Francaisdefrance's Blog

06/12/2011

Pour 76 % des Français, « l’islam progresse trop en France » !

Et ils ont raison, les Français. Dommage que 95 % de celles et ceux qu’ils ont élus ne les écoutent plus…

Normal, ils ont été élus. Mais la confiance du peuple s’émousse.

FDF

.

IL EST ENCORE TEMPS DE METTRE UN TERME A CETTE PROGRESSION  SI CHÈRE à NOS CHERS POLITIQUES DE L’UMPSVerts  qui refusent d’écouter la voix du peuple. (85% de défiance –  voir à la fin)

Selon un sondage sur les valeurs des Français à six mois de l’élection présidentielle, réalisé du 2 au 4 novembre par l’Ifop pour Europe 1 et Paris Match , 76 % des Français estiment que « l’islam progresse trop en France ». Un chiffre en progression de 5 points par rapport à une question similaire posée il y a tout juste un an.


L’enquête montre également que la laïcité est une valeur plébiscitée par 81 % des Français

(+ 1 point par rapport à l’automne 2006), mais derrière l’effort, le travail ou l’entreprise.


Ce sondage qui, selon l’Ifop, montre que « les Français plébiscitent des valeurs qui sont au cœur du pacte républicain » (liberté, égalité, fraternité), souligne donc aussi « une radicalisation des Français sur des sujets de crispation identitaire ».


Ils ne sont par exemple que 14 % à estimer que « l’État devrait aider financièrement à la construction de mosquées » (contre 28 % au printemps 2006).

Enfin, 76 % des Français disent n’avoir « plutôt pas confiance » dans les autorités religieuses, ce qui place les religions parmi les institutions qui leur inspirent le moins confiance : aussi peu que les médias, mais plus que les partis politiques qui arrivent bons derniers (85 % de défiance). Seules institutions à rassembler une majorité de Français leur faisant confiance : les maires (67 %).

Source: http://www.la-croix.com/

Merci à JCJC…

03/07/2011

La censure ne se cache même plus. Il paraît que la France est une démocratie…

France: pays des libertés… Celles que  prennent les instances au pouvoir, oui. Il va falloir revoir notre devise:

Liberté – Egalité – Fraternité

Lisez ce qui suit.

FDF

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Chers amis en France,

Le gouvernement Sarkozy veut censurer internet par un décret qui pourrait bloquer des sites et pages de recherche que nous utilisons tous les jours. Si nous sommes suffisamment nombreux à exiger que le Président enterre ce projet de censure, nous pourrons faire pencher la balance et empêcher qu’il ne mette la main sur internet. Signez la pétition:

Signez la pétition

Le gouvernement Sarkozy veut censurer internet par un décret qui pourrait bloquer des sites et pages de recherche que nous utilisons tous les jours. Mais un tollé national peut stopper cet assaut contre la liberté d’expression.

Ce nouveau décret permettrait aux ministres de retirer tout contenu internet menaçant selon eux « l’ordre public », sans passer par un juge. C’est pourquoi un Conseil en charge de l’Internet créé par Sarkozy a condamné cette mesure comme étant inconstitutionnelle, et les experts internationaux sont en état d’alerte. Mais le décret pourrait malgré tout être adopté dans les prochains jours.

Le Président Sarkozy a montré au sommet du G8 qu’il soigne son image de dirigeant moderne et de partisan d’internet. Ainsi, si nous sommes suffisamment nombreux à exiger qu’il enterre ce projet de censure, nous pourrons faire pencher la balance et empêcher qu’il ne mette la main sur internet. Lançons un gigantesque appel national demandant à Sarkozy de protéger la liberté d’internet. Cliquez dès maintenant pour signer la pétition urgente et faites suivre ce message à tous:

http://www.avaaz.org/fr/france_sauvons_internet/?vl

Dans le droit français, les contenus dit « manifestement illicites » comme la pédopornographie peuvent déjà être retirés sans contrôle judiciaire. Mais si nous n’agissons pas, le nouveau décret donnerait à quelques ministres des pouvoirs excessifs de censure arbitraire sur n’importe quel contenu en ligne. Il obligerait les hébergeurs et les fournisseurs d’accès internet à retirer ou filtrer tout contenu qualifié notamment d' »atteinte à l’ordre public et à la protection des personnes », une définition très large menaçant l’expression libre.

L’ONU estime que les mesures de filtrage sont excessives et inefficaces et vient de condamner les lois françaises sur l’internet. Et Reporters Sans Frontières a placé la France dans la liste des « pays sous surveillance » qui recense les violations de la liberté d’expression autour du monde. Enfin le Conseil National du Numérique récemment installé par Sarkozy a indiqué que le blocage de sites violait la liberté d’expression protégée par la Constitution française et ignorait l’intérêt du public.

Nous savons que le Président Sarkozy souhaite apparaître comme un ami de l’internet. Il a récemment créé le Conseil National du Numérique et organisé le premier Sommet du G8 de l’internet. Mais il ne peut pas gagner sur les deux tableaux. Ensemble, nous pouvons lui montrer ce que signifie être un réel défenseur de la liberté d’internet et de la libre expression. Appelons-le à retirer ce décret instaurant la censure d’internet et à protéger nos droits — signez la pétition et diffusez-la à tous vos amis:

http://www.avaaz.org/fr/france_sauvons_internet/?vl

Dans le monde entier, des gouvernements tentent de censurer l’internet, outil vital pour les soulèvements arabes pro-démocratie et permettant d’exposer au grand jour les abus de pouvoir et la corruption dans tous les pays de la planète. Cependant, de Italie à la Syrie et de l’Inde à la Turquie, les membres d’Avaaz se mobilisent pour défendre cet espace crucial de liberté et de communication mondiale. Rejoignons-les et protégeons l’internet en France.

Avec espoir et détermination,

Alex, Benjamin, Stephanie, Emma, Mohammad, Ricken et le reste de l’équipe d’Avaaz

PLUS D’INFORMATIONS:

Levée de boucliers contre un projet gouvernemental pour filtrer internet, AFP:
http://avaaz.org/afp_filtrage_internet

Décret LCEN fustigé : le gouvernement suivra-t-il l’avis du CNN?, Numérama:
http://avaaz.org/numerama_cnn

La France, “pays sous surveillance” selon Reporters sans Frontières:
http://fr.rsf.org/surveillance-france,39712.html

L’ONU fustige la France et son Hadopi, Maxisciences:
http://avaaz.org/maxisciences_onu_hadopi

Nouveau rapport parlementaire dénonçant les mesures de blocage d’internet, OWNI:
http://avaaz.org/owni_filtrage

Le filtrage d’Internet, une mesure contestée en Europe, Le Figaro:
http://avaaz.org/lefigaro_filtrage_internet_europe

eG8, le coup de com’ numérique de Nicolas Sarkozy, NouvelObs:
http://avaaz.org/nouvelobs_eg8

Communiqué du Conseil National du Numérique présentant son avis négatif:
http://j.mp/iMsj8K


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26/10/2010

Quatrième congrès du féminisme islamique à Madrid…

Tiens? Les barbus les ont laissé sortir???

FDF

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Le féminisme islamique affûte ses arguments.

Cinq cent cinquante participants venus d’une vingtaine de pays, essentiellement des femmes, étaient réunis à Madrid pour le quatrième congrès du féminisme islamique. Leur principal défi : réinterpréter le Coran et la charia dans une vision égalitaire

Des femmes musulmanes lors de la fête de la Mosquée de Drancy, le 10 juin 2010 (Photo : William ALIX/CIRIC).

Le « féminisme islamique » : l’expression fait l’effet d’une bombe, tant les deux termes semblent incompatibles dans l’imaginaire occidental. « Je ne réponds plus à cette question de la compatibilité entre féminisme et islam », s’exaspère Houria Bouteldja à la tribune du 4e congrès du féminisme islamique, qui se tenait du 21 au 24 octobre à Madrid, à l’initiative des associations musulmanes espagnoles (1).

Cette « fille d’immigrés algériens », comme elle se définit elle-même, y représentait les musulmanes de France. Et, visiblement, son dépit est partagé par l’assistance, 550 participants, essentiellement des femmes, venus d’une vingtaine de pays, qui entendent bien désamorcer cette « bombe ».

« Aux yeux des féministes européennes très eurocentrées et qui se sentent porteuses de valeurs universelles, le féminisme est par essence laïque et donc fondamentalement incompatible avec l’islam », argumente Laure Rodriguez Quiroga, présidente de l’Union des femmes musulmanes d’Espagne qui co-organisait le congrès.

«Féminisme islamique» : difficile à porter

Et cet islam a, faut-il le préciser, fort mauvaise réputation. Laure Rodriguez Quiroga a dépouillé pendant un an deux quotidiens espagnols, El País et ABC, l’un progressiste, l’autre conservateur. « Ils se rejoignent par leur vision 100% négative de l’islam, par leur capacité à véhiculer des stéréotypes et par leur obsession de l’allure vestimentaire. Sur 88 articles, 83 parlaient du voile et du niqab », détaille-t-elle.

« Il n’y a pourtant qu’une trentaine de femmes qui portent le niqab en Espagne (???) , parmi une communauté de 1,5 million de musulmans », poursuit-elle. « Nous avons toujours besoin de montrer que nous sommes une partie acceptable de la société, mais nous sommes des personnes normales », s’émeut Arzu Merali, écrivain féministe anglaise qui coordonne la Commission islamique des droits de l’homme.

Pour autant, le terme de « féminisme islamique » est « difficile à porter », comme le reconnaît Ziba Mir Hosseini, anthropologue iranienne, l’une des féministes intellectuelles et engagées, auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet, qui vit aujourd’hui en Grande-Bretagne. Certaines préfèrent le terme jugé plus neutre de « féminisme musulman ».

Le féminisme est associé à l’Occident

« Car il y a une confusion permanente entre “islamique” et “islamisme”, qui réduit l’islam à son interprétation politique. Et en prônant un retour à la charia, les islamistes imposent en fait des interprétations anciennes et patriarcales de la jurisprudence musulmane (fiqh, en arabe) pour justifier des mesures discriminatoires à l’encontre des femmes », explique l’universitaire.

Cette confusion vire à l’incompréhension mutuelle entre Occident et monde musulman : « La charia, synonyme de “patriarcat” en Occident, est considérée par les musulmans comme l’essence de la justice. Le voile, perçu par les Occidentaux comme un instrument de soumission et d’oppression, est en fait vécu par les femmes musulmanes comme un signe de libération, une façon de défendre leur rôle de femme dans la religion, de participer à la société et aussi de refuser la domination de l’Ouest. »

Car, pour la grande majorité des femmes musulmanes, il est inconcevable de se penser hors de la religion, sauf à se renier. De son côté, le terme de « féminisme », associé à une occidentalisation, voire une seconde colonisation, a fort mauvaise presse parmi les musulmans.

Des intellectuelles se sont saisies des textes

Bref, le féminisme islamique a tous les défauts de la terre, sauf la nécessité d’exister. « C’est en quelque sorte l’enfant non désiré de l’islamisme : la question de la différence des sexes et du droit des femmes a été tellement politisée que cela a provoqué une réaction », ajoute Ziba Mir Hosseini.

Le féminisme islamique est né au cours des années 1990 dans l’Iran qui vivait sa révolution. Mais aussi en Malaisie, où apparut en 1991 le mouvement Sisters in Islam qui, l’an dernier, a donné naissance au réseau international Musawah (« égalité », en arabe) impliquant des ONG féminines de près d’une cinquantaine de pays.

Partout la question a été la même : est-il possible que les écrits, à commencer par le Coran, soient la source de tant de maux pour les femmes ? Partout la réponse a été la même : des intellectuelles se sont saisies des textes pour en faire une lecture critique, une nouvelle interprétation et en découvrir le caractère intrinsèquement ambivalent.

L’interprétation patriarcale des textes est le principal frein à l’émancipation

« Par définition, tout texte est interprétable. Dans la charia l’on trouve aussi bien matière à défendre l’égalité que la discrimination », reconnaît le sociologue marocain Abdessamad Dialmy, professeur à l’université marocaine de Rabat et l’un des rares hommes de l’assistance présent en qualité de spécialiste du féminisme marocain.

Cette appropriation du savoir vise non seulement à pouvoir donner le change dans des joutes oratoires, mais aussi et surtout à faire évoluer les mœurs et les lois. C’est parce que son mari lui refusait le divorce dans les difficiles années 1980 que vivait l’Iran que Ziba Mir Hosseini, fort démunie, se mit à étudier ardemment la loi islamique, au point d’en devenir une des meilleures spécialistes. Ce qui lui permit de trouver les arguments juridiques pour sortir de l’impasse dans laquelle elle se trouvait, puis de refaire sa vie en Angleterre, où elle poursuit aujourd’hui, à 58 ans, son combat pour la cause des femmes musulmanes.

Dans tous les pays, la réinterprétation des textes religieux est l’arme clé des féministes. Les femmes qui participent au réseau musulman Wise lancé par l’Américaine Daisy Kahn (lire ci-contre) considèrent ainsi, pour 74% d’entre elles, que l’interprétation patriarcale des textes religieux est le principal frein à l’émancipation des femmes. Et elles jugent, à 93%, qu’il revient aux femmes de jouer un rôle de leadership pour une nouvelle interprétation.

Le féminisme n’est pas une création hors sol

« Le féminisme islamique, c’est une réforme faite de l’intérieur, au nom de l’islam et de la modernité, analyse Abdessamad Dialmy. C’est une étape nécessaire et incontournable, la forme la plus acceptable politiquement de s’approprier le féminisme, même s’il s’agit dans un premier temps de conquêtes pour l’équité plus que pour une véritable égalité des sexes. » Et d’ajouter : « Même si individuellement certaines femmes sont laïques, il ne viendrait à l’idée d’aucune association au Maroc de revendiquer la laïcité, au risque de perdre toute légitimité. » 

Le féminisme n’est en effet pas une création hors sol. « Le féminisme islamique, c’est comme l’art islamique ; l’art est art, mais il est aussi le produit de son milieu », justifie Ziba Mir Hosseini. « Il y a un besoin de s’engager en religion dans les pays musulmans, poursuit-elle. Nous réagissons à nos propres contextes ».

Et ces contextes sont très différents selon les pays et les continents, ce qui explique la grande diversité des mouvements de femmes. D’où l’idée de réunir les activistes de tous les pays lors de ce congrès. « Nous voulons valider le “féminisme islamique” comme un discours émergent et le renforcer dans les pays musulmans et dans les minorités musulmanes des pays occidentaux, ajoute Abdelnour Prado, président du Conseil islamique catalan. C’est important pour notre intégration. »

Marie VERDIER , à Madrid (Espagne)

(1) Avec le patronage et le soutien financier du ministère espagnol des affaires étrangères et de la coopération, de ses instituts culturels Casa Asia et Casa Arabe, et du ministère de l’égalité avant sa suppression lors du remaniement du gouvernement espagnol la semaine dernière.

Source: http://tinyurl.com/2e5rl4s

13/10/2010

Sujet de rédaction en 5e: “tu es un musulman qui entre dans la mosquée pour la prière…”

Chez Nathan on préfère la diversité à la liberté la solidarité à la fraternité…

« On ne s’étonnera plus du formatage de nos sans-cerveau, de gauche et de droite, en voyant l’enthousiasme suspect avec lequel les auteurs de manuel scolaire s’empressent de transformer les programmes d’instruction civique en affiches de propagande, via la couverture du manuel ; qu’on en juge à celle-ci (merci à Danielle de son envoi) ; quant au contenu, il paraît qu’il est à la hauteur… nul doute que certains lecteurs de ce blog nous en feront le descriptif !

Fait-il détester à ce point la France  que l’on détourne ses trois principes, qui ont ceci de supérieur qu’ils ne sont pas typiquement français mais universalistes, représentant une espèce d’absolu à atteindre pour la vie en société ?

Très étrangement,  seule demeure l’égalité… des adultes et des collégiens portant leur collège à bout de bras. Que faut-il y voir ? Que ce sont eux qui le font vivre ? Que ce sont eux qui en font ce qu’ils veulent ? Que ce sont eux qui amènent le collège dans la vie active (et non le collège qui leur permettrait de devenir adultes, quel crime de lèse-djeun ! ) ? Qu’ils emmènent le collège ailleurs pour mieux le supprimer, le noyer, le faire disparaitre dans sa spécificité ?

En tout cas rien qui évoque l’égalité en droits de tous les êtres humains et l’égalité homme-femmes… Hasard ou volonté délibérée de ne pas STIGMATISER les populations qui exhibent l’inégalité voulue de la femme en lui imposant le foulard et de la fille en lui interdisant la jupe

C’est, d’ailleurs, sans doute pour cette raison que la liberté a disparu…  Les auteurs et l’éditeur du manuel en question avaient compris avant nous ce que nous avons appris mercredi  : la liberté d’expression a disparu en France ; comme les racailles islamisées des banlieues qui imposent aux filles des cités leur rôle de vierge ou pute, les mollahs du Conseil Français du Culte Musulman font la pluie et le beau temps, décidant des sujets compatibles ou pas avec la charia. Et les  lois des hommes ? Sans doute que c’est comme pour le halal, (c’est l’imam « modéré » de Drancy qui le dit), lorsqu’il y a 30% de musulmans dans un pays, il serait temps de passer au halal pour tous…. Depuis le temps qu’on vous dit que l’islam refuse la démocratie… Il est vrai aussi qu’à 5 à 15 % de musulmans (selon les estimations) on est déjà à 80% de hallal…

Il est d’ailleurs significatif de voir la diversité remplacer la liberté… La liberté de chacun s’arrête là où commence la liberté d’autrui., quel meilleur gage pour le vivre ensemble ? La diversité commence là où  finit le respect de l’autre qui n’appartient pas à son groupe, à sa tribu, « sale Céfran, nique la France, Marseillaise sifflée, sale pute, drapeau brûlé… » La diversité est l’habillage du communauta risme et de l’intolérance.

Et puis la solidarité, elle a un joli air de consumérisme… bref la solidarité c’est sans doute les aides aux plus défavorisés qui leur permettent d’avoir un toit et, surtout de consommer puisque un coeur chapeaute le restaurant et le caddie… La France gigantesque restaurant du coeur ? Triste évolution que d’avoir oublié délibérément tous les liens sociaux, tous les idéaux, toutes les entr’aides qui se trouvent dans le mot « fraternité »…

Vous êtes fiers de vous, vous qui osez signer et éditer ce livre ??? Moi j’ai honte de vous mais j’ai aussi honte de mes collègues qui ont osé choisir pour leurs classes ce manuel… A moins que les autres ne soient encore pires ???

Post-scriptum : un lecteur me signale que « c’est juste le contenu du programme de 5ème, diversité, égalité, solidarité. Ce qui est plus curieux c’est que la couverture oublie le quatrième thème de ce programme : la sécurité et les risques, surement moins « vendeurs » »… Alors en plus de Nathan qui, de toutes manières a choisi de mettre en exergue cette formule choc et des dessins qui n’ont rien de neutre, on « stigmatisera » les programmes et leurs auteurs… Mais l’absence de la sécurité est très parlante… messieurs les éditeurs ! »


Source: http://tinyurl.com/2ftnd9e

31/07/2010

Pas liberté, ni égalité, mais fiscalité !

Naguère encore, il me semblait nécessaire, plausible, et même stimulant, de proposer à la fête nationale du 14 juillet une définition plus honorable. Les glapissements du marquis de Sade encourageant les émeutiers durant les premiers jours de juillet 1789 et le meurtre du gouverneur de Launay ne permettent à personne de présenter honorablement l’événement prise de la Bastille. (1)

Les citadelles de l‘arbitraire, du privilège et de la censure restent d’ailleurs omniprésentes, quoique sous d’autres formes, sous le régime républicain.

Pensons ainsi à ce qu’écrivait Beaumarchais en 1778 : « pourvu que je ne parle en mes écrits ni de l’autorité, ni du culte, ni de la politique, ni de la morale, ni des gens en place, ni des corps en crédit, ni de l’Opéra, ni des autres spectacles, ni de personne qui tienne à quelque chose, je puis tout imprimer librement, sous l’inspection de deux ou trois consœurs. » (2)

Et demandons-nous si nos libertés ont vraiment progressé, de nos jours, à l’ombre de l’opéra bastille. Même l’Histoire de France relève des tribunaux.

D’autre part, dans un pays aussi monstrueusement centralisé que le nôtre, on ne fera croire sérieusement à quiconque que nous puissions commémorer, du moins officiellement, l’illusoire fête de la Fédération de 1790.

Or, autour de l’an 2000, le jour virtuel de la libération fiscale fictive se situait assez précisément au 14 juillet. Les Français travaillaient alors pour le Moloch fiscal 28 semaines par an.

Et, 10 ans plus tard, après 2 victoires de ce qui tient lieu de droite, aux élections législatives, l’événement ne peut plus hélas s’évoquer qu’avec 14 jours de retard. On ne peut même pas se baser sur le calendrier julien maintenu dans les paroisses du patriarcat de Moscou : il ne comporte que 13 journées de décalage. La France, la France seule, sans éprouver le besoin d’aucune présence d’un occupant soviétique visible, a donc alourdi de 4 points en 10 ans le tribut imposé à ses propres enfants. Cela représente deux semaines de corvée supplémentaire, 70 heures au tarif de Mme Aubry, beaucoup plus, comme d’habitude, pour les travailleurs indépendants et les infirmières dans les hôpitaux. Et tout cela sert à payer les promesses électorales inconsidérées des princes qui nous gouvernent, les capitulations en rase campagne de nos lâches énarques face aux bureaucraties syndicales, et se traduisant par autant de dépenses démagogiques et de gaspillages supplémentaires.

Certains en viennent d’ailleurs à se demander comment la gauche pourrait bien s’y prendre pour faire pire encore demain. On leur répondra volontiers, à ces hommes de peu de foi. Sur un tel terrain, on doit faire confiance au génie destructeur jacobin : il ne nous a jamais déçus. Les alternances de 30 dernières années l’ont prouvé, les prochaines le prouveront encore. La gauche restera toujours la fauche.

Cette nouvelle prise de poids de la grosse dévoreuse blanchâtre et gélatineuse du quai de Bercy a entraîné une première conséquence. Elle obligeait, cette année, les adversaires du fiscalisme à se donner un autre rendez-vous : non plus lors du bal des pompiers, mais au carrousel du Louvre ; plus chic, mais plus clairsemé ; non plus le 14, mais le 28 juillet ; en semaine, une assez mauvaise date, il faut en convenir. Le Parisien moyen, ou bien a déjà fui la capitale, ou bien est occupé à faire ses valises ou à profiter des dernières soldes. Ils se sont trouvé quand même, malgré tous ces inconvénients indépendants de leur volonté, quelques dizaines autour des amis de Contribuables Associés et de leur infatigable et aimable fondatrice Benoîte Taffin. Le professeur Georges Lane (3) y représentait moralement et dignement les amis de Lumière 101 et de l’Insolent.

Attention d’ailleurs à ne pas parler d’une quelconque « évasion ». S’agissant de contribuables individuels on ne permet même pas de parler d’optimisation. On veut confondre ce concept autrefois légal avec de la fraude, avec du blanchiment, peut-être même du terrorisme. Or ce n’est pas pour dissimuler leurs maigres capitaux résiduels mais pour exhiber leurs torses musclés que les anti-fiscalistes quittent la capitale.

Contrairement à ceux qui ont fui l’enfer fiscal, qui persistent à le faire au rythme de plusieurs centaines de gens très riches par an, et qui n’envisagent guère de revenir de leurs purgatoires, nos modestes militants de la liberté se proposent en général de revenir juste après la Fête orthodoxe de la Dormition, le 15 août.

Fourrés dans la gueule du loup, en route pour de nouvelles aventures, ils se trouveront alors à pied d’œuvre pour faire face à une prochaine offensive du fiscalisme.

En professionnel de l’agression, il revenait à l’ancien Premier ministre, au petit génie de l’opération balle dans le pied de 1997 (alors utilement conseillé par Villepin), au Juppé dont on croyait s’être débarrassé, d’en donner le signal.

Le petit Baroin avait menacé de supprimer ce qu’il appelle faussement des niches fiscales. Cela se serait traduit par des augmentations d’impôts puisque l’on n’aurait pas réduit les taux d’imposition à proportion de l’élargissement de l’assiette imposable. Dénoncé par la Commission Attali cet expédiant tour de passe-passe semble certes toujours plus ou moins menaçant, mais pas immédiat.

Car il semblerait plutôt que la technocratie française s’oriente vers une hausse de la TVA. Certains bons esprits souhaiteraient le retour à une notion de taux intermédiaire, soit la multiplication par deux de la TVA actuellement supportée par certains produits : le taux passerait de 5,5 % à 10, plus probablement à 12 %. Cette idée empoisonnée chemine via les rapporteurs parlementaires de la Loi de Finances, le député Carrez et le sénateur Marini. Elle se heurte au risque d’une impopularité évidente auprès des secteurs entiers qu’elle pénalisera. On en vient donc à un autre projet. Alors que l’Allemagne vient de porter à 19 % son taux supérieur, et cependant que l’on parle d’une harmonisation fiscale franco-allemande, les partisans du cavalier seul hexagonal estiment que 19,6 % reste insuffisant.

Le maire de Bordeaux déclare ainsi que « l’on n’y coupera pas » (4). Le fondateur de l’UMP, demeuré le roquet prétentieux toujours « droit dans ses bottes », reçoit pour cette proposition le secours de son ancien ministre des Finances. M. Jean Arthuis semblait pourtant mieux inspiré ces derniers temps. Il va jusqu’à préconiser, afin de « rétablir notre compétitivité et combattre le chômage » de relever « sans attendre le taux normal de TVA aujourd’hui à 19,6 ». Le sophisme prétend venir sauver les comptes inguérissables des assurances sociales monopolistes d’État (5) : « Le financement de l’assurance-maladie et de la politique familiale, prétend-il, ne doit plus peser sur les salaires. La TVA doit prendre le relais. »

Ici, le lecteur se retrouve en pays de connaissance, au contact moelleux de cette bonne vieille baudruche, la TVA sociale. Comme la CSG, ce serpent de mer pourrait bien, hélas, complaire aux gens du système. Ils y verraient volontiers une nouvelle occasion d’accroître l’opacité des comptes sociaux : plus personne ne sait qui paye pour qui et pour quoi.

Tel demeure le BA-BA du fiscalisme ; cela constitue le fondement même de l’irresponsabilité ; et cette démarche conduit toujours à la négation de la liberté


Source: JG Malliarakis Apostilles
  1. cf. Les « Considérations sur la nature de la révolution française » [et sur les causes qui en prolongent la durée] de Mallet du Pan.
  2. Mariage de Figaro Acte V scène III
  3. Ceci me donne l’occasion d’inviter ceux de mes lecteurs qui ne le connaîtraient pas à visiter son blogue « Principes de science économique ».
  4. Entretien publié dans « L’Express » du 1er juillet.
  5. cf. « Le Figaro » du 15 juillet.