Francaisdefrance's Blog

23/12/2011

La Turquie s’exclut elle même de l’Europe !

Erdogan (premier ministre turc) a déclaré en 1999 :

«Les minarets sont nos baïonnettes, les coupoles nos casques, les mosquées nos casernes et les croyants nos soldats.».

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Je me suis toujours méfié de cet Erdogan… Il croit nous nuire avec cette annonce, mais en fait c’est lui qui se ferme définitivement la porte d’entrée dans l’Union Européenne. A moins que Sarkö ne vienne le supplier de revenir sur sa décision. En effet, la communauté turque est forte en France et parmi celle-ci, beaucoup sont des électeurs en puissance pour 2012…

Je me méfie toujours de Sarkö aussi…

Deux scénarii se présentent à nous: soit « on » fait l’impasse sur la nouvelle loi concernant la reconnaissance des génocides et 80 millions de musulmans entrent dans l’Union par la grande porte sans trouver de résistance; soit, la Turquie nous déclare la guerre. Et là, qu’est ce qu’on va présenter en face pour se défendre? Rien; nos n’avons plus d’armée en France au sens propre du terme… Elle se bat à l’Etranger pour des causes très floues.

Gros dilemme…

Ah oui, au fait, les enjeux: http://tinyurl.com/7nlfkyh

FDF

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Génocide arménien: Ankara gèle sa coopération militaire et politique avec Paris

La Turquie a annoncé jeudi le gel de sa coopération politique et militaire avec la France qu’elle accuse de « racisme » et de « xénophobie » après l’adoption par les députés français d’une proposition de loi pénalisant la négation du génocide arménien de 1915.

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a ordonné la suspension des visites bilatérales, le rappel pour consultations de l’ambassadeur de Turquie en France et ajouté que « les exercices militaires communs avec la France et toutes les activités militaires avec ce pays avaient été annulés » pour protester contre l’adoption de ce texte.

Paris « regrette » les décisions de la Turquie, a déclaré dans la soirée le chef de la diplomatie française Alain Juppé, appelant Ankara à ne pas « surréagir ».

« La Turquie est pour la France un allié et un partenaire stratégique », a dit M. Juppé, qui a souligné qu’il était « important, dans le contexte actuel, que nous maintenions ouvertes les voies du dialogue et de la coopération » entre les deux pays.

« Ce que je souhaite, c’est que nos amis turcs ne surréagissent pas à cette décision de l’Assemblée nationale française », a-t-il également déclaré.

Interrogé sur d’éventuelles nouvelles mesures de représailles d’Ankara, le ministre français des Affaires étrangères a répondu : « nous verrons bien et je souhaite qu’on en reste là, si possible ».

Selon M. Erdogan, la Turquie statuera désormais au cas par cas sur toute demande militaire française d’utiliser son espace aérien et « rejette dorénavant toute demande » de visite des ports turcs par des bâtiments de guerre français.

Le Premier ministre turc a expliqué qu’il s’agissait là d’un premier train de sanctions contre la France, alliée de la Turquie au sein de l’Otan, et que, « progressivement », d’autres mesures pourraient être mises en oeuvre.

« Nous révisons nos relations avec la France« , a déclaré M. Erdogan qui a expliqué que la Turquie ne participerait pas à un comité économique mixte France-Turquie prévu pour janvier à Paris.

La Turquie met aussi fin aux consultations politiques avec la France, a dit M. Erdogan. Les deux pays avaient noué un dialogue étroit sur des dossiers régionaux, notamment la Syrie.

« Malheureusement, cette proposition de loi a été adoptée malgré tous nos avertissements (…) Cela va ouvrir des plaies irréparables et très profondes dans les relations bilatérales », a averti le chef du gouvernement.

M. Erdogan a fustigé une « politique (de la France) fondée sur le racisme, la discrimination et la xénophobie ».

Il s’en est particulièrement pris au président français Nicolas Sarkozy, l’accusant d’avoir instrumentalisé le génocide arménien à des fins électorales, à l’orée de la présidentielle de 2012.

« L’Histoire et les peuples ne pardonneront pas à ceux qui exploitent les faits historiques à des fins politiques », a estimé M. Erdogan, qui s’est en revanche abstenu d’annoncer des sanctions commerciales contre la France, important partenaire économique de son pays.

Le volume bilatéral des échanges s’est chiffré à près de 12 milliards d’euros en 2010.

A Washington, un diplomate américain de haut rang a déclaré que les Etats-Unis espéraient un apaisement rapide entre la France et la Turquie, deux de leurs plus proches alliés.

« Nous espérons qu’ils pourront résoudre ensemble leur différend », a-t-il commenté.

La représentante de l’OSCE pour la liberté des médias, Dunja Mijatovic, a estimé que l’adoption finale de cette loi, qui doit encore être approuvée par le Sénat, « soulèverait de graves inquiétudes quant aux normes internationales de la liberté d’expression ». Elle a dit craindre en particulier « une criminalisation des débats historiques publics » ne favorisant pas à ses yeux « une meilleure entente entre les peuples et les communautés » membres de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe.

Malgré les nombreux avertissements d’Ankara qui a dépêché plusieurs délégations à Paris, les députés français ont voté jeudi une proposition de loi pénalisant d’un an de prison et 45.000 euros d’amende la négation d’un génocide reconnu par la loi, comme l’est depuis 2001 en France le génocide arménien de 1915, qui a fait 1,5 million de morts, selon les Arméniens.

La Turquie reconnaît que jusqu’à 500.000 Arméniens sont morts pendant des combats et leur déportation, mais non pas par une volonté d’extermination.

L’Arménie a salué le vote des députés français et exprimé sa « gratitude ». La France « en adoptant cette loi a prouvé de nouveau qu’il n’y avait pas de prescription pour les crimes contre l’humanité et que les nier devait être puni », a déclaré à l’AFP le ministre arménien des Affaires étrangères, Edouard Nalbandian.

Pour entrer en vigueur, la proposition de loi devra cependant aussi être adoptée par le Sénat, ce qui pourrait prendre plusieurs mois.

Source: http://tempsreel.nouvelobs.com/

06/07/2011

Le courrier qui tue…

Dernière minute: Cette lettre a été écrite par feu Serge de Beketch (merci à ceux qui me l’ont signalé)… Nous pensons beaucoup à lui.

En son souvenir, nous pourrions la dupliquer et l’expédier en masse à son destinataire… Vous trouverez ses coordonnées ici: http://www.mrap.fr/Contacts

FDF

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Reçu (encore) par mail…

J’ai volontairement masqué le signataire afin de lui éviter des ennuis, ce qui ne manquerait pas d’arriver. Mais en faisant cela, je m’oppose au « politiquement correct ». Mais dans les médias on ne cite que rarement les noms des racailles « issues de l’immigration » quelque soit leurs crimes; alors…

En tout cas, ce courrier, c’est bien envoyé!

FDF

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Quel beau coup de plume, quelle

lucidité, voilà une réplique !!!

Lisez cette lettre ouverte, écrite par quelqu’un qui n’a pas froid aux yeux ; qui sait utiliser les mots adéquats et chose rare, qui signe sa lettre.

Surtout n’oubliez pas de la faire suivre.

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Lettre ouverte en réponse au Président du MRAP

Monsieur,

Vous avez organisé récemment, en tant que président du MRAP, un

colloque à l’Assemblée nationale intitulé « Du racisme anti-arabe à

l’islamophobie ». Vous y avez dénoncé, en France, « les mosquées

souillées, les discriminations à l’emploi et au logement, les appels au

meurtre, les violences et agressions à l’endroit des populations et des

lieux de culte musulmans. Vous avez montré du doigt l’impunité dont

bénéficient les auteurs de ces délits, appelant à “un réveil de l’opinion

publique”, un sursaut des institutions (Police, Justice, Education

nationale, etc.), une mobilisation des grandes consciences

intellectuelles.

Vous avez raison ! De plus en plus de Français sont racistes. De plus en

plus en ont par-dessus la tête de ce qu’il appellent (à tort) l’invasion

islamo-maghrébine. De cet afflux de populations inassimilables qu’ils

croient (à tort) être le ressort principal de la délinquance et de la

criminalité. De plus en plus sont épouvantés (à tort) par l’afflux de

populations qui, ayant chassé l’occupant raciste des territoires qu’il

exploitait, ont rendu ces terres à l’heureux état de nature mais sont

contraintes de chercher, auprès de l’ancien colonisateur raciste, les

remèdes à la misère provoquée par la décolonisation.

De plus en plus de racistes ont (à tort) des idées de violence en

entendant sur les radios les poésies du groupe afro-maghrébin Sniper

qui chante, par exemple : « La France nous ronge, le seul moyen de se

faire entendre est de brûler des voitures. La France est une garce. On

nique la France. »

Oui, Monsieur Aounit, la triste vérité est là : les racistes n’entendent

rien à la rude poésie des cités et ils en ont par-dessus la tête

d’entendre des hexagonoïdes chanter qu’ils niquent la France, et qu’ils

baisent leurs mères.

C’est sûr qu’il y a quelque racisme à ne pas accepter ces coutumes de

baiser notre mère et de niquer notre pays, mais c’est ainsi, Monsieur

Aounit : les racistes ne sont pas tolérants.

Et ils ont tort. Vous avez raison !

Mais comment ces petits blancs arriérés seraient-ils assez évolués,

ouverts, libéraux et modernes pour accepter que des populations qu’ils

ont accueillies, nourries, soignées et enseignées leur crachent leur haine

et leur mépris à la figure ?

Vous faites bien de dénoncer ce racisme-là en France dans la Chambre

des députés de cette République qui vous a fait tant de mal.. La dignité

de l’endroit ajoute à la force de votre réquisitoire. Mais vous feriez

mieux encore en allant le prononcer là-bas, au bled.

C’est sur place, chez eux, alors qu’ils sont encore libres, qu’il faut

alerter les milliers d’Afro-musulmans et d’islamo-maghrébins qui

s’apprêtent à céder au mirage du RMI, de la Sécu, des allocs, et à

basculer dans le piège affreux que leur tendent les racistes français.

Monsieur Aounit, dites-le à vos frères, à vos cousins, à vos femmes, à

vos enfants, à vos voisins, à tous ceux du bled et de la brousse : la

France raciste ne veut pas d’eux parce que dans son aveuglement

raciste, elle les regarde (à tort) comme des envahisseurs et des

prédateurs.

Dites simplement cette sinistre vérité aux vôtres Monsieur Aounit .

Ne les laissez pas se jeter dans la gueule du loup. Il est de votre devoir

de protéger ces malheureux contre cette effrayante menace. Les

laisser venir, serait se rendre coupable de non-assistance à personnes

en danger.

D’ailleurs vous-même, Monsieur Aounit, vous et tous ceux qui comme

vous, êtes condamnés à vivre dans cet abominable pays raciste,

n’hésitez pas : brisez vos chaînes, secouez la poussière de vos sandales

et quittez cet enfer.

Ne faites pas plus longtemps aux racistes le cadeau de votre

enrichissante présence.

Ne soyez plus le gibier de ces chasseurs impitoyables qui attaquent vos

mères dans le métro, violent vos filles dans les caves, pillent vos

supermarchés, brûlent vos voitures dans vos cités, vendent de la drogue

à vos enfants. Ne leur laissez aucun homme à discriminer, aucune femme

à insulter, aucun enfant à battre, aucune mosquée à souiller.

N’hésitez pas : vengez toutes ces années de terreur, de souffrance,

d’humiliation, d’exploitation qu’ils vous ont infligées : privez-les de la

chance que vous représentez.

Et puis, pourquoi vous gêner ? En partant, emmenez vos amis. Les

grandes consciences intellectuelles, les militants immigrationnistes, les

journalistes amis, les dirigeants socialistes, communistes, trotskistes et

autres.

D’abord cela leur épargnera l’insupportable peine de vivre sans vous,

ensuite cela privera la France raciste de la formidable force

intellectuelle qui fait son rayonnement dans le monde entier. Ils seront

bien punis, les racistes !

Songez-y, Monsieur Aounit : ils auront l’air de quoi les Le Pen, les

Gollnisch, les militants du FN et les électeurs de tout ce monde quand,

le dernier bateau ayant franchi la ligne d’horizon, l’ultime avion s’étant

évanoui dans l’azur, la dernière camionnette étant passée de l’autre

côté de la frontière, ils découvriront qu’ils sont désormais entre eux ?

Entre racistes.

Tout seuls.

Ah, on voudrait voir ça ! Rien que pour le plaisir.


Cette lettre circulait par email dans un petit circuit, maintenant osons

la diffuser largement…

03/06/2011

Le vote pour le FN de Marine Le Pen devient un vote « pour ».

Un excellent article du Nouvel Obs.

FDF

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Ces électeurs tentés par le Front national

En 2007, ils ont voté pour Ségolène Royal ou Nicolas Sarkozy. Aujourd’hui, ces électeurs de milieux populaires envisagent de voter FN.

Analyse du sociologue Alain Mergier, qui les a interrogés.

 

Marine Le Pen, c’est incontestable, fait preuve d’une grande habilité dans le repositionnement du discours du FN. Beaucoup a été dit sur le sujet. Mais l’analyse de l’offre politique risque d’escamoter ce qui relève de la demande.

L’événement est là, dans l’ampleur du phénomène « milieux populaires », dans ce qui est en train de surgir dans 30% de la population française. Certes, tous les électeurs des milieux populaires ne se tournent pas vers Marine Le Pen. Mais son potentiel électoral existe. Et il est probable que, d’ici à la présidentielle, cette logique se développe aussi dans les milieux intermédiaires au fur et à mesure que la dégradation sociale gagnera du terrain.

Ce que nous constatons contredit les explications habituelles du vote FN : ce n’est plus un vote ni de sanction, ni d’avertissement, ni de protestation, ni un vote par défaut. Le vote pour le FN de Marine Le Pen devient un vote « pour ». Je ne dis pas qu’il est de conviction ou d’adhésion. C’est un vote – pour l’heure, en tout cas, une intention de vote – « d’empathie de points de vue ».

La crise, c’est maintenant

L’accumulation des augmentations de prix durant les premiers mois de 2011 produit un effet désastreux. Prix alimentaires, contraventions, logement, gaz, carburants : l’impression qui domine est que l’Etat, les distributeurs, les grandes entreprises « grattent partout où ils peuvent gratter ».

Ces augmentations se traduisent de façon catégoriquement différente pour le haut des classes moyennes et pour les milieux populaires. Les premiers réduisent leur consommation. Les seconds, eux, ne peuvent plus boucler leur budget et se restreignent sur les fondamentaux de la vie quotidienne : chauffage, alimentation, santé, déplacements… Pour les premiers, le quotidien devient plus dur ; pour les seconds, il est entré en crise.

Les milieux populaires ne vivent plus sous la menace d’une crise, mais dans l’urgence de ces premiers dégâts. Cette détérioration de leur présent fait système avec le chômage. Peu leur importe qu’il augmente ou baisse de 0,5 ou de 1%.

Ces chiffres n’ont aucun impact sur eux car le chômage, à leurs yeux, n’est pas une donnée statistique ; il est à la fois une menace personnelle et le levier d’une transformation de l’emploi qui participe à la destruction du présent : temps partiel contraint, CDD, baisse des salaires, déclassement, exclusion des jeunes. Le présent se défait et il devient impossible de se projeter dans l’avenir.

La crise de la vie quotidienne s’articule avec une autre fragilisation qui, elle, a trait aux difficultés d’intégration des populations émigrées. La France, dont la dette est systématiquement évoquée par les personnes que nous avons rencontrées, n’a plus les moyens, affirment-ils, d’intégrer des flux d’émigrés qui s’intensifient, notamment suite aux révolutions des pays arabes. Les flux migratoires augmentent, tandis que diminuent les capacités économiques qui permettaient leur intégration.

Nos interlocuteurs, répétons-le, ont voté en 2007 pour le PS ou l’UMP, ce ne sont pas des électeurs historiques du FN : ils peuvent avoir un discours virulent contre les flux migratoires, sans tenir pour autant des propos xénophobes ou racistes.

Leur position est imperméable à la contre-argumentation fondée sur les valeurs de tolérance. Ils ont le sentiment que ce sont eux et eux seuls qui font les frais des échecs de l’intégration auxquels ils sont physiquement confrontés. La question du lieu de résidence est ici déterminante : « Ceux qui vivent là où je vis savent bien ce que c’est ; ceux qui vivent en centre-ville, eux, nous prennent pour des racistes. »

Cette crise du quotidien se traduit par un terme : l’insécurité. Mais pour les personnes interrogées, l’insécurité n’est pas que physique, elle englobe les différentes dimensions du délitement de la vie quotidienne : insécurité économique avec la crise des budgets familiaux ; insécurité de l’emploi ; insécurité physique et culturelle face aux échecs de l’intégration et à la montée en puissance de normes religieuses dans les pratiques relationnelles, vestimentaires, alimentaires. L’insécurité n’est pas une inquiétude parmi d’autres : elle désigne la nature même de la relation que les milieux populaires entretiennent avec la réalité.

La mondialisation sur le dos du peuple

Ce qui apparaît injuste aujourd’hui, ce sont moins les inégalités que les détournements du fonctionnement social. Les milieux populaires détestent les tricheurs. Il y a les profiteurs d’en bas, ceux qui travaillent au noir, détournent les prestations sociales et savent se débrouiller pour obtenir des aides, des logements.

Cette injustice « par le bas » s’articule à une injustice « par le haut ». L’inacceptable, pour les milieux populaires, ce n’est pas tant l’écart considérable qui les sépare de l’ »oligarchie financière » – grands patrons, actionnaires du CAC 40, traders… C’est que cet écart se creuse !

Appauvrissement des milieux populaires d’un côté, amélioration « historique » des résultats des entreprises du CAC 40, de l’autre. Entre ces deux mouvements, nos interlocuteurs établissent une relation de cause à effet : plus nous nous fragilisons, plus ils se renforcent. Certains y voient même un mécanisme délibéré.

Pour prendre la mesure de cette corrélation, ajoutons que c’est à travers cette oligarchie que la mondialisation impose sa loi aux nations et à la France en particulier. Autrement dit, cette oligarchie est le levier de la mondialisation dont la France est l’objet.

Par ailleurs, la répétition des scandales politico-affairistes a renforcé l’idée d’une intrication des politiques et des acteurs de la mondialisation financière, si bien que le pouvoir est partie prenante de cette injustice.

Conséquence, les milieux populaires perçoivent de plus en plus nettement que la mondialisation se fait sur leur dos. Pour contrecarrer ce processus, les électeurs rencontrés estiment ne pouvoir compter ni sur les politiques de gauche, trop tièdes face à la mondialisation, ni sur ceux de droite, dont on ne peut attendre qu’ils jouent contre leur camp.

Trancher le nœud gordien

Comment trouver une sortie, en urgence, à une situation devenue insupportable et si complexe qu’elle paraît impossible à démêler ? Pour répondre à cette question, l’attente politique des milieux populaires ne se formule pas dans le registre de l’action (ou du programme) mais dans celui de l’acte. Clarifions cette distinction.

Une déclaration de guerre est un acte qui ouvre la voie aux actions militaires. L’acte est fondateur d’une nouvelle réalité dont l’action, elle, est une mise en œuvre. L’acte tranche, il trace un seuil. La situation actuelle, rendue illisible pour les profanes par les discours d’expertises politiques et économiques, est comme le nœud gordien. S’il est trop complexe, trop enchevêtré pour être dénoué fil à fil, alors il faut le trancher.

Les électeurs voient en Marine Le Pen la seule responsable politique capable de trancher et ne sont nullement ébranlés lorsqu’on les questionne sur la teneur de son programme : peu importent les détails, rétorquent-ils, ce qui compte, c’est que nous sentions Marine Le Pen à même de passer à autre chose que tout ce qui a été essayé jusqu’ici. Persuadés que les électeurs ne veulent que du concret, les partis républicains et démocratiques perdent la main face au Front national sur ce qui est essentiel : le diagnostic de l’expérience vécue par les milieux populaires.

Cette étude s’appuie sur une série d’entretiens conduits avec Evelyne Brun, en février et mars 2011, auprès de personnes de milieux populaires ayant voté en 2007 pour Nicolas Sarkozy ou pour Ségolène Royal. Les résultats de ces entretiens sont mis en perspective avec 120 entretiens qualitatifs réalisés en 2008, 2009 et 2010 sur les attitudes des Français face à la crise.

Alain Mergier, directeur de l’institut Wei

Article publié dans Le Nouvel Observateur du 1er juin 2011.

vu sur http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20110531.OBS4282/ces-electeurs-tentes-par-le-front-national.html

16/12/2010

Menace islamiste et déferlante islamiste en Europe…

 


Partout en Europe, les problèmes d’insécurité et d’identité, dont ceux liés à l’islamisme radical, figurent parmi les préoccupations majeures des électeurs.

Une véritable bombe à retardement électorale pour les partis au pouvoir.

En Suède, l’attentat suicide perpétré samedi soir à Stockholm par des islamistes réclamant la tête du dessinateur Lars Vilks qui a caricaturé Mahomet et dont la maison a été incendiée, donne du grain à moudre au Parti démocrate (nationale-populiste) qui fait du rejet de l’islam son thème favori.

Au Danemark, le Parti du Peuple danois (PPD, droite-populiste), bataille contre la construction des mosquées.

En Suisse, le référendum de l’UDC (droite populiste) sur le retrait du droit de séjour des étrangers coupables d’infractions a été approuvé juste un an après celui interdisant les minarets.

En Italie, tandis que la députée d’origine marocaine Souab Sbahi, membre du parti de Silvio Berlusconi (Pdl) a proposé une loi contre la Burqa au terme d’un vif débat sur l’identité nationale et l’islamisme, la Ligue du Nord (parti populiste-autonomiste), membre de la coalition gouvernementale, multiplie les déclarations contre l’islamisation.

En Hollande, le Parti pour la Liberté (PVV) de Geert Wilders, qui compare le Coran au nazisme, troisième parti du Parlement, conditionne son appui au gouvernement à l’adoption de lois contre la burqa et l’islamisation.

En France, Marine Le Pen a comparé vendredi soir les prières de rue organisées par des mosquées parisiennes à l’« occupation ». A l’instar du FN, crédité de 12 à 14% des intentions de vote, les partis populistes anti-immigration sont en progression partout en Europe et ils inquiètent les partis au pouvoir. D’où l’appel de certains représentants de ces partis à se réapproprier ces questions, afin qu’elles ne soient pas monopolisées par les extrêmes.

Citons notamment le refus du Ministre des Affaires étrangères norvégien, Jonas Gahr Støre, d’autoriser le financement d’une mosquée par l’Arabie saoudite, au motif que « l’on ne peut pas accepter les financements de pays refusant la liberté religieuse » et persécutant les Chrétiens. Où la décision du patron de l’UMP Jean François Copé de relancer le débat sur l’identité nationale, ou encore les propos de la chancelière allemande Angela Merkel sur « l’échec du multiculturalisme » et de l’intégration des Musulmans d’Allemagne. De même, le Conseiller de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino, déplorait jeudi dernier, lors du dîner républicain deJean-Louis Borloo, le danger communautariste et regrettait que « tout concourt aujourd’hui à affaiblir notre modèle républicain ».

De son côté, la Droite populaire, courant de l’UMP créé par le secrétaire d’Etat Thierry Mariani, a approuvé le vote suisse sur l’expulsion des étrangers délinquants. Déjà, dans une tribune du Monde du 8 décembre 2009, le président Nicolas Sarkozy invitait à ne pas laisser aux extrêmes ces thèmes, assurant que « l’identité nationale est l’antidote au tribalisme et au communautarisme ».

Au PS, ces questions sont abordées par Manuel Valls ou les proches de SOS Racisme et de Ni Putes ni Soumises. Mais elles demeurent un tabou chez les faiseurs d’opinion et les « intellectuels » qui continuent globalement de nier les problèmes, de diaboliser toute critique voltairienne de l’islam, au nom d’une « exception » islamique et d’un « droit à la différence » perverti. Ils ont tort, car si l’on laisse agir les fanatiques religieux qui combattent l’intégration au nom d’un « antiracisme dévoyé » et qui intimident les musulmans républicains comme le courageux imam de Drancy Hassen Chalghoumi (invité remarqué du GO le 13 décembre dernier à l’instigation de la sarkozyste fidèle Dominique Lunel qui oeuvre au raprochement inter-religieux et à la défense de la laïcité républicaine), les électeurs qui craignent pour leur identité et croient que les imams intégristes représentent les Musulmans de France risquent de porter Mme Lepen au second tour des présidentielles de 2012 …

Certes, les personnes informées savent parfaitement que le Front National est ouvertement pro-iranien, a défendu le Front islamique du Salut algérien, l’Irak, puis le droit de l’Iran à la bombe nucléaire.

Chacun sait que les Verts, les Bruns et les Rouges, bien que se déclarant ennemis les uns des autres, convergent dans la même détestation des démocraties libérales et ont la même psychologie totalitaire, d’où leur ascension synchrone et parallèle. Mais le fait que la Droite classique complexée et paternaliste ait abandonné ces thèmes identitaires par peur de la « reductio ad hitlerum », a laissé un boulevard à l’extrême droite populiste. Il est donc urgent que les bien-pensants comprennent ce que la présidente de Ni Putes Ni Soumises répète à longueur de temps: les islamistes sont des « fascistes verts », ils ne sont nullement péférables aux « fascistes blancs », et l’on ne peut pas combattre les seconds sans combattre tout aussi fermement les premiers. Les élus les ont trop souvent courtisés dans le cadre d’une « pax islamica » des banlieues et d’une vision électoraliste à court terme.

Pire, c’est un élu UMp qui a proposé pour la première fois en France une loi à l’iranienne punissant le « blasphème » et « l’islamophobie » pour faire plaisir aux associations islamistes liberticides qui veulent instaurer progressivement la charia en Europe. Heureusement, dans le pays de Voltaire, cette loi ridicule n’a pas été adoptée.

Il est temps de dresser un code de bonne conduite pour l’islam de France et de confier les structures de représentation de l’Islam français à des imams républicains, formés en France et respectueux de nos valeurs, c’est-à-dire renonçant explicitement à la violence de la charia et aux dispositions intolérantes, guerrières et misogynes contenues dans certains passages du Coran, des Hadiths et de la tradition islamique en général dans ses différentes écoles. Il est temps de mettre hors-la-loi ceux qui sapent de l’intérieur les fondements de la République et profitent de la Liberté d’expression pour fanatiser les jeunes et empêcher l’intégration.

Ces organisations islamistes radicales adeptes d’un islam « salafiste » (« des ancêtres ») rétrograde et obscurantiste qui pullulent dans nos banlieues, à commencer par le Tabligh, les Wahhabites ou les Frères musulmans, devraient être assimilées à des mouvements sectaires ou extrémistes et donc sanctionnés purement et simplement par la loi lorsqu’elles incitent à la haine, à l’intolérance et à l’antisémitisme, à la christianophobie, etc, exactement de la même façon que l’on punit pénalement ceux qui professent des idées racistes et révisionnistes.


Publié avec l’autorisation de l’auteur: Alexandre Del Valle pour blog.alexandredelvalle.com

 

source : rebelles.info