Francaisdefrance's Blog

22/05/2011

Il y a des vérités qui blessent…

Tiens? Les « inutiles de la République » se manifestent? Y’avait longtemps… Un rien les occupe. Il est vrai que si ils ne font pas parler d’eux de temps en temps: fini les subventions…

FDF

.

UEJF et SOS Racisme : Guéant « alimente la peur de l’étranger »

Les associations réagissent aux propos du ministre de l’Intérieur, pour qui la France « n’a pas besoin de maçons, de serveurs de restaurant » issus de l’immigration.

Click here to find out more!

« Les propos du ministre de l’Intérieur Claude Guéant, qui a estimé dimanche que la France n’avait « pas besoin de maçons, de serveurs de restaurant » issus de l’immigration, alimentent la peur de l’étranger », selon SOS Racisme et l’UEJF, interrogés par l’AFP. « Contrairement à une légende, il est inexact que nous ayons besoin de talents, de compétences » issus de l’immigration, a affirmé Claude Guéant au Grand Rendez-vous Europe 1/Le Parisien. Il a ajouté qu’il y avait « de l’ordre de 2 000 personnes – on peut avoir ces besoins – qui viennent chaque année à ce titre » légalement en France. « Mais on n’a pas besoin de maçons, de serveurs de restaurant. Il y a en France la ressource« , a dit le ministre de l’Intérieur, qui est chargé de la question de l’Immigration.

« Il alimente la peur de l’étranger. Nous vivons une période de regain de ce sentiment », a dit Arielle Schwab, présidente de l’Union des étudiants juifs de France, interrogée à l’occasion des assises de la lutte contre les préjugés, organisées par l’association à Paris (XIe). « Quel que soit le critère choisi, nationalité, couleur de peau, religion, l’autre est perçu comme envahissant, menaçant, gênant. L’étranger est vu comme une épine dans le pied de la France », a-t-elle poursuivi. Les propos de Claude Guéant « ne me surprennent pas », a commenté Dominique Sopo, président de SOS Racisme. « Il y a aujourd’hui une tentative extrêmement forte de développer dans l’opinion publique une défiance vis-à-vis de l’étranger pour récupérer l’électorat du Front national », a-t-il expliqué.

« Mais la conséquence directe de ces propos, c’est la hausse dans les sondages de la popularité de Marine Le Pen, à un niveau inédit pour un responsable du Front national à un an de l’élection présidentielle », a-t-il pointé. Réagissant aux propos de Claude Guéant selon lesquels « le quart des étrangers qui ne sont pas d’origine européenne sont au chômage, les deux tiers des échecs scolaires, c’est l’échec d’enfants d’immigrés », Dominique Sopo a estimé : « L’échec scolaire est un problème de classe sociale. On devrait plutôt se poser la question de comment faire pour que la méritocratie républicaine soit une réalité plutôt que de réduire la population d’immigrés. »

Source: http://www.lepoint.fr/

05/10/2010

Des facteurs sociaux pour éclairer les violences urbaines. Mouhais……

C’est pas une raison. Quand on veut s’intégrer, on fait des efforts; et dans TOUS les domaines. La délinquance n’est pas un échappatoire. Si on ne veut pas faire d’efforts d’adaptation, il n’est pas besoin de brûler des voitures ou bien de tirer sur des flics pour se trouver des excuses… Réactions impardonnables.

FDF

.

Un chercheur fait le lien entre origine, échec scolaire et délinquance

Le sociologue Hugues Lagrange brise un tabou en affirmant que les origines culturelles et géographiques jouent un rôle non négligeable dans l’échec scolaire et la délinquance de certains jeunes de quartiers sensibles

Ce n’est pas vraiment une « racial study » à la manière anglo-saxonne. Mais Hugues Lagrange, dans son essai paru le 16 septembre dernier aux Éditions du Seuil, intitulé Le Déni des cultures, bouscule la tradition de recherche française en sociologie, qui habituellement met en avant des facteurs sociaux pour éclairer les violences urbaines.

Un sujet d’actualité très sensible, cinq ans après les émeutes urbaines de 2005 et en plein débat sur l’immigration à l’Assemblée nationale. Le directeur de recherche au CNRS, membre de l’Observatoire sociologique du changement (OSC), a croisé des données qui ne l’avaient jamais été jusque-là : les informations scolaires, personnelles et familiales de près de 4 000 élèves rencontrés entre 1999 et 2006 et des fichiers de police pour savoir lesquels, parmi eux, ont été verbalisés pour infraction. L’étude porte sur la grande banlieue parisienne, notamment les Yvelines.

En découle une série de conclusions inédites. Certes, Hugues Lagrange confirme les travaux précédents de ses confrères montrant l’importance du milieu social et de la structure familiale dans l’échec scolaire, lui-même facteur essentiel pour expliquer les déviances juvéniles. Mais le chercheur ne s’arrête pas là.

Des risques « variables selon l’origine culturelle des familles »

« Au sein de chacun des milieux sociaux, les risques d’implication dans la délinquance sont extrêmement variables selon l’origine culturelle des familles », écrit-il. Et de préciser que dans un même quartier sensible, « les adolescents éduqués dans des familles du Sahel sont trois à quatre fois plus impliqués comme auteurs de délits que les adolescents élevés dans des familles autochtones ; et ceux qui sont éduqués dans des familles maghrébines, deux fois plus ».

L’auteur consacre ensuite tout un chapitre aux difficultés particulières rencontrées par les jeunes Noirs d’Afrique de l’Ouest. Selon lui, s’ils sont plus nombreux à commettre des délits, c’est que le décrochage scolaire intervient pour eux de manière encore plus précoce, dès les premières classes de primaire. Moins stimulés dans leur éducation parentale, notamment pour développer des compétences en narration et en repérage dans l’espace, ils se retrouveraient plus rapidement perdus en classe.

À l’intérieur même des familles africaines, le sociologue établit en outre des distinctions. Les jeunes immigrés originaires des pays du golfe de Guinée (Côte d’Ivoire, le Bénin, Togo, Ghana, etc.) rencontreraient moins de difficultés sociales que les jeunes originaires du Sahel (Mali, Sénégal, etc.).

Les jeunes originaires du Sahel rencontreraient plus de difficultés sociales

Ces derniers seraient davantage handicapés du fait qu’ils sont issus de familles globalement moins qualifiées, plus démunies, aux fratries plus larges, aux pères très autoritaires mais souvent dépassés par leurs fils. Dans ces familles, la mère, plus effacée, moins insérée socialement et professionnellement, n’aurait pas l’occasion d’exercer pleinement son rôle éducatif, décisif en matière de réussite scolaire.

Ces dernières années, les publications de sociologues qui s’appuient sur des données ethniques se sont multipliées. En 2009, Georges Felouzis a mis en évidence le fait que les jeunes d’origine étrangère sont concentrés dans certains établissements scolaires, tandis que Jean-Yves Dormagen et Céline Braconnier se sont penchés sur le vote des Français immigrés.

Le livre de Hugues Lagrange s’inscrit dans cette lignée. Suscitant dans le monde de la recherche la crainte que ces analyses, même nuancées, ne soient récupérées par l’extrême droite pour stigmatiser un peu plus ces populations.

Le sociologue, lui, estime a contrario que son constat pourrait servir à jeter les bases d’une nouvelle politique en matière d’égalité des chances : « Des actions précoces seraient susceptibles de réduire considérablement le désavantage des familles migrantes pauvres, mais on n’en a pas fait une priorité : la préscolarisation a baissé ».

Source: http://tinyurl.com/259cklc