Francaisdefrance's Blog

19/12/2011

Des ouvrages de propagande antisémite et antichrétienne sur le site d’une mosquée !

Et je pense que là, personne ne va réagir. Et pourtant ça, c’est de la véritable incitation à la haine… Pas des broutilles comme on peut en voir sur certains blogs et sites un peu trop « patriotes »…

Là, on peut (et on doit) porter plainte; d’ailleurs… Non, rien.

FDF

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Mosquée Masjid ar-Rahmah de Behren-lès-Forbach : En ligne sur leur site des ouvrages de propagande antisémite et antichrétienne

Behren-lès-Forbach est une petite ville d’environ 9 000 habitants en Lorraine, dans le département de la Moselle (57). Actuellement, c’est une des villes les plus pauvres de France, près de 90% de sa population vit en Zone Urbaine Sensible (ZUS).

45% des jeunes de moins de 25 ans sont au chômage. Le revenu moyen annuel par habitant est de 3930 euros. C’est une ville qui vit sous perfusion grâce aux subventions de l’Etat, on y dénombre trente et une nationalités.

Devant la forte présence de la Communauté Musulmane, environ la moitié de la population de Behren-lès-Forbach a des ascendances maghrébines, la ville met à disposition plusieurs Mosquées dont la Mosquée Masjid ar-Rahmah gérée par l’Union de la Communauté Marocaine de France (UCMF).

Le site Internet de la Mosquée publie en ligne plusieurs ouvrages (e-books) pour s’initier aux préceptes islamiques. Certains des ces ouvrages, en ligne depuis plus de deux ans, ont été écrits par le défunt prédicateur Musulman Ahmed Deedat, connu dans les années 1980-90 pour précher l’Islam à travers le Monde.
Son influence fut très grande et ses débats sont toujours diffusés sur internet à travers les plateformes Youtube ou Dailymotion, il continue de bénéficier d’une grande audience auprès de la Communauté Musulmane. Des Mosquées citent les ouvrages d’Ahmed Deedat, comme par exemple la Grande Mosquée “Lumière et Piété” de Nîmes.
Dix-sept des ouvrages de Ahmed Deedat sont interdits en France pour incitation à la haine raciale et antisémitisme.

On peut analyser le contenu de deux d’entre eux, que vous pouvez télécharger sur le site de la Mosquée Masjid ar-Rahmah de Behren-Lès-Forbach au format word, quelques extraits du livre “Mohammed le plus grand”  ci-dessous (hard-copy) :

Ahmed Deedat Ahmed Deedat - Mohammed le PLus Grand
– Ahmed Deedat Couverture du livre “Mohammed le plus grand”

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MOHAMMED LE PLUS GRAND – Ahmed Deedat (extraits)

“JÉSUS FAIT DE LA DISCRIMINATION

Le prédécesseur direct de Mohammed dit à ses disciples : “Ne donnez-pas ce qui est saint aux chiens” (c’est-à dire aux non-Juifs).

“Ne jetez pas vos perles devant les pourceaux(c’est-à-dire les non-Juifs)“
(Matthieu 7:6) .
Les auteurs des évangiles sont d’accord sur le fait que le Christ vivait (tirait profit) des commandements qu’il prêchait. Au cours de sa vie, il n’a jamais prêché à un seul non juif.

1. Demandez dès maintenant votre exemplaire de la traduction et du commentaire de Yûsuf `Alî, ainsi que des 6 000 annotations. Demandez aussi un exemplaire pour vos amis non-musulmans.

Un fait, il repoussa une gentille femme qui recherchait sa bénédiction (la femme était grecque). Alors que le maître s’était réuni avec ses disciples, à Jérusalem, à l’occasion de la Pâque, certains Grecs qui avaient eu vent de sa réputation, demandèrent à le rencontrer pour obtenir quelques éclaircissements spirituels. Jésus leur infligea un affront, comme l’écrivit St Jean :

“Il y avait quelques Grecs parmi les gens qui étaient montés pour adorer pendant la fête. Ils s’approchèrent de Philippe… et lui demandèrent : nous voulons voir Jésus. Philippe alla le dire à André, puis André et Philippe allèrent le dire à Jésus”.

AUTO-GLORIFICATION

Les versets qui suivent ne font même pas état de “oui, oui” ou “non, non” de Matthieu 5:37. Ils continuent avec sa prière – “Jésus leur répondit (Philippe et André) : l’heure est venue ou l’homme doit être glorifié”.

Jésus, bien que connu comme “un charpentier et fils de charpentier” était doué pour les études et tout ce qui était matériel. Pierre, Philippe, André, etc tous cessèrent le travail et le suivirent pour être à ses ordres, non parce qu’il avait une auréole au-dessus de la tête, il n’avait rien de tel, mais en raison de ses riches vêtements et de son allure royale. Il pouvait disposer de châteaux à Jérusalem, pour lui et ses disciples, même au summum de la saison des festivités, et se faire servir des soupers somptueux et vous pourriez l’entendre faire des reproches aux juifs matérialistes.

“Ils le trouvèrent de l’autre côté de la mer et lui dirent “Rabbî, quand es-tu venu ici ?” Jésus répondit : “En vérité, je vous le dis, vous me cherchez, non parce que vous avez vu des miracles, mais parce que vous avez mangé des pains et que vous avez été rassasiés”.”
Jean 6:25-26

Dans ce livre, Ahmed Deedat s’acharne à démontrer que le Christianisme est une fausse religion, en l’opposant à la seule Révélation Divine, l’islam.
Il interprète, et déforme à loisir les Paroles du Christ dans la Bible pour discréditer la Foi Chrétienne, et démontrer ainsi que les Chrétiens vivent dans l’erreur et le Péché.

Chacun est libre de ses Croyances. Est-ce le rôle d’un Lieu de Culte de diffuser ce type de document en jetant ainsi le discrédit, le mépris, le dénigrement des Croyances des Autres Communautés ?

On peut consulter un autre livre de Ahmed Deedat “Les Arabes et Israël”, toujours sur le site de la Mosquée en ligne, sur les relations entre le conflit israélo-palestinien, les Arabes et les Juifs, ci-dessous, quelques extraits en gras italique (hard-copy):

Ahmed Deedat - Les Arabes et Israël
– couverture du livre “Les Arabes et Israël”

LES ARABES ET ISRAËL – Ahmed Deedat (extraits)

“Nos arrière-cousins juifs sont très généreux en qualifiant injustement d’antisémite quiconque ne partage pas leur point de vue. Ils usent de ce qualificatif comme d’une baguette magique, tenant ainsi en respect le monde chrétien, évoquant dans leur esprit Hitler, (Holocauste, les pogroms, le massacre de milliers d’innocents, hommes femmes et enfants, uniquement parce qu’ils étaient juifs.”

RIEN DE NOUVEAU
En essayant ainsi de nous prendre au piège par le biais de cette question embarrassante “Conflit ou conciliation ?” nos cousins n’ont pas innové. Ils firent de même avec Jésus-Christ, deux mille ans auparavant. Ils (les juifs), lui (Jésus) ont aussi poser et reposer des questions embarrassantes et des devinettes. Voyez donc leurs inimitables flatteries et ruses :
“… Maître, lui dirent-ils, nous savons que tu es véridique et que tu enseignes la voie de Dieu en toute vérité, sans redouter personne, car tu ne regardes pas à l’apparence des hommes. Disnous donc ce que tu en penses : est-il permis ou non de payer le tribut à César ? Mais Jésus qui connaissait leur malice répondit : Pourquoi me mettez-vous à l’épreuve, hypocrites ? Montrez-moi la monnaie avec laquelle on paie le tribut. Et ils lui présentèrent un denier. Il leur demanda : de qui sont cette effigie et cette inscription ? De César, lui répondirent-ils. Alors, il leur dit : rendez donc à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu.”
Sainte Bible” (Matthieu 22:16-21)

Jésus était autant juif que ces interrogateurs. Ils avaient été envoyés afin de le prendre au piège, mais il avait fait en sorte que la situation se retournât contre eux. Ils les prit à leur piège ! S’il (Jésus) avait répondu : “Payez le tribut”, alors les leaders juifs auraient fait savoir au peuple que Jésus n’était pas le messie (le Christ, celui qui fut engendré), le libérateur des juifs de la tutelle romaine, mais au contraire un espion de l’oppresseur romain. Si, par contre, il leur avait répondu : “Ne payez pas le tribut”, alors ils auraient obéi. Et s’ils avaient alors été arrêtés pour n’avoir pas payé, ils se seraient défendus : “Notre Messie nous interdit de payer le tribut”. Et Jésus aurait dû affronter les autorités. Il aurait encore perdu. Pile, je gagne ! Face, tu perds !Ce n’est pas là leur dernier subterfuge afin de réfuter et confondre Jésus. Les scribes et lês Pharisiens (les intellectuels juifs) mettent encore Jésus à l’épreuve“

“Pensez-vous que le Président Bush pourra sortir son administration du “lobby juif’ dans lequel son prédécesseur l’a plongée et qu’il lui a léguée ? Nous prions afin que Bush agisse en toute justice et sagesse face aux cruautés israéliennes à l’encontre des Palestiniens sans défense.”

“Ils me proposaient, de leur côté, le titre suivant (pour une conférence sur le conflit israélo-palestinien) : “Les Arabes et Israël : conflit ou conciliation,?” J’acceptai ce titre. Ils demandèrent par la suite que je prenne la parole le premier. J’acceptai aussi.

DE TOUTE FAÇON NOUS SOMMES PERDANTS

Vous avez, bien sûr, compris qu’il y a un piège dans le titre. Nos cousins nous ont déjà muselés avant que ne commence la joute verbale. S’agit-il d’un “Conflit ou d’une conciliation ?” Lequel choisiriez-vous ? Que ce soit l’une ou l’autre, nous sommes bons seconds. Si nous optons pour le “conflit” au cours du débat, alors nous nous attirerons l’hostilité de presque tout l’auditoire, car les étudiants de l’université se réclament comme des êtres honnêtes, justes et pacifiques. Tout comme ils souhaitent que les deux parties soient équitablement entendues et puissent conclure objectivement. Un musulman choisissant le “conflit” ferait figure de querelleur, de belliciste. Alors que le monde entier appelle à la “paix”, le musulman parle (?) de “guerre”

Si nous choisissons la “conciliation”, pour éviter le piège précédent, alors les juifs demanderont : “Pourquoi nous jetez-vous alors des pierres ?” D’une façon ou d’une autre, nous sommes perdants. Pile, je gagne, et face tu perds ! C’est le génie juif. Allah leur a fait don d’une intelligence supérieure. C’est une marque de
confiance de Dieu. Il donne à chacun d’entre nous quelque chose de plus. C’est un test, une mise à l’émeuve.”

“TOUJOURS AUX AGUETS DE NOUVEAUX MAUX
“Ils s’efforcent â corrompre
la terre
Dieu n’aime pas
les corrupteurs.”Saint Coran 5:64
ILS CRACHENT SUR VOTRE AMOUR-PROPRE,
CES SERPENTS VENIMEUX !
UN FAIT QUOTIDIEN DANS LA LUTTE QUOTIDIENNE d’un Peuple OPPRIMÉ !

Remarque : Le sujet de tout ce verset peut être cité ici Les juifs blasphèment et se raillent, a en raison de leur jalousie, plus on leur enseigne plus ils s’obstinent dans leur rébellion. Mais quel profit en tireront-ils ? Lorsqu’ils raniment les guerres, notamment contre les innocents, alors la Grâce de Dieu se déverse sur eux tel un fleuve pour éteindre ces feux. Mais leur ignominie continue d’inventer de nouveaux maux.”

“L’INDOMPTABLE ESPRIT DU JiHAD
“O vous qui croyez !
combattez ceux des incrédules
qui sont prés de vous.
qu’ils vous trouvent durs
sachez que Dieu est avec
ceux qui le craignent.” Saint Coran 9:123
OH JUIF! VOUS NE POUVEZ PAS NOUS TUER TOUS ! VOUS NE CONNAITREZ PAS LA PAIX, TANT QUE LA VICTOIRE NE SERA PAS A NOUS !

Remarque : Lorsque le conflit s’avére inévitable, il faut d’abord a nos relations de tout ce qui peut être malveillant, car par là commence vraiment la lutte. Au mal il faut opposer une forte et dure resistance. Des négociations meilleures n’ont plus leur place chez les soldats qui se battent pour la vérité et le droit. ils sont souvent un mélange de lâcheté, de dégoût, de cupidité et de corruption.”
Le livre “Les Arabes et Israël” est un véritable condensé d’antisémitisme.
Ahmed Deedat prend les écrits de la Bible, du Coran et le conflit israélo-palestinien à témoin pour montrer que les Juifs sont ignobles, blasphémateurs, flatteurs, rusés, jaloux et qu’ils ne méritent donc aucune considération et aucun respect.

Est-ce le rôle d’un lieu de Culte, normalement consacré à la Prière, à la Tolérance, au Respect d’autrui de propager ce type de message ? N’est-il pas censé diffuser un Message de Paix Universelle ?

Source: http://marie-masson-gaechter.over-blog.com/

02/04/2011

Depuis trente ans, les musulmans livrent à la France une guerre des mots… Et nos élites ignorantes plongent !

Ca a le mérite d’être clair, net et sans aucune contestation. C’est la stricte vérité, c’est tout. Après avoir lu ce texte, beaucoup d’entre vous vont mûrement réfléchir…

FDF

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Nos « élites » autoproclamées, toutes catégories et tendances à l’unisson, sont formelles : seul le projet d’islam DE France est en mesure de mettre un terme aux « difficultés » multiples nées de la présence de plusieurs millions de Musulmans sur notre sol, des revendications identitaires de tous, des comportements de beaucoup, antinomiques de nos mœurs et coutumes, souvent à la marge de la loi républicaine.

Ce projet tourne autour de quatre ou cinq mots portemanteaux auxquels sont accrochées d’une part des affirmations sans preuves, d’autre part des mises en demeure d’avoir à approuver, car, n’est-ce pas ?, quiconque manifeste doute, désaccord ou opposition ne peut être que « raciste », « islamophobe », etc. :
Religion : « L’islam est la deuxième religion de France. »
Laïcité : « L’islam DE France respectera la laïcité. »
Culte : « Les Musulmans ont droit à disposer de lieux de culte (variante : de prière) en nombre suffisant. Nous devons faire en sorte que de nouvelles mosquées soient construites au plus tôt. »
Imam : « Il nous faut former des imams en France pour éviter que se répande un islam venu de l’étranger et contraire à nos valeurs. »

Or, mille regrets, messieurs et dames des « élites », les mots que vous utilisez sont dénués de sens en islam ou ils ont des sens bien éloignés de ceux que vous leur attribuez. Ce qui veut dire que, le problème étant mal posé, il ne peut déboucher sur la solution escomptée. Les matériaux de construction de votre islam DE France sont soit inadaptés à vos plans, soit friables, déjà pourris. Votre construction est condamnée à s’effondrer au premier souffle de vent mauvais. Veuille seulement le Ciel que son écroulement ne cause pas de trop de victimes !

Un peu d’histoire et de linguistique

Parler de l’islam en français ou dans n’importe quelle autre langue européenne, c’est toujours faire un travail de traduction, conscient ou inconscient, un travail qui peut être pertinent, erroné ou fallacieux.

L’islam est né au début du septième siècle de notre ère, au Hedjaz, une région de la Péninsule arabique, dont le tissu social, complexe au demeurant, était très différent de la civilisation gréco-latino-chrétienne qui lui était contemporaine. Il s’est développé et a traversé les siècles dans une fidélité sans pareille à ses paradigmes de naissance alors que nous n’avons cessé depuis toujours de mettre en question les nôtres et de les faire évoluer, les dernières de ces évolutions étant la Réforme, les Lumières, la laïcité… Dans toutes ses variétés, l’islam est fondamentaliste, d’un fondamentalisme strict, non pas d’inspiration, comme celui d’un certain christianisme, mais d’imitation, et d’imitation à l’identique. Du IXe siècle jusqu’au choc avec l’Europe il y a deux cents ans, toute école de pensée de quelque importance, tout mouvement populaire, tout changement de dynastie, d’un bout à l’autre de la Maison de l’islam, a pris pour objectif le retour à l’islam des origines, considéré comme plus pur, c’est-à-dire plus contraignant… Quand nous n’avions de cesse que de « changer pour le mieux », quand nous n’avions à cœur que « le progrès », l’islam condamnait l’innovation (bid‘a) comme crime-péché majeur.

Un des traits essentiels qui sépare à jamais notre civilisation de l’islam est le suivant : les dynamiques des deux civilisation sont contraires ; la nôtre est évolutive, celle de l’islam est involutive. Et ce n’est pas ce qui s’est passé en terre d’islam depuis cinquante ans, entre la période des nationalismes kémalistes et féministes à la Nasser ou à la Bourguiba et notre temps de « l’islamisme », « modéré » ou non, et du voile généralisé pour les femmes qui démentira ce constat.

Déjà, dès l’origine, la langue marquait bien des écarts entre la vision du monde des Musulmans et celle de nos ancêtres. L’islam s’est forgé dans une langue, l’arabe, qui appartient à un système linguistique, le sémitique, éloigné de notre système indoeuropéen. Des concepts de base arabes, comme ceux qui analysent le temps et la durée, ne sont pas superposables pièce à pièce aux nôtres ; d’autres nous sont étrangers, comme la notion de sunna, centrale dans toutes les variétés d’islam (et pas seulement dans le sunnisme). Ces concepts sont demeurés les mêmes. Dans une civilisation génétiquement fondamentaliste et involutive, la fixité de l’arabe, langue matricielle de l’islam, apparaît stupéfiante aux yeux d’un Européen. La phonologie, le vocabulaire de base, la morphologie et la syntaxe sont restés inchangés depuis les origines. Un lettré arabe des premiers siècles de l’islam, une fois qu’il aurait appris quelques mots, souvent calqués de l’étranger, pour signifier « automobile » ou « démocratie » (dîmûqrâtiyya), pourrait suivre aujourd’hui un cours d’université ou un prêche en mosquée, une émission de radio ou de télévision à Doha ou à Rabat, lire un journal libanais…
Ce bref survol n’épuise pas la liste des différences essentielles, irréductibles, entre les deux civilisations en présence aujourd’hui sur notre sol.

Prudence, d’abord, et des mots justes

C’est dire que lorsqu’un locuteur indoeuropéen de notre temps manie ses mots à lui pour signifier des réalités de l’islam, il devrait faire preuve de beaucoup de « prudentia ». Il lui faudrait comprendre qu’il doit passer par un apprentissage, faire l’inventaire de ses ignorances pour y porter remède, essayer de détecter les risques d’erreur. S’il entre dans le champ de l’action ou ses abords, un politicien, un journaliste, un intellectuel devrait s’entourer au moins de quelques conseils.
Confucius disait : « Pour bien gouverner, rien n’est plus important que d’utiliser des mots justes ».

Mots inexistants, faux-sens et contresens

Religion. J’ai souvent traité le sujet, et ici même. L’islam ne saurait être réduit à une religion au sens où nous entendons ce mot au XXIe siècle, c’est-à-dire une foi du domaine privé de chacun. L’islam est un ensemble insécable identité, religion, droit, morale, mœurs, civilisation, culture… (selon nos mots).

En particulier, nos élites veulent absolument un islam qui soit sans contenu politique : ceux que nous nommons « les islamistes » (un mot de notre invention) instrumentaliseraient la religion à des fins politiques. Mais un islam sans politique ne peut exister… à moins de retirer de l’islam le Coran, parole d’Allah, incréée, éternelle, valable pour tous les hommes de tous les temps et de tous les lieux, à moins de tenir pour rien Mahomet, « le beau modèle », à moins d’abolir les dogmes, les lois, les traditions d’un quart de l’humanité, à moins de métamorphoser une civilisation multiséculaire de la cave aux faîtières…

Laïcité : Le mot existe en arabe… depuis le XIXe siècle. La laïcité est impossible en islam : pour qu’il y ait laïcité, il faudrait qu’il y ait une religion selon nos conceptions, avec distinction entre religieux et profane, reconnaissance d’une sphère privée de l’individu, de la liberté de conscience, de la liberté de religion… Prétendre règlementer l’islam en France uniquement par la loi de 1905 est, au mieux, une illusion, plus vraisemblablement, une escroquerie visant à lui octroyer de nouvelles facilités pour peser encore plus dans notre société.

Culte : « rites et pratiques par lesquels un croyant manifeste la vénération qu’il porte à la divinité ». Dans ce sens, le mot est attesté en français seulement en 1570, au temps de nos guerres de Religion. On chercherait en vain son équivalent arabe dans les traités de droit ou de théologie classiques. Quand ils sont poussés à le traduire, les Musulmans contemporains distinguent les ‘ibâdât (d’une racine qui donne aussi : esclave, d’où les innombrables esclaves d’Allah : ‘Abdallâh, ‘Abd al-Khâliq, ‘Abd al-Karîm…), actes de dévotion, et les mu‘âmalât (d’une racine centrée sur : faire, opérer…), comportements. Mais aucun imâm, muftî, ouléma, recteur… ne se risquera à établir une liste des actes cultuels, à dire où sont les bornes du culte. C’est l’ensemble de la civilisation musulmane, où tout est placé sous le signe du sacré, qui est culte… jusqu’aux horaires de piscines et au port du burkini.

On comprend l’inanité de vouloir permettre aux Musulmans d’exercer leur « culte » dans le respect de la « laïcité ». Autant leur donner licence d’imposer en tout domaine, en tout lieu et en toute circonstance, leur volonté de particularisme, jusqu’à l’islamisation totale et définitive de notre pays.

On voit ainsi le piège dans lequel sont tombés nos ministres de l’Intérieur (chargés des cultes !) en créant le Conseil français du culte musulman. Ils n’ont fait que mettre sur pied une instance de promotion de la Loi musulmane tout entière.
Quant aux expressions « lieux de culte », dits aussi « lieux de prière » pour définir les mosquées… Pourquoi ne pas dire franchement que ce sont des centres de la vie communautaires, pour, tout à la fois, la célébration, le prêche, la propagande, l’enseignement, la formation continue, la mobilisation politique, les affaires contentieuses et juridiques, l’état-civil… ?

Imams et aumôniers

Imam : c’est celui qui conduit la prière, nous dit-on. Et nous traduisons : une sorte de curé ou de diacre. Non, c’est, étymologiquement, « celui qui est devant », d’où le chef de la communauté – une communauté qui s’étendra autant que le rayonnement de son imam, sans limite aucune, jusqu’à tout un peuple parfois dans l’histoire. Et croire qu’un imam va se contenter de parler de spiritualité et de célébrer « le culte » ne saurait être que… un vœu pieux.

Aumônier. Le mot est attesté chez nous dans la Chanson de Roland, à la fin du XIe siècle. Il vient, par le latin, d’un mot du grec d’église signifiant compassion. Oncques il n’y eut d’aumôniers en islam ! Les hommes que nous introduisons dans nos prisons et nos armées se sentent-ils investis d’une mission de compassion de style chrétien ou bouddhique, et uniquement de cela ?

Au fait, comment les Musulmans les désignent-ils en arabe ? Selon des renseignement recueillis aux meilleures sources, ils utilisent le passe-partout et si pratique imâm, ou bien murshid : orienteur, ou dâ‘î : propagandiste, recruteur. Ce dernier vocable mérite quelque attention : il résonne puissamment par sa racine avec un des mots de base du djihad selon la Charia : da‘wa, qui désigne l’appel à la conversion avant l’assaut guerrier (débouchant, pour les vaincus, sur le statut de dhimmî ou encore le massacre des hommes et la réduction en esclavage des femmes et des enfants) ; d’autre part, da‘wa est l’un des thèmes d’action des salafistes, ces «fondamentalistes » intransigeants et activistes, qui l’ont inscrit dans l’intitulé d’un de leurs partis. Etonnons-nous après cela des résultats qu’obtiennent nos « aumôniers » auprès des jeunes délinquants.

« L’islam, cet inconnu »

Notre ignorance des choses de l’islam est immense. Elle est très ancienne. Le grand historien Jacques Heers vient de consacrer un livre, L’islam, cet inconnu (Editions de Paris), à la question ; nos ancêtres n’étaient pas plus savants que nous. Au moins, eux, n’avaient pas à coexister avec plusieurs millions de Croyants sur leur territoire et, quand ils étaient en guerre avec des Sarrasins, il ne leur serait pas venu à l’idée d’inventer, pour réduire leur agressivité, un islam à la franque ou… à la chrétienne.

Aujourd’hui, d’après un universitaire fort sérieux, mais qui tient à rester anonyme (en France, aujourd’hui, dès qu’un prof parle honnêtement de l’islam, il compromet sa carrière), le différentiel entre les Occidentaux « de souche » connaissant une langue « musulmane » et les Musulmans parlant le français ou l’anglais serait de un à… 20 ou 30 000 – et peut-être jusqu’à dix fois plus. Il serait seulement de 1 à 10 que ce serait déjà un gouffre. Et qui, dans l’armée française, qui se bat en Afghanistan en menant une « action psychologique pour la conquête des cœurs » (sic), parle une des deux langues officielles de ce pays, le pashto et le dari, ou l’un des vingt autres langues ou dialectes qu’on y trouve ?
Le roi Hassan II du Maroc avait coutume de dire à ses interlocuteurs français : « Nous savons tout de vous. Vous ne savez rien de nous. »

Les Musulmans, virtuoses de la guerre par les mots

On voit le handicap qui est le nôtre dans la guerre subversive de l’islam contre l’Europe. Les officiers du Komintern de la Umma sont des maîtres en taqiyya. Ils savent, eux, que les mots peuvent être des armes et, connaissant les nôtres à la perfection, ils en jouent et nous bernent avec une facilité… désarmante.

Le schéma tactique qu’ils suivent est le même depuis plus de trente ans :
Ils ne nous cachent pas les objectifs qu’ils visent dans leur guerre de conquête. Mieux : ils nous demandent ouvertement, cyniquement, de les leur offrir. Leur ruse consiste à nous présenter leurs requêtes
– sous des mots qui nous les font paraître anodines : « Donnez-nous des mosquées » (nous traduisons : des sortes d’églises), « des imams » (traduction : en gros, des curés)…
– et à draper leurs revendications dans nos grands principes : liberté, égalité, laïcité, droits de l’homme, liberté du culte, respect des religions, respect des minorités, accueil à l’autre… dont ils savent que, pour de multiples raisons, ils vont tétaniser notre réflexion. Les Musulmans, « dont beaucoup sont français », ne font qu’exiger un droit. Nous ne pourrions dire non sans renier nos valeurs les plus hautes, nous déconsidérer, bafouer la démocratie, insulter la république : nous ferions acte de « racisme », « d’islamophobie », etc. ; nous « stigmatiserions toute une communauté ».
Un véritable ultimatum sous la forme d’un chantage à la diffamation !

Laissez planer là-dessus la menace de violences dans les quartiers et banlieues partiellement ou totalement islamisés. Ajoutez, du côté de nos « élites », une larme de mauvaise conscience « coloniale », une goutte de lâcheté intellectuelle (la fuite devant les problèmes difficiles à résoudre), un soupçon de banale trouille…
Et, hop ! c’est gagné pour nos adversaires : à tout coup, nous cédons à leur assaut. Nous avons encore perdu une bataille sans nous en être rendu compte.

C’est ainsi que, depuis plus de trente ans, les Musulmans qui nous font la guerre réussissent à convaincre nos « élites » de conforter sans cesse leurs positions.
C’est ainsi que, depuis plus de trente ans, nos « élites » s’enferrent dans l’espoir stupide de modérer l’esprit de conquête des Musulmans en cédant à toutes leurs doléances et ne font que les encourager à en présenter toujours de nouvelles.

C’est ainsi que, depuis plus de trente ans, nos « élites » s’acharnent à appliquer la politique d’une immense puissance transnationale expansionniste et guerrière qui considère comme son devoir le plus sacré de nous asservir et de remplacer notre civilisation par la sienne.
Quand Gribouille-roi se fait traître et assassin de son peuple…

René Marchand

 

01/12/2010

Algérie : le harcèlement pour « délit de culte » ne fait que s’accroître…

Et chez nous, en France, leurs « compatriotes » brûlent nos drapeaux et sifflent la Marseillaise; dans le meilleur des « cas »…

FDF

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Les procès contre les non-musulmans se multiplient. Le prosélytisme de l’église protestante ne fait qu’accroître les tensions, dans un pays où l’islam est religion d’État.


Le harcèlement pour « délit de culte » continue en Algérie. Dimanche, le tribunal correctionnel de Larvâa Nat Iraten (120 km à l’est d’Alger) a jugé quatre chrétiens pour « pratique d’un culte sans autorisation ». 

Leur faute ? Avoir ouvert une église à Ath Atelli, un village de montagne où quelques musulmans ont « rencontré le Christ » avant de se convertir. Par solidarité, des centaines de citoyens ont manifesté devant le palais de justice. Le procureur a requis un an de prison. Jugement le 12 décembre.

En octobre, une dizaine de personnes, dont deux chrétiens, ont été inculpées « d’atteinte aux préceptes de l’islam » pour avoir brisé le jeûne rituel du ramadan. Soutenus par des militants des droits de l’homme, ils ont été relaxés. Moins médiatisé, un jeune chômeur d’Oum El Bouaghi, dans les Aurès, a été condamné, pour le même motif, à deux ans de prison ferme.

Entre tolérance et charia

Cette « christianophobie » a commencé, en 2006, par l’adoption d’une « loi réglementant les cultes non musulmans », qui place les chrétiens sous haute surveillance. Dès le printemps 2008, les procès se sont multipliés.

Celui de Habiba Kouider, une puéricultrice de 37 ans, arrêtée en possession de bibles, soulève une tempête internationale. À Alger, des intellectuels et des artistes lancent une pétition pour le « droit de chacun de pratiquer le culte de son choix ou de ne pas pratiquer ». Elle recueillera plus de 2 500 signatures.

Si les catholiques prônent le dialogue islamo-chrétien et hésitent à convertir des musulmans, l’EPA (Église protestante d’Algérie), plus « agressive », est en pleine expansion et compte plus de 11 000 fidèles. « Nous avons semé durant des décennies et c’est les autres qui récoltent ! », déplore un père blanc. Depuis 2007, l’EPA est présidée par Mustapha Krim, un pasteur du cru. Cette mutation vers une religion autochtone inquiète les autorités.

Si la Constitution reconnaît la liberté de conscience, elle proclame aussi que « l’islam est religion d’État », favorisant une application rampante de la charia. Tenu par ses engagements internationaux en faveur des libertés, le gouvernement peine à trouver un équilibre avec sa législation interne.

En Kabylie, où règne une relative laïcité, ces néo-convertis vivent ouvertement leur foi. Ailleurs, ils sont réduits à la clandestinité. À terme, cette situation inédite est une poudrière.

Source: http://www.ouest-france.fr/