Francaisdefrance's Blog

16/02/2012

Marine Le Pen: ses ennemis d’ hier sortent le drapeau blanc…

Tiens, ça complètera le discours de candidature d’hier du président sortant…

FDF

.

http://tinyurl.com/7b7skul

Photo: http://leplus.nouvelobs.com/

Merci à DG…

26/10/2011

L’avenir et l’espoir pour des millions de Français…

Les « gars de la Marine » sont clairs pour 2012. Certains candidats le sont beaucoup moins…

FDF

.

A L’ERE DU GRAND NETTOYAGE…

 

« La France, la patrie dont je ne saurais déraciner mon cœur. J’y suis né, j’ai bu aux sources de sa culture. J’ai fait mien son passé, je ne respire bien que sous son ciel, et je me suis efforcé, à mon tour, de la défendre de mon mieux ». Marc Bloch, « l’Étrange défaite », septembre 1940.

 

L’élection présidentielle de 2012 se dessine mieux dès aujourd’hui

 

Les candidats socialistes se sont éliminés de la manière la plus démocratique qui soit. Ils ont, pour cela, appelé les français à voter en adhérant à la charte de fidélité aux idées de la gauche. Ils ont totalisé fièrement 2.100.000 de votants, dimanche, sur les 43 350 204 inscrits en France, ça ne fait pas lourd compte tenu des seuls 232 511 adhérents que ce parti revendique. Mais puisqu’ils s’en contentent, tant mieux pour eux.

 

– Les communistes n’ont plus qu’un guignol à chapeau qui braille dans ses meetings  pour rameuter moins de 3% des Français qui restent fidèles à leur couleur, leur utopie et leur chimère…

 

– Les Verts. Ah ! Les verts. Ils se sont étripés avant, même, les socialistes. Ils ont copié leurs primaires en les réduisant au strict minimum. Ne venez pas trop nombreux, on sait qui on veut. En choisissant une immigrée européenne qui n’a pas réussi à percer dans son pays et qui a un contentieux avec la magistrature française (qui ne l’a pas épargnée quelques années plus tôt), ils ont délibérément exclu les vrais Français de leur parti. Les Verts ont, donc, décidé qu’il n’y avait, chez-eux, aucun Français digne de ce nom pour les représenter… Dans le fond et dans la forme, ils font moins bien que l’islamiste en burqa qui s’est déclarée candidate à la présidentielle. Au moins, elle, affiche la couleur de « la France de ses rêves ».

 

– La droite  de « l’Union pour la Majorité Présidentielle» n’a pas, non plus,  lésiné sur les coups bas pour écarter les prétendants au trône. Elle a même balayé au « Centre » pour faire un boulevard au président sortant. Exit les Villepin, Borloo, Morin, Bayrou… circulez, y a rien à voir. Nous avons un Napoléon-bis, nous voulons le garder, avec ou sans valises.

 

– Le Bloc identitaire d’Arnaud Gouillon a jeté l’éponge, faute de moyens financiers pour s’engager dans cette campagne. Forcément, il est tout jeune en politique, ce petit, il n’a pas eu le temps d’amasser de fortune. C’est un « sang neuf » à qui il reste maintenant à acquérir la sagesse et ne pas prêter l’oreille aux sirènes de la division. La droite nationale a besoin de tous ses patriotes pour combattre l’ennemi commun. Ce qui rassemble est plus important que ce qui divise… 

 

Le Parti de la France de Karl Lang aurait tendance à se distinguer par ses attaques contre le Front National. Pour des nationalistes de droite, ça la fiche plutôt mal ! Leur problème réside dans le fait que bon nombre de leurs dirigeants ont quitté le FN, soit par mésentente, déconvenue ou éviction… et qu’ils vouent une rancune tenace à Marine Le Pen. Certains prétendent que c’est uniquement par « vengeance » qu’ils présenteraient un candidat en spéculant sur un score qui serait à même de priver Marine de second tour … Froid calcul ! Si c’était vraiment le cas, le machiavélisme en politique ne serait pas l’apanage de la seule gauche !…

En tout cas, un Parti de la France qui entrerait en lice, uniquement pour glisser une peau de banane à la seule candidate de la résistance nationale qui fédère aussi bien à droite qu’à gauche ne serait ni élégant, ni honnête, ni respectable, ni patriotique. Aux « Petits Echos », nous refusons d’accréditer cette hypothèse et gageons que Karl Lang saura choisir la voie de la raison et de l’honneur.

 

La lutte sera, sans nul doute, assez prévisible au premier tour. Le second (tour) a toutes les chances de nous présenter un remake de 2002 à l’envers… Sauf que, nombreux sont les français qui rejettent, avec force, le président sortant et sa politique assassine comme ils rejettent celui qui défendra la politique gauchiste, par trop multiculturelle, de la France et qui ne s’en cache pas.

 

Dans tout ça, que devient « le vote Pied Noir » ?

 

            Les Français d’AlgérieHarkis compris – bernés, spoliés, méprisés par les politiciens de gauche et de droite durant un demi-siècle, auront leur mot à dire, à ce moment-là… Bien sûr, il en est qui roulent, encore, pour l’UMP et leurs cousins germains gaullistes. D’autres, moins glorieux (aux relents « progressistes »), sont favorables à une repentance de la France envers l’Algérie et, en ce sens, soutiennent la gauche socialo-communiste pour une hypothétique « paix des mémoires »… Et puis, il y a ceux qui, sous couvert d’une  « reconnaissance réclamée depuis cinquante ans », œuvrent d’arrache-pied en espérant détourner les voix des Français d’Algérie en faveur de leur Mouvement.

            Pour toutes ces raisons, « Les Petits Echos », toujours à la pointe du combat patriotique, s’engagent à soutenir la seule candidate capable de redonner aux Français, l’espoir qu’ils ont perdu au fil des législatures…

… Celle qui stoppera l’islamisation programmée de la France et lui inculquera les valeurs qui ont fait, jadis, sa grandeur, sa gloire et son renom.

… Celle qui a promis d’accorder aux Réfugiés Français d’Algérie, la reconnaissance qui leur est due en réhabilitant leur mémoire, en dénonçant les crimes « contre l’humanité » que représentent les milliers de disparus, les génocides d’El-Halia, de Melouza, de la rue d’Isly à Alger, du 5 juillet 1962 à Oran et des massacres de milliers de harkis et Musulmans fidèles à la France.

… Celle qui veut empêcher –en dépit de la dictature des associations « droits de l’hommiste »- que la situation criminelle qu’ils ont vécue, « là-bas », se reproduise un jour, ici, en combattant l’insécurité et l’immigration maghrébine incontrôlée, synonyme de libanisation de la France vers laquelle nous mènent inéluctablement les protagonistes de l’UMPS.

 

NOUS SERONS « LES GARS DE LA MARINE » !

 

En prenant cette position, « Les Petits Echos » savent qu’ils risquent de perdre quelques-uns de leurs lecteurs qui, engoncés dans leur autosatisfaction béate « d’apolitisme », n’ont toujours pas compris que c’est, précisément, la politique qui les a menés là où ils sont aujourd’hui…

Mais nous n’avons plus le droit de tergiverser ni de préserver les susceptibilités de chacun. Le temps fait son œuvre et nos rangs s’amenuisent… Nos petits enfants n’auront peut-être pas la chance, demain, de vivre dans cette France que nos pères ont si vaillamment défendue, celle que nous avons aimée et chérie au-delà de la raison…

Nous expliquerons notre choix à ceux de nos compatriotes et à nos amis juifs de France et d’Israël qui, nombreux, nous lisent et nourrissent encore quelque appréhension envers Marine…

Ainsi, pressurés qu’ils sont par ces partis traditionnels qui la vouent à une diabolisation perpétuelle en n’ayant de cesse d’agiter à son endroit l’épouvantail par trop éculé du fascisme, du racisme et de l’antisémitisme, ils ignorent que c’est, en premier lieu, le propre intérêt électoral de ces derniers qu’ils défendent… dénigrant par là même 30% (baromètre politique réalisé par l’institut Opinionway pour Metro paru le 17 octobre 2011) du corps électoral. « Donnez-moi une phrase de n’importe qui, et je me charge de le faire pendre ! », prétendait Fouquier-Tinville.

            Nous leur rappelons que les antisémites français et les défenseurs de la repentance se sont déclarés, déjà, dans les partis de gauche, en choisissant définitivement leur camp en faveur de la Palestine (Martine Aubry), de la repentance envers l’Algérie (François Hollande), du FLN (Montebourg, petit fils de « djounnoun » qui combattit l’armée française). Ils le démontrent régulièrement en organisant des manifestations afro-maghrébines avec leurs associations satellites : MRAP, SOS racisme, LICRA, PIR, LDH… en se recueillant par « devoir de mémoire ( !) » sur les victimes fellouzes du 17 octobre 1961 à Paris sans la moindre pensée pour les 120 policiers parisiens assassinés par ces mêmes fellouzes, ni pour ces innombrables autres victimes françaises qui arrosaient chaque jour de leur sang la terre d’Algérie. Si Lamartine était toujours de ce monde, il aurait fustigé le sieur Hollande en lui criant : « Honte à qui peut chanter pendant que Rome brûle, s’il n’a l’âme et le cœur et la voix de Néron ! »

 

Nous soutiendrons Marine le Pen dans sa course à l’élection présidentielle, parce qu’elle représente l’Avenir et qu’elle incarne l’espoir pour des millions de Français.

Allez Marine, courage ! Le petit peuple, celui qui souffre et qui t’aime, est derrière toi !

 

                                  José CASTANO


 

 

 « Je voudrais n’être pas Français, pour pouvoir dire

   Que je te choisis, France, et que, dans ton martyre

   Je te proclame, toi que ronge le vautour,

   Ma patrie et ma gloire, et mon unique amour »

 (Victor Hugo)

04/04/2011

Quand la Droite était « très à droite »…

De la dynamite… Quand on pense que cette même Droite crache aujourd’hui sur Marine Le Pen; sans vergogne. Une honte; et un affront au peuple de France…

FDF

.

« Valeurs actuelles” a retrouvé les propositions chocs des états généraux de l’opposition RPR-UDF sur l’immigration. Pour la plupart “oubliées”.

 

« La France ne peut plus être un pays d’immigration », elle « n’est pas en mesure d’accueillir de nouveaux immigrants »… Voilà, entre autres, ce à quoi s’engageaient la droite et le centre, en cas de retour au pouvoir, à l’occasion de ses “états généraux de l’opposition” (RPR et UDF, transformés en UMP) consacrés à l’immigration, des 31 mars et 1er avril 1990 à Villepinte.


Le reste est à l’avenant, la place nous manque, tout y passe : les faux réfugiés, les faux étudiants, la fécondité des étrangères, la lutte des races remplaçant la lutte des classes, l’incompatibilité de l’islam avec les valeurs françaises… De quoi vous envoyer devant la XVIIème chambre correctionnelle, ou rendre jalouse Marine Le Pen elle-même.

Qu’est-il donc advenu en deux décennies pour expliquer une telle volte-face de la part de la « droite » traditionnelle ? Vous l’avez deviné : c’est  l’émergence d’un électorat allogène, qui pèse sur les scrutins. Autrement dit, la France est bel et bien sacrifiée aux intérêts électoralistes de la classe politicienne au pouvoir. Jugez-en:

http://echodupays.kazeo.com/external/http://www.valeursactuelles.com/actualités/politique/immigration

 

25/03/2011

Droite et Gauche font le jeu des Talibans…

A la veille des cantonales, voilà une info qui ne laissera pas certains électeurs de marbre…

FDF

.

Lire: Ghesquiere

 

21/03/2011

La droite bénit l’islam !!!

Et même pas honte, les mecs! Et ils s’étonnent de la fantastique poussée du Front National? Après les socialistes, la Droite lèche des babouches… Quelle bande d’abrutis! La leçon des cantonales d’hier, ils ne l’ont pas comprise… On ne peut plus rien pour eux, non plus… Heureusement que la vague bleu Marine déferle sur notre France…

FDF

.

A un an de la présidentielle,
Nicolas Sarkozy revient aux fondamentaux de la droite conservatrice. Pour éviter de présenter son bilan, il laisse ses ministres se lancer dans une surenchère censée contrer la
remontée du Front national.

Brice Hortefeux et ses saillies humoristiques douteuses vous manquent ? Claude Guéant promet de faire oublier son prédécesseur, le cynisme en plus. Ses déclarations, cette semaine, participent au tsunami contre les étrangers, particulièrement les musulmans : «Les Français à force d’immigration incontrôlée ont parfois le sentiment de ne plus être chez eux», «Les Français veulent que la France reste la France». Et qui menacerait l’identité française ?
«Nos compatriotes veulent choisir leur mode de vie, ils ne veulent pas qu’on (le) leur impose.» En français politique, cela signifie : les musulmans cherchent à imposer la chari’a. Et de relancer le débat sur l’Islam, sous couvert de la laïcité.
Cette course contre l’extrême droite a trouvé une supportrice. Marine Le Pen, la fille de Jean-Marie Le Pen, lui décerne une médaille du mérite : «Comme il y a un début à tout, et que ça part d’une bonne intention, j’ai fait faire à M. Guéant sa carte d’adhérent de prestige. Il mérite d’être adhérent d’honneur et de prestige du FN», a ironisé la présidente du Front national.
Ceux qui ne sont pas à la fête ne cachent pas leur colère. Le Conseil français du culte musulman (CFCM) a exprimé l’inquiétude et l’exaspération des musulmans qui se sentent  «traités comme les boucs émissaires» des problèmes de la société française.
«Les musulmans de France en ont marre d’être les boucs émissaires des problèmes de la société. Ils veulent être traités comme des citoyens à part entière, et non comme des citoyens entièrement à part», s’irrite Anouar Kbilech, secrétaire général du CFCM. Et d’annoncer le boycott du débat de l’UMP, le 5 avril. Le débat sur la laïcité, qui suscite les critiques à gauche et des réserves à droite, a déjà fait une victime en la personne de Abderrahmane Dahmane, le conseiller technique chargé de la diversité à l’Elysée, limogé en quelques heures.
Le revirement de Boubakeur
Le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, s’est employé, cette semaine, à rassurer les musulmans et à cadrer le débat de l’UMP sur la laïcité et l’Islam en excluant l’interdiction de l’arabe dans les prêches et en répétant que la loi de 1905 ne serait pas touchée.
Le débat devrait porter sur les lieux de prière, la formation des imams, le port du foulard par les mères accompagnant les sorties scolaires, certaines pratiques à l’hôpital ou dans les salles de sport ou la viande halal dans les cantines scolaires.
Le recteur de la Grande Mosquée de Paris, qui avait demandé l’annulation du débat avant de se raviser après une rencontre avec Jean François Coppé, patron de l’UMP, ne cachait pas sa  satisfaction à la suite de la mise au point du ministre de l’Intérieur.

«Nous sommes à 200% avec le ministre : il a vidé le débat de ses questions épineuses ou qui pouvaient prêter à polémique. Il a fixé les lignes rouges entre le religieux et le politique», s’est réjoui Dalil Boubakeur.
Cette position lui a attiré les foudres du collectif Banlieues Respect, qui se déclare «totalement surpris et écœuré de ce revirement indigne et à 180 degrés de Dalil  Boubakeur». Pour Banlieues Respect, «la Grande Mosquée de Paris a perdu  toute crédibilité auprès d’une large majorité de Français musulmans».

Source: http://www.elwatan.com/

14/09/2010

Le crépuscule des sots…

A méditer…

FDF

.

LE CREPUSCULE DES SOTS ? , G.W. Goldnadel

Je ne peux m’y résoudre, en tant que Juif, car sans avoir pratiqué publiquement avec ferveur le culte de la Shoah, je n’admets pas qu’on galvaude ainsi la vérité historique. Je le peux d’autant moins, que les mêmes qui aujourd’hui ressuscitent Hitler et Himmler sont restés bien placides l’an passé quand des foules bigarrées défilaient dans Paris aux cris de «Mort à Israël ! » quand ce n’était pas « Mort aux juifs ! » Je ne m’y résous pas non plus, en tant que Français, car je n’accepte pas que l’on compare mon pays et son peuple, qui ont su se faire si accueillants, à l’Etat du Mal absolu. A qui va-t-on faire croire, s’agissant du projet de déchéance de la nationalité, que jusqu’en 1998, la France était un pays totalitaire et raciste qui foulait au pied la Constitution ? A qui va t’on faire croire que ceux des Français qui n’ont pas une conception extatique de l’immigration, qui ne considèrent pas forcément qu’elle est « une chance pour la France » en matière de sécurité et que le métissage obligatoire est l’avenir de l’humanité, sont de redoutables xénophobes ? (Le Figaro) Imprimer Envoyer à un ami

[D’après l’article paru dans Le Figaro du 13/9/2010, reproduit avec l’aimable autorisation de l’auteur]

Il y avait longtemps que le débat récurrent autour de l’immigration n’avait sécrété un tel comportement névrotique de la part du monde médiatique et politique.

Avant le commentaire, travelling sur cet été de tous les fantasmes :

La ville de Grenoble a connu des troubles très graves consécutifs à la mort d’un braqueur récidiviste d’origine maghrébine, tué par des policiers dans l’exercice de leurs fonctions.

Des émeutes s’en sont suivies au cours desquelles, il a été tiré à balles réelles sur les fonctionnaires.

A la suite de quoi, les policiers grenoblois impliqués ont fait l’objet de menaces de mort nominative et ont été contraints de quitter la ville.

C’est dans ces conditions assez particulières, que le Président de la République annonçait des mesures pour lutter contre une insécurité qu’il n’hésitait pas à lier aux conséquences de l’échec de l’intégration de nombre d’immigrés.

Il envisageait notamment de revenir à une loi, amendée en 1998, qui permettait, sous certaines conditions, de déchoir certains délinquants naturalisés de la citoyenneté française. Il évoquait également les problèmes posés par certains « gens du voyage ».

Alors que l’opposition pouvait parfaitement s’interroger sur l’opportunisme politicien d’un Nicolas Sarkozy dans le creux de la vague face à un Parti Socialiste et un Front National revigorés, la gauche, notamment par les voix de Michel Rocard et d’Arnaud Montebourg, nullement désavoués depuis, brandissait à nouveau le spectre de Vichy et les brandons du nazisme…

Mais il était nullement question qu’une partie de la droite ne participe à ce nouvel happening révisionniste par la banalisation de la Grande Catastrophe. Alors que la police parisienne expulsait le 15 aout un campement illégal de Roms et que les fonctionnaires notifiaient aux seuls hommes un rappel à la loi, le député villepiniste Jean-Pierre Grand s’éleva contre une « sélection » de triste mémoire, qui rappelait, selon ce dernier « les rafles pendant la guerre ».

Le Monde, ne pouvant plus demeurer passivement complice, dans un éditorial du 18 août, titrait sans rire « Amour de soi, Haine de l’autre » et reprochait au Président de permettre un « appel d’air » au racisme, notamment contre les musulmans.

Le même journal de publier dans la foulée la lettre ouverte d’un professeur lyonnais racontant les affres de sa famille juive pendant l’occupation et comment l’Etat français avait déchu de leur nationalité les meilleurs de ses enfants.

Dans de nombreux reportages, on présenta comme autant d’ « expulsions », le retour volontaire et contre argent de Roms en Roumanie, la plupart précisant qu’ils retourneraient en France, comme la loi européenne les y autorise désormais.

Le 26 août, France 2 diffusait un reportage sur des gitans camarguais, solidaires des Roms, venus dire, devant un mémorial rappelant leur déportation par les nazis, que l’insupportable passé était de retour. Pour faire bonne mesure, la chaine publique diffusait en prime des images shoatiques montrant des enfants tziganes dans les camps de la mort.

Peu après, un prêtre inspiré implora le ciel et la télévision pour que le souverain français sans cœur succombe, ainsi qu’aux temps ardents de la Sainte Ligue. Silence dans les rangs des gardiens de l’ordre moral.

Un autre ecclésiastique, se tenant pour Mgr Saliege sous l’occupation, lut courageusement l’homélie que le Juste avait prononcée en faveur de ceux promis à la déportation.

Quant à Alain Minc, venu défendre le chef de l’Etat contre les menées du Saint-Siège, il ne trouva pas d’arguments plus pertinents que de reprocher à son chef ses origines allemandes…

Peux-je dire, calmement, que je ne puis me résoudre, à nouveau, à un tel comportement irresponsable et indécent ?

Je ne peux m’y résoudre, en tant que Juif, car sans avoir pratiqué publiquement avec ferveur le culte de la Shoah, je n’admets pas qu’on galvaude ainsi la vérité historique. Je le peux d’autant moins, que les mêmes qui aujourd’hui ressuscitent Hitler et Himmler sont restés bien placides l’an passé quand des foules bigarrées défilaient dans Paris aux cris de «Mort à Israël ! » quand ce n’était pas « Mort aux juifs ! »

Je ne m’y résous pas non plus, en tant que Français, car je n’accepte pas que l’on compare mon pays et son peuple, qui ont su se faire si accueillants, à l’Etat du Mal absolu.

A qui va-t-on faire croire, s’agissant du projet de déchéance de la nationalité, que jusqu’en 1998, la France était un pays totalitaire et raciste qui foulait au pied la Constitution ?

A qui va t’on faire croire que ceux des Français qui n’ont pas une conception extatique de l’immigration, qui ne considèrent pas forcément qu’elle est « une chance pour la France » en matière de sécurité et que le métissage obligatoire est l’avenir de l’humanité, sont de redoutables xénophobes ?

A quel jobard peut-on faire gober que des gens du voyage ne peuvent poser problème et que les responsables européens se sont montrés avisés lorsqu’ils ont négocié avec la Roumanie son entrée dans la communauté sans que ne soit améliorée chez elle la condition des Roms ?

Et si tout simplement, dans un débat contemporain et rationnel, libre et éclairé, la seule question politique digne d’être posée – sereinement – et non le couteau antiraciste sous la gorge – n’aurait-elle pas du être celle d’un éventuel anachronisme ?

On pouvait parfaitement, sans être accusé de haute trahison ou de folie suicidaire, soutenir qu’à présent, la conception traditionnelle, étroite à tous égards, d’un Etat-nation  ethnoculturel, remparé dans des frontières illusoires, est doublement et inexorablement dépassée. En raison du nouvel espace politique européen créé au lendemain d’une horrible guerre fratricide, comme en raison de l’irrésistible mondialisation accélérée des échanges humains et culturels. Cette thèse est défendable.

Mais on pouvait également plaider, sans être disqualifié pour cause de racisme et de xénophobie, que la richesse humaine est faite de la diversité identitaire de ses peuples et de ses cultures. Que ceux-ci sont enracinés naturellement par leur histoire commune dans une même géographie, que l’Europe politique demeure une construction artificielle et désincarnée, qu’enfin la principale leçon du dernier cataclysme historique, est qu’un Etat-nation reste le meilleur rempart démocratique contre la barbarie du fanatisme ou de l’expansionnisme jamais vaincus.

Cette thèse n’a toujours rien d’obsolète et mérite également le respect.

Mais ce débat existentiel si légitime, si impérieusement indispensable, est demeuré strictement interdit, et les thèses en présence délibérément dénaturées.

Les partisans d’un nouveau modèle étatique post- national n’ont pas osé aller, pour la plupart, jusqu’au bout de leur logique, conscients de ce que la majorité des citoyens continuent de tenir charnellement au modèle historique traditionnel qu’ils nomment, simplement, leur pays.

L’ouverture de fait des frontières à la libre circulation des hommes signifie, à terme, leur inévitable obsolescence.

Prétendre qu’il faudrait continuer, dans le cadre de la souveraineté légale nationale, à réguler les flux migratoires tout en privant l’autorité de poursuite de toute légitimité républicaine en considérant toute mesure de contrainte nécessaire comme ignoblement inhumaine conduit à une hypocrite et schizophrénique impasse.

De leur coté, les partisans de l’Etat-nation ont vu leurs positions d’autant plus systématiquement caricaturées que les termes du débat n’étaient pas franchement posés.

Instinctivement, ils ont vu dans le non-respect de la loi sur les flux migratoires un danger irréversible pour le modèle traditionnel basé non seulement sur un pacte tacite de vivre ensemble dans le respect de la légalité républicaine, mais encore sur une base démographique tempérée par une immigration régulée permettant une intégration progressive.

Au fur et à mesure de l’irrésistible transgression des lois successives en matière d’immigration auquel s’est ajoutée la décision historique sur le regroupement familial des étrangers, une grande majorité de Français a confusément considéré en péril son modèle patriotique traditionnel.

Cette angoisse, de nature existentielle, a été, de surcroît, avivée par l’aggravation des problèmes de sécurité liée à cette augmentation de cette immigration mal maitrisée.

A cette appréhension citoyenne naturelle, il faut redire ici que le système xénophile – qui gouverne souverainement les esprits formateurs et occupe donc le discours dominant – a répondu injurieusement par l’interdiction du libre débat qui s’imposait, ainsi que par un double déni.

Il convient en effet tout d’abord d’observer que cette réflexion nécessaire sur la libre ouverture des frontières nationales à la circulation sans contrainte des hommes, au prix de bouleverser l’équilibre démographique, n’a jamais été autorisée :

L’idéologie dominante a, d’abord, à un moment T, opposé à l’inquiétude populaire un haussement d’épaules agrémenté d’une fin de non-recevoir en expliquant qu’une telle peur relevait en fait d’un pur fantasme d’extrême droite dénué de tout fondement factuel. Le débat était donc aussi inutile que nocif et artificiel. Trop tôt.

Puis, à un moment T + 1, quand les bouleversements démographiques n’ont plus pu être niés, l’idéologie a décrété le débat comme forclos, puisque la France était devenue « une nation multiculturelle » Trop tard.

A quel moment précis, la France est-elle devenue, sans débat ni combat, cette nation postmoderne ? nul ne le saura évidemment jamais.

Le même refus de débat intellectuel et politique autour du problème de sécurité publique peut être constaté.

Ce qui est normal, puisque les deux questions sont liées.

A un moment T, la suggestion de la hausse de l’insécurité a été réduite à une pure question de « perception » : le sens commun populaire était trompé par l’exploitation cynique par l’extrême droite de la peur de l’étranger, expliquait doctement l’intelligentsia xénophile. L’insécurité était donc un fantasme de beauf lourdaud.

Au moment T+1 ou même l’idéologie la plus prégnante n’a plus été en mesure de nier la dure réalité, celle-ci s’est contentée de contester avec véhémence le lien entre les progrès enfin reconnus de la délinquance et l’immigration mal maitrisée donc mal intégrée.

Il semblerait aujourd’hui que l’idéologie, toujours plus modeste dans ses dénégations, se réduise à condamner la vanité d’une répression « sécuritaire » sans prévention pour endiguer le phénomène et sa cause ,enfin admise implicitement mais toujours interdite d’expression publique.

Encore faut-il préciser que pour interdire ce débat, pour retarder le constat inéluctable, l’idéologie dominante que j’ai appelé xénophile- et qui est du même métal que la xénophobie – a eu recours à son arme traditionnelle et favorite du terrorisme intellectuel. Qu’un penseur déviant ou un citoyen récalcitrant ne récite pas le catéchisme convenu et il déclenche immédiatement les mêmes concerts polyphoniques d’hilarité moqueuse, d’indignation outragée et de condamnations à la relégation qui ont réussi à retarder la découverte du goulag. Peu importe, évidemment, que les suspects n’aient pas assorti leurs réserves de la moindre remarque désobligeante envers les immigrés étrangers.

Que le pouvoir politique en place tente de maitriser légalement le phénomène migratoire, qu’il demande aux autorités compétentes d’en exécuter les termes, et immédiatement, l’idéologie xénophile, assurée du soutien d’artillerie médiatique nécessaire, pilonnera l’opinion publique jusqu’à, sinon la mystifier – la tache est impossible au regard du décalage entre le discours moralisateur et le réel – au moins la faire douter, l’intimider, lui imposer une conduite morale, un surmoi tétanisant, une abstention dans la manifestation verbale.

Quel unique ressort psychologique requis était hier encore assez puissant pour obtenir un tel résultat ?

Certainement pas seulement l’appel aux principes humanitaires, au devoir d’hospitalité, à la condamnation de l’égoïsme national qui peuvent, certes, être plaidés, mais sont aujourd’hui insuffisants au regard des excès précisément causés, non par les étrangers, mais par les effets pervers de la culture de l’excuse et de l’auto détestation.

Mais avant tout, le contexte culturel imaginaire basé sur les fantasmes d’un passé qui ne passe pas.

Qui a oublié le cortège d’artistes venus soutenir l’occupation par les sans-papiers d’une église parisienne et la comparaison de leur sort avec celui des déportés d’Auschwitz ?

Qui ne se souvient de cette manifestation d’histrions « aux noms imprononçables » venus célébrer le combat des immigrés clandestins en se rendant Gare de l’Est, une valise en carton à la main, histoire de bien signifier la continuité dramatique entre les situations, histoire aussi de faire comprendre que, cette fois, la courageuse résistance empêchera la réitération de leurs forfaits par les mêmes forces obscures.

Mais il semble bien qu’aujourd’hui, sous les coups de boutoir de la dure réalité, l’idéologie outrancière ait perdu une grande part de sa capacité d’intimidation et de mystification.

Pour peu que des responsables politiques, des intellectuels, sachent faire front en imposant enfin le libre débat sur l’immigration, interdit depuis vingt ans, sans céder aux facilités et à la démagogie, et quitte à en appeler au scrutin populaire, alors , peut-être, la France se délivrera-t-elle à temps des sortilèges maléfiques du passé.

Gilles- William GOLDNADEL. Président d’Avocats Sans Frontières.

dernière parution : « Conversations sur les sujets qui fâchent » (avec Alexandre Adler) ed. Jean-Claude Gawsewitch.

A paraître chez le même éditeur : «  Réflexions sur la question blanche »

vu sur http://www.upjf.org/actualitees-upjf/article-18875-145-7-crepuscule-sots-gw-goldnadel.html