Francaisdefrance's Blog

29/01/2012

Tondre un peu plus le contribuable déjà chauve…

Enfumer l’électeur… Jamais cette expression n’aura eu tant de véracité. Gilbert Collard analyse…

FDF

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Image d’illustration

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On a pas de solution mais on a des chiffres!!

   Plus le paquebot de croisière France, modèle social toute l’année, chaudière à l’euro, baptisé au champagne démagogique et aux emprunts, s’avance vers les récifs, plus la classe politique jongle sur le pont avec des chiffres pour abuser la galerie et épater le cercle des économistes apparus, sans trop se soucier concrètement, du sort des passagers de deuxième et troisième classe. Hollande sur France 2 était humain comme une machine à calculer parlante qui aurait ingurgité un programme à régurgiter sur la nappe d’un Juppé taché, touché, mais tout aussi démagogique dans l’élucubration mathématique assénée.

 De Gaule, qui avait un budget équilibré, n’assommait pas son pays avec des comptes d’apothicaire, des courbes, des courbettes, des chiffrages abscons faits pour nous prendre pour des cons !

 On  imagine les journalistes d’un camp, de l’autre, affairés à retenir le chiffrage ennemi, l’équation équarrisseuse, la statistique fatale, et le politicien obligé, pour paraître crédible, de répondre à coups de- poing sur le P.I.B., tout en sachant que ces élucubrations concernent un monde dépassé, mathématiquement mort !

On est dans l’irréel des chiffres, la mathématique de l’esbroufe. Hollande, Sarko, Bayrou, Mélenchon (on n’ose plus évoquer Éva Jolly), s’assomment et assomment à coups de dogmatique économique dont la seule finalité est de tondre un peu plus le contribuable déjà chauve. Le maintien du vieux système est à ce prix.

 Pendant ce temps, les combines entre amis continuent : on protège des circonscriptions pour Bayrou et Villepin, pour Duflot ; on empêche Marine Le Pen d’être candidate, et l’Allemagne, par chancelière interposée, choisit le futur président de la République franco-allemande ; on maudit, mieux vaut tard que jamais, les voraces banquiers, comme si c’était leur faute si nous avons accepté d’assumer 17OO milliards de dettes et 5O milliards d’intérêts à payer par an ; on enfume l’électeur dans le pseudo savoir économique où il perdrait son latin s’il l’avait encore.

 Qu’ai-je à faire d’économistes qui, depuis 1975, acceptent des budgets toujours en déficit ? Qu’ai-je à faire des donneurs de leçons en finances publiques, aujourd’hui pédants, même s’ils pédalent tous dans la choucroute germanique, alors qu’ils ont laissé faire ?

 Ils portent tous la responsabilité de la situation actuelle. Tous ! Car ils ont tous gouverné en tremblotant sur le gouvernail de la lâcheté politique.

 Nos comptes sociaux sont délabrés, dans un rouge vif, comme l’écharpe de Mélenchon, le rouge coquet cachemire. Nos hôpitaux publics ploient sous le poids des R.T.T.  On débourse 1050 milliards d’euros pour la dépense publique ; elle absorbe 56 %  de la dette du pays ! On subit 20 milliards d’euros de fraude sociale ; on finance des syndicats qui ne représentent que leur bedaine ; on offre des châteaux à la C.G.T. On dénombre 5 millions de chômeurs et 8 millions de pauvres qui se réchauffent en dansant sur les musiques d’un Noah enchanté par sa dette fiscale impayée de cinq cent quatre-vingts mille euros ! Ce sont là les amis exemplaires des tenants de l’ordre moral médiatique, qu’aucun chroniqueur n’égratigne, qu’aucun vengeur en ondes ne cloue au pilori de l’audimat momentané.

 À quoi bon continuer de soigner le malade avec la médecine morbide qui le tue à petit feu ? À quoi bon s’acharner à pratiquer les soins intensifs sur un euro qu’on transfuse avec le sang d’un peuple exsangue et décérébré par une mondialisation et une immigration incontrôlées? On le sait, on le tait. On va banquer pendant des décennies pour que la plus grande escroquerie monétaire des siècles n’avoue pas son forfait.   C’est le modèle issu de l’après-guerre qu’il faut réformer !

 Ce « sont les chefs d’État qui n’ont pas forcement établi le bon diagnostic sur les raisons profondes de cette crise. », assène l’agence de notation qui nous dégrade.

 Tout est dit. Quoiqu’on fasse, dans le carcan actuel, même si l’on pend tous les banquiers à la lanterne, même si l’on supprime tous les bonus, même si l’on bombarde tous les paradis fiscaux, même si l’on hollandise, sarkosize, bayroutise la France, fera-t-on pour autant disparaître les déficits et repartir la croissance ?

  Redonnera-t-on l’envie de vivre à un peuple qui s’est débarrassé de la taille et de la gabelle pour se courber sous le joug de l’euro, des impôts,  de la mondialisation, du chômage, de la désindustrialisation, de la perméabilité des frontières, de la décivilisation, de la dictature insupportable de la pensée unique, d’un système d’entente politique jugulateur, en croyant au coup baguette magique ?

On est dans un autre monde, une autre mer où souffle la tempête, les cartes ne sont plus bonnes. Si l’on ne veut pas embrasser le récif du baiser de la mort, il faut passer par-dessus bord à coup de bulletin de vote dans le cul, tous ces naufrageurs.  

Source: http://www.gilbertcollard-leblog.com/

08/08/2010

Demander des baisses d’impôt est raciste !!!

C’est nouveau, ça vient de sortir… Comme quoi, le racisme, ça peut-être tout et n’importe quoi…

FDF


Voulant avoir un avant-goût de la façon dont mon prochain livre sera reçu par les divers médias que compte ce pays, je lis les articles qui paraissent sur Barack Obama. Mon blog obamalâtre favori, car il constitue pour moi une forme de mètre étalon de la débilité politiquement correcte, l’inénarrable Obamazoom du Figaro, que tiennent, comme il se doit pour un journal de gauche façon seizième arrondissement, deux transfuges de la jet-set socialiste, après avoir ironisé sur Sarah Palin, qui a dû travailler pour payer ses études  et ne connaît pas les manières bon chic bon genre  qu’on apprend à Passy, est passé aux accusations de « racisme » pour discréditer le mouvement conservateur et les tea parties :  j’ai pu apprendre ainsi que demander des baisses d’impôts et une diminution du poids de l’Etat est faire montre d’hostilité à une race déterminée. Laquelle ?  Ce n’est pas indiqué ?  La race des fonctionnaires et des inspecteurs des impôts, sans doute.

Les découvertes de la science politique moderne ne cessent de m’étonner. J’ai pu comprendre aussi pourquoi Barack Obama n’avait pas encore fermé Guantanamo et relâché les gentils musulmans qui faisaient de l’alpinisme dans les zones tribales d’Afghanistan : à cause des méchants républicains du Congrès, bien sûr, et de quelques odieux démocrates qui s’obstinent à penser, en vils réactionnaires, que les gentils musulmans ne faisaient pas seulement de l’alpinisme. Nous allons, sans aucun doute, entendre beaucoup parler de racisme dans les mois qui viennent, et beaucoup aussi de méchants républicains.

D’ailleurs, dans Le Monde, on découvre simultanément que la cote de popularité de l’Elu, Barack Premier, est tombée à 41% et que la « question raciale » est loin d’être résolue aux Etats-Unis. Je me disais bien aussi : élire un Président noir, c’était très suspect, avoir eu pendant les huit années de présidence Bush, deux noirs ministres des affaires étrangères, c’était scandaleux : seul un pays porteur d’une haine viscérale des noirs avait pu faire cela. L’un des orateurs les plus demandés dans les tea parties étant Allen West, et celui-ci n’ayant pas le physique d’un Scandinave, je ne manquerai pas, lors d’un prochain séjour outre Atlantique de poser la question qui me brûle les lèvres : « Pourquoi êtes-vous raciste, et qu’avez-vous contre les noirs ? ». Sachant qu’il a le sens de l’humour, je me délecte à l’avance de sa réponse. Dans Libération, l’heure semble à la discrétion, et on ne parle pas de l’Elu ces temps-ci. Un moment de déprime ?

Il reste où  figure une photo de l’Elu avec l’air ferme et déterminé qu’il montrait sur les affiches de 2008, et cette information capitale : Obama rejette un débat télévisé avec Ahmadinejad.  Si ce n’est pas la marque d’un tempérament hors du commun, je ne m’y connais pas : Obama est ferme ! Qu’on se le dise ! J’ai beau me le répéter, je ne parviens pas à me convaincre, mais je suis déjà sur le site de L’Express, où on préfère s’intéresser au mariage de Chelsea Clinton, qui est effectivement un événement tellement important. Le Nouvel Observateur, qui n’entend pas faire concurrence à Voici ou à Gala, tout au moins, pas cette semaine, insiste sur un point qu’il aurait été dommage de ne pas souligner :  Barack se moque des Républicains et déclare que les problèmes actuels  sont la faute de George Bush. J’imagine déjà un titre pour le 3 novembre :  Barack se moque de la victoire des républicains et la trouve désopilante,  mais n’anticipons pas.  Disons seulement au Nouvel observateur que cela fait longtemps que le peuple américain ne pense plus  que quoi que ce soit serait la faute de George Bush, car le peuple américain s’est aperçu que cela faisait une vingtaine de mois qu’il y avait un Président à la Maison Blanche qui ne s’appellait pas George Bush, et qui s’appelait ? Comment dites-vous ? Barack Obama. Etonnant, non ? Comme disait le regretté Pierre Desproges.

Pour sortir de la lecture, j’ai regardé un documentaire dont j’étais certain, rien qu’à en lire le descriptif, qu’ii allait surpasser l’obamazoom. Cela s’appelait « Wanted : Barack Obama » : « Jamais un président américain n’a été la cible d’autant de menaces », était-il écrit. Puis :

« les lobbies les plus conservateurs sont passés maîtres dans l’art de récupérer les peurs. Secondés par des stars de la télévision comme Glenn Beck et Sean Hannity, ils font campagne dans l’espoir de reprendre le contrôle du Congrès en novembre 2010 ».

C’était prometteur, et cela a tenu ses promesses : depuis les longs métrages de Dziga Vertov à la gloire de Joseph Staline, je n’avais pas vu un tel flux de propagande grotesque et de mensonges éhontés. Les tea parties ? Racistes, bien sûr. Il ne manquait que les cagoules du Ku Klux Klan pour que le décor soit complet. Rush Limbaugh et Glenn Beck, les deux principaux commentateurs conservateurs aujourd’hui aux Etats-Unis ? Des crétins pervers. Les scientifiques contestant le réchauffement global auquel plus personne ne croit sinon les journalistes qui ont fait le documentaire et ceux qui sont payés pour y croire ? Des vendus au capitalisme ! Les médecins demandant la liberté de choix en matière d’assurance santé ? D’autres vendus au capitalisme ! Les gens vivant au Sud de l’Arizona demandant une surveillance accrue de la frontière ? D’autres racistes encore ! Et c’est vrai quoi ! Comment n’ont-ils pas perçu que les meurtres commis dans des propriétés isolées ces derniers temps dans la région étaient en réalité des gestes d’amour et de fraternité ? Faut-il avoir l’esprit obtus !

Si j’en doutais un seul instant, (mais je rassure ceux qui me lisent je n’en doutais pas), dès lors que j’ose critiquer Obama, je serai décrit comme un extrémiste, comme un raciste, comme un être immonde. Oser parler du passé d’Obama sans le décrire comme la réincarnation de Jésus Christ ? Quelle idée scandaleuse ! Oser parler de ses fréquentations islamistes et gauchistes ? Faut-il que je sois aveugle pour ne pas voir que ce sont là d’excellentes fréquentations et que l’antichambre du fascisme commence à hauteur de l’auriculaire de la main droite de Hillary Clinton ! Est-ce que je ne vois pas que les Etats-Unis ont besoin d’une forte injection de socialisme et que le monde se porterait mieux si les Etats-Unis s’effaçaient devant une cohorte de doux « progressistes emmenés par Mamoud Ahmadinejad, le duo Medvedev-Poutine, ce brave Hugo Chavez, le si souriant Hu Jin Tao et ce farceur de Kim Jong Il. Oui, je dois être aveugle. Et non, je ne vois pas.

J’ai le malheur d’avoir appris l’économie avec des économistes compétents, la philosophie du droit et l’éthique avec des philosophes dignes de ce nom, La géopolitique auprès de gens qui savaient de quoi ils parlaient. J’aimerais parfois parvenir à me vider le cerveau. Si j’y parvenais, je lirais la presse  française avec plaisir, en pensant vraiment qu’elle m’informe. Je regardais des reportages comme « Wanted Obama » en pensant que ce sont vraiment des reportages. Je prendrais une camomille, et j’irais me coucher en me disant que c’est tout de même formidable de pouvoir compter sur des journalistes compétents, honnêtes, qui vérifient leurs sources, n’omettent jamais le moindre fait, et ne laissent filtrer aucun préjugé déformant dans leurs propos.

Source: http://tinyurl.com/36a68jm

5/ 8/ 2010