Francaisdefrance's Blog

27/01/2012

Me faire crucifier ou démembrer; sûr que je n’aimerais pas…

Et c’est pourtant ce que promet ce branleur de Sadok Chourou, député d’Ennahdha, à nous autres, les blogueurs ou webmestres si on dit du mal de l’islam.

Les nouveaux démocrates Tunisiens. Chourouge Chourou, à gauche…

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Rien de tel pour me ragaillardir. Tu vois, Chourou, tes conneries, on n’en n’a même pas peur. Essaye d’évoluer un peu et on pourra peut être envisager un jour de causer entre êtres humains…

FDF

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CETTE DOCTRINE APPELÉE ISLAM,  QUI N’EST EN RIEN UNE RELIGION,   EST TOUJOURS AUSSI TERRIFIANTE.  

FORCE EST DE CONSTATER   QUE DEPUIS LE 7ème SIÈCLE  CETTE DOCTRINE  HAINEUSE, CRUELLE, SECTAIRE  et LIBERTICIDE,  
N’A PAS DU TOUT EVOLUé.

« C’est le coran qui prescrit ces châtiments, dit-il. D’autres disent que c’est une incitation à la haine…! »

La véritable question qu’il convient maintenant de se poser réellement :

« LAISSERONS NOUS S’INSTALLER   CETTE DOCTRINE  MALÉFIQUE DANS NOS PAYS MODERNES ET CIVILISES ? »

JC JC…

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Tunisie : « tuer, crucifier, amputer », le député d’Ennahdha persiste et signe
C’est le coran qui prescrit ces châtiments, dit-il. D’autres disent que c’est une incitation à la haine…!

Sadok Chourou, député d’Ennahdha, a créé la polémique suite à son intervention lors de la séance de lundi après-midi 23 janvier 2012.

En effet, s’appuyant sur un verset du Coran, M. Chourou a demandé à sévir contre les sit-inneurs et les blogueurs qui doivent être punis, selon ce verset, par mort, par crucifixion, par démembrement ou bannissement, incitant de ce fait à la haine, selon certains députés. Dans une déclaration à Mosaïque Fm mardi, le député a persisté sur ses dires expliquant que «c’est juste un simple constat de ce qui se passe maintenant : ce n’est pas un appel à la haine mais un appel à mettre fin à ces faits qui sont un crime envers le peuple et méritent un châtiment des plus sévères.

Mohamed El Hamdi, député du PDP, a condamné les propos de Sadok Chourou qui, selon lui, incitent à la haine et le peuple à intervenir dans ce qui ne peut être que la mission des forces de l’ordre qu’elles seules possèdent la légitimité d’user de la force pour mettre fin aux dépassements. En outre, M. El Hamdi a indiqué que pour lui les bloqueurs et les sit-inneurs, malgré certains dépassements, ne sont pas ni contre Dieu ou le prophète, ni contre la révolution et ne méritent pas la mort, la crucifixion, ou autre châtiments pour autant !

Pour sa part, Samir Dilou a précisé que le gouvernement n’a pas besoin de « Fatwa » pour légitimer la violence et sa politique repose sur ce qu’elle annonce et non pas sur ce qui est annoncé à la Constituante, soulignant que chaque député est responsable de ses dires.

Maya Jeribi a, pour sa part, affirmé qu’il n’y avait aucun malentendu et que les propos de Sadok Chourou étaient clairs et dirigés contre les sit-inneurs, et qu’en cela, ils étaient condamnables sans ambigüité, appelant le parti au pouvoir à prendre ses responsabilités quant aux propos tenus par ses élus. Elle a, en outre, déclaré que ces personnes que Sadok Chourou appelle à punir sévèrement sont ceux qui ont fait la révolution et qu’ils n’étaient bons, semble-t-il, que lorsqu’il était question des élections.

Source :  Tunisie – Sadok Chourou persiste sur ses déclarations haineuses, BusinessNews.com.tn, 24 janvier 2012.

Merci à JC JC…

14/05/2011

« Les terroristes sont des êtres humains »… Ah bon ?

Première nouvelle.

J’ai déniché l’article qui suit qui m’a fait bondir: il ne fallait pas tuer Ben Laden… Mais combien d’êtres humains (femmes et enfants compris) Ben Laden a t’il fait tuer? Pourquoi laisser en vie un terroriste pour qui tuer est un but? Le « droit pénal », Ben Laden n’en n’avait rien à faire lorsqu’il organisait ses attentats meurtriers.

FDF

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Les terroristes ne sont pas sans droit(s)

Les terroristes sont des êtres humains, Oussama Ben Laden ne fait pas exception ici. En tant que tels, ils sont titulaires des droits de l’homme, y compris le droit à la vie, le droit d’être traité avec humanité et le droit à un procès pénal équitable. Les droits de l’homme fondamentaux restent valables même dans un état d’urgence. En temps de paix, le droit à la vie n’est suspendu que d’une manière exceptionnelle, en particulier dans les cas de légitime défense. S’il s’avère exact que Ben Laden était désarmé et s’il a été tué d’une manière ciblée, alors la légitime défense peut être exclue car elle doit être la réponse nécessaire à une agression immédiate et illégale à l’encontre des soldats des forces spéciales entrés en action. La supposition erronée d’une situation de légitime défense est une autre excuse possible même si l’acte homicide reste alors objectivement illégal. À la différence de ce que le président américain semble estimer, la « liquidation » de  Ben Laden dessert ainsi la justice et non pas le contraire.

Un Etat de droit se doit de traiter même ses ennemis avec humanité. Il arrête les terroristes afin de les déférer à la justice. A l’image de ce que l’Allemagne a fait avec la RAF (Fraction armée rouge) et fait aujourd’hui avec les membres d’Al-Qaïda. Si la culpabilité des personnes en question est constatée par un tribunal impartial, des condamnations à des peines fermes, allant jusqu’à la peine de mort aux États-Unis, peuvent en résulter. Une liquidation sans action en justice s’apparente à une exécution extralégale chose pour laquelle des États de non-droit sont dénoncés régulièrement devant les organismes de droits de l’homme.

Il est vrai qu’en temps de guerre, lors d’un « conflit armé » au sens du droit international humanitaire, la situation juridique se présente quelque peu différemment. Ainsi, des « liquidations » sont admises, pour autant que les cibles participent directement aux hostilités et ce pendant la durée de cette participation. Dans un conflit international l’interdiction de tuer est abrogée par rapport aux combattants et dans un conflit non-international par rapport aux combattants de fait. Ceux-ci peuvent même être tués d’une manière ciblée dans certaines circonstances en particulier en tenant compte de la nécessaire proportionnalité des moyens, c’est-à-dire en donnant la préférence aux mesures moins lourdes (arrestation) et en évitant des victimes civiles superflues. Si ceci devait se produire sur un territoire étranger, l’accord de l’État en question serait nécessaire, sans quoi il s’agirait d’une atteinte à sa souveraineté en violation du droit international. Contrairement à ce qu’on entend parfois actuellement, les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU au sujet de la lutte contre le terrorisme international et contre Al-Qaïda en particulier (résolution 1267 de 1999 ainsi que résolution 1974 de 2011), n’autorisent ni des opérations sur un territoire étranger ni des arrestations, voire des liquidations de terroristes quelconques. Seule l’obligation classique d’extrader ou de juger (aut dedere aut judicare) des suspects terroristes peut être déduite de ces textes.

Dans le cas d’espèce, la licéité d’une liquidation ciblée ne peut d’ores et déjà être admise car les États-Unis – contrairement à la rhétorique trompeuse de la « guerre contre le terrorisme » – ne se trouvent pas dans un conflit armé avec Al-Qaïda. Un réseau terroriste ayant des structures souples et organisé de manière décentralisée ne remplit pas la condition de « partie au conflit » au sens du droit international humanitaire. Il lui manque pour ce faire une structure de commandement militaire centralisée et hiérarchique ainsi que le contrôle d’une certaine partie d’un territoire. Si l’on devait malgré cela proclamer un conflit armé mondial contre Al-Qaida, le monde entier deviendrait alors un champ de bataille ; la conception classique d’un conflit armé limité à un différend militaire sur un territoire national bien déterminé serait étendue à l’infini.

Nul ne doute que des franchissements de frontières lors d’un conflit armé puissent être fréquents, en particulier dans le cadre du repli d’une partie au conflit sur le territoire d’un pays voisin (ainsi les Talibans afghans se replient-ils fréquemment au Pakistan voisin). Mais cette expansion territoriale reste étroitement liée au conflit initial et ne transforme pas le monde entier en champ de bataille, une transformation aux conséquences imprévisibles pour les suspects de terrorisme identifiés comme cibles militaires. Une telle lutte mondiale porterait en outre la guerre dans tous les pays dans lesquels des « terroristes » sont présents, même si l’État belligérant n’est pas en état de guerre avec ces mêmes pays. En fin de compte et même si on devait admettre l’existence d’un conflit armé entre les États-Unis et Al-Qaïda, seuls ceux qui participent directement aux hostilités peuvent être les cibles d’une attaque militaire. Pour cela, il leur faudrait mener ou au moins planifier eux-mêmes d’une manière déterminante des opérations militaires et exercer une fonction continue de combattant ; cette condition ne paraît pas remplie dans le cas de Ben Laden, étant donné que, selon l’opinion majoritaire, il n’était plus que le dirigeant moral d’Al-Qaïda, sans influence aucune sur les opérations militaires concrètes.

Au-delà de ces questions juridiques complexes qui ne font en aucun cas l’unanimité, une autre question bien plus fondamentale se pose : l’Occident veut-il refuser tout droit à la vie et tous les droits de l’homme à ses ennemis terroristes et ainsi les qualifier de cible militaire sans protection aucune ? Poser la question équivaut à répondre par la négative. La supériorité morale et politique d’une société libre et démocratique se traduit tout d’abord par le fait de réserver un traitement juste à ses ennemis, reconnus comme des individus jouissants de droits et non par l’annulation de ceux-ci. On ne mène pas une « guerre » contre des terroristes mais on les combat à l’aide des moyens du droit pénal d’un Etat de droit. C’est l’unique moyen de rendre service à la justice et du seul fondement d’une réelle victoire sur l’injustice terroriste.

Kai Ambos, professeur de droit pénal à la Georg-August-Universität Göttingen

Source: http://www.lemonde.fr/