du stage « Repères pour un comportement adapté vis à vis des familles d’origine maghrébine » a donc vite été changé pour devenir simplement “Connaissance de l’Islam”. “Certains policiers s’étaient plaints du caractère stigmatisant d’un tel intitulé”, explique Valérie Robert-Castoldi.
C’est vrai qu’à brûle-pourpoint, le concept peut choquer. Pourtant, à y regarder de plus près, les policiers qui participent au stage semblent véritablement progresser. “Le but n’est justement pas de stigmatiser une communauté mais au contraire de mieux la connaître pour mieux la respecter”, explique Guillaume, policier dans l’agglomération lyonnaise et stagiaire.

BOUCS-ÉMISSAIRES.

La formation, qui a lieu pendant deux jours en juin et en septembre, est accessible aux fonctionnaires de police sur la base du volontariat. En moyenne, une quinzaine de stagiaires assiste à ces cours : c’est peu, mais la DRRF ne désespère pas de voir ce nombre progresser chaque année. Interrogés sur leurs motivations pour participer à la formation, les stagiaires répondent tous la même chose : “Nous travaillons dans des quartiers où la communauté musulmane est très représentée, c’est donc important de mieux connaître leur religion”. Étrangement, aucun n’explique être là à cause d’une éventuelle mauvaise expérience. Seul Mathias, fonctionnaire de police à Lyon et stagiaire, avoue que les contrôles de papier se passent “toujours mal” avec les représentants de la communauté musulmane : “Ils sont toujours persuadés qu’on les contrôle simplement parce qu’ils portent des signes révélant leur religion. Ils croient qu’ils sont des bouc-émissaires(FDF: « boucs émissaires »:  à l’approche de l’Aïd, c’est pas mal…)..

APPRENDRE.

Durant les deux jours de stage, les stagiaires vont apprendre les arcanes de la religion musulmane. “Nous voulons éviter l’ignorance et leur apprendre les bons comportements pour éviter le manque de respect”, explique Luc, formateur à la DRRF. Le stage s’achève par quelques exercices pratiques. “Si vous devez intervenir à l’intérieur d’une mosquée, que faut-il faire ?”, demande Luc à ses stagiaires. “Prévenir l’Imam, se découvrir la tête, évitez le plus possible une intervention à l’intérieur de la salle de prières, etc.”
Guillaume, l’un des stagiaires, explique qu’il a appris mille choses utiles durant ces deux jours : “Je connais toutes les obligations que l’islam impose. Si un musulman est incarcéré pendant le ramadan par exemple, j’attendrais l’heure définie par lui pour lui apporter son repas”. Le formateur a également tenu à s’assurer que les stagiaires comprennent la différence entre les Islams : “Il faut être clair, dit-il pendant le cours, l’islam radical, ça n’a rien à voir avec l’islam”. Les stagiaires apprennent aussi à repérer, “L’islam de cave”, ces salles de prière souvent gérées par un imam auto-proclamé. Captivés, les stagiaires tentent de comprendre comment distinguer les branches de l’islam officiel et celles qui le sont moins. “Le but ? C’est simplement de savoir s’adapter en fonction de chaque population pour assurer au mieux la sécurité des personnes”, conclut Guillaume. Tout l’inverse de la stigmatisation.

* Les fonctionnaires de police souhaitant garder l’anonymat, tous les prénoms ont été changés.

FORMATION INITIALE
Les policiers qui profitent de ce stage sur la base du volontariat sont en service depuis plusieurs années. En revanche, le stage « Connaissance de l’islam » est devenu obligatoire, depuis deux ans, pour les jeunes recrues de la police, qui sont en formation initiale et n’ont pas encore exercé leur métier. »

Lu dans la Tribune de Lyon du 11 octobre 2010