Francaisdefrance's Blog

06/10/2010

Contre le fondamentalisme de l’offense…


Cinq ans jour pour jour après avoir publié les caricatures du prophète de l’islam, largement instrumentalisées dans le monde musulman, le quotidien danois Jyllands-Posten s’interroge une fois encore sur la liberté d’expression et sur « la tyrannie du silence ».

Manifestation à Nairobi, en février 2006

La publication par Jyllands-Posten des douze caricatures du prophète Mahomet le 30 septembre 2005 et la crise internationale qui s’en est suivie ont permis de clarifier l’organisation du monde dans lequel nous vivons.

La plupart des Danois ont depuis longtemps une opinion bien arrêtée sur ces dessins. Certains pensent que le quotidien a bien fait de les publier. D’autres estiment que ce n’était peut-être pas judicieux, tout en défendant le droit du journal de le faire. D’autres encore condamnent les caricatures et trouvent qu’elles n’auraient jamais dû voir le jour. D’aucuns considèrent que ce genre d’agissement doit être puni comme un crime et une petite minorité est convaincue que les caricatures sont tellement offensantes que ses auteurs méritent la mort.

Certains choisissent donc d’éluder le problème. Un trop grand nombre s’inclinent devant l’argument de la violence en tenant Jyllands-Posten responsable d’un éventuel acte terroriste. Une façon d’effacer les coupables de l’histoire. C’est insensé, mais c’est une réalité. Le débat sur les caricatures est important, mais tous les éléments du dossier sont désormais connus, et chaque fois qu’ils sont ressortis, on entend les mêmes arguments pour et contre. Sur ce front, on n’avancera donc guère pour le moment.

Il faut, en revanche, sortir le débat du contexte politique strictement danois et discuter des principes qui sont en en jeu au niveau international. L’issue de ce débat-là est en effet déterminante pour la manière dont les individus et les sociétés cohabiteront au XXIe siècle. Deux facteurs sont, à cet égard, décisifs. D’une part, les individus franchissent aujourd’hui les frontières avec une facilité et une fréquence sans égales dans l’histoire. Cela signifie que toutes les sociétés deviennent de plus en plus multiculturelles, multiethniques et multiconfessionnelles. Des groupes et des individus obéissant à des règles et des valeurs différentes vivent côte à côte, tout en étant soumis à la même législation. D’autre part, les technologies de l’information permettent à une publication en ligne au Danemark d’être immédiatement lue et interprétée dans le monde entier, le contexte du contenu initial étant perdu au passage. Ces deux facteurs augmentent le risque d’être offensé par les propos d’un voisin ou d’individus à l’autre bout de la terre.

Le grand défi est de savoir comment gérer cette nouvelle situation, qui est en train de faire émerger une opinion publique mondiale. En substance, deux options sont possibles. L’une est de suivre la devise : si tu acceptes mon tabou, j’accepte le tien. Ainsi, s’il est criminel de nier l’Holocauste, il doit l’être aussi de publier des dessins satiriques représentant le prophète des musulmans. Et s’il est interdit d’offenser les sentiments religieux, il doit également être défendu de piétiner les sentiments des non-croyants. Dans un tel monde, il ne tarderait pas à devenir impossible de dire quoi que ce soit sans offenser quelqu’un. Cette option-là mène à la tyrannie du silence. L’autre option est d’insister sur le fait que personne, dans une société civilisée, ne peut se prévaloir d’un droit particulier à ne pas être offensé.

Dans un tel Etat de droit, l’incitation à la violence représente la limite naturelle de la liberté d’expression, si l’on souhaite vivre en paix et garantir la liberté. Malheureusement, nombreux sont ceux qui préfèrent le fondamentalisme de l’offense. Leurs mobiles sont souvent nobles, mais ils ne voient pas ses conséquences désastreuses pour la liberté. Ce débat est d’une actualité plus importante que jamais.

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DANEMARK Combattre la « tyranie de l’offense » avec des mots… et des dessins !

C’est lui qui a pris la décision de publier douze dessins du prophète Mahomet à la Une du supplément culture du quotidien danois Jyllands Posten, le 30 septembre 2005. Et c’est aussi lui qui, avec le dessinateur Kurt Westergaard, souffre régulièrement des menaces d’ extrémistes islamistes.

Cinq ans après, Flemming Rose publie de nouveau ces dessins, dans un livre qui sort ce 30 septembre au Danemark, intitulé « Tavshedens Tyranni » (La tyranie du silence). Jyllands-Posten a demandé au journaliste et écrivain danois Leif Davidsen d’en faire la critique. Selon Davidsen, Flemming Rose a écrit un livre « intellectuellement stimulant, fascinant et parfois émouvant », dont la grande force est d’offrir un point de vue global et pas seulement danois. Il lui accorde cinq étoiles sur six.

« Ce livre contient une analyse fine de ce qu’implique la mondialisation, estime Davidsen. Il observe comment nous vivons ensemble dans un monde où la communication est immédiate ».

Dans cet ouvrage, Flemming Rose défend avec ardeur l’idée qu’il faut se battre avec les mots, ne pas laisser gagner les « fondamentalistes de l’offense », ainsi qu’il nomme ceux qui veulent empiéter sur la liberté d’expression dès lors qu’ils se sentent offensés dans leurs croyances. Leif Davidsen constate lui aussi qu' »à l’ONU, de plus en plus de pays exigent la censure au nom de la défense contre les offenses religieuses ». Et de conclure qu' »en lisant le livre de Rose, qui est également une étude de l’anatomie de la peur, on comprend beaucoup mieux, comment nous en sommes arrivés là et peut être, comment nous pouvons en sortir».

source : courrierinternational.com

28/08/2010

Danemark : les caricatures de Mahomet bientôt republiées…

Il faut abuser des bonnes choses… Je vais commander cette publication…

FDF

Flemming Rose, le rédacteur des pages culturelles du grand quotidien danois Jyllands-Posten, a annoncé cette semaine qu’il publierait à nouveau les caricatures de Mahomet dans un livre intitulé « La tyrannie du silence », qui devrait sortir le 30 septembre prochain, cinq ans après la parution des dessins qui avaient provoqué des émeutes populaires dans le monde musulman.

Les « caricatures de Mahomet » sont une série de douze dessins, dont celui coiffé d’un turban en forme de bombe. Ce sont les réponses de douze dessinateurs à Kåre Bluitgen, un écrivain danois qui se plaignait que personne n’ose illustrer son livre sur Mahomet depuis l’assassinat du réalisateur Theo van Gogh.

Publiées initialement le 30 septembre 2005 par Jyllands-Posten, elles furent reprises dans le monde entier, et, ce qu’on sait moins, en premier par l’égyptien Al Fagr le 17 octobre 2005.

Ces caricatures d’initiative privée — le journal et les auteurs — ont provoqué l’indignation de communautés musulmanes et ont été la cause de manifestations violentes (attaques des ambassades occidentales, boycott des produits …)

Rappelont qu’en France, France Soir fut le premier journal qui avait osé publier les dessins, le 1er février 2006. Le jour même, le chrétien et controversé homme d’affaires franco-égyptien Raymond Lakah, propriétaire du quotidien, limogea Jacques Lefranc, président et directeur de la publication. Cet exemplaire de France Soir avait été interdit et saisi à Rabat et à Tunis.

L’éditorialiste de France-soir écrivait, au sujet de la publication des caricatures : « Non, nous ne nous excuserons jamais d’être libres de parler, de penser, de croire… Puisque ces docteurs autoproclamés de la foi en font une question de principe, il faut être ferme. Clamons-le autant qu’il le sera nécessaire, on a le droit de caricaturer Mahomet, Jésus, Bouddha, Yahvé et toutes les déclinaisons du théisme. Cela s’appelle la liberté d’expression dans un pays laïque ».

L’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo avait publié lui aussi (après une certaine hésitation) le 8 février de la même année, les caricatures de Mahomet.

Le journal pro arabe Le Monde n’avait, lui, publié que deux des douze caricatures. Le Canard Enchaîné y consacra une édition et proclama « Les intégristes se battent pour le respect de la liberté… d’oppression ».

Des organisations telles que le Conseil français du culte musulman, L’Union des organisations islamiques de France et la Grande Mosquée de Paris avaient tenté une procédure en référé (procédure d’urgence) demandant la saisie de ce numéro du journal.

Le 12 septembre 2006, la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris déboutait la fédération des associations islamiques qui avait assigné Charlie Hebdo et France Soir pour incitation à la haine raciale, jugeant irrecevable sa plainte liée à la publication des caricatures.

La publication de « La tyrannie du silence », prévue le 30 septembre prochain, va relancer le débat sur la censure islamique qui s’abat sur l’Europe, et le droit fondamental et inaliénable à la critique d’une pensée ou d’une religion.

Le lobby islamophile d’Europe tente en effet, par tous les moyens, de s’approprier une partie de l’espace public européen, et d’imposer des restrictions à la liberté d’expression (conformément aux pratiques dans leurs pays d’origine, Note de JPG). Aujourd’hui, seuls les bien-pensants de la gauche européenne peuvent nier l’étendue de la pénétration islamique en Europe, pénétration qui  est hostile à histoire et à l’héritage des lumières, et dont le but avoué est la conquête du territoire et de la pensée.

Source: http://tinyurl.com/3abppgs