Francaisdefrance's Blog

01/12/2010

Diffamation des religions: une autre résolution adoptée à l’ONU.

Diffamation des religions veut dire en fait: « répression des critiques sur l’islam »… Et on passe ça sous le couvert des « droits humains ». Car tout le monde sait qu’en ce domaine, l’islam est exemplaire…

FDF

.

La Troisième commission de l’ONU sur les droi ts humains a adopté sa résolution annuelle sur la diffamation des religions (qui vise, en fait, à réprimer la critique de l’islam), mais avec un nombre réduit de voix par rapport aux années précédentes. La résolution sera adoptée par l’Assemblée générale de l’ONU en décembre. Cliquer ici pour le texte de la résolution.

Les pays musulmans, comme le Pakistan, ont déjà des lois sur le blasphème qui sont responsables de persécutions et d’atteinte aux droits humains des minorités religieuses. Les pays occidentaux votent systématiquement contre ces résolutions, ce qui n’empêche pas certains d’entre eux de les mettre en application de facto, comme on le voit avec le procès contre l’autrichienne Elisabeth Sabbaditsch-Wolff inculpée pour avoir critiqué l’islam, et le cas de l’adolescente arrêtée par la police en Grande-Bretagne pour avoir brûlé un coran. On l’a vu chez nous avec les enquêtes des commissions des droits contre Ezra Levant et Mark Steyn, qui n’étaient rien d’autre qu’une tentative d’interdire le discours critique sur l’islam.

Ce n’est pas le rôle des gouvernements de forcer les citoyens à aimer la religion. Dans un pays libre, les gens ont le droit de mépriser la religion et de la critiquer publiquement au même titre que toute autre doctrine.

Les résolutions de l’ONU ne sont pas contraignantes. Par contre, les nations islamiques travaillent à l’adoption d’un protocole additionnel aux conventions internationales contre la discrimination et le racisme, lesquelles sont contraignantes, afin que la critique des religions (aka l’islam)  soit assimilée à une forme de racisme.

New_nouveau_un_onu_drapeau_flag
__________________________________________

Mardi, une commission de l’Assemblée générale des Nations unies a encore une fois voté en faveur de l’interdiction de la «diffamation des religions », mais le soutien à une mesure que les puissances occidentales voient comme une menace à la liberté d’expression s’effrite.

La résolution non contraignante, parrainée par les Etats islamiques et à laquelle les pays occidentaux sont opposés, a été adoptée avec une majorité de seulement 12 voix par la Troisième commission de l’Assemblée générale qui est consacrée aux droits humains. La résolution a reçu 76 votes favorables contre 64, avec 42 abstentions. Les opposants ont noté que le soutien avait diminué et l’opposition augmenté depuis l’année dernière, alors que la Troisième Commission avait adopté la résolution à l’issue d’un vote partagé 81-55, avec 43 abstentions. Les 192 nations réunies en Assemblée générale devraient officiellement adopter la mesure le mois prochain.

La résolution a été modifiée par rapport aux versions des années précédentes dans une tentative de rallier le soutien des pays occidentaux. Au lieu du dénigrement de la religion, on parle de «diffamation». La  résolution condamne les actes de violence et d’intimidation motivés par «l’islamophobie, la judéophobie et la christianophobie». La résolution de l’année dernière, comme celle des années précédentes, était axée sur l’islam et ne faisait pas mention du judaïsme et du christianisme.

Malgré les changements, les États-Unis, l’Union européenne et leurs alliés ont rejeté les appels de la résolution en faveur d’une législation interdisant la diffamation de la religion. Présenté par le Maroc au nom des états musulmans, le texte déclare que l’Assemblée «exhorte tous les États à offrir … une protection adéquate contre les actes de haine, de discrimination, d’intimidation et de contrainte qui procèdent du dénigrement des religions et de l’incitation à la haine religieuse en général. »

LIBERTÉ D’EXPRESSION

L’envoyé américain John Sammis a dit à la Troisième Commission que Washington considère que les amendements sont insuffisants. «Nous sommes déçus de voir que malgré nos efforts et nos discussions sur cette résolution, le texte semble une fois de plus nous éloigner plutôt que d’aider à combler les clivages historiques», a-t-il dit.

«La résolution cherche encore à réduire et sanctionner la liberté de parole. Les modifications … ne vont malheureusement pas au cœur de nos préoccupations – l’impact négatif du texte tant sur la liberté de religion que sur la liberté d’expression.» Il a ajouté qu’on ne doit pas étendre la protection des normes internationales en matière de droits de la personne  aux croyances religieuses, car les droits de l’homme visent à protéger les individus et non pas les gouvernements ou les religions.

Les états islamiques avancent que ces résolutions ne visent pas à restreindre la liberté d’expression mais à empêcher les publications comme celles des caricatures danoises montrant le prophète Mahomet, qui ont suscité des protestations sanglantes de musulmans du monde entier en 2005.

Pamela Kling Takiff de Human Rights First, un groupe de défense des droits humains basé aux États-Unis, a dit que la résolution ne reconnaît pas l’importance de la liberté d’expression et fournit un soutien explicite aux lois nationales sur le blasphème et la diffamation qui ont été utilisées pour étouffer la liberté d’expression.

Leonard Leo, président de la Commission américaine sur la liberté religieuse internationale, a publié un communiqué se félicitant de la diminution du soutien en faveur de la résolution : «Chaque année, un nombre croissant de pays reconnaît que les lois protégeant les religions contre la «diffamation» ou la critique  augmentent l’intolérance et l’abus des droits humains au lieu de les réduire».


Source: http://www.postedeveille.ca