Francaisdefrance's Blog

02/02/2012

L’acharnement nauséabond du MRAP…

C’est tout ce qu’ils savent faire depuis qu’ils ont appris le terme « porter plainte »… Les autres cantines du même genre aussi, d’ailleurs. Ils n’ont pas assez des subventions de l’Etat ? Il faut faire payer les blancs, les patriotes, les vrais Français?

C’est pire que de l’acharnement: c’est de la chasse aux sorcières; de l’épuration ethnique légalisée. Ca commence sérieusement à peser, tout ça…

Et pourtant, les gens du MRAP, entre autres, n’ont pas les « cuisses propres »: http://tinyurl.com/6wb9ago

Archives: http://tinyurl.com/8gnkhs

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Acharnement : un an après, le Mrap porte plainte contre deux intervenants des Assises de Charenton

Nous avons reçu lundi soir, à 17 heures 42, un mel de la Préfecture de police de Paris. Le policier nous expliquait qu’étant en charge d’une instruction délivrée par la vice-procureur de la République au Tribunal de Grande Instance de Paris, il devait procéder à l’audition de Jacques Philarchein.

Intrigués, nous nous sommes souvenus d’une menace du Mrap, survenue le 20 décembre 2010, quelques heures après la fin des Assises internationales sur l’islamisation de nos pays, qui s’étaient tenues espace Charenton. Les noms de Jacques Philarchein et de Renaud Camus étaient cités, et celui de Tom Trento évoqué. L’écrivain nous a confirmé avoir reçu le même texte, le même jour, signé du même gardien de la paix. Fort de cette information, Jacques a donc appelé la Préfecture. Le policier, bien que prudent, n’a pas démenti le fait que la plainte vienne du Mrap, et soit liée aux Assises. Jacques Philarchein et Renaud Camus seront donc interrogés à la Préfecture de police d’ici quelques semaines. Pour nos lecteurs, voilà le scenario que nous avons reconstitué, et à notre avis, il n’y a guère de risque d’erreur.

1. Malgré la lettre au préfet d’Alexis Corbière, lieutenant de Mélenchon, relayée par Delanoé, demandant l’interdiction de l’initiative, malgré les menaces de Forsane Alizza contre le propriétaire de l’espace Charenton, malgré une contre-manifestation de 50 personnes, dont Fourest, Bouteldja, et les « anti-racistes », les Assises internationales sur l’islamisation de nos pays ont bien pu se tenir le 18 décembre 2010.

2. Elles ont eu un succès retentissant, une salle comble, 1200 personnes, et 600.000 internautes qui, durant le week-end, ont regardé les vingt-cinq interventions, en direct ou en différé.

3. Le 20 décembre, les cerbères du Mrap fustigeaient Tom Trento (américain) et sommaient les pouvoirs publics de poursuivre Renaud Camus et Jacques Philarchein. Pourtant, aucun des cent journalistes présents ce jour espace Charenton n’a, dans les jours suivants, relevé la moindre phrase permettant de lancer une polémique médiatique contre l’initiative. Les policiers présents dans la salle, et les vidéos disponibles sur le net, n’ont pas davantage convaincu les pouvoirs publics qu’il y avait lieu de poursuivre le moindre intervenant, et pas davantage les organisateurs.

4. Marri, le MRAP a visiblement déposé une plainte qui  a donné lieu à ouverture d’une enquête, probablement peu avant l’expiration de la prescription, soit le 18 décembre 2011.

5. Le Parquet de Paris  a décidé que la plainte ne devait pas être classée comme l’avait fait le Parquet d’Auxerre avec celle de Christine Tasin contre le rappeur Cortex, mais instruite.

Voilà les faits, et il nous étonnerait fort que l’avenir nous donne tort. Les policiers vont donc interroger les deux intervenants. Après ces auditions, le ministère public décidera s’il donne suite à la plainte du Mrap, et donc, dans ce cas, de faire convoquer à la 17e chambre Jacques et Renaud Camus. Mais à partir du moment où il n’a pas classé la plainte, la logique voudrait que nos deux amis connaissent à leur tour le charme des tribunaux parisiens…

A trois jours du procès de Pascal Hilout et Pierre Cassen, ce nouvel épisode confirme, s’il en était besoin, que les nouveaux inquisiteurs de l’anti-racisme sont prêts à tout pour faire taire les Résistants… et que ces procès à répétition ne dérangent pas trop le pouvoir, qui laisse faire.

Pour que nos lecteurs aient l’ensemble du dossier, nous vous proposons d’écouter les deux interventions incriminées. Vous remarquerez qu’entre les propos tenus par Jacques et les propos rapportés par le Mrap, il y a quelques différences notoires.

Cyrano

Jacques Philarchein le 18 décembre 2010
YouTube

http://www.youtube.com/watch?v=BJCYak9NFM8&feature=player_embedded

Renaud Camus le 18 décembre 2010

http://www.dailymotion.com/video/xg6p9l_r-camus_news#from=embed

Communiqué du Mrap du  20 décembre 2010

Assises anti-islam : le MRAP avait raison de demander leur interdiction, et étudiera des poursuites pénales contre certains propos

— Mots-clés associés : communiqués

Le MRAP avait demandé, ensemble avec d’autres, l’interdiction du congrès raciste qui s’est tenu le week-end dernier à Paris sous le titre « Assises sur l’islamisation de nos pays ». Ce ne fut cependant pas la position du ministère de l’Intérieur et du préfet de police de Paris. Ce dernier avait autorisé les « Assises », tout en avertissant qu’il plaçait des fonctionnaires de police à l’intérieur pour relever d’éventuels propos violant la Loi.

Or, le MRAP demande publiquement aux autorités quel est le bilan qu’elles tirent finalement, aujourd’hui, des propos entendus lors de ces « Assises ». Certains sont tout simplement grotesques, tel que le propos de cet activiste anti-musulman des Etats-Unis qui expliqua doctement que les musulmans hostiles à l’Occident seraient aujourd’hui « une menace plus perfide et plus mortelle » qu’ « Adolf Hitler en ses meilleurs jours ».

D’autres, en revanche, ne sont pas simplement choquants mais tombent sous le coup de la Loi, à titre d’incitation publique à la haine.

L’écrivain Renaud Camus prétend, ainsi, que l’immigration obéit à un gros plan – d’autres parleraient de complot anti-national – pour arriver « à un grand remplacement », celui du peuple par les arrivants. Ainsi explique-t-il l’insécurité : « Nous n’avons pas affaire à des voyous, mais à des soldats », dont l’objectif serait de faire fuir les « indigènes » blancs. L’immigration d’hommes, de femmes et d’enfants n’est pas seulement décrite dans les termes du complot, mais présentée comme une agression militaire.

Un autre orateur, Jacques « Philarcheïn », présenta les immigrés comme des « faux pauvres », opposés à des « travailleurs la plupart du temps nationaux ». Alors qu’il parle d’immigration en général, l’orateur a prétendu que ces « pauvres de revendication et non pas de condition » vivraient, en réalité, fort bien « grâce aux prestations sociales et au crime ».

Le MRAP interpelle les pouvoirs publics pour savoir quelles sont les poursuites qu’ils comptent engager, aujourd’hui. De son côté, il étudiera les moyens de poursuites judiciaires à engager par lui-même.

Paris, le 20 décembre 2010.

http://www.mrap.fr/contre-le-racisme-sous-toutes-ses-formes/lutte-contre-lislamophobie/assises-anti-islam-le-mrap-avait-raison-de-demander-leur-interdiction-et-etudiera-des-poursuites-penales-contre-certains-propos/?searchterm=Philarche%C3%AFn-

Source: http://ripostelaique.com/

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Bonus: http://fr.answers.yahoo.com/question/index?qid=20080206122250AATTtdu

18/08/2011

Amis musulmans: ne soyez pas « heurtés » et ne venez pas vous plaindre…

L’info date de début août mais n’enlève rien au climat de christianophobie qui règne de plus en plus, entretenu savamment par la  « religion d’amour, de paix et de tolérance »… C’est tout simplement de l’épuration ethnique et religieuse; les islamistes ne font pas la différence.

Mais des mosquées commencent à brûler un peu partout dans le monde. Retour de bâton…

FDF

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Kirkouk (Irak) – Attentat contre trois églises catholiques, 24 blessés

 Encore une fois, une église catholique à servie de cible … ou plutôt non, ce sont deux églises et une école qui ont servies de cible ! Remarquez, ce n’est pas la première fois, et cela commence à devenir un fait beaucoup trop habituel … et banal.

Je ne veux pas dire que le fait est banal, mais je veux dire que ce n’est pas ce qui va faire la Une de la soirée … Encore, si c’était une mosquée qui avait servie de cible … là je ne dit pas !

Mais bon, quand ce sont des églises ou des écoles catholiques, tout le monde se tait …
Tôt mardi, un attentat à la voiture piégée à fait au moins 16 morts dans une église catholique de Kirkouk, dans le Nord de l’Irak, là où survivent tant bien que mal quelques communautés chrétiennes, proies facile pour les autres habitants de la région …

Et cette église n’était pas la seule à être visée !
En effet, la police à désamorcé deux autres voitures piégées devant deux autres églises ! (selon le général Torhan Abdoulrahmane). La première à été trouvée près de l’église Mar Gorguis (St Georges), à près de 2 km de l’explosion.
L’autre à été désamorcée dans une école religieuse

L’église endommagée était fréquentée majoritairement par des chrétiens syriaques.
« Il s’est agi d’une attaque concertée ciblant au même moment des édifices chrétiens « , a déclaré le général à l’agence Reuters en faisant état de 16 blessés. »
Parmi ce nombre, il y a au moins 5 chrétiens, dont deux blessés graves (et parmi ces derniers un enfant).

Mais selon des sources médicales, 23 personnes auraient été blessées, dont des femmes et des enfants.
C’est ainsi que se poursuit, lentement mais sûrement, la déchristianisation en Irak.
Dans un climat d’insécurité, exposés à toute sorte d’attaques, beaucoup émmigrent vers d’autres pays … à moins d’être tué avant.

Les chiffres sont éloquents :
A Kirkouk, sous le régime de Sadam Hussein, il y avait environ 50 000 chrétiens. Aujourd’hui, il en reste moins de 10 000… Un chiffre qui baisse à vue d’œil …

Source: http://infos-meconnues.blogspot.com/

15/02/2011

Les Juifs tunisiens bientôt épurés ?

 

Cette fois-ci, on ne peut pas être plus clair… Et après les juifs, ce sera notre tour, nous les chrétiens… Alors on arrête de stigmatiser cette bande de chimpanzés au nom de la diversité, du « vivre ensemble », du racisme et j’en passe. Et on ferme nos frontières…

FDF

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Des islamistes tunisiens manifestent devant une synagogue de Tunis en déployant bannières et drapeaux noirs  du djihad tout en hurlant : «”Khaybar Khaybar ya yahud, jaysh Muhammad sawfa ya‘ud ,” » « Ô Juifs souvenez-vous de Khaybar, l’armée de Mahomet reviendra »

Ici: http://www.youtube.com/watch?v=K_nSf7HRezM&feature=player_embedded

 

07/12/2010

Les islamistes ne reculent devant aucun moyen pour s’imposer, notamment en Europe…

 

C’est dingue. S’ils en viennent là, c’est qu’ils ne sont pas prêts de « lâcher le morceau »… Résistons!

FDF

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Offrir une mosquée pour imposer l’islam

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La célèbre architecte anglo-irakienne Zaha Hadid s’est dite prête à réaliser gratuitement une mosquée à Athènes, une des seules capitales européennes qui ne dispose d’aucun lieu de culte musulman officiel.

Pour la bonne raison que la Grèce n’est pas un pays laïc, mais bien un pays orthodoxe. Il y a quelques années, un gouvernement de centre gauche avait fait disparaître de la carte d’identité la mention de la religion, jusqu’alors obligatoire. Comme par hasard, le gouvernement s’était appuyé sur une demande de l’Union européenne qui considérait que la mention de la religion était discriminatoire.

Le peuple Grec, orthodoxe à 98% avait manifesté, toutes tendances politiques confondues. Ce qui n’avait pas empêché le gouvernement d’aller au bout de sa démarche. Les autorités sont néanmoins conscientes que construire une mosquée à Athènes pour les milliers d’immigrants musulmans récents (dont une bonne partie de clandestins) serait vécu comme une véritable provocation.


La Grèce a en effet subi une occupation turque pendant plus de 400 ans. Cette occupation a été particulièrement violente et cruelle, avec de nombreux massacres. Plus récemment, les Grecs de Constantinople ont été l’objet, tout au long du XXe siècle d’une véritable épuration ethnique de la part des Turcs, qui n’ont pas hésité à confisquer les biens des survivants. Enfin, l’invasion de Chypre en 1974 a définitivement prouvé aux Grecs qu’ils sont sur la ligne de front contre l’islam et que leurs alliés officiels ne font preuve d’aucune détermination à les soutenir.

 

source : les4verites-islam.fr

09/10/2010

Journal de guerre…

Un peu d’Histoire… Celle d’un « nettoyeur »…

FDF

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La police a saisi au domicile de la femme de Ratko Mladić,  à Belgrade,  les carnets de guerre du général serbe,  inculpé pour  » génocide et crimes contre l’humanité  » par le Tribunal de la Haye. 4 000 pages de notes qui constituent un document exceptionnel sur la guerre de Bosnie…

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ratko_Mladi%C4%87

C’est le carnet de notes d’un chef militaire,  et un document unique sur la guerre en ex-Yougoslavie : le général serbe y détaille ses réunions d’état-major,  ses rendez-vous politiques et diplomatiques,  ses achats d’armes. L’homme du siège de Sarajevo et de la tuerie de Srebrenica,  s’il livre peu ses impressions personnelles,  retranscrit ce que ses interlocuteurs lui racontent. C’est le conflit vu du côté serbe.

Le général Ratko Mladić fut le chef de l’armée serbe durant toute la guerre en Bosnie-Herzégovine (avril 1992-décembre 1995). Il prenait ses ordres à Belgrade,  auprès du président Slobodan Milošević.  Il opérait en tandem  avec le chef politique bosno-serbe Radovan Karadžić.

Les carnets de guerre de Ratko Mladić  ont été retrouvés par la police serbe  au cours de deux perquisitions,  en décembre 2008  et en février 2010,  au domicile de son épouse,  Bosiljka Mladić. Ils étaient cachés dans un grenier du 117,  rue Blagoje-Parović,  à Belgrade,  derrière une garde-robe. Ils ont été remis au Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) de la Haye,  qui a inculpé Karadžić et Mladić pour  » génocide,  crimes contre l’humanité et crimes de guerre « . Ils ont été authentifiés par les services du procureur,  et enregistrés,  en août 2010,  comme pièces à conviction  dans le procès Karadžić,  jugé seul,  Mladić étant toujours en cavale.

Le dossier,  dont des extraits ont déjà été publiés dans la presse de Belgrade et de Zagreb et dont Le Monde a obtenu une copie intégrale,  comprend dix-huit carnets,  soit 4 000 pages de notes manuscrites en serbe,  en alphabet cyrillique.

Une guerre pilotée de Belgrade

Les carnets de Mladić confirment à quel point la guerre était pilotée de Belgrade. Le général,  officiellement  » bosno-serbe « ,  n’était que l’homme de l’armée de Serbie en Bosnie. Lors des réunions belgradoises,  les hommes-clés sont Slobodan Milošević,  le chef d’état-major de l’armée,  le général Momčilo Perišić,  et le chef des services secrets,  Jovica Stanišić,  qui dirigeait,  avec Frenki Simatović,  les opérations spéciales et les unités paramilitaires. Selon l’époque,  lorsque Milošević est président de Serbie,   viennent parfois aux réunions les présidents yougoslaves Dobrica Ćosić puis Zoran Lilić.  Le patriarche Pavle,  de l’Eglise orthodoxe serbe,  est très régulièrement présent.

Les hommes de Belgrade,  auxquels se joignent Mladić et ses généraux,  ainsi que Karadžić et la direction politique bosno-serbe de Pale (Momčilo Krajišnik,  Nikola Koljević,  Biljana Plavšić,  Aleksa Buha),  décident de la stratégie politique et militaire.   L’objectif est de séparer les Serbes des Bosniaques musulmans et des Croates,  de diviser ethniquement la Bosnie-Herzégovine,  d’avoir  » un Etat sans ennemis intérieurs « ,  comme dit Karadžić. Tout au long de la guerre,  au cours de laquelle l’armée serbe va contrôler jusqu’à 70 % de la Bosnie (avant d’en obtenir 49 % lors de l’accord de paix de Dayton),  on sent l’obsession de Mladić de  » définir des frontières « .

La Serbie est au coeur de la guerre. Belgrade donne les ordres,  définit les régions à conquérir,  finance,  mobilise les hommes,  forme les paramilitaires. L’armée et les services secrets exécutent. L’Eglise bénit.

L’alliance Serbie-Croatie

Les carnets de Mladić confirment aussi à quel point la Croatie,  ennemie de la Serbie,  qui avait envahi un quart de son territoire en 1991,  était son alliée pour diviser la Bosnie (les présidents serbe,  Slobodan Milošević,  et croate,  Franjo Tuđman,  avaient discuté,  dès 1991 à Karadjordjevo,  de la partition de la Bosnie).

Le président yougoslave Dobrica Ćosić rapporte,  en janvier 1993,  que  » Tuđman – lui – a demandé de venir – dans sa résidence d’été – à Brioni pour s’entendre sur une issue serbo-croate « à la guerre bosniaque. Radovan Karadžić indique,  en juillet 1993,  qu’il faut « aider les Croates afin de forcer les musulmans à accepter une division de la Bosnie ».

Lors de négociations entre des délégations bosno-serbe et bosno-croate,  en février 1994,  Mate Boban,  le chef politique bosno-croate,  est clair :

« Nous devons en finir de la guerre avec vous. la tâche la plus importante est de détruire la légitimité de la Bosnie-Herzégovine. »

Le dirigeant bosno-serbe Momčilo Krajišnik approuve :

« J’aime l’idée de détruire la légitimité – du président bosniaque – Alija Izetbegović et de son gouvernement. »

Un autre dirigeant bosno-croate,  Jadranko Prlić,  affirme,  en juin 1994,  que « les Musulmans sont l’ennemi commun ».

Le partage de la Bosnie entre Serbes et Croates ne se fera finalement pas,  ou pas ainsi. Chacun se taille son territoire,  mais les Etats-Unis [en mars 1994] incitent Croates et Bosniaques musulmans  à s’allier à la fin de la guerre  pour reconquérir des territoires contrôlés par les Serbes.  Puis,  l’accord de paix de Dayton-Paris,  signé en décembre 1995 par MM. Milošević,  Tuđman et Izetbegovic,  divise la Bosnie-Herzégovine en deux  » entités « ,  la Fédération croato-bosniaque et la République serbe.

Le refus de la paix

Un accord de paix que Ratko Mladić ne porte pas dans son coeur,  pas plus que les multiples et vaines négociations qui,  depuis 1993,  constituent la toile de fond de l’engagement diplomatique international en ex-Yougoslavie.

Les négociations engagées durant les premières années de la guerre n’avaient qu’un objectif : gagner du temps. A Belgrade comme à Pale,  les rencontres avec les négociateurs internationaux et l’apparente volonté de dialogue serbe sont un leurre.  La guerre est dans tous les esprits.

Belgrade n’envisage la paix qu’à partir de 1994.  Slobodan Milošević entreprend de convaincre la direction bosno-serbe.

« Ratko,  tu dois comprendre qu’une division 50/50 est équitable,  lui dit Milošević. Le monde n’acceptera pas une autre division. »

Le président serbe indique que la Yougoslavie (Serbie et Monténégro)

« fait aujourd’hui 100 000 km2,  et avec la République serbe,  nous allons obtenir 26 000 km2 supplémentaires et augmenter la population d’un dixième »

Lorsque Pale refuse les propositions de paix,  Slobodan Milošević fait part à Ratko Mladić de son mécontentement. Il commence à critiquer violemment

« la direction folle de Pale « .  » J’ai l’impression que Krajišnik est normal,  mais idiot,  confie Milošević.  Karadžić est accablé par l’Histoire,  il n’est pas normal. (…) Si tu les laisses prendre des décisions,  rien ne viendra. (…) Vous ne pouvez pas prendre 70 % du territoire. (…) Continuer la guerre alors que le monde entier est contre nous,  c’est retourner à l’âge de pierre. »

Radovan Karadžić devient persona non grata à Belgrade. Ratko Mladić,  bien que fort peu conciliant politiquement,  y est toujours reçu pour prendre ses ordres militaires.

« la politique nationale serbe est définie à Belgrade,  pas dans les bois de Pale »,

assène Milošević lors d’une autre rencontre. « la Serbie n’assistera plus les Serbes de Bosnie « ,  prévient-il. A l’issue de la réunion,  Mladić commente : « Mon Dieu,  quels mots durs ! « 

Dans ses carnets,  les commentaires personnels du général sont rares mais,  en 1994,  après une énième proposition de paix,  il inscrit en lettres capitales :  » REJETER LE PLAN,  GAGNER la GUERRE ! « 

Pour Milošević,  le succès de l’épuration ethnique ouvre des perspectives intéressantes pour les Serbes.

« Sur le territoire de la République serbe,  il est difficile de trouver un seul Musulman,  alors qu’il y a des Serbes sur leur territoire », dit-il en juillet 1994  (des Serbes,  comme des Croates,  continuent de vivre avec les Bosniaques musulmans  dans les régions contrôlées par le gouvernement de Bosnie). Dans l’esprit de Belgrade,  les territoires qui n’ont pas été acquis par la force – comme Sarajevo ou les enclaves de Bosnie orientale – pourraient être gagnés autrement.

Slobodan Milošević explique ainsi aux chefs bosno-serbes :

« Nous avons amputé une partie de Sarajevo mais cette partie est la nôtre. (…) Si nous gardons politiquement notre peuple à Sarajevo,  nous finirons par avoir leur partie. » [en fait,  ils l’évacueront –par la force à l’encontre des récalcitrants—après les accords de Dayton]

Srebrenica,  les pages déchirées

Pourtant,  non seulement l’heure n’est pas encore à la paix,  mais Ratko Mladić et Radovan Karadžić durcissent leurs positions. Au printemps 1995,  ils prennent en otages environ 200 casques bleus de la Force de protection des Nations unies (Forpronu).   En juillet,  l’armée de Mladić s’attaque à l’enclave de Žepa,  puis à celle de Srebrenica,  « zones protégées » de l’ONU. en trois jours,  près de 8 000 hommes bosniaques musulmans sont exécutés.  Les femmes et les enfants sont déportés,  certains assassinés,  certaines violées.

Les carnets du général Mladić ne lèvent pas le voile  sur la pire tuerie de la guerre de Bosnie.  A cette étape des carnets,  un nombre inconnu de pages ont été déchirées. Les seules pages qui subsistent indiquent que des diplomates étrangers s’enquièrent auprès du général de « rumeurs sur des atrocités,  de massacres et de viols ».

Selon Ratko Mladić,  la tuerie de Srebrenica provoque la colère de Slobodan Milošević. Lors d’un entretien à Belgrade,  le 24 juillet 1995,  le président serbe lui assène :

« en tant que commandant de l’armée,  tu dois avoir une dimension politique. « 

Le temps des négociations

Après Srebrenica,  les négociations se poursuivent,  menées par une délégation américaine dirigée par le diplomate Richard Holbrooke et le général Wesley Clark. Le général Momčilo Perišić et le maître espion Jovica Stanišić rencontrent Ratko Mladić,  le 9 septembre 1995.

« Les Américains veulent te rencontrer,  lui disent-ils. Le général Clark m’a appelé trois fois et Holbrooke a aussi appelé. Ils veulent utiliser Slobo un moment et ensuite se débarrasser de lui. »

En novembre 1995,  Mladić écrit que Milošević veut changer  » radicalement «  les relations entre la Serbie et les Etats-Unis.

« Clinton est d’accord avec moi,  lui dit Milošević. Nos relations doivent être amicales. (…) Les Serbes occupent désormais la place qui était celle des Musulmans dans le coeur des Américains. »

Alliés des Serbes

Les carnets de Mladić donnent aussi des indications sur ceux qui furent de fidèles soutiens de la Serbie à l’étranger.  On y retrouve militaires russes  et amis grecs. de Grèce viennent des financements.  Les Serbes cherchent leurs soutiens dans le monde orthodoxe.

Il y a aussi ceux qui considèrent avoir des musulmans pour ennemi commun. Ratko Mladić écrit ainsi,  en mars 1995 :

« Israël : ils offrent de rejoindre le combat contre l’islam extrême. Entraînement pour 500 hommes. Peuvent sécuriser via réseaux juifs en Ukraine. »

Il y a enfin les amis qui oeuvrent aux Etats-Unis,  et offrent de faire changer la politique américaine dans les Balkans. A un moment,  Ratko Mladić envisage sérieusement de s’offrir le Congrès américain. Il rencontre,  en février 1995,  à l’Hôtel Moskva de Belgrade,  un homme d’affaires américain d’origine serbe,  qui lui affirme :

« Avec 10 millions de dollars,  on peut acheter 100 à 200 sénateurs ou membres du Congrès. Aux Etats-Unis,  tu peux les acheter et,  comme des avocats,  ils travaillent pour toi. « 

Dès lors,  si en Amérique tout est à vendre,  « pourquoi ne pourrait-on pas s’acheter Clinton ? »

écrit Mladić.

L’armée serbe

Les carnets de Ratko Mladić recèlent aussi mille anecdotes sur l’armée serbe. Le général reçoit fréquemment les doléances des épouses de soldats tombés au combat. Elles viennent réclamer de l’argent  et des appartements.

A la lecture des carnets,  on a l’impression d’une armée de chauffards,  d’alcooliques,  de tueurs  et de pillards.

« la population nous prend pour des voleurs et des tueurs. On va être tués par les Serbes,  pas par les Musulmans »,

dit un jour Radovan Karadžić. L’armée a aussi un problème à cause du nombre important de déserteurs.

« Les hommes doivent dormir dans les casernes,  pas avec leurs femmes ! » s’offusque Karadžić.

La voyante

Après la guerre,  le 3 avril 1996,  Ratko Mladić rencontre,  à sa demande,  dans un lieu non précisé,  une voyante. la jeune femme lui assure qu’ » une étoile le protégera « . Puis elle évoque la mort de sa fille Ana,  qui s’était suicidée en 1994.

« Monsieur,  votre fille n’a rien bu qui aurait pu l’arracher à la vie,  dit la voyante,  elle a été maltraitée,  je ne devrais pas le dire,  mais elle a été violée. »

la voyante explique que la jeune femme a été empoisonnée « par un homme qui portait une calvitie et une barbe frisée ».

Après la guerre

Le général Mladić est mis à la retraite le 8 novembre 1996. Les carnets s’arrêtent à la date du 28 novembre 1996.

Inculpé par le tribunal de la Haye,  Ratko Mladić touche durant des années sa pension et est souvent vu à Belgrade. Après la chute de Slobodan Milošević,  en 2000,  et les changements successifs de pouvoir en Serbie,  il s’enfonce dans la clandestinité.

Ratko Mladić est l’un des deux derniers fugitifs (sur 162 inculpés) recherchés par la justice internationale pour les crimes commis en ex-Yougoslavie.

CHRONOLOGIE

12 mars 1942 Naissance de Ratko Mladić dans le village de Božanovići,  près de Kalinovik,  [en Herzégovine, alors incluse] dans [l’Etat Indépendant de Croatie].

1965 Après une formation à l’académie militaire de Belgrade,  Ratko Mladić rejoint l’armée yougoslave (JNA).

1991 Lorsque la Yougoslavie commence à se désintégrer,  Ratko Mladić est affecté brièvement au Kosovo,  puis en Croatie. Le 19 mai,  la Croatie déclare son indépendance.  Des combats éclatent dans la ville de Knin,  dans la région de Krajina.  Ratko Mladić prend le commandement de la brigade de Knin,  où l’armée yougoslave  [dont Milošević a illégalement pris le contrôle avec la complicité de son état-major] combat les forces croates.  Le 4 octobre,  il est promu général de brigade.

25 avril 1992 Ratko Mladić est nommé chef d’état-major du quartier général de la JNA en Bosnie-Herzégovine,  qui vient à son tour [de déclarer son] indépendance. Depuis le 6 avril,  [les Serbes ont attaqué]  à Sarajevo. Le 2 mai,  le siège de la capitale bosniaque commence.

12 mai 1992 L’armée des Serbes de Bosnie (VRS) est créée. Ratko Mladić est nommé chef d’état-major.

1992 et 1993 Les Serbes de Bosnie mènent une campagne de nettoyage ethnique contre les Bosniaques musulmans et les Croates. Des camps de concentration sont mis en place dans la région de Prijedor.

16 avril 1993 Le Conseil de sécurité des Nations unies déclare les villes et enclaves bosniaques assiégées  » zones protégées  » : Sarajevo,  Tuzla,  Bihać,  Goražde,  Srebrenica,  Žepa.

Mai et juin 1995 Les forces serbes prennent en otage plus de 200 casques bleus de la Force de protection des Nations unies (Forpronu).

Juillet 1995 Le 11 juillet,  après avoir conquis l’enclave de Žepa,  le général Mladić attaque l’enclave de Srebrenica. Près de 8 000 hommes bosniaques musulmans sont exécutés. Les femmes et les enfants sont déportés.

Le 24 juillet,    Ratko Mladić est inculpé,  avec le chef politique bosno-serbe Radovan Karadžić,  de « génocide et crimes contre l’humanité » par le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) de la Haye. Ses principaux crimes sont la campagne de purification ethnique en 1992,  le siège de Sarajevo,  la tuerie de Srebrenica en 1995.

Décembre 1995 Le 14 décembre,  l’accord de paix négocié,  en novembre,  à Dayton,  aux Etats-Unis,  est signé à Paris,  lors d’une cérémonie à l’Elysée,  par les présidents de Bosnie-Herzégovine,  Alija Izetbegović,  de Serbie,  Slobodan Milošević,  et de Croatie,  Franjo Tuđman.

8 novembre 1996 Il est mis à la retraite par la présidence de la République serbe.

Le général sommé de remettre les pilotes français capturés  » morts ou vifs « 

La Haye Correspondance

A quelques jours de la signature de l’accord de paix,  qui,  en décembre 1995,  met fin à quatre années de guerre,  le général Ratko Mladić est sommé de remettre  » morts ou vifs  » les deux pilotes français détenus par l’armée serbe en Bosnie.

Leur Mirage 2000 avait été abattu par l’armée serbe,  le 30 août 1995,  lors d’une mission aérienne de l’OTAN. Capturés par les hommes de Mladić,  le capitaine Frédéric Chiffot et le lieutenant José Souvignet vont être,  durant cent quatre jours,  les pions d’une incroyable partie d’échecs entre le général Mladić,  Belgrade,  Paris,  Moscou et Washington.

Selon les carnets de Ratko Mladić,  les Russes s’engagent très vite dans la partie. Le président Boris Yeltsine promet à Jacques Chirac d’obtenir la libération des pilotes. Selon Mladić,  un émissaire du président russe lui assure alors que s’il libère les pilotes,  la France « examinera son attitude envers le tribunal de la Haye »,  qui l’a inculpé de « génocide et crimes contre l’humanité ».

Mais la négociation traîne,  et les deux pilotes font les frais d’une guerre des chefs dans le clan serbe.  Jovica Stanišić,  chef du renseignement de Slobodan Milošević,  espère négocier les deux hommes et demande au général Mladić de remettre les otages aux Américains plutôt qu’aux Russes. « Ils veulent les pilotes pour de l’argent »,  l’alerte,  quelques jours plus tard,  le chef d’état-major de l’armée serbe,  le général Momčilo Perišić.  Jovica Stanišić et ses hommes sont,  aux yeux du général Perišić,  « des mafieux « ,  et « Slobo l’est encore plus ».

En France aussi,  plusieurs réseaux sont en concurrence pour obtenir la libération des pilotes.  L’Elysée accueille alors toutes les offres de services,  mais niera inlassablement toute tractation politique ou financière.

 » Que personne ne soit extradé « 

Dans ses carnets,  Ratko Mladić relate les propositions du général français Bertrand de Lapresle,  un ancien commandant des forces de l’ONU en ex-Yougoslavie,  qu’il rencontre le 22 septembre 1995.  L’officier se présente « en ami »,  et précise que le gouvernement français  a envoyé d’autres représentants à Sarajevo  et à Pale,  le fief de Radovan Karadžić.

Le général de Lapresle demande à Mladić »un geste de bonne volonté « ,  l’assurant d’une récompense du président français. Cela

 » permettrait à Chirac d’envoyer une requête – au président croate – Tuđman pour stopper l’offensive « 

lancée contre les forces serbes. Il ajoute par ailleurs qu’

 » en libérant les pilotes,  vous conjurez les requêtes – du président bosniaque – Alija Izetbegović de démilitariser Banja Luka »,

la principale ville bosno-serbe. la négociation est un échec.

Le 3 décembre 1995,  à dix jours de la cérémonie de signature,  à Paris,  de l’accord de paix de Dayton,  Ratko Mladić rencontre de nouveau le général de Lapresle.

 » J’ai besoin de ramener les pilotes morts ou vifs,  lui dit l’émissaire français. Si les pilotes ne sont pas remis à la France dans les prochaines heures ou jours,  la France ne sera pas capable de porter le fardeau qu’elle a accepté. Elle retirera ses troupes de Sarajevo (…),  ce qui conviendra aux musulmans. »

[c’est le Français qui parle de « Musulmans »  et non du gouvernement légal ?]

Devant certains interlocuteurs,  Ratko Mladić ne confirme pas qu’il détient les pilotes. Devant d’autres,  il raconte avoir joué aux échecs avec eux.

Puis Belgrade manifeste son impatience. Le 10 décembre 1995,  le président yougoslave,  Zoran Lilić,  assure au général serbe que Belgrade donnera des garanties pour

« que personne ne soit extradé vers le tribunal de la Haye ».

Pour Lilić,  il faut remettre les pilotes,   » morts ou vivants « .

Ce sera vivants. Le 11 décembre 1995,  le général Mladić rencontre le chef d’état-major de l’armée française,  le général Jean-Philippe Douin,  dans la banlieue de Belgrade.

« Pour les années à venir,  la France dirigera ses attentions à la partie serbe de Bosnie »,

assure le général français. Le lendemain,  Frédéric Chiffot et José Souvignet sont libérés.

Deux jours plus tard,  les trois protagonistes de la guerre,  les présidents Slobodan Milošević,  Franjo Tuđman et Alija Izetbegović se retrouvent à Paris,  à l’Elysée,  réunis par Jacques Chirac,  pour signer l’accord de paix.


Source: Stéphanie Maupas (La Haye) et Rémy Ourdan,  5 octobre 2010