Francaisdefrance's Blog

14/05/2011

DIEN-BIEN-PHU… 7 mai 1954.

Reçu par mail.

FDF

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DIEN-BIEN-PHU
Lisez le communiqué ci-joint du Général PIQUEMAL, président de l’Union Nationale des Parachutistes. Diffusez-le.
Des  milliers de nos soldats perdirent la vie dans cette bataille et durant la captivité qui suivit (la mortalité dans les camps viets fut en moyenne de 70%, supèrieure à celle des camps nazis). Quelques centaines de rescapés sont encore vivants aujourd’hui; honneur à eux. Citons Antoine de Saint-Exupéry:
« Le soldat n’est pas un homme de violence. Il porte les armes et risque sa vie pour des fautes qui ne sont pas les siennes. Son mérite est d’aller sans faillir au bout de sa parole tout en sachant qu’il est voué à l’oubli. »
 Avez-vous connaissance d’un seul décideur civil ou militaire, parmi ceux qui nous entraînèrent dans cette  catastrophe, qui eût à rendre compte de ses actes et à en subir les conséquences devant la Justice?
Nos « alliès » américains ne bronchèrent pas, trop heureux de nous évincer de cette partie du monde. Il eut pourtant suffi, pour dégager la cuvette, de quelques vagues de leurs bombardiers.  Une telle action leur eût épargné une guerre encore plus sanglante que la nôtre, qui se termina par la plus humiliante défaite de l’histoire des USA, tandis qu’une chape de plomb s’abattait sur les peuples indochinois.  
La décolonisation prit des formes épouvantables, dont sont coutumiers les régimes communistes et leurs allés. Les « boat-people » et autres exilés s’enfuirent par dizaines de milliers, tandis que la répression s’abattait sur le Sud-Vietnam et sur les minorités ethniques ou religieuses, et que les Khmères Rouges procédaient à une extermination massive, dont fut victime un tiers de la population du Cambodge. « L’épuration », à ce jour, n’est pas encore terminée…
R.S
Voir:  Messagenationaldug-n-ralPIQUEMALDBP2011


07/05/2011

7 Mai 1954 : La chute de DIEN BIEN PHU.


                                     

 « Le Soldat n’est pas un homme de violence. Il porte les armes et risque sa vie pour des fautes qui ne sont pas les siennes. Son mérite est d’aller sans faillir au bout de sa parole tout en sachant qu’il est voué à l’oubli »  (Antoine de SAINT EXUPERY)         

 

            Diên Biên Phu, le « grand chef lieu d’administration frontalière » est habité par les Meos, rudes montagnards qui cultivent le pavot et font commerce de l’opium et par les Thaïs qui travaillent les rizières de la vallée et font du petit élevage. Cette localité, à la frontière du Laos, est reliée au reste du pays par la route provinciale 41 qui va jusqu’à Hanoï située à 250 kms et vers la Chine. C’est une cuvette de 16kms sur 9 entourée de collines de 400 à 550 mètres de hauteur et traversée par la rivière Nam Youm.

Au début de l’été 1953, l’Indochine entre dans sa 8ème année de guerre. Le Vietminh, très mobile, se meut avec facilité sur un terrain qu’il connaît parfaitement. Son corps de bataille est de surcroît numériquement très supérieur à celui du corps expéditionnaire français et bénéficie, en outre, de l’aide sans réserve de la Chine libérée de son action en Corée depuis la signature de l’armistice, le 27 juillet 1953. C’est dans ce contexte, que le 7 mai 1953, le Général Navarre se voit confier le commandement en chef en Indochine en remplacement du Général Salan. Navarre avait un grand principe : « On ne peut vaincre qu’en attaquant » et il décidera de créer à Diên Biên Phu une base aéroterrestre pour couper au vietminh la route du Laos et protéger ainsi ce pays devenu indépendant.

            Quand les responsables français décident d’investir, la cuvette de Diën Biën Phu, ils savent pourtant que des forces régulières vietminh importantes de la division 316 du régiment 148 et du bataillon 910 occupent solidement la région depuis octobre 1952. Qu’à cela ne tienne ! L’endroit paraît idéal au commandant en chef ! Il est un point de passage obligé pour le vietminh qui ne pourra que très difficilement le contourner… De plus, il bénéficie d’un aérodrome aménagé durant la deuxième guerre mondiale par les Japonais tandis que le fond de la cuvette est une véritable plaine de plus de 100km² qui permettra l’emploi des blindés. Par ailleurs, le commandement français considérait en cet automne 1953 que le vietminh, vu l’éloignement de ses bases, à 500 kms de Diên Biên Phu, ne pourrait entretenir dans le secteur que deux divisions maximum… Il en conclut donc qu’il ne pourrait mener que de brefs combats en ne disposant, en outre, que d’une artillerie limitée qu’il sera aisé de détruire par les canons du colonel Piroth, qui s’était porté garant.

            L’occupation de la cuvette fut fixée le 20 novembre 1953. Elle fut baptisée « opération Castor ». Ce sera le plus important largage de parachutistes de toute l’histoire de la guerre d’Indochine. Vers 11 h du matin, les deux premiers bataillons sont largués : Le 6ème Bataillon de Parachutistes Coloniaux du Commandant Bigeard et le 2ème Bataillon du 1er Régiment de Chasseurs Parachutistes du Commandant Brechignac. Puis arriveront : le 1er Bataillon de Parachutistes Coloniaux, deux batteries de 75 sans recul du 35ème RALP, une compagnie de mortiers de 120 et une antenne chirurgicale. Le lendemain, les légionnaires du 1er Bataillon Etranger de Parachutistes sauteront ainsi que le 8ème Bataillon de Parachutistes Coloniaux, des éléments du génie et le PC de l’opération (général Gilles, lieutenant-colonel Langlais avec 25 hommes). Le 22 novembre, le 5ème Bataillon de Parachutistes Vietnamiens est largué à son tour. Au soir du 22 novembre 1953, il y aura 4195 hommes dans la célèbre cuvette.

            Durant près de quatre mois, les soldats français vont aménager la cuvette en camp retranché. Les petites collines entourant le camp prennent le nom de Gabrielle, Béatrice, Dominique, Eliane, Anne-Marie, Huguette, Claudine, Françoise, Liliane, Junon, Epervier et enfin Isabelle.

            L’offensive vietminh débute dans la soirée du 13 mars 1954 par une intense préparation d’artillerie (près de 9000 coups) visant particulièrement Béatrice et Gabrielle. Le combat du tigre contre l’éléphant commençait : Le tigre tapi dans la jungle allait harceler l’éléphant figé qui, peu à peu, se videra de son sang et mourra d’épuisement.

            Le point d’appui Béatrice est écrasé par les obus de canons et de mortiers lourds. Pendant plusieurs heures il reçoit des milliers d’obus. Les abris, n’étant pas conçus pour résister à des projectiles de gros calibre, furent pulvérisés. La surprise est totale dans le camp français. Malgré un combat acharné et sanglant, au prix de lourdes pertes de part et d’autre, Béatrice, tenu par la 3/13ème Demi-Brigade de la Légion Etrangère, commandée par le Commandant Pégot, fut enlevée par les Viets en quelques heures. Un malheureux concours de circonstance favorisa cette rapide victoire vietminh : les quatre officiers dont le lieutenant-colonel Gaucher, responsables de la défense de Béatrice furent tués dès la première heure par deux obus qui explosèrent dans leur abri. En une nuit, c’est une unité d’élite de la Légion qui est supprimée. Nul n’a imaginé un tel déluge d’artillerie. La contre batterie française se révèle inefficace. Le Viêt-Minh utilisant une énorme capacité en bras, a pu creuser des tunnels en travers des collines, hisser ses obusiers et s’offrir plusieurs emplacements de tir sur la garnison sans être vu. Des terrasses furent aménagées et dès que les canons avaient fini de tirer, ils regagnaient leur abri. De ce fait jamais l’artillerie française ne fut en mesure de faire taire les canons Viêt-Minh, pas plus que les chasseurs-bombardier de l’aéronavale.

            Dans la soirée du 14 mars, Gabrielle, défendue par le 5/7 Régiment de Tirailleurs Algériens, subit un intense et meurtrier pilonnage d’artillerie. A 5h, le 15 mars, le vietminh submerge la position, dont les défenseurs ont été tués ou blessés. L’artillerie ennemie –que l’on disait inefficace- fait des ravages parmi les défenseurs sans que l’on puisse espérer la réduire au silence. Conscient de cet échec et de sa responsabilité, le Colonel Piroth, responsable de l’artillerie française se suicidera dans la nuit du 15 au 16 mars en dégoupillant une grenade.

            Cependant, la piste d’aviation, bien que pilonnée quotidiennement -mais aussitôt remise en état- permettait l’arrivée régulière des renforts. Ce pilonnage s’intensifiant, les atterrissages de jour devinrent impossibles et les appareils durent se poser de nuit dans les pires conditions. Bientôt il fallut renoncer complètement et les assiégés se retrouvèrent, dès lors, isolés du reste du monde. A noter que le 28 mars, l’avion devant évacuer les blessés de la cuvette, endommagé au sol, ne put décoller. L’infirmière convoyeuse de l’équipage, Geneviève de Galard, était à bord. Elle restera jusqu’à la fin parmi les combattants.

            Le général vietminh Giap, afin de s’infiltrer plus facilement dans les défenses françaises, fit alors intervenir des milliers de coolies dans le creusement d’un réseau de tranchées, véritable fromage de gruyère, menant aux divers points d’appui. Le 30 mars, après une préparation d’artillerie très intense et l’infiltration des viets par ces tranchées, Dominique 2 et Eliane1 furent prises. Cependant, les parachutages français continuaient encore dans la plus grande confusion. La superficie de la base aéroterrestre ayant été réduite et les liaisons avec les points d’appui encore tenus par les soldats français devenant impossibles, ces « volontaires du ciel » exposés aux feux directs de l’ennemi, connaissaient des fortunes diverses. Certains atterrissaient directement chez l’ennemi, d’autres étaient morts en touchant le sol, d’autres étaient perdus… tandis que le ravitaillement parachuté faisait la joie du vietminh en améliorant son quotidien.

            Du 9 au 11 avril, une nouvelle unité de légion, le 2ème Bataillon Etranger de Parachutistes, est largué dans des conditions déplorables et engage aussitôt une contre-attaque sur la face est. Il est en partie décimé. Les rescapés fusionnent alors avec les restes du 1er BEP reformant une unité sous les ordres du Commandant Guiraud. Le 4 mai, ont lieu les derniers parachutages d’hommes provenant du 1er Bataillon de Parachutistes Coloniaux tandis que les Viets intensifient encore leurs bombardements faisant intervenir les fameuses orgues de Staline, aux impacts meurtrier en rafales, provoquant d’énormes dégâts dans les abris minés par les pluies quotidiennes d’Avril. La cuvette disparaît dans des nuages de boue soulevée par les obus.

            Dans la soirée du 6 mai, c’est le déchaînement de l’artillerie viet et de toutes les armes dont elle dispose. Dans le camp agonisant, c’est l’apocalypse. Tout ce qui est inflammable prend feu ; les abris s’effondrent, les tranchées s’écroulent, la terre se soulève. La mort frappe sans interruption. A 23h, les taupes vietminh, après avoir creusé un tunnel de 47 mètres de long, déposent sous Eliane2 une charge d’une tonne de TNT puis se ruent à l’assaut. La résistance des défenseurs est héroïque ; ils refusent de se rendre et luttent jusqu’à la mort. Une poignée de survivants arriveront à se replier sur Eliane4 afin de poursuivre le combat. A l’aube du 7 mai, Dominique et Eliane sont tombées. Les tranchées sont jonchées de cadavres et de blessés des deux camps. Alors que le Colonel de Castries vient d’être promu général, à 10h du matin, les viets finissent d’investir les Eliane. Du côté Français, il n’y a plus ni munitions, ni réserve d’hommes mais les sacrifices continuent…

            Le Général Cogny adresse un dernier message au Général De Castries, souhaitant qu’il n’y ait ni drapeau blanc, ni capitulation. « Il faut laisser le feu mourir de lui-même pour ne pas abîmer ce qui a été fait » précise-t-il. L’ordre de cessez-le-feu tombe à 17h. Après destruction de tout le matériel et de tout le ravitaillement, le PC de Diên Biên Phu adresse son ultime message à Hanoi à 17h50 : « On fait tout sauter. Adieu ! » Quelques minutes plus tard, les viets font irruption dans le PC du général De Castries. Un drapeau rouge à étoile d’or est planté sur le PC français. Diên Biên Phu est tombé mais n’a pas capitulé.

            Durant cette bataille, le corps expéditionnaire Français comptera 3000 tués et un nombre très important de blessés. 10300 seront faits prisonniers mais les effroyables conditions de détention des camps Vietminh sont telles que seulement 3300 d’entre eux reviendront de captivité. Le 21 juillet 1954, les accords de Genève mettront fin à cette guerre.

« Le Courage est un embrasement de l’être qui trempe les Armées. Il est la première des vertus, quelle que soit la beauté des noms dont elles se parent.  Un soldat sans Courage est un Chrétien sans foi.  Le Courage est ce qu’il y a de plus sacré dans une Armée.  Nul n’a le droit de troubler ses sources limpides et fécondes. »

                                                                                                          José CASTANO

01/05/2011

Anti-patriotisme à la mairie de Banyuls…

J’en connais, des patriotes, qui vont être ravis…

FDF

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A Banyuls, insultes en conseil municipal autour de la mémoire du général Bigeard

La mairie de Banyuls prévoit d’inaugurer, le 15 mai, un rond-point à la mémoire du controversé général Bigeard. Un collectif politique, liée à l’opposition municipale, souhaite mettre le maire en échec. Une pétition est lancée pour alerter l’opinion publique.

L’ambivalent général Bigeard, héros de guerre français mais également symbole des errances éthiques de l’armée française lors des guerres d’Indochine et surtout d’Algérie, anime post mortem une polémique sur la Côte Vermeille. Mardi 26 avril, le conseil municipal de la ville de Banyuls, dirigé par le maire UMP, Jean Rède, a voté à une faible majorité une délibération portant sur l’attribution du nom du général Marcel Bigeard à un nouveau rond-point, située au lieu-dit les Elmes, à l’entrée Nord de la ville. Plusieurs vidéos, en libre accès, permettent de suivre le déroulé des événements, qui ont comporté un concert d’insultes, en pleine salle du conseil.

Une association, “Générations Banyuls”, qui représente également un groupe d’opposition au premier magistrat et a reçu ce jeudi le soutien d’Europe Écologie et du Front de Gauche, se déclare indignée par ce qu’elle appelle le “rond-point de la honte”, dont le nom aurait été choisi “pour faire plaisir à quelques amis parachutistes”. Son président, Dominique Baudry, nous informait ce vendredi soir du lancement d’une pétition, adressée à toutes les personnes qui partagent son sentiment, afin d’alerter “l’ensemble des élus » du Pays Catalan. Le retrait du nom envisagé pour le rond-point est exigé, car “le nom du général Marcel Bigeard est lié à la pratique de la torture pendant la guerre d’Algérie”, que l’intéressé, décédé en 2010 à l’âge de 94 ans, considérait être un “mal nécessaire”. L’association, qui analyse même la possibilité d’une fracture, sur un sujet qui fâche, au sein de la population de Banyuls, observe que la délibération municipale n’a reçu l’appui que de 14 élus sur les 19 que compte la majorité municipale, 7 voix contre.

Les opposants, qui comptent agir ce dimanche sur la place du marché de Banyuls avant de faire le point sur leur action, jeudi 5 mai, prévoient une monter en puissance de la fronde, afin de provoquer l’annulation de l’inauguration du polémique giratoire, prévue le 15 mai. Cependant, l’ambiguïté dégagée par le parcours et la mémoire du général Bigeard sont présents dans l’actualité générale. Depuis plusieurs semaines, l’État est saisi d’une demande du défunt, relayée par sa famille, au sujet du déplacement de ses cendres aux côtés de celles de combattants français morts au champ d’honneur dans la cuvette de Diên Biên Phu, symbole essentiel de la guerre du Vietnam.

Source:http://www.la-clau.net/

05/02/2011

Macabres et dérisoires péripéties… Pour l’honneur de la France…

Dans son livre testament,  Bigeard avait demandé, « pour emmerder les autorités », que ses cendres soient dispersées au-dessus de Dien Bien Phu. Refus des autorités locales, pour éviter de créer un précédent car il y aurait d’autres demandes du même genre, américaines.
Par contre, l’ambassade de France ayant pris en charge l’entretien du monument commémoratif  (saluons cet effort louable et tardif!) construit sur place par un obscur légionnaire, les cendres de Bruno pourraient y être déposées  (Source: confidentiel ambafrance Hanoï).
Par-delà ces macabres et dérisoires péripéties, ayons une pensée pour ce légionnaire, que la France a emprisonné et qui mourra dans l’indifférence de tous…
Rolf, danke!