Francaisdefrance's Blog

11/10/2011

Nous nous sommes laissé islamiser sans trop réagir; Il n’est pas trop tard pour remettre les pendules à l’heure…

C’est vrai. Mis à part les membres de la « Résistance » (ils se reconnaîtront) dont je fais partie (et j’en suis fier), peu d’Occidentaux ont vu arriver le cancer qu’est l’islamisation. Pourtant, ce n’était pas faute d’avoir sans cesse prévenu les populations visées. De nombreux blogs et sites (dont la liste est longue…) ont participé d’arrache-pied à cette mise en garde vitale. Pas mal d’entre vous ont entendu, compris et se sont « ralliés »… Mais pas tous. Fort heureusement, il n’est pas trop tard. Les accablantes preuves de la gangrène islamique sont là, nous le répétons sans cesse. A celles et ceux qui n’ont pas encore compris d’ouvrir les yeux et les oreilles.

Certains blogs, certains sites, ont subi les foudres de la censure de la « bien-pensance »… Ils ont eu affaire à la Justice et ont du fermer leurs moyens de communication… pour mieux renaître de leurs cendres… La pression est omniprésente, mais on fait avec et on se bat chaque jour. La liberté d’expression est bafouée sans arrêt par les dhimmis et les collabos… Sans vergogne aucune.

Je vous laisse lire ce billet de Riposte Laïque fort intéressant et qui devrait vous apporter bon nombre d’éclaircissements. Bonne lecture.

FDF

.

L’islam ou le refus de s’assimiler à nos valeurs républicaines..

Un article  daté du 4 octobre 2011 vient de paraître dans Le Monde et qui confirme que l’islam n’est pas soluble dans notre République Laïque.  Cet article intitulé «  Banlieue, islam, une enquête qui dérange  » (1) nous apporte la preuve flagrante et inquiétante que notre  République n’est plus l’exemple auquel se rattache une  partie de la population d’origine  musulmane, mais qu’elle  est devenue un repoussoir.

Nous avons laissé l’islam prendre le dessus  dans des quartiers où il a pu prospérer à cause d’une trop grande concentration de personnes de confession musulmane et nous ne mesurons pas  à quel point cette croyance religieuse  porte atteinte  au vivre ensemble  et s’éloigne de plus en plus de la croyance envers nos valeurs républicaines.

A Riposte Laïque cela fait des années que nous dénonçons la montée du communautarisme musulman et ses pratiques rétrogrades et archaïques contraires à l’intégration et à l’assimilation, démarches indispensables pour se sentir et devenir citoyen Français à part entière.

Le politologue Gilles Kepel avait publié il y a 25 ans une enquête sur la naissance de l’islam en France qui portait le titre révélateur Les banlieues de l’islam et allait préfigurer ce qui se passe aujourd’hui dans des territoires abandonnés par la République et où l’islam s’est implanté avec ses codes, ses rites et ses modes de vie  avec comme conséquence un repli  identitaire et un refus de se fondre dans notre République. Il est revenu revisiter les cités populaires de Seine Saint Denis pour se rendre compte sur place comment avaient pu évoluer ces territoires de la République et comment y vivaient  les habitants.

Deux villes de banlieue parisienne, Clichy et Montfermeil  sont devenues un terreau pour les islamistes et  il sera très difficile de faire machine arrière sauf à repenser entièrement la politique de la ville ayant pour but de renoncer à la ghettoïsation et au regroupement par ethnies de population qui n’avaient pas vocation à vivre ensemble coupé des autres citoyens Français.

Cette politique d’abandon et de renoncement des pouvoirs publics du fait d’une non maitrise des flux migratoires a laissé s’instaurer dans la République  une vie parallèle aux conséquences incalculables sur le plan sociétal et sur le plan soit disant culturel.  La culture de la diversité peut être acceptée, à la condition que celle-ci s’inscrive dans une volonté de s’assimiler au-delà de nos différences en respectant avant tout la culture du pays d’accueil.

Le repli identitaire  a eu pour conséquence de permettre à l’islam de conquérir des territoires livrés à eux-mêmes et sans attache réelle  avec  la population autochtone, malgré la volonté des élus d’en faire des citoyens républicains.

Dans son article l’auteur tente d’expliquer le repli communautaire de la façon suivante :

« Le sentiment de mise à l’écart a favorisé une « intensification » des pratiques religieuses, constate Gilles Kepel. Les indices en sont multiples. Une fréquentation des mosquées beaucoup plus régulière – les deux villes (60 000 habitants au total) comptent une dizaine de mosquées, aux profils extrêmement variés, pouvant accueillir  jusqu’à 12 000 fidèles. Une pratique du ramadan presque systématique pour les hommes. Une conception extensible du halal, enfin, qui instaure une frontière morale entre ce qui est interdit et ce qui est autorisé, ligne de fracture valable pour les choix les plus intimes jusqu’à la vie sociale. »

Dans ces deux villes nous avons constaté depuis les années 1990 à une réislamisation culturelle laquelle a creusé de plus en plus un fossé avec  la population locale. Par exemple les enfants d’origine musulmane ne fréquentent plus les cantines scolaires, car celles-ci ne proposent pas de halal.

Les pouvoirs publics ont laissé la police religieuse démanteler les réseaux du trafic de drogue  dure ou tenter de le faire, qui a laissé place au trafic de cannabis,  et comme l’explique Gilles Kepel  ce combat contre la drogue dure a  pu offrir «  une légitimité sociale et rédemptrice » à l’islam.

Les prières dans les rues , le port du voile intégral sont autant de manifestations qui prouvent que les islamistes veulent s’en prendre à notre modèle de civilisation et qu’ils testent en permanence notre résistance à leur offensive à laquelle nous devons répondre par la fermeté et  la détermination à ne pas leur céder un pouce de terrain  en leur faisant comprendre que les valeurs fondamentales qui font l’essence même de notre République ne seront jamais négociables.

La limite de l’analyse de Gilles Kepel, c’est qu’il se refuse à voir que l’islam ne cherche pas l’assimilation, mais bien au contraire la conquête de nouveaux territoires ou les valeurs de la République seront remplacées par les préceptes de la charia ou cela sera possible de l’imposer.

Malika Sorel, sociologue et membre du haut Conseil à l’intégration dans son livre « Le langage de la vérité »paru aux Éditions Mille et une nuits en avril 2011 estime que  sur  « l’intégration la France a fait trop de concessions et qu’il faut «  rompre avec l’idéologie victimaire » en matière d’immigration.

Elle dit aussi  sur l’intégration :

« L’insertion, c’est l’obligation de respecter les normes collectives d’une société, les règles du “bien-vivre ensemble”, même si l’on ne partage pas la même culture. C’est ce que font les expatriés français à l’étranger, par exemple. L’intégration, c’est plus profond : c’est le fait de se sentir concerné par une communauté de destin avec les Français. Cela se traduit, concrètement, par la transmission à ses propres descendants des fondamentaux qui composent le noyau identitaire français, ce que l’on nomme le legs ancestral. C’est un long processus qui, lorsqu’il réussit, aboutit à l’assimilation, concept qui a été victime d’un procès en sorcellerie tout à fait injustifié ! […]

Sous la pression d’une minorité “bien-pensante”, nos dirigeants, droite et gauche confondues, ont renoncé à transmettre à ces populations les codes indispensables à leur intégration. Nous laissons s’implanter en France des communautés revendiquant des privilèges et s’excluant elles-mêmes de la nation. Ce qui, finalement, ne satisfait personne : ni les immigrés, convaincus qu’ils sont discriminés parce qu’on le leur répète, ni les Français, qui souffrent de ces désordres ».

Elle dit également que «  L ’État accorde la nationalité française à des personnes dont il n’est pas certain qu’elles soient véritablement intégrées ». Je rajouterai pour ma part que pour pouvoir s’intégrer, il faut en avoir le désir.

Elle affirme aussi pour répondre à nos élites de gauche bien-pensantes :

«  L’octroi de la citoyenneté française doit venir valider la réussite du processus d’intégration, qui conduit à l’assimilation. Prétendre que l’on peut être français sans être porteur de l’identité française est mensonger, comme il est mensonger d’affirmer qu’octroyer le droit de vote aux étrangers favoriserait leur intégration. Le taux d’abstention est extrêmement élevé parmi les populations issues de l’immigration ».

Je rejoins sur bien des points l’analyse de Malika Sorel, qui ne peut pas être soupçonnée d’être raciste, d’avoir compris que de vouloir être  Français cela se méritait et que d’en accepter les valeurs essentielles en était indissociable.

Ce qui n’est nullement  l’objectif que s’est assigné l’islam dans les sociétés occidentales ou elle s’appuie sur les immigrés de confession musulmane pour propager son idéologie rétrograde et ségrégationniste.

Il faut avoir conscience que les musulmans ne sont pas venus pour s’intégrer dans la société européenne (2). Leur objectif est la transformation de l’Europe en terre d’islam où seule la charia, la loi de l’islam, sera appliquée, et la France n’échappe pas à ce funeste dessein.

Khomeiny l’a formulé sans ambigüité :

« Gouverner le monde est le but de l’islam. »

Cette déclaration pourrait être confirmée par tous ceux qui connaissent l’islam. Bassam Tibi, orientaliste et homme scientifique germano-syrien ajoutait :

«Partout, où vivent des musulmans, l’Islam se proclame l’unique propriétaire  légitime (les avis dissidents ne sont pas valides).»

Quand est- ce que nos Gouvernants  en prendront réellement la mesure  et quand est ce qu’ils oseront imposer à ces idéologues islamistes la limite qu’ils ne doivent pas dépasser  pour éviter que nous en arrivions à des affrontements communautaristes?

Nous devons absolument reconquérir les territoires délaissés par la République en offrant à ces populations  un avenir et un destin commun qui permettra que celles-ci  ne réfugient pas dans l’obscurantisme négation même du vivre ensemble au-delà de nos différences.

Fabrice LETAILLEUR

Source: http://ripostelaique.com/

10/06/2011

L’Europe est assise sur un volcan !!!

J’ai bien peur que ce ne soit pas une prophétie; mais une résultante inéluctable…

FDF

.


Abolition des frontières et uniformisation forcée : les deux dogmes fondateurs de la supranationalité européenne ont volé en éclats sous l’effet des flux migratoires et des réalités économiques.

Rumeurs récurrentes sur un départ imminent des Grecs de la zone euro ; réunions d’urgence à Bruxelles, visant à rétablir la possibilité de contrôles aux frontières intérieures de l’Union européenne, ce que le Danemark a décidé de faire le 14 mai, sans solliciter l’autorisation de quiconque… Quelques semaines auront donc suffi à faire en sorte que le lourd couvercle de certitudes officielles posé depuis près de vingt ans sur la marmite européenne saute sous la pression des faits.

Pour autant, les Grecs sont toujours dans l’euro, et les Italiens non moins habilités à délivrer aux Tunisiens des visas pour la France, selon les règles édictées, en 1985, par les accords de Schengen, élargis, au fil des traités, à vingt-quatre des vingt-sept membres de l’Union européenne plus trois États associés (Suisse, Islande, Norvège). Mais dans le cas de l’euro comme dans celui de la libre circulation des personnes, un même tabou vient de tomber : celui de l’irréversibilité de la construction européenne, édifice construit, précisément, sur le double dogme d’une norme s’imposant à tous, quelle que soit la situation particulière de chacun, et d’une disparition des frontières réputée conforme au “sens de l’Histoire”…

Le fait que la Commission de Bruxelles accepte de “discuter” de la révision des accords de Schengen ne signifie pas, naturellement, que ceux-ci seront modifiés (il faudrait pour cela non seulement que la France soit soutenue par une majorité qualifiée au Conseil européen, mais aussi que le Parlement de Strasbourg entérine la réforme, en vertu du principe de codécision). Mais c’est assurément une étape.

Le fait que les rumeurs succèdent aux rumeurs s’agissant de l’incapacité structurelle de certains pays de sacrifier aux disciplines de l’euro n’implique pas davantage que celui-ci vive ses derniers mois. Mais le fait même qu’une sortie puisse être envisagée (comme l’avait souhaité Valéry Giscard d’Estaing lui-même lorsqu’il avait rédigé, en 2003, son projet de Constitution européenne) démontre que les réalités commencent à contrebalancer les logiques technocratiques mises au point voici plus de vingt ans pour se soustraire au contrôle des peuples et de leurs représentants.

Cette dissimulation, voilà bien le péché originel de l’Europe qui s’est mise en place avec Schengen et Maastricht. Un secret que Valeurs actuelles fut le tout premier à dénoncer s’agissant de l’ouverture programmée des frontières. C’était en mai 1989 et Pierre Joxe lui-même, pourtant ministre de l’Intérieur, était à peine au courant de ce que nous révélions ! Voici le roman vrai de cette imposture dont le dernier acte est en train de se jouer, avec pour décor des États désarmés face aux pressions migratoires.

Tout commence en novembre 1988, quand le sénateur RPR Paul Masson, rapporteur du budget de l’Intérieur, voit son attention attirée, au détour d’une page, par la mention d’accords signés trois ans plus tôt à Schengen (Luxembourg) – le 14 juin 1985 – entre la France , l’Allemagne, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg. Leur objet : rien de moins que de supprimer, à partir du 1er janvier 1990, les frontières physiques existant entre ces cinq pays, et transférer les contrôles qui s’y exercent à la périphérie du bloc ainsi constitué.

Quand l’Intérieur ignorait les projets du Quai d’Orsay

Outre l’énormité institutionnelle de ce que cela implique, Paul Masson en discerne d’emblée la principale conséquence : la France se situant à l’extrémité du continent européen et disposant, en sus, de la législation sociale la plus attrayante du monde, elle deviendra ipso facto le réceptacle naturel d’immigrés extra-européens ne sollicitant l’entrée chez nos voisins que pour obtenir un visa valable chez nous…

Aussitôt, le sénateur Masson écrit à Pierre Joxe pour lui demander de communiquer au Parlement le texte des accords de Schengen. « Conscient de la gravité du problème » mais, semble-t-il, aussi ignorant que lui des engagements pris par la France, le ministre de l’Intérieur l’« encourage » alors à s’y intéresser. Et le 16 mai 1989, Paul Masson révèle à Valeurs actuelles : « Nous avons découvert qu’une structure multilatérale exclusivement composée de fonctionnaires siège depuis quatre ans au Luxembourg… Nous avons découvert aussi que la France s’était engagée dans cette affaire à l’initiative du Quai d’Orsay sans qu’aucun de ses ministres des Affaires étrangères successifs [Claude Cheysson et Roland Dumas de 1984 à 1986 ; Jean- Bernard Raimond dans le gouvernement Chirac entre 1986 et 1988 ; à nouveau Roland Dumas depuis 1988, NDLR] ait cru bon d’informer de leurs travaux leurs collègues de l’Intérieur ou de la Justice. »

À l’origine de Schengen : les accords, non moins secrets, scellés le 17 juin 1984 entre François Mitterrand et Helmut Kohl, à Fontainebleau, en marge du sommet européen du même nom. Ceux-ci déboucheraient sur une “convention expérimentale” dite de Sarrebruck (13 juillet 1984), abolissant tout contrôle routier aux points de passage de la frontière franco-allemande… Convention ratifiée par un simple décret publié au Journal officiel le 1er août suivant, au creux de l’été et des vacances parlementaires !

Coïncidence ? « En deux ans, écrivions-nous en 1990, les chiffres de l’immigration turque ont explosé dans les départements français frontaliers de l’Allemagne… »

1984-1986 : c’est l’époque où, dans certaines HLM de Strasbourg ou de Mulhouse, le taux d’immigrés passe de 25 à 70 %; celle aussi où le Front national s’implante profondément en Alsace- Lorraine…

S’insurgeant contre le caractère confidentiel des accords de Sarrebruck, que le gouvernement de Jacques Chirac refusera de dénoncer en 1986, l’ancien premier ministre Michel Debré interpellait le secrétaire d’État aux Affaires étrangères, Didier Bariani, depuis son banc de l’Assemblée nationale, le 5 décembre 1986 : « Comment osez-vous appliquer de tels accords sans vous inquiéter de leur absence de ratification devant le Parlement ? Comment votre gouvernement peut-il concilier sa volonté affichée de réformer le code de la nationalité avec le laisser-faire dont il fait preuve à la frontière franco-allemande en matière d’immigration ? »

Ces questions sans réponse, le sénateur Masson (disparu en 2009) les reprendrait à son compte en 1990. Et, faute encore de réponse, jusqu’à la fin de son mandat en 2001…

Mais entre-temps, que de changements ! Enfin ratifiés en 1991 par le Parlement français (soit cinq ans après leur entrée en vigueur !), les accords de Schengen, devenus traité, étaient assortis d’une clause de sauvegarde permettant à un État de rétablir des contrôles à ses frontières nationales en cas de crise grave. À peine élu, Jacques Chirac ne se priverait pas de l’utiliser quand, confronté à la vague terroriste de l’été 1995, il s’agira pour lui de traquer (avec succès) les auteurs des attentats islamistes en multipliant les contrôles policiers…

Suite et source: http://www.valeursactuelles.com/dossier-d039actualit%C3%A9/dossier-d039actualit%C3%A9/l%E2%80%99europe-va-t-elle-exploser20110609.html

03/06/2011

Le vote pour le FN de Marine Le Pen devient un vote « pour ».

Un excellent article du Nouvel Obs.

FDF

.

Ces électeurs tentés par le Front national

En 2007, ils ont voté pour Ségolène Royal ou Nicolas Sarkozy. Aujourd’hui, ces électeurs de milieux populaires envisagent de voter FN.

Analyse du sociologue Alain Mergier, qui les a interrogés.

 

Marine Le Pen, c’est incontestable, fait preuve d’une grande habilité dans le repositionnement du discours du FN. Beaucoup a été dit sur le sujet. Mais l’analyse de l’offre politique risque d’escamoter ce qui relève de la demande.

L’événement est là, dans l’ampleur du phénomène « milieux populaires », dans ce qui est en train de surgir dans 30% de la population française. Certes, tous les électeurs des milieux populaires ne se tournent pas vers Marine Le Pen. Mais son potentiel électoral existe. Et il est probable que, d’ici à la présidentielle, cette logique se développe aussi dans les milieux intermédiaires au fur et à mesure que la dégradation sociale gagnera du terrain.

Ce que nous constatons contredit les explications habituelles du vote FN : ce n’est plus un vote ni de sanction, ni d’avertissement, ni de protestation, ni un vote par défaut. Le vote pour le FN de Marine Le Pen devient un vote « pour ». Je ne dis pas qu’il est de conviction ou d’adhésion. C’est un vote – pour l’heure, en tout cas, une intention de vote – « d’empathie de points de vue ».

La crise, c’est maintenant

L’accumulation des augmentations de prix durant les premiers mois de 2011 produit un effet désastreux. Prix alimentaires, contraventions, logement, gaz, carburants : l’impression qui domine est que l’Etat, les distributeurs, les grandes entreprises « grattent partout où ils peuvent gratter ».

Ces augmentations se traduisent de façon catégoriquement différente pour le haut des classes moyennes et pour les milieux populaires. Les premiers réduisent leur consommation. Les seconds, eux, ne peuvent plus boucler leur budget et se restreignent sur les fondamentaux de la vie quotidienne : chauffage, alimentation, santé, déplacements… Pour les premiers, le quotidien devient plus dur ; pour les seconds, il est entré en crise.

Les milieux populaires ne vivent plus sous la menace d’une crise, mais dans l’urgence de ces premiers dégâts. Cette détérioration de leur présent fait système avec le chômage. Peu leur importe qu’il augmente ou baisse de 0,5 ou de 1%.

Ces chiffres n’ont aucun impact sur eux car le chômage, à leurs yeux, n’est pas une donnée statistique ; il est à la fois une menace personnelle et le levier d’une transformation de l’emploi qui participe à la destruction du présent : temps partiel contraint, CDD, baisse des salaires, déclassement, exclusion des jeunes. Le présent se défait et il devient impossible de se projeter dans l’avenir.

La crise de la vie quotidienne s’articule avec une autre fragilisation qui, elle, a trait aux difficultés d’intégration des populations émigrées. La France, dont la dette est systématiquement évoquée par les personnes que nous avons rencontrées, n’a plus les moyens, affirment-ils, d’intégrer des flux d’émigrés qui s’intensifient, notamment suite aux révolutions des pays arabes. Les flux migratoires augmentent, tandis que diminuent les capacités économiques qui permettaient leur intégration.

Nos interlocuteurs, répétons-le, ont voté en 2007 pour le PS ou l’UMP, ce ne sont pas des électeurs historiques du FN : ils peuvent avoir un discours virulent contre les flux migratoires, sans tenir pour autant des propos xénophobes ou racistes.

Leur position est imperméable à la contre-argumentation fondée sur les valeurs de tolérance. Ils ont le sentiment que ce sont eux et eux seuls qui font les frais des échecs de l’intégration auxquels ils sont physiquement confrontés. La question du lieu de résidence est ici déterminante : « Ceux qui vivent là où je vis savent bien ce que c’est ; ceux qui vivent en centre-ville, eux, nous prennent pour des racistes. »

Cette crise du quotidien se traduit par un terme : l’insécurité. Mais pour les personnes interrogées, l’insécurité n’est pas que physique, elle englobe les différentes dimensions du délitement de la vie quotidienne : insécurité économique avec la crise des budgets familiaux ; insécurité de l’emploi ; insécurité physique et culturelle face aux échecs de l’intégration et à la montée en puissance de normes religieuses dans les pratiques relationnelles, vestimentaires, alimentaires. L’insécurité n’est pas une inquiétude parmi d’autres : elle désigne la nature même de la relation que les milieux populaires entretiennent avec la réalité.

La mondialisation sur le dos du peuple

Ce qui apparaît injuste aujourd’hui, ce sont moins les inégalités que les détournements du fonctionnement social. Les milieux populaires détestent les tricheurs. Il y a les profiteurs d’en bas, ceux qui travaillent au noir, détournent les prestations sociales et savent se débrouiller pour obtenir des aides, des logements.

Cette injustice « par le bas » s’articule à une injustice « par le haut ». L’inacceptable, pour les milieux populaires, ce n’est pas tant l’écart considérable qui les sépare de l’ »oligarchie financière » – grands patrons, actionnaires du CAC 40, traders… C’est que cet écart se creuse !

Appauvrissement des milieux populaires d’un côté, amélioration « historique » des résultats des entreprises du CAC 40, de l’autre. Entre ces deux mouvements, nos interlocuteurs établissent une relation de cause à effet : plus nous nous fragilisons, plus ils se renforcent. Certains y voient même un mécanisme délibéré.

Pour prendre la mesure de cette corrélation, ajoutons que c’est à travers cette oligarchie que la mondialisation impose sa loi aux nations et à la France en particulier. Autrement dit, cette oligarchie est le levier de la mondialisation dont la France est l’objet.

Par ailleurs, la répétition des scandales politico-affairistes a renforcé l’idée d’une intrication des politiques et des acteurs de la mondialisation financière, si bien que le pouvoir est partie prenante de cette injustice.

Conséquence, les milieux populaires perçoivent de plus en plus nettement que la mondialisation se fait sur leur dos. Pour contrecarrer ce processus, les électeurs rencontrés estiment ne pouvoir compter ni sur les politiques de gauche, trop tièdes face à la mondialisation, ni sur ceux de droite, dont on ne peut attendre qu’ils jouent contre leur camp.

Trancher le nœud gordien

Comment trouver une sortie, en urgence, à une situation devenue insupportable et si complexe qu’elle paraît impossible à démêler ? Pour répondre à cette question, l’attente politique des milieux populaires ne se formule pas dans le registre de l’action (ou du programme) mais dans celui de l’acte. Clarifions cette distinction.

Une déclaration de guerre est un acte qui ouvre la voie aux actions militaires. L’acte est fondateur d’une nouvelle réalité dont l’action, elle, est une mise en œuvre. L’acte tranche, il trace un seuil. La situation actuelle, rendue illisible pour les profanes par les discours d’expertises politiques et économiques, est comme le nœud gordien. S’il est trop complexe, trop enchevêtré pour être dénoué fil à fil, alors il faut le trancher.

Les électeurs voient en Marine Le Pen la seule responsable politique capable de trancher et ne sont nullement ébranlés lorsqu’on les questionne sur la teneur de son programme : peu importent les détails, rétorquent-ils, ce qui compte, c’est que nous sentions Marine Le Pen à même de passer à autre chose que tout ce qui a été essayé jusqu’ici. Persuadés que les électeurs ne veulent que du concret, les partis républicains et démocratiques perdent la main face au Front national sur ce qui est essentiel : le diagnostic de l’expérience vécue par les milieux populaires.

Cette étude s’appuie sur une série d’entretiens conduits avec Evelyne Brun, en février et mars 2011, auprès de personnes de milieux populaires ayant voté en 2007 pour Nicolas Sarkozy ou pour Ségolène Royal. Les résultats de ces entretiens sont mis en perspective avec 120 entretiens qualitatifs réalisés en 2008, 2009 et 2010 sur les attitudes des Français face à la crise.

Alain Mergier, directeur de l’institut Wei

Article publié dans Le Nouvel Observateur du 1er juin 2011.

vu sur http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20110531.OBS4282/ces-electeurs-tentes-par-le-front-national.html

02/06/2011

Algérie « Française » !

Info reçue par mail…

On a voulu protéger l’identité Française en donnant son indépendance à l’Algérie. Et c’est le contraire qui s’est produit. Incapables de s’autogérer tout seuls, le seul refuge qui restait au peuple algérien a été de passer la porte laissée grande ouverte du territoire Français. Et l’on voit ce que ça a donné. Ils sont chez eux chez NOUS… Et nous le montrent bien.
FDF

.

La France ne retrouvera pas sa dignité tant que la lumière ne sera pas faite sur certains aspects de son passé récent, qui alimentent un intolérable courant d’ auto-dénigrement.
Voici deux contributions au débat sur l’Algérie française, émanant de sources que nos média ne citent jamais!
Raison de plus pour les diffuser.

30/03/2011

Tunisie…………Lampedousa…………France………INVASION !!!

Ca, c’est du transit… Ce n’est plus de l’immigration; c’est de l’invasion programmée. Depuis le temps que l’on vous le dit.

En attendant, payez vos impôts… Pas perdu pour tout le monde… Faudra les payer (au chômage), ces gens-là; les loger, les indemniser, les faire manger, les soigner (AME), leur offrir NOS aides sociales, et quand ils seront bien requinqués, ils feront ce pourquoi ils sont venus: nous islamiser…

FDF

.

Nos gouvernants font l’autruche

Aucun débat ne s’amorce, aucunes dispositions ne sont annoncées face à l’afflux migratoire qui ne cesse de s’amplifier – en Italie pour l’heure – mais les clandestins affirment dans leur majorité leur intention de se diriger vers la France.

Certains, dont on ignore bien entendu le nombre, ont déjà atteint notre territoire, en s’échappant des centres d’accueil italiens.

La réaction de nos Pouvoirs Publics est inexistante et nos mérdia n’en parlent qu’à voix basse, alors que l’évènement fait la « une » depuis plus de deux semaines dans les autres pays européens.

Que fait l’Europe ? Rien de véritablement opérationnel en tout cas pas pour réguler et freiner, laissant l’Italie se dépatouiller comme elle peut.
A cette occasion Frontex fait une fois de plus la démonstration de son incompétence et… de son inutilité.

Quelles seront les conséquences nationales et européennes de ces flux migratoires qui grossissent chaque jour ?

Nul ne semble avoir de réponse ; aucune prévision, aucune gestion ne sont communiquées. Nos responsables politiques ont la tête ailleurs, plus occupés à asseoir leur prérogatives électorales, leur partage « de fromage », ou à poursuivre leur tartarinade en Libye.

Et pour cause ! cette négligence n’est pas étonnante quand on sait que les Pouvoirs Publics n’ont aucune idée des mouvements migratoires en France. Inouï, mais réel ; Michèle Tribalat le déplore et le dénonce dans son livre « Les yeux grands fermés« . Les statistiques se font au « petit bonheur la chance », parce que le plus souvent gardées sous le chapeau, elles sont tronquées, et datent de … 10 ans ! Statistiques ethniques interdites, obligent ; et voilà le travail ! Un gouvernement pieds et poings liés, sans aucun outil de travail fiable !

Alors, que va-t-on faire face à une situation inédite, qui se rapproche plus de l’invasion (certes pacifique, pour l’instant… quoique… les incidents commencent…) que d’une immigration habituelle déjà mal régulée et maîtrisée ?

- Noyer le poisson et endormir les Français dans de grandes envolées droitdel’hommistes, au nom de la  » sainte conscience universelle  » conjuguée aux diktats des fonctionnaires de Bruxelles ?

Et donc continuer à ouvrir grandes les portes de nos frontières, accueillir des multitudes de clandestins, dont le flot nous submergera comme à Lampedusa, et à qui nous n’avons plus à offrir ni emplois, ni logements, ni avenir digne. Seulement notre compassion impuissante et forcée, impulsée par la faiblesse d’une Europe au ventre mou ?

- Face à la situation qui empire de jours en jours, se réveiller enfin et prendre à bras le corps, toutes affaires cessantes, des mesures concrètes et fermes pour juguler cette crise migratoire « biblique » et protéger notre pays d’un tsunami, prévisible celui-là ?

Monsieur le Président Sarközy, il est plus que temps d’ informer les Français de vos décisions et intentions à ce sujet.

Mais nous attendons surtout des actes, non des discours d’intention sans lendemain.

Les lendemains n’ont que trop déchanté ; notre colère gronde crescendo !

**********

10/12/2010

Le coût réel de l’immigration en France; piqûre de rappel…


14ème étude publiée par Contribuables Associés réalisée par Jean-Paul Gourévitch,expert international en ressources humaines, spécialiste des migrations. 

L’immigration, combien ça coûte ? Ce thème est si lourd d’enjeux politiques que le seul fait de poser la question dérange ou provoque.

Au bout du compte, ce sont pourtant les contribuables qui financent les migrations. Il est donc souhaitable, pour se faire une opinion sur le bien-fondé des politiques conduites dans ce domaine, d’en identifier et d’en évaluer les paramètres financiers

C’est à cet exercice que s’est livré, avec un souci de l’exactitude exempt de tout a priori idéologique, Jean-Paul Gourévitch, expert international en ressources humaines. Dans l’étude que nous publions, il compare les dépenses annuelles que l’Etat consent pour les immigrés (71,76 milliards d’euros) avec les recettes qu’il encaisse de leur part (45,57 milliards d’euros), soit un solde négatif de plus de 26 milliards.

Enfin, il évalue les investissements engagés par l’Etat pour contenir les flux migratoires ou faciliter l’intégration des immigrés et de leurs enfants (10,81 milliards d’euros). Au terme de cette analyse, il présente les solutions qui permettraient de réduire les coûts de l’immigration.

14/09/2010

Le crépuscule des sots…

A méditer…

FDF

.

LE CREPUSCULE DES SOTS ? , G.W. Goldnadel

Je ne peux m’y résoudre, en tant que Juif, car sans avoir pratiqué publiquement avec ferveur le culte de la Shoah, je n’admets pas qu’on galvaude ainsi la vérité historique. Je le peux d’autant moins, que les mêmes qui aujourd’hui ressuscitent Hitler et Himmler sont restés bien placides l’an passé quand des foules bigarrées défilaient dans Paris aux cris de «Mort à Israël ! » quand ce n’était pas « Mort aux juifs ! » Je ne m’y résous pas non plus, en tant que Français, car je n’accepte pas que l’on compare mon pays et son peuple, qui ont su se faire si accueillants, à l’Etat du Mal absolu. A qui va-t-on faire croire, s’agissant du projet de déchéance de la nationalité, que jusqu’en 1998, la France était un pays totalitaire et raciste qui foulait au pied la Constitution ? A qui va t’on faire croire que ceux des Français qui n’ont pas une conception extatique de l’immigration, qui ne considèrent pas forcément qu’elle est « une chance pour la France » en matière de sécurité et que le métissage obligatoire est l’avenir de l’humanité, sont de redoutables xénophobes ? (Le Figaro) Imprimer Envoyer à un ami

[D’après l’article paru dans Le Figaro du 13/9/2010, reproduit avec l’aimable autorisation de l’auteur]

Il y avait longtemps que le débat récurrent autour de l’immigration n’avait sécrété un tel comportement névrotique de la part du monde médiatique et politique.

Avant le commentaire, travelling sur cet été de tous les fantasmes :

La ville de Grenoble a connu des troubles très graves consécutifs à la mort d’un braqueur récidiviste d’origine maghrébine, tué par des policiers dans l’exercice de leurs fonctions.

Des émeutes s’en sont suivies au cours desquelles, il a été tiré à balles réelles sur les fonctionnaires.

A la suite de quoi, les policiers grenoblois impliqués ont fait l’objet de menaces de mort nominative et ont été contraints de quitter la ville.

C’est dans ces conditions assez particulières, que le Président de la République annonçait des mesures pour lutter contre une insécurité qu’il n’hésitait pas à lier aux conséquences de l’échec de l’intégration de nombre d’immigrés.

Il envisageait notamment de revenir à une loi, amendée en 1998, qui permettait, sous certaines conditions, de déchoir certains délinquants naturalisés de la citoyenneté française. Il évoquait également les problèmes posés par certains « gens du voyage ».

Alors que l’opposition pouvait parfaitement s’interroger sur l’opportunisme politicien d’un Nicolas Sarkozy dans le creux de la vague face à un Parti Socialiste et un Front National revigorés, la gauche, notamment par les voix de Michel Rocard et d’Arnaud Montebourg, nullement désavoués depuis, brandissait à nouveau le spectre de Vichy et les brandons du nazisme…

Mais il était nullement question qu’une partie de la droite ne participe à ce nouvel happening révisionniste par la banalisation de la Grande Catastrophe. Alors que la police parisienne expulsait le 15 aout un campement illégal de Roms et que les fonctionnaires notifiaient aux seuls hommes un rappel à la loi, le député villepiniste Jean-Pierre Grand s’éleva contre une « sélection » de triste mémoire, qui rappelait, selon ce dernier « les rafles pendant la guerre ».

Le Monde, ne pouvant plus demeurer passivement complice, dans un éditorial du 18 août, titrait sans rire « Amour de soi, Haine de l’autre » et reprochait au Président de permettre un « appel d’air » au racisme, notamment contre les musulmans.

Le même journal de publier dans la foulée la lettre ouverte d’un professeur lyonnais racontant les affres de sa famille juive pendant l’occupation et comment l’Etat français avait déchu de leur nationalité les meilleurs de ses enfants.

Dans de nombreux reportages, on présenta comme autant d’ « expulsions », le retour volontaire et contre argent de Roms en Roumanie, la plupart précisant qu’ils retourneraient en France, comme la loi européenne les y autorise désormais.

Le 26 août, France 2 diffusait un reportage sur des gitans camarguais, solidaires des Roms, venus dire, devant un mémorial rappelant leur déportation par les nazis, que l’insupportable passé était de retour. Pour faire bonne mesure, la chaine publique diffusait en prime des images shoatiques montrant des enfants tziganes dans les camps de la mort.

Peu après, un prêtre inspiré implora le ciel et la télévision pour que le souverain français sans cœur succombe, ainsi qu’aux temps ardents de la Sainte Ligue. Silence dans les rangs des gardiens de l’ordre moral.

Un autre ecclésiastique, se tenant pour Mgr Saliege sous l’occupation, lut courageusement l’homélie que le Juste avait prononcée en faveur de ceux promis à la déportation.

Quant à Alain Minc, venu défendre le chef de l’Etat contre les menées du Saint-Siège, il ne trouva pas d’arguments plus pertinents que de reprocher à son chef ses origines allemandes…

Peux-je dire, calmement, que je ne puis me résoudre, à nouveau, à un tel comportement irresponsable et indécent ?

Je ne peux m’y résoudre, en tant que Juif, car sans avoir pratiqué publiquement avec ferveur le culte de la Shoah, je n’admets pas qu’on galvaude ainsi la vérité historique. Je le peux d’autant moins, que les mêmes qui aujourd’hui ressuscitent Hitler et Himmler sont restés bien placides l’an passé quand des foules bigarrées défilaient dans Paris aux cris de «Mort à Israël ! » quand ce n’était pas « Mort aux juifs ! »

Je ne m’y résous pas non plus, en tant que Français, car je n’accepte pas que l’on compare mon pays et son peuple, qui ont su se faire si accueillants, à l’Etat du Mal absolu.

A qui va-t-on faire croire, s’agissant du projet de déchéance de la nationalité, que jusqu’en 1998, la France était un pays totalitaire et raciste qui foulait au pied la Constitution ?

A qui va t’on faire croire que ceux des Français qui n’ont pas une conception extatique de l’immigration, qui ne considèrent pas forcément qu’elle est « une chance pour la France » en matière de sécurité et que le métissage obligatoire est l’avenir de l’humanité, sont de redoutables xénophobes ?

A quel jobard peut-on faire gober que des gens du voyage ne peuvent poser problème et que les responsables européens se sont montrés avisés lorsqu’ils ont négocié avec la Roumanie son entrée dans la communauté sans que ne soit améliorée chez elle la condition des Roms ?

Et si tout simplement, dans un débat contemporain et rationnel, libre et éclairé, la seule question politique digne d’être posée – sereinement – et non le couteau antiraciste sous la gorge – n’aurait-elle pas du être celle d’un éventuel anachronisme ?

On pouvait parfaitement, sans être accusé de haute trahison ou de folie suicidaire, soutenir qu’à présent, la conception traditionnelle, étroite à tous égards, d’un Etat-nation  ethnoculturel, remparé dans des frontières illusoires, est doublement et inexorablement dépassée. En raison du nouvel espace politique européen créé au lendemain d’une horrible guerre fratricide, comme en raison de l’irrésistible mondialisation accélérée des échanges humains et culturels. Cette thèse est défendable.

Mais on pouvait également plaider, sans être disqualifié pour cause de racisme et de xénophobie, que la richesse humaine est faite de la diversité identitaire de ses peuples et de ses cultures. Que ceux-ci sont enracinés naturellement par leur histoire commune dans une même géographie, que l’Europe politique demeure une construction artificielle et désincarnée, qu’enfin la principale leçon du dernier cataclysme historique, est qu’un Etat-nation reste le meilleur rempart démocratique contre la barbarie du fanatisme ou de l’expansionnisme jamais vaincus.

Cette thèse n’a toujours rien d’obsolète et mérite également le respect.

Mais ce débat existentiel si légitime, si impérieusement indispensable, est demeuré strictement interdit, et les thèses en présence délibérément dénaturées.

Les partisans d’un nouveau modèle étatique post- national n’ont pas osé aller, pour la plupart, jusqu’au bout de leur logique, conscients de ce que la majorité des citoyens continuent de tenir charnellement au modèle historique traditionnel qu’ils nomment, simplement, leur pays.

L’ouverture de fait des frontières à la libre circulation des hommes signifie, à terme, leur inévitable obsolescence.

Prétendre qu’il faudrait continuer, dans le cadre de la souveraineté légale nationale, à réguler les flux migratoires tout en privant l’autorité de poursuite de toute légitimité républicaine en considérant toute mesure de contrainte nécessaire comme ignoblement inhumaine conduit à une hypocrite et schizophrénique impasse.

De leur coté, les partisans de l’Etat-nation ont vu leurs positions d’autant plus systématiquement caricaturées que les termes du débat n’étaient pas franchement posés.

Instinctivement, ils ont vu dans le non-respect de la loi sur les flux migratoires un danger irréversible pour le modèle traditionnel basé non seulement sur un pacte tacite de vivre ensemble dans le respect de la légalité républicaine, mais encore sur une base démographique tempérée par une immigration régulée permettant une intégration progressive.

Au fur et à mesure de l’irrésistible transgression des lois successives en matière d’immigration auquel s’est ajoutée la décision historique sur le regroupement familial des étrangers, une grande majorité de Français a confusément considéré en péril son modèle patriotique traditionnel.

Cette angoisse, de nature existentielle, a été, de surcroît, avivée par l’aggravation des problèmes de sécurité liée à cette augmentation de cette immigration mal maitrisée.

A cette appréhension citoyenne naturelle, il faut redire ici que le système xénophile – qui gouverne souverainement les esprits formateurs et occupe donc le discours dominant – a répondu injurieusement par l’interdiction du libre débat qui s’imposait, ainsi que par un double déni.

Il convient en effet tout d’abord d’observer que cette réflexion nécessaire sur la libre ouverture des frontières nationales à la circulation sans contrainte des hommes, au prix de bouleverser l’équilibre démographique, n’a jamais été autorisée :

L’idéologie dominante a, d’abord, à un moment T, opposé à l’inquiétude populaire un haussement d’épaules agrémenté d’une fin de non-recevoir en expliquant qu’une telle peur relevait en fait d’un pur fantasme d’extrême droite dénué de tout fondement factuel. Le débat était donc aussi inutile que nocif et artificiel. Trop tôt.

Puis, à un moment T + 1, quand les bouleversements démographiques n’ont plus pu être niés, l’idéologie a décrété le débat comme forclos, puisque la France était devenue « une nation multiculturelle » Trop tard.

A quel moment précis, la France est-elle devenue, sans débat ni combat, cette nation postmoderne ? nul ne le saura évidemment jamais.

Le même refus de débat intellectuel et politique autour du problème de sécurité publique peut être constaté.

Ce qui est normal, puisque les deux questions sont liées.

A un moment T, la suggestion de la hausse de l’insécurité a été réduite à une pure question de « perception » : le sens commun populaire était trompé par l’exploitation cynique par l’extrême droite de la peur de l’étranger, expliquait doctement l’intelligentsia xénophile. L’insécurité était donc un fantasme de beauf lourdaud.

Au moment T+1 ou même l’idéologie la plus prégnante n’a plus été en mesure de nier la dure réalité, celle-ci s’est contentée de contester avec véhémence le lien entre les progrès enfin reconnus de la délinquance et l’immigration mal maitrisée donc mal intégrée.

Il semblerait aujourd’hui que l’idéologie, toujours plus modeste dans ses dénégations, se réduise à condamner la vanité d’une répression « sécuritaire » sans prévention pour endiguer le phénomène et sa cause ,enfin admise implicitement mais toujours interdite d’expression publique.

Encore faut-il préciser que pour interdire ce débat, pour retarder le constat inéluctable, l’idéologie dominante que j’ai appelé xénophile- et qui est du même métal que la xénophobie – a eu recours à son arme traditionnelle et favorite du terrorisme intellectuel. Qu’un penseur déviant ou un citoyen récalcitrant ne récite pas le catéchisme convenu et il déclenche immédiatement les mêmes concerts polyphoniques d’hilarité moqueuse, d’indignation outragée et de condamnations à la relégation qui ont réussi à retarder la découverte du goulag. Peu importe, évidemment, que les suspects n’aient pas assorti leurs réserves de la moindre remarque désobligeante envers les immigrés étrangers.

Que le pouvoir politique en place tente de maitriser légalement le phénomène migratoire, qu’il demande aux autorités compétentes d’en exécuter les termes, et immédiatement, l’idéologie xénophile, assurée du soutien d’artillerie médiatique nécessaire, pilonnera l’opinion publique jusqu’à, sinon la mystifier – la tache est impossible au regard du décalage entre le discours moralisateur et le réel – au moins la faire douter, l’intimider, lui imposer une conduite morale, un surmoi tétanisant, une abstention dans la manifestation verbale.

Quel unique ressort psychologique requis était hier encore assez puissant pour obtenir un tel résultat ?

Certainement pas seulement l’appel aux principes humanitaires, au devoir d’hospitalité, à la condamnation de l’égoïsme national qui peuvent, certes, être plaidés, mais sont aujourd’hui insuffisants au regard des excès précisément causés, non par les étrangers, mais par les effets pervers de la culture de l’excuse et de l’auto détestation.

Mais avant tout, le contexte culturel imaginaire basé sur les fantasmes d’un passé qui ne passe pas.

Qui a oublié le cortège d’artistes venus soutenir l’occupation par les sans-papiers d’une église parisienne et la comparaison de leur sort avec celui des déportés d’Auschwitz ?

Qui ne se souvient de cette manifestation d’histrions « aux noms imprononçables » venus célébrer le combat des immigrés clandestins en se rendant Gare de l’Est, une valise en carton à la main, histoire de bien signifier la continuité dramatique entre les situations, histoire aussi de faire comprendre que, cette fois, la courageuse résistance empêchera la réitération de leurs forfaits par les mêmes forces obscures.

Mais il semble bien qu’aujourd’hui, sous les coups de boutoir de la dure réalité, l’idéologie outrancière ait perdu une grande part de sa capacité d’intimidation et de mystification.

Pour peu que des responsables politiques, des intellectuels, sachent faire front en imposant enfin le libre débat sur l’immigration, interdit depuis vingt ans, sans céder aux facilités et à la démagogie, et quitte à en appeler au scrutin populaire, alors , peut-être, la France se délivrera-t-elle à temps des sortilèges maléfiques du passé.

Gilles- William GOLDNADEL. Président d’Avocats Sans Frontières.

dernière parution : « Conversations sur les sujets qui fâchent » (avec Alexandre Adler) ed. Jean-Claude Gawsewitch.

A paraître chez le même éditeur : «  Réflexions sur la question blanche »

vu sur http://www.upjf.org/actualitees-upjf/article-18875-145-7-crepuscule-sots-gw-goldnadel.html