Francaisdefrance's Blog

08/03/2012

On approche des présidentielles: Florence Cassez libre dans 15 jours ?

Vous vous souvenez de Florence Cassez ?

Et bien son histoire ressort des oubliettes; à deux mois des présidentielles… Vous avez dit bizarre??? Comme c’est bizarre…

Je parie en outre que l’on va aussi assister à une soudaine libération de quelques otages Français retenus ça et là…

FDF

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Entente cordiale… A droite, Felipe Calderon, président du Mexique; à gauche, vous connaissez…
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Un juge de la Cour suprême a rendu un rapport détonnant sur les conditions d’arrestation de la Française. Il demande sa libération.

Dans son rapport final répondant à l’appel en révision déposé par Florence Cassez, le juge de la Cour suprême Arturo Zaldivar a rendu son verdict qui est très favorable à la Française condamnée à 60 ans de prison pour trois enlèvements. Depuis six ans, elle crie son innocence, et elle pourrait bientôt voir la fin de son cauchemar.

Après avoir étudié pendant plusieurs mois le dossier de Florence Cassez d’un point de vue juridique et constitutionnel, le juge Arturo Zaldivar proposera à ses pairs de la Cour suprême d’ordonner sa libération immédiate. Il a repris un à un les éléments juridiques qui soutiennent ce procès.

« Violation du droit fondamental des étrangers »

Il estime que les droits consulaires de la Française n’ont pas été respectés, car la police n’a pas cherché à contacter immédiatement le consulat de France, ce qui constitue une violation du droit fondamental des étrangers qui font l’objet d’une arrestation.

Florence Cassez n’a pas été présentée immédiatement à un juge d’instruction, comme l’exige la Constitution ; elle a au contraire été emmenée dans un autre lieu pour la reconstitution d’une fausse arrestation devant les caméras de télévision. Les notions d’immédiateté et de flagrant délit ont de ce fait disparu, et les témoignages des victimes ainsi que les déclarations des policiers sont une déformation de la réalité, induite par la police fédérale.

« Présomption d’innocence violée »

Le juge Zaldivar considère que la présomption d’innocence a été violée et que le procès a été vicié dès le départ. Le juge précise qu’il ne s’en prend pas à la presse pour son travail, mais qu’il critique les autorités qui ont sciemment déformé la réalité pour que l’opinion publique estime coupable a priori la personne qu’on lui présentait, sachant les implications négatives que cela aurait sur son procès.

Ce rapport est donc une très bonne nouvelle pour Florence Cassez, même si le verdict du juge Zaldivar doit maintenant être approuvé à l’unanimité par les juges de la Cour suprême le 21 mars prochain. Rien n’est encore joué, car il est de notoriété publique que bon nombre d’entre eux sont proches du gouvernement de Felipe Calderón qui s’est toujours opposé à la libération de la jeune femme.

Source: http://www.lepoint.fr/

19/02/2011

La récupération politique émotionnelle…

Tout n’est que récupération politique. 2012, c’est demain… Mais un peu tard pour faire semblant de fermeté. Surtout de fausse fermeté… Au fait, l’affaire Germaneau, on n’en n’entend plus parler…

FDF

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Affaire Cassez : halte à la diplomatie émotionnelle !

Le président de la République et sa ministre des Affaires étrangères ont choisi de sacrifier  la relation entre la France et l’un des pays les plus importants d’Amérique latine, le Mexique, officiellement au nom de « l’innocence d’une Française », en réalité au nom d’une pitoyable stratégie de communication émotionnelle à usage purement intérieur.

L’instrumentalisation du sentiment s’est désormais complètement substituée, dans tous les domaines (sécurité, justice, économie…), à la vraie politique, laquelle consisterait à traiter en profondeur la racine des problèmes. Nos gouvernants ne savent plus que larmoyer, devant des micros, tout en s’agrippant aux caméras des familles de victimes.

Attardons-nous un instant sur le fond de cette lamentable affaire Cassez. En décembre 2005, l’arrestation d’Israel Vallarta Cisneros et de sa compagne française, Florence Cassez, sonne le glas d’un terrible gang de kidnappeurs, « Los Zodiacos » lequel s’est rendu coupable de dizaines d’enlèvements, d’assassinats, de tortures et de viols. Plusieurs victimes, hommes, femmes et enfants témoignent et accusent Florence Cassez d’avoir participé aux séquestrations d’otage (qui se passaient dans le ranch où elle vivait avec son compagnon).

Voici un extrait du témoignage écrit de la dernière victime du clan « Los Zodiacos », paru dans la presse mexicaine et bien sûr occulté par la presse française :

« Mon nom est Cristina Rios Valladares. J’ai été victime d’une prise d’otage, aux côtés de mon époux Raul et de mon fils Christian qui avait 11 ans (…) Nous avons appris la nouvelle de la peine de prison que Florence Cassez méritait, cette femme dont j’avais écouté la voix à maintes reprises pendant ma captivité. Une voix d’origine française qui bourdonne encore aujourd’hui dans mes oreilles. Une voix que mon fils reconnaît comme celle de la femme qui lui a pris du sang pour l’envoyer à mon époux, avec une oreille qui lui ferait penser qu’elle appartenait à mon fils (…) Maintenant j’apprends que cette Florence réclame justice et clame son innocence. Et moi j’entends dans ces cris la voix de la femme qui, jalouse et furieuse, hurlait sur Israel Vallarta, son petit ami et chef de la bande, que s’il recommençait à s’approcher de moi, elle se vengerait sur ma personne ».

Contrairement aux partis dominants qui, à l’unisson, semblent vouloir faire de Florence Cassez un nouveau Dreyfus, nous ne voulons pas être définitifs sur cette affaire. La reconstitution spectaculaire devant les caméras de la télévision mexicaine, au lendemain de l’arrestation, en 2005, obéissait sans doute à une volonté de la part du gouvernement mexicain de médiatiser son action de répression de ce qui est un véritable fléau au Mexique : les enlèvements de personnes privées avec demande de rançon et mutilations. N’oublions pas que le président mexicain est confronté à des gangs criminels et des cartels qui, depuis 2006, ont fait plus de 30.000 morts dans ses forces de sécurité. Il s’agit d’une véritable guerre, et c’est la raison pour laquelle le petit caprice émotionnel du Tout-Paris n’impressionne guère les Mexicains. Il n’en demeure pas moins que cette reconstitution a contribué à ternir la procédure judiciaire mexicaine ; mais il faut raison garder : elle ne doit pas en effacer le contenu.

La vérité, c’est que le Mexique, grand pays membre de l’ALENA, et puissance importante de l’Amérique latine, dispose d’un vrai système judiciaire, et que les faits sont accablants pour Florence Cassez. Les témoignages sont là, et il est difficile par ailleurs (simple remarque de bon sens) de faire croire que Florence Cassez ait pu vivre pendant autant de temps dans un ranch où s’activaient une bande de tueurs, avec des armes et des munitions partout, des otages cachés et souvent torturés, ceci sans n’avoir jamais rien remarqué !

Suite et source: http://tinyurl.com/4lxtc9d