Francaisdefrance's Blog

09/07/2011

Le terrifiant bilan de l’une des promesses phare du candidat Sarkozy de 2007…

« Une République irréprochable« , promettait Sarközy.

A moins d’un an des présidentielles en France, le bilan Sarközien est vite épluché. Ce qui suit devrait faire réfléchir le peuple de France… Et lui permettre de ne pas pas se laisser prendre au piège une nouvelle fois…Mais ce n’est pas une raison pour voter socialo-momo. Vous devinez ce qui reste?

FDF

.

Les 36 scandales de la République irréprochable…

À la lecture de cette liste on constate d’une part que les condamnations judiciaires restent relativement rares (les ministres qui n’ont pas été condamnés restent donc officiellement innocents des faits évoqués par la presse) ; par ailleurs, on note que les rares condamnations ? inscrites au casier judiciaire – n’empêchent pas ceux qui en ont fait l’objet d’accéder à des postes de pouvoir.

Diké

Lu Kabylie.net

A l’heure où l’homme est à nouveau candidat et use de tous les artifices pour sa survie à l’Elysée, voici une liste, qui s’allongera encore d’ici le 6 mai 2012, de ces affaires qui polluent la Sarkofrance depuis plus de 4 ans.

Certaines affaires ne datent pas d’hier (cf. 23, 24 et 27), mais leurs auteurs ont été promus sous Nicolas Sarkozy pour des raisons de politique interne à l’UMP.

Depuis 2007, les médias nous informent régulièrement d’affaires ou de possibles scandales impliquant des ministres des gouvernements Fillon, sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Bien sûr, la plupart de ces informations n’ont pas été suivies de condamnations judiciaires et pourraient faire l’objet d’attaques en diffamation si nous n’étions pas prudents quant aux termes employés pour les rappeler.

Cependant, à moins d’un an de la prochaine élection présidentielle, il importe de garder à l’esprit tous ces scandales de la « République irréprochable » prônée par Nicolas Sarkozy, qu’ils soient avérés ou simplement dénoncés par les médias.

1. En pleine révolution tunisienne, Michèle Alliot-Marie propose le 11 janvier 2011 à l’Assemblée nationale que « le savoir-faire de nos forces de sécurité, qui est reconnu dans le monde entier, permette de régler des situations sécuritaires de ce type ». La livraison de grenades lacrymogènes aurait finalement été annulée par la ministre le 18 janvier 2011, soit quatre jours après la fuite de Ben Ali.

2. Mais Le Canard enchaîné révèle aussi que Michèle Alliot-Marie a passé ses vacances de fin d’année en Tunisie, alors que les Tunisiens avaient déjà commencé leur révolution. Michèle Alliot-Marie, son compagnon Patrick Ollier, et ses parents auraient effectué deux trajets dans le jet privé d’ Aziz Miled, un homme d’affaires qui aurait été proche de la famille Ben Ali-Trabelsi. Il aurait même été question d’une transaction immobilière en Tunisie. Mediapart a ajouté que Michèle Alliot-Marie se serait également entretenue au téléphone avec « le président en fuite » pendant ses vacances. Elle a finalement démissionné.

3. L’affaire Visionex concerne une société qui aurait proposé à des cafetiers l’achat de bornes internet qui, selon l’accusation, seraient en fait des machines à sous permettant des paris clandestins. Une enquête pour infraction à la législation sur les jeux de hasard a été ouverte. Mais le 6 octobre dernier, Le Canard enchaîné a révélé que lors d’une perquisition effectuée chez David Sénat (mis en examen le 1er octobre 2010) les policiers de la brigade de répression du banditisme auraient trouvé une lettre écrite en juillet 2008 par Michèle Alliot-Marie, annotée par Rachida Dati, alors ministre de la Justice, pour demander de « clôturer les investigations dans le cadre de la commission rogatoire, car la bonne foi a été prouvée ». Or, l’enquête impliquait le fils de l’ancien garde des Sceaux Albin Chalandon, Fabien Chalandon, mis en examen le 20 mai 2010. Rachida Dati a dit qu’il s’agissait d’une déclaration mensongère et qu’elle envisageait de porter plainte.

4. D’après Le Canard Enchaîné, deux frères de Fadela Amara auraient occupé son logement de fonction de 120 m² (trois pièces, un bureau, deux salles de bains et un cuisinier à disposition) à Paris pendant plusieurs semaines, un hébergement de ses proches aux frais de la République.

5 . Le Canard enchaîné a révélé que Christian Blanc a fait acheter sur le budget de son secrétariat d’État pour 12.000 € de cigares en dix mois. Il aurait remboursé 3.500 euros correspondant, selon ses dires, à sa « consommation personnelle », avant de rembourser la totalité de la dépense…

6. Le Canard enchaîné a révélé en juin 2010 que Jeannette Bougrab avait fait doubler son indemnité de présidente de la HALDE (de 6.900 à 14.000 euros mensuels). Après qu’elle ait déposé plainte pour diffamation, le tribunal correctionnel de Paris l’a déboutée soulignant que l’enquête du Canard enchaîné était sérieuse et que les chiffres déclarés étaient « tout sauf fantaisistes ».

7. La mission sur la mondialisation confiée à Christine Boutin par l’Élysée. L’ex-ministre était rémunérée 9.500 euros par mois pour cette mission (dont certains professionnels jugeaient qu’elle ne présentait qu’un intérêt mesuré), auxquels elle a ensuite renoncé, et qu’elle cumulait avec sa retraite mensuelle de députée et de conseillère générale.

8. Nous connaissons les positions de Christine Boutin sur l’homosexualité, dans son livre Le Mariage des homosexuels (paru en 1998), Christine Boutin pose la question : « où placera-t-on la frontière, pour un enfant adopté, entre l’homosexualité et la pédophilie ? ». Mais n’oublions pas l’opposition de Luc Châtel à la diffusion du court-métrage d’animation « Le Baiser de la lune » dans les écoles, destiné à la prévention contre l’homophobie, et la manière dont Valérie Pécresse aurait poussé Roger Karoutchi à faire son « coming-out » lors de l’investiture UMP pour les élections régionales en Ile-de-France, en sous-entendant qu’un chef de région était d’abord un chef de famille, ce que M. Karoutchi ne pouvait pas être… Enfin, notons que l’actuel ministre de la Défense et des anciens combattants, Gérard Longuet, aurait fait un rapprochement entre homosexualité et pédophilie, en juillet 2008, au Sénat. Il ne souvient pas avoir tenu ces propos.

9. Marc Robert, procureur de la République de Riom depuis 2000, a été muté (en 2009) car il aurait critiqué la réforme de la carte judiciaire conduite par Rachida Dati, un procédé appelé « promotion-sanction ». Or, le 30 décembre 2010 le Conseil d ?État a annulé le décret de mutation de Marc Robert (qui avait déjà été muté à Paris) au motif qu’elle était irrégulière. Il est à nouveau Procureur de la République de Riom depuis le 30 mars 2011.

10. Le Canard enchaîné a révélé que Christian Estrosi aurait annulé les réservations d’un vol régulier d’Air France qui aurait dû le conduire , lui et une délégation d’élus et de journalistes, à Washington. Il aurait fait louer à la place un Falcon 900 car les horaires du vol d’Air France ne lui auraient pas permis d’assister à un cocktail organisé à l’Élysée. Le Canard enchaîné a indiqué que ce changement de programme a coûté la somme de 138.000 euros à l’État. Christian Estrosi a présenté ses excuses.

11. Le Canard enchaîné a également révélé que Christian Estrosi aurait occupé deux logements de fonction : un appartement à Bercy et un un hôtel particulier parisien de 2.900 m² (avec cuisinier) appartenant à la République, et que sa fille aurait occupé. Il a invité la presse à se rendre dans ce logement, pour s’expliquer sur cette information…

12. Le Canard enchaîné a pointé du doigt l’économe Pénélope Fillon qui aurait utilisé un jet privé pour se rendre à Roscoff (Manche) où avait lieu le baptême d’un navire de la flottille des Britanny Ferries qui fait le lien entre la France et l’Angleterre. Coût du vol : 10.000 euros. Elle n’aurait pas voulu prendre le TGV, dont le coût n’aurait été que de 130 euros aller-retour.

13. Fin septembre 2008, François Fillon et sa famille étaient sur le trajet retour d’un « week-end privé » dans la Sarthe quand un avion de tourisme aurait frôlé l’avion du Premier ministre. Problème : les coûteux avions de la République doivent être utilisés dans un cadre strictement professionnel… Le Premier ministre semble avoir pour habitude de se rendre dans son château de la Sarthe en Falcon, alors que cette résidence est à 1h20 de Paris en TGV.

14. Le Canard enchaîné a révélé que le Premier ministre et sa famille auraient séjourné à titre privé, lors des fêtes de fin d’année 2010, en Égypte dans des hôtels luxueux d’Assouan. Ils auraient été invités par Hosni Moubarak, président déchu suite à la révolution égyptienne.

15. Lors de ses vacances italiennes (en Toscane), François Fillon aurait obtenu le prêt d’une Ferrari bleue pour la journée, et ce gratuitement, auprès du patron de la marque (Charlie Hebdo).

16. Une femme qui se trouvait à moto sur la rocade de Rennes, le 19 mai 2009, a été doublée par un 4×4 avec quatre jeunes à bord, dont le conducteur était le fils de François Fillon, Edouard Fillon. Ceux-ci se sont amusés « à la coller », suffisamment pour que la moto soit rayée à l’arrière, puis ont pris la fuite. Elle a indiqué : « J’ai vraiment eu la trouille de ma vie, Il y avait deux jeunes hommes à l’avant. Ils m’ont collée. Moi, je roulais en appui contre la voiture. Un moment, ils ont ralenti. J’ai accéléré. Ils sont restés derrière moi quelques instants avant de me dépasser à nouveau. Là, j’ai eu droit à diverses insultes. » (JDD) Le lendemain, elle a déposé plainte au commissariat de Rennes avec le numéro d’immatriculation du véhicule qu’elle avait relevé. Le fils de François Fillon mis en cause n’a fait l’objet que d’un rappel à la loi, le 16 septembre, par un délégué du procureur.

17. Le 28 février 2011, le site internet Lesinrocks.com révèle que Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, a passé les fêtes de fin d’année en Libye.

18. Brice Hortefeux est condamné le 4 juin 2010 par le tribunal correctionnel de Paris à 750 euros d’amende pour injure non publique envers un groupe de personnes à raison de leur origine, à 2.000 euros de dommages-intérêts à payer au MRAP, et à la publication d’un communiqué de presse compte tenu de « l’effet délétère sur le lien social d’un tel propos, quand il est tenu par un responsable de si haut niveau ». La phrase incriminée, visant un jeune homme d’origine maghrébine, était la suivante : « Quand y’en a un, ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes. ».

19. Brice Hortefeux a également été condamné le 17 décembre 2010 par le tribunal de grande instance de Paris pour atteinte à la présomption d’innocence de David Sénat, ancien conseiller de Michèle Alliot-Marie, devant lui verser un euro de dommages-intérêts. Il avait laissé entendre que David Sénat était à l’origine de fuites au journal Le Monde dans l’affaire Woerth-Bettencourt. Il a fait appel des deux condamnations.

20. Alain Joyandet a fait louer un jet privé pour 116.500 € afin de se rendre en Martinique, où il devait participer à une conférence internationale.

21. Le Canard enchaîné a par ailleurs révélé que le même Alain Joyandet aurait bénéficié d’un permis de construire illégal pour l’agrandissement de sa villa dans le Var. Le ministre a ensuite renoncé à ce permis de construire…

22. Le Canard enchaîné, en 1995, a révélé un document interne de la Ville de Paris, signé de la main d’Alain Juppé, donnant ordre à ses services de diminuer le loyer de son fils Laurent Juppé qui habitait un appartement de 189 m² appartenant à la Ville de Paris (rue Jacob, dans le 6ème arrondissement, commune la plus chère de France). Des travaux, pour un montant de plusieurs millions de francs, effectués aux frais des contribuables, y ont par ailleurs été effectués. Une plainte pour « prise illégale d’intérêts » a été déposée par l’Association des contribuables parisiens créée ad hoc par Arnaud Montebourg. Une information judiciaire a été ouverte par le procureur de la République de Paris, Bruno Cotte, qui a considéré que le délit de « prise illégale d’intérêts » était établi. Il a annoncé cependant son intention de classer le dossier si Alain Juppé quittait cet appartement. Le procureur général près la cour d’appel de Paris, Jean-François Burgelin, a publié alors un communiqué, approuvé par le ministère de la Justice, affirmant que l’infraction n’était pas constituée et qu’elle était de toute façon prescrite. Cependant, la décision de classement a imposé à Alain Juppé de déménager. Le 28 août 1995, le Garde des Sceaux, Jacques Toubon, a ordonné à Bruno Cotte de quitter le parquet de Paris (Blog de Laurent Remise)…

23. Dans l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris, Alain Juppé a été le 1er décembre 2004 condamné à quatorze mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité par la cour d’appel de Paris. Il avait été d’abord condamné par le tribunal correctionnel de Nanterre, le 30 janvier 2004, à dix-huit mois de prison avec sursis et dix ans d’inéligibilité.

24. Scandale sur fond de Françafrique et de conflits d’intérêts. En 2009, Pierre Péan, dans son livreLe Monde selon K a révélé que Bernard Kouchner avait eu des activités de conseil auprès des autorités du Gabon (république où l’alternance politique est inexistante) et de la République du Congo (où les élections sont marquées par nombre d’irrégularités) dans le cadre de la réforme du secteur de la santé de ces deux pays. Bernard Kouchner serait aussi intervenu dans le recouvrement de factures pour deux sociétés de conseil, Africa Steps et Imeda, alors même qu’il était ministre des Affaires étrangères de Nicolas Sarkozy.

25. Le 10 mai 2011, le procureur général de la Cour de cassation, Jean-Louis Nadal, a demandé une enquête pour « abus d’autorité » contre Christine Lagarde dans l’affaire de l’arbitrage privé ayant débouché sur l’attribution de plusieurs centaines de millions d’euros à Bernard Tapie en 2008. Mais le procureur ferait une erreur factuelle en affirmant que Christine Lagarde aurait décidé d’un arbitrage en mai 2007, puisqu’elle était à l’époque ministre de l’Agriculture et non des Finances, poste qu’elle occupera à partir du 19 juin 2007. Ce serait Jean-Louis Borloo, ministre de l’Economie, des finances et de l’emploi du 18 mai au 19 juin 2007 qui devrait donc être visé. Nous précisons que Jean-Louis Borloo a été l’avocat de Bernard Tapie mais qu’il serait aussi un ami très proche. Une enquête préliminaire sur d’éventuels « abus de pouvoirs sociaux » dans l’affaire Lagarde-Tapie vient d’être ouverte. Elle vise les décisions prises par des hauts fonctionnaires (Jean-François Rocchi et Bernard Scemana), qui auraient dissimulé des éléments de la procédure d’arbitrage et ajouté dans le projet d’arbitrage la notion de préjudice moral (chiffrée à 45 millions d’euros pour les époux Tapie). La Cour de justice de la République a mis en délibéré au 8 juillet sa décision sur une éventuelle ouverture d ?enquête contre Christine Lagarde.

26. Très récemment, Mme Lagarde a déclaré sa candidature à la direction du Fonds Monétaire International (FMI), pour succéder à Dominique Strauss-Kahn, inculpé par la justice américaine. Obtenir ce poste nécessite de mener une campagne d’auto-publicité dans le monde entier. Or, comme l’ont pointé de nombreux journaux, non seulement Christine Lagarde consacre du temps (théoriquement dédié à son poste de ministre de l’Économie) mais aussi de l’argent public à cette cause. Le 16 juin 2011, l’Expansion avançait le chiffre de 150.000 euros pour le coût en argent public de cette campagne pour un poste pourtant privé. Mme Lagarde, qui touchera 35.000 euros par mois si elle devient directrice générale du FMI, continue de percevoir pendant sa campagne son salaire de ministre : plus de 20.000 euros par mois.

27. Gérard Longuet est connu pour différentes affaires judiciaires pour lesquelles il n’a jamais été condamné. Ainsi, il a été mis en examen en 1995 dans l’enquête sur le financement occulte du Parti républicain mais il a bénéficié d’un non-lieu le 8 mars 2010, en partie grâce à la loi d’amnistie de 1990 sur les financements politiques. Dans une affaire concernant la construction de sa villa de Saint-Tropez où il est accusé de « recel d’abus de crédit », le ministre est relaxé en première instance, puis par la cour d’appel de Paris en 1998. Il a également été mis en garde à vue en mai 2001, pour recel de corruption dans l’affaire des marchés publics d’Île-de-France mais il est relaxé en 2005.

28. En 2010, Gérard Longuet s’oppose à la nomination de Malek Boutih à la tête de la HALDE car il considère qu’« il vaut mieux que ce soit le corps français traditionnel qui se sente responsable de l’accueil de tous nos compatriotes », excluant ainsi M. Boutih d’un « corps français traditionnel » supposé.

29. Le quotidien La République du centre a révélé qu’Olivier Marleix, conseiller technique du président de la République et fils de l’ancien ministre Alain Marleix, circulait à bord d’une voiture du parc automobile de l’Élysée lorsqu’il a été arrêté par les gendarmes pour avoir circulé à 119 km/h au lieu des 70 autorisés. Il aurait fait valoir ses relations auprès des militaires et leur aurait comprendre qu’il serait « préférable de classer l’incident ». M. Marleix a démenti ; il a affirmé que le gendarme l’ayant reconnu en tant que Maire d’Anet, aurait spontanément renoncé à le verbaliser.

30. Le site Rue89 nous a informé qu’une employée de 36 ans du Printemps de Nancy aurait été licenciée suite à une altercation avec Nadine Morano. Dans un communiqué, Nadine Morano a réfuté être à l’origine de ce licenciement, qui aurait relevé selon elle de la seule appréciation de l’employeur… Mme Morano avait fait venir le directeur du magasin pour l’informer du comportement de cette employée… ce qui aurait entraîné son licenciement.

31. Patrick Ollier, compagnon de Michèle Alliot-Marie, ancien président de l’Assemblée nationale, ministre des relations avec le Parlement depuis le 14 novembre 2010 est aussi un ami de Mouammar Khadafi, et est à la tête du groupe d’amitié France-Libye à l’Assemblée nationale.

32. Le 22 juin 2011, Georges Tron est mis en examen pour « viols et agressions sexuelles en réunion » sur deux employées de sa Mairie de Draveil. Il est placé sous contrôle judiciaire.

33. La presse a en outre relayé les doutes des élus d’opposition de la ville de Draveil concernant la provenance des fonds qui auraient financé l’installation d’un cabinet de réflexologie de Georges Tron attenant à la mairie.

34. L’épouse d’Éric Woerth, ministre du Budget, aurait, selon les dires de Patrice de Maistre enregistrés par un majordome de Liliane Bettencourt, été engagée pour faire plaisir au ministre, au sein de la société Clymène chargée de gérer le patrimoine de la milliardaire héritière de L’Oréal. Florence Woerth a démissionné le 25 juin 2010 après des accusations de conflits d’intérêt concernant son mari. Le site internet de l’Express a de plus révélé qu’Éric Woerth avait remis la Légion d’honneur à Patrice de Maistre.

35. Éric Woerth a également été critiqué pour le cumul de ses fonctions ministérielles avec celle de trésorier de l’UMP. Or, selon l’ex-comptable de Liliane Bettencourt, Claie Thibout, 150.000 euros d’argent liquide, dépassant le plafond légal de 7.500 euros, auraient été remis à Éric Woerth par l’intermédiaire de Patrice de Maistre pour financer la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. Le ministre a annoncé sa démission du poste de trésorier de l’UMP le 13 juillet 2010.

La presse s’est aussi étonnée du fait que bien que la 2e fortune de France ait admis elle-même avoir fraudé le fisc (elle a dit avoir remis de l’ordre dans ses comptes depuis), les services fiscaux, de leur côté, n’ont jamais posé aucune question à Mme Bettencourt sur le sujet…

36. Le Canard enchaîné et Marianne ont révélé qu’Éric Woerth avait autorisé, en mars 2010, la vente de gré à gré d’une parcelle de la forêt domaniale de Compiègne à un prix largement inférieur à celui du marché, à l’association privée Société des courses de Compiègne. Saisi par le procureur général de la Cour de cassation, Jean-Louis Nadal, la Commission des requêtes de la Cour de justice de la République a donné le 13 janvier 2011 un avis favorable à l’ouverture d’une enquête pour « prise illégale d’intérêts ».

À la lecture de cette liste on constate d’une part que les condamnations judiciaires restent relativement rares (les ministres qui n’ont pas été condamnés restent donc officiellement innocents des faits évoqués par la presse) ; par ailleurs, on note que les rares condamnations ? inscrites au casier judiciaire – n’empêchent pas ceux qui en ont fait l’objet d’accéder à des postes de pouvoir. »

Cet article, signé Diké, est un terrifiant bilan de l’une des promesses phare du candidat Sarkozy de 2007…

Diké

23/02/2011

Des voix à l’UMP demandent un remaniement !

Le fruit du hasard? Non non. Les élus UMP en ont marre d’être associés à un mouvement qui commence à traîner bon nombre de casseroles. Les « sièges éjectables » ne sont pas réservés qu’aux dirigeants des pays arabes… Ca sent mauvais, tout ça. Surtout à la veille des cantonales. On risque d’avoir de sérieuses surprises… Les français se rendent de plus en plus compte qu’on les prend pour des cons. Les élus du pouvoir aussi… La voix des urnes sera entendue le mois prochain…

FDF

.


Le plus en plus d’élus jugent le départ de MAM inéluctable, alors que la cote de popularité du Président continue de chuter.

On parle pudiquement d’ « une initiative politique », et puis plus honnêtement d’un remaniement, peut-être après les cantonales. Pour des membres de plus en plus nombreux de la majorité il y a urgence à remplacer Michèle Alliot-Marie, et à tenter de donner un nouveau souffle à Nicolas Sarkozy.

En procédant à la mi-novembre à un remaniement, le président espérait redresser la barre des sondages. Las, à quatorze mois de la présidentielle, le chef de l’Etat, dont personne ne doute à droite qu’il briguera un nouveau mandat, ne décolle pas. Et pourtant, confie un responsable de l’UMP, « il a changé, il s’est « re-présidentialisé », mais « cela ne trouve aucune traduction dans les sondages ».

Dans les derniers baromètres Viavoice et BVA pour L’Express, la cote de popularité de Nicolas Sarkozy atteint 30% soit son plus bas niveau. Nouveauté, celle de François Fillon s’érode fortement, de 6 à 7 points, avec pour lui aussi des records d’impopularité.

Pour Viavoice, « il est désormais permis de conclure que le remaniement gouvernemental le 14 novembre dernier aura été vain en terme de rétablissement de la confiance ».

Gaël Sliman (BVA) estime que « le plus préoccupant pour Nicolas Sarkozy, c’est l’érosion de son socle historique de soutien ». « En un an, il a chuté de 10 points auprès des sympathisants de droite et de 14 auprès des plus de 65 ans, des artisans et petits commerçants et des revenus moyens-supérieurs, et de 21 points auprès des revenus modestes ».

Couacs

Le dernier remaniement était « censé résoudre les problèmes et en fait il en a mis d’autres en exergue », se lamente un responsable de l’UMP, citant les couacs et polémiques en série et tout particulièrement les vacances tunisiennes controversées de Michèle Alliot-Marie, et celles de François Fillon en Egypte.

Dans ce contexte, l’ex-Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, qui a toujours milité pour un changement de locataire à Matignon avant la fin du quinquennat, a appelé M. Sarkozy à une « initiative politique », un « remaniement » après les cantonales de mars…

Suite et source: http://tinyurl.com/4ksa9zb

28/09/2010

Affaire Woerth-Bettencourt: l’art et la manière d’embrouiller la « France d’en bas »…

Il est vrai qu’à force de médiatisations en long, en large et en travers, plus personne ne sait qui fait quoi dans cette affaire… Même les avocats n’ont pas accès aux dossiers. C’est fait pour… Et pendant ce temps, l’affaire des retraites, ce n’est plus le souci majeur des français… Chapeau bas, messieurs !

FDF

Qui enquête sur quoi dans l'affaire Woerth-Bettencourt

Comment s’y retrouver dans le maquis judiciaire de l’affaire Woerth

Jean-Louis Nadal, procureur général auprès de la cour de cassation a recommandé la saisine d’un juge d’instruction. Philippe Courroye, procureur de Nanterre, est en charge de l’enquête préliminaire. Isabelle Prevost-Desprez, présidente de la chambre correctionnelle au tribunal de Nanterre risque d’être la juge qui enquête et la juge qui juge le dossier de l’abus de faiblesse de Liliane Bettencourt.DR

Procureur général auprès de la cour de cassation, Jean-Louis Nadal est le plus haut magistrat du parquet en France. Consulté à l’initiative de la députée européenne Corinne Lepage, le 11 août, il a estimé, lundi 27 septembre, qu’il n’était pour l’instant pas nécessaire de saisir du cas d’Eric Woerth la Cour de justice de la République – compétente pour les infractions commises par les ministres dans l’exercice de leurs fonctions.

Mais Jean-Louis Nadal s’est fendu d’une recommandation. Le magistrat a fait savoir par écrit au procureur général de la cour d’appel de Versailles (Yvelines), Philippe Ingall-Montanier, qu’il lui semblait souhaitable « que les investigations se poursuivent dans le cadre de l’information judiciaire », le « seul cadre procédural de droit commun existant » qui permette « le strict respect des droits de la défense par l’accès à la procédure et l’assistance d’un avocat ».

En clair, Jean-Louis Nadal se prononce en faveur de la désignation d’un juge d’instruction, magistrat du siège et donc statutairement indépendant, pour conduire une enquête délicate mettant en scène un homme politique de premier plan, le ministre du Travail, Eric Woerth, de préférence au procureur de la République à Nanterre (Hauts-de-Seine), Philippe Courroye. Ce dernier, qui contrôle actuellement des investigations dans le cadre de trois enquêtes préliminaires, dépend hiérarchiquement du ministre de la Justice. En outre, le cadre juridique dans lequel il évolue interdit aux avocats d’avoir accès au dossier.

Soupçon de connivence avec le pouvoir…

Suite et source: http://tinyurl.com/2wjowz2

13/09/2010

Le regard du suisse Jacob Berger sur l’affaire Bettencourt…

Une analyse de la situation bien ficelée, facilement assimilable, et qui va vous faire sourire. Les Suisses peuvent se le permettre… Ca mériterait d’être repris par les « Guignols de l’info » sur Canal+. Mais ça,  c’est une autre paire de manches… Vidéo à lire avant censure…


FDF

.

http://www.tsr.ch/video/info/journal-19h30/2439011-le-regard-de-jacob-berger-sur-l-affaire-bettencourt.html#id=2439011

La stigmatisation, ça vous redore le blason…

13 09 2010

La France est en danger!


Ca y est! « On » a osé! Woerth rejoint la liste des personnalités gouvernementales en vue (Nicolas Sarkozy, Michèle Alliot-Marie, Rachida Dati, Alain Juppé ) « victimes » de lettres de menaces contenant une balle… Très pratique, comme sur-médiatisation quand on est en perte de vitesse… Il va falloir trouver autre-chose, maintenant. Ca fait sourire le peuple, ce genre d’info. Le peuple, oui, celui qui n’est pas dupe… Au fait, on n’a que très peu entendu parler de l’auteur identifié et arrêté des premières lettres… Bizarre, non?

FDF

.

Une lettre de menaces et une balle de carabine envoyées à Eric Woerth !!!

null

Vendredi matin, les services de la mairie de Chantilly, dans l’Oise, ont découvert dans le courrier, une lettre anonyme dactylographiée à destination d’Eric Woerth, le maire de la ville et ministre du Travail.

Une cartouche de fusil de chasse se trouvait dans l’enveloppe, révèle Le Parisien. Selon LeFigaro.fr, il s’agit d’une balle de carabine.

« Le pli dactylographié et la munition étaient destinés sans équivoque à Eric Woerth, maire de Chantilly et ministre du Travail« , écrit le quotidien.

Le parquet de Senlis (Oise) a ouvert une enquête préliminaire. Il s’agit de « menaces d’intimidation » selon un enquêteur.

Contactée par la rédaction du Post, la mairie de Chantilly n’était pas en mesure de nous répondre ce samedi. LePost a tenté de joindre le parquet de Senlis, sans succès pour le moment.

Rappel

En 2009, des lettres de menaces avec balles avaient été envoyées à de très nombreuses personnalités politiques de droite, comme Nicolas Sarkozy, Michèle Alliot-Marie, Rachida Dati ou encore Alain Juppé. L’expéditeur de ses lettres a été arrêté.

Source: http://tinyurl.com/2wcgpcb

29/08/2010

Dans l’ombre de Woerth: Sébastien Proto…

29 08 2010


Tout proche du ministre Eric Woerth, il y a un jeune homme, Sébastien de son prénom, Proto est son nom. Il a bientôt 33 ans, est inspecteur des finances. Il a bossé à l’audit chez feu Arthur Andersen, fut diplômé de l’Essec et de Sciences Po, puis de l’ENA.

Plusieurs informations sont sorties sur le Net sur le garçon, un peu dans la presse, jamais à la télévision. Sébastien Proto n’a rien fait de mal a priori. Il est juste aux confluences de toutes sortes d’intérêts qui demanderaient une vigilance sans doute doute hors normes. Mais Sébastien Proto semble justement être dans la norme du régime.

Le jeune homme devrait être prudent. Espérons, pour lui et pour nous, qu’il l’est réellement.

1. M. Proto est l’un des proches collaborateurs d’Eric Woerth depuis son entrée au cabinet du ministre au Budget, en tant que directeur adjoint, jusqu’à ses fonctions actuelles de directeur de cabinet au ministère du Travail. En particulier, il s’est occupé de la liste des 3000 évadés fiscaux français en Suisse obtenue auprès d’un ancien cadre de la banque HSBC à l’été 2009.

2. Sébastien Proto est également un proche d’Antoine Arnault, fils de Bernard Arnault, et beau-fils de Patrice de Maistre. Cette relation indirecte avec le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt met à mal la thèse d’Eric Woerth depuis juin, selon laquelle de Maistre serait une vague connaissance. Son plus proche colaborateur fréquente la famille de Maistre !

3. Au mois d’août 2009, Sébastien Proto et son épouse auraient passé leur vacances en Corse, dans une villa louée par Bernard Arnault et dans le yacht de ce dernier, invité par le fils Antoine. Le cabinet du ministre refuse de confirmer.

3. Le rapport du directeur de l’Inspection Générale des Finances sur l’intervention éventuelle d’Eric Woerth alors ministre du Budget dans le traitement de la situation fiscale de Mme Liliane Bettencourt, le 11 juillet dernier, avait révélé que Patrice de Maistre, le gestionnaire de fortune de la milliardaire, avait été reçu par le directeur de cabinet du ministre… c’est-à-dire par Sébastien Proto, pour « évoquer les conséquences fiscales d’un projet financier concernant la fondation Schueller‐Bettencourt ». Une autre fois, Sébastien Proto aurait visé une note d’analyse, début 2008, sur Liliane Bettencourt citée par la presse « comme figurant possiblement sur la liste des contribuables français qui auraient soustrait des sommes imposables au Liechtenstein. » Dans cette note, la cellule fiscale du cabinet d’Eric Woerth concluait que la contribuable, ou l’une de ses sociétés de gestion de fortune, ne figurait pas sur la liste du Liechtenstein.

4. Auprès d’Eric Woerth, Sébastien Proto a eu notamment en charge directe la libéralisation des paris en ligne.– Il est intervenu à plusieurs reprises dans les débats, tables rondes et explications du projet gouvernemental. Il fut auditionné par le Sénat. On pouvait notamment l’écouter en parler sur Club Radio Poker, le 1er juillet 2009 : dans la seconde partie de l’émission, le directeur adjoint du cabinet d’Eric Woerth expliquait que l’Etat ne gagnerait pas ou peu d’argent avec cette légalisation générale des paris en lignes car, concurrence et harmonisation fiscale obligent, l’Etat devra abaisser la fiscalité sur les paris, y compris les lucratifs paris hippiques. D’où un manque à gagner. Pourquoi donc légaliser ? Un vaste sujet.

5. Bernard et Antoine Arnault sont actionnaires minoritaires (à 10%) de la société Betfair. Betfair est une société britannique. Son offre est différente des sites classiques de paris en ligne : il s’agit d’une bourse d’échange, du « bet exchange » dans lequel la cote des paris n’est pas définie par l’opérateur du site (Les parlementaires étaient hostiles à ce type de pari à cause des risques de manipulations).

Betfair a été approuvée par les autorités françaises en juillet 2009, bien en avance sur la libéralisation du secteur le 6 avril dernier. A l’époque, le lobbying de Bernard Arnault pour obtenir cette autorisation est déjà mentionné, un lobbying bien légitime pour l’un des actionnaires du site de pari.

Le Parlement français a finalement refusé d’autoriser le Bet-exchange, malgré la position défendue par les services d’Eric Woerth et le ministre lui-même, comme en témoigne cet échange lors des débats à l’Assemblée Nationale : « L’ exchange betting , qui suppose la rencontre de plusieurs joueurs sur des plateformes, nous est d’abord apparu difficile à accepter. Cependant, après une étude approfondie – est-il aussi dangereux qu’il en a l’air? Facilite-t-il la corruption et le blanchiment? Comment sont contrôlées les plateformes? Comment savoir si les joueurs ne sont pas également opérateurs? – nous avons estimé que nous pouvions autoriser ce type de pari. » Pour taire les critiques, Eric Woerth ajoutait ensuite : « je suis cependant prêt à interdire l’exchange betting dans le présent projet de loi. Dans dix-huit mois, nous pourrons réaliser une évaluation de la manière dont les paris à cote fixe auront fonctionné et auront été régulés. L’ARJEL livrera une analyse sans indulgence sur ce point. Nous pourrons alors réexaminer la question et statuer sur ce type de pari. »

Les députés décidèrent d’interdire ces paris à la cote. En conséquence, Betfair s’est retiré du marché français. Mais les faits sont là: les débats parlementaires révèlent qu’Eric Woerth a sérieusement oeuvré, en vain, pour que des acteurs tels Betfair puissent être autorisés en France.

5. Antoine Arnault, directeur de la communication du groupe Arnault et grand amateur de poker, s’est fait sponsorisé par un autre site de pari en ligne, Bwin. Valéry Manin, directeur de Bwin, est également ami de Sébastien Proto. La société expliquait à l’époque qu’elle « avait à cœur de sponsoriser un joueur de poker français renommé. »

6. Un autre ami de Sébastien Proto est Olivier Karsenti, avocat au barreau de Paris et de New York, spécialisé depuis quelques années dans le poker et des paris sportifs en ligne. L’avocat a notamment organisé une table ronde sur la libéralisation du secteur le 30 septembre 2009. Au sein du cabinet Kaza, il conseille différents acteurs du secteur.

Au final, que ressort-il ? Sébastien Proto n’a eu aucun souci à travailler directement sur un sujet majeur, la libéralisation des paris en ligne, malgré des relations amicales avec certains protagonistes du secteur. Il n’y a rien de répréhensibles. Juste un malaise évident devant tant de perméabilité entre les sphères amicales, privées et publiques sur des sujets sensibles.

Source: http://tinyurl.com/25ozuep


Cela commence à faire beaucoup pour Eric Woerth et Nicolas Sarkozy…‎

Et cela continue encore et encore !!!!!!!!

Un article passé inaperçu en France comme d’hab puisque c’est verrouillé de partout ! ‎Relations tumultueuses entre la France et la Suisse à propos des évadés fiscaux français.‎
« Woerth, ça passe et ça cash ! »‎
Une bonne partie de l’article relate la stratégie mise en place pour pousser les évades fiscaux ‎français qui résident en Suisse à verser leur obole à l’UMP.‎

Je vous fais le pitch ? C’est parti !‎
Il fallait quelqu’un qui connaisse bien ce milieu particulier des exilés fiscaux français en Suisse. Un ‎ancien banquier d’affaire, Pierre Condamin Gerbier, s’est d’abord chargé de séduire les futurs ‎donateurs en créant une UMP « Suisse », puis des personnalités importantes de l’UMP s’y ‎rendirent régulièrement pour porter la bonne parole sarkoziste. On parle entre autres de Valérie ‎Pécresse.‎

L’objectif : faire connaitre les intentions politiques du candidat Sarkozy et faire cracher au trésor de ‎campagne de l’UMP, une bonne partie des 100.000 exilés fiscaux français qui vivent en Suisse.‎

Eric Woerth et Patrick Devedjan furent les porteurs de valises ou d’enveloppes. Voici ce qu’en dit ‎l’article :‎

Ce vendredi 23 mars 2007, c’est en jet privé qu’Eric Woerth et Patrick Devedjian atterrissent à 19 ‎heures sur l’aéroport de Cointrin. L’avion, selon nos informations, un Falcon 10, accueille à son bord ‎les épouses des convoyeurs de fonds de l’UMP, Florence Woerth et Sophie Vanbremeersch. Un ‎avion mis à disposition par un compatriote fortuné au bénéfice d’un forfait fiscal en Suisse. Tout ce ‎petit monde dort à Genève chez des amis respectifs. De retour à Paris, Eric Woerth rencontre ‎Patrice de Maistre, le gestionnaire de fortune de Mme Bettencourt, qui lui aurait remis ce chèque ‎de 150 000 euros qui agite désormais les esprits de la République.‎

A l’époque en effet, Eric Woerth récolte les fonds pour alimenter la campagne présidentielle de ‎Nicolas Sarkozy. A Paris ou à Genève. Sitôt descendu du Falcon avec Patrick Devedjian, le futur ‎ministre file vers un hôtel cinq étoiles à quelques pas de là, le Crowne Plaza où patientent plus ‎d’une cinquantaine d’adhérents et sympathisants de l’UMP. Avant de rejoindre, vers 21 heures, ‎une petite trentaine d’invités triés sur le volet à la Caviar House, rue du Rhône. Le marathon suisse ‎d’Eric Woerth et de Patrick Devedjian sera bref, mais profitable.‎

Selon nos estimations relues et confirmées par l’ancien président Pierre Condamin-Gerbier, les ‎deux hommes repartent avec des promesses de dons qui frôlent un demi-million de francs suisses.‎

Par la suite, un litige opposa Pierre Condamin-Gerbier aux responsables de l’UMP à Paris et à ‎certains donateurs de Suisse, il préféra abandonner toute responsabilité à l’UMP.‎

Voici ce qu’il dit maintenant à propos d’Eric Woerth :‎

‎«Quand Eric Woerth est venu récolter les chèques pour Nicolas Sarkozy, il avait en face de lui ‎différents représentants de la communauté des grandes fortunes de France qui ont voulu ‎s’expatrier. Quelques mois plus tard, au gouvernement, il a totalement ostracisé les mêmes. Ne ‎pas encourager l’expatriation fiscale, soit, mais aller un pas plus loin en caricaturant les gens qui ont ‎décidé de se délocaliser à l’étranger, en les faisant passer pour des mauvais Français, de mauvais ‎patriotes, cela a été très peu apprécié par cette communauté. Ce que je reproche à M. Woerth ‎c’est une mauvaise foi évidente, une forme de malhonnêteté intellectuelle et de cracher dans une ‎soupe dans laquelle il a été ravi de tremper ses lèvres.‎

Depuis l’an passé, Pierre Condamin-Gerbier n’est plus que sympathisant du parti de Nicolas ‎Sarkozy.‎

Le journal suisse présente les choses avec pas mal de détails ce qui indique qu’il se base sur des ‎témoignages précis.‎

Une dizaine de journaux de toutes sortes ont fait des révélations sur l’affaire Bettencourt-Woerth. ‎‎“Le Point”, “Le Canard Enchaîné”, “Libération”, “Marianne”, “Le Monde”, “La Tribune de ‎Genève”..etc Et bien sûr “Mediapart”.‎

Des journaux pas du même bord politique. Et pour la deuxième fois, c’est la presse suisse peu ‎encline à utiliser des méthodes fascistes, staliniennes ou “hitléro-trostkistes” qui s’y met.‎

http://www.tsr.ch/video/emissions/infrarouge/472604-pierre-condamin-gerbier-delegue-ump-‎…