Francaisdefrance's Blog

28/07/2011

Encore un lieu de prière qui « divise »…

Décidément, chez nos « amis » muzz, tout ce qui concerne les mosquées et lieux de prière donne de plus en plus matière à discorde… C’est dans les gènes, paraît il.

Il faudrait qu’ils s’adressent à Martine Aubry; c’est sur ses terres, après tout. Et si elle veut des voix pour 2012…

FDF

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 La façade en brique du bâtiment sera conservée, mais l'intérieur entièrement revu.
La façade en brique du bâtiment sera conservée, mais l’intérieur entièrement revu.

Un vieil homme en sort. Il traverse la route jusqu’à l’entrée du foyer de travailleurs migrants de l’ARELI, dépasse les grappes d’ancêtres qui devisent au pied des immeubles et jette un coup d’oeil sur le bâtiment en briques où, jusqu’à lundi soir, priait la communauté de musulmans. Un ruban de chantier barre l’accès à la salle évacuée mardi matin par la police, à la demande du propriétaire LMH. L’homme s’en retourne à son véhicule et met les bouts.

« Ils n’ont qu’à acheter un terrain »

« Ils viennent depuis ce matin, pour voir », glisse Ahmed. Ils, ce sont les fidèles extérieurs à la résidence. Appuyé contre un mur, casquette noire sur le crâne, Ahmed, installé dans ce foyer depuis 1978, observe. Ne lui parlez pas de mosquée. « Si on dit « ils cassent une mosquée à Fives », bien sûr, ça fait du bruit. Mais c’est une salle de prière. Il faut expliquer le cas. Je connais le droit. Ils avaient été avertis qu’ils n’avaient pas le droit d’être là. Ils n’ont qu’à acheter un terrain et construire une mosquée. » Les croyants avaient ignoré les injonctions de LMH, puis la décision du tribunal de grande instance de Lille. Ahmed, ancien mineur natif d’Agadir (Maroc), pratique lui aussi. Dans sa chambre. Il lève les yeux : « Dieu le sait. » Non loin, un autre résidant hésite à parler. « Je ne rentre pas dans la politique. Si tu critiques, ils te démolissent à la sortie. » Quelques minutes plus tôt, il a été invectivé par un croyant. « Il a dit « C’est la faute des gens du foyer, ils ne veulent pas de nous, ils sont racistes » », raconte cet Algérien fixé ici depuis trente-cinq ans, retraité de l’industrie textile. Il constate sobrement que les musulmans avaient fini par affluer de tous les alentours, « et même de Villeneuve-d’Ascq ». « Parce que pour eux, c’était gratuit, maugrée-t-il. Mais c’est nous qui payions la salle, dans nos charges ! » À l’entrée d’un des immeubles, Ahmed élève la voix. Échange franc avec un autre locataire. Béret élégant et barbe bien taillée, celui-là ne décolère pas du bouclage de la salle. « Ils ont décidé de tout détruire trois jours avant le ramadan. S’ils avaient attendu, on n’aurait rien dit. Mais voilà, les immigrés qui paient leur loyer tous les mois comptent pour rien. » « Tu ne comprends rien », lui lance Ahmed en s’éloignant.

Les fidèles au tapis

On retrouve l’homme au béret dans l’une des pièces de la cave. Au sol, des assiettes, une théière, quelques cartons. Les effets sortis précipitamment du lieu de culte, hier matin. Et les corans ? Mis à l’abri par le représentant des fidèles, le Sénégalais M’Baye Diouf, « en pleurs » dit-on. Dans le sous-sol, Monsieur béret récupère un tapis. « Les autres, payés par les fidèles, ont été piétinés, salis par les ouvriers. » Lui fera maintenant ses dévotions « à droite à gauche ». Et pourquoi pas dans le préfabriqué mis à disposition par LMH, le temps des travaux de rénovation du site ? « Non, la moitié de la communauté refuse d’aller prier dans le bungalow. » Il est 11 h 30, deux autres hommes remontent dans les étages, tapis de prière roulés sous le bras. « On n’est pas contents, pas contents du tout , fulmine Mamadou, installé dans le foyer depuis 1984. Le bungalow, c’est une cage à poules. On va faire les prières tout seuls, dans les chambres. » Il pointe lui aussi l’imminence du ramadan. Son ami soupire : « On ne peut rien faire. C’est la misère noire. » En partant, on croise M’Baye Diouf, mine sombre et mâchoire serrée. Il secoue d’abord la tête, s’arrête à regret, esquisse un geste de dépit, lâche enfin « J’en suis malade. » Et s’engouffre dans son immeuble.

Source: http://www.lavoixdunord.fr/

06/06/2011

L’islam de France se divise. C’est le moment d’en profiter…

Ils se divisent? Et bien, on va reconquérir… Belle opportunité.

FDF

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L’islam de France plus divisé que jamais

Près de 5 000 délégués sont appelés aujourd’hui à voter pour élire leurs représentants au Conseil français du culte musulman. Dans quinze jours, cette instance en crise aura un nouveau président.

Jean-Pierre Chevènement en avait rêvé, Nicolas Sarkozy s’est targué de l’avoir mis en place. Mais aujourd’hui, la machine est enrayée. En portant sur les fonds baptismaux le Conseil français du culte musulman (CFCM) en 2003, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, espérait faire de cette instance l’incarnation d’un nouvel islam de France, qui aurait été l’interlocuteur unique des fidèles musulmans avec les pouvoirs publics.

Mais après huit années d’existence, et alors que les élections de ses représentants se tiennent aujourd’hui avant la désignation de leur président le 19 juin, le CFCM traverse une crise sans précédent. Elle met à jour les tensions entre les divers mouvements de l’islam en France. Elles sont telles que deux d’entre eux appellent à boycotter le scrutin. Cela risque de réduire le CFCM à ce que beaucoup redoutent qu’il ne soit déjà : une coquille vide.

Des mouvances plus désunies que jamais. En France, les principaux courants de l’islam demeurent marqués par l’influence qu’ont sur eux différents pays étrangers. Proche de l’Algérie, la Fédération nationale de la Grande Mosquée de Paris (FNGMP) bénéficie d’un véritable rayonnement historique derrière son leader, Dalil Boubakeur, mais souffre d’un manque de relais en régions. Au contraire, le Rassemblement des musulmans de France (RMF), proche du Maroc, a déjà pu compter sur la mobilisation de ses troupes, puisque c’est l’un de ses dirigeants, Mohammed Moussaoui, qui dirige actuellement le CFCM.
Les musulmans turcs sont également représentés, au sein du Comité de coordination des musulmans turcs de France. Enfin, l’UOIF (Union des organisations islamistes de France), proche des Frères musulmans, n’a jamais vu d’un bon œil la création d’une instance supérieure, qu’elle soupçonne de trop frayer avec le pouvoir politique.

Un mode de représentativité critiqué. Pour définir les critères d’élection des représentants du CFCM, il a été décidé, lors de sa création, de se fonder sur la superficie des lieux de culte. Plus l’édifice est grand, plus ses fidèles désignent de délégués (près de 5000 personnes votent aujourd’hui, représentant plus de 1000 lieux de culte). Un critère a priori objectif, mais qui ne passe pas auprès de tout le monde. Ainsi, comme en 2008, Dalil Boubakeur et les siens, outrés par « l’iniquité, l’injustice, et le manque de représentativité des critères retenus », ont décidé de boycotter les élections du CFCM, tout comme l’UOIF. Soit deux des plus grands mouvements de France!

Des dossiers qui avancent peu. Charte nationale de la certification halal, formation des imams en France, Fondation pour les œuvres de l’islam en France, censée certifier les fonds nécessaires à la construction de mosquées : autant de projets loin d’être aboutis pour le CFCM. Son équipe sortante — qui a toutes les chances d’être réélue, faute de challenger — souligne, elle, son bilan « honorable », en mettant notamment à son crédit l’augmentation des carrés musulmans dans les cimetières, la mise en place d’un suivi des actes antimusulmans et le développement du dialogue avec les instances des autres religions de France.

Source: http://www.leparisien.fr/