Francaisdefrance's Blog

17/12/2011

Le prix de la frontière…

Photo d’illustration

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Diaporama connu mais ôh combien parlant et réaliste… J’aime bien le revoir, de temps à autre.

FDF

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combien_ca_coute_de_passer_la_frontiere

05/11/2011

Freiner la liberté d’expression coûte cher; très cher…

Un article qui va en intéresser beaucoup, je pense… Et on nous assomme en ce moment avec l’utopique liberté d’expression.

FDF

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Coûteuse mais pas une assurance tous risques…

Martine Aubry est « alcoolique et lesbienne », son mari « l’avocat des islamistes », Carla Bruni flirte avec Benjamin Biolay, la banque HSBC impose des taux d’intérêt exorbitants aux étudiants… Calomnieuses ou véridiques, publiques ou privées, sur le Web, les informations qui fâchent collent à la peau. Pour nous en débarrasser, une nouvelle profession est née. On les appelle les « nettoyeurs ». Ils sont tout autant veilleurs, arrangeurs et maquilleurs d’image. Maîtres en art de paraître sur le Net.

Le nettoyeur type est un geek converti au conseil, un jeune communicant rompu aux nouvelles technologies. Il a récemment créé sa société, ou été embauché dans le nouveau département d’une grosse boîte de communication. Enfant du digital, il use d’anglicismes avec naturel, promet de gérer notre page rank, notre community management, notre personal branding (lire encadré) et de dissimuler les casseroles que nous traînons sur la Toile. Objectif : nous aider à maîtriser notre e-réputation.

Ses clients sont des entreprises, désireuses de trouver une boussole sur ces mers imprévisibles. Elles craignent de plus en plus les crises virales : celles-ci naissent et se propagent sur le Net, font tôt ou tard l’objet d’articles dans les médias classiques et restent inscrites dans la mémoire du Web. Les exemples abondent. Début 2010, Greenpeace défie Nestlé sur le thème de la surexploitation de la forêt indonésienne en diffusant un clip parodique. La multinationale suisse attaque immédiatement en justice… et met le feu aux poudres. Des millions d’internautes prennent le parti de l’association écolo et détournent le logo de Nestlé. Les reportages sur CNN, puis dans les médias du monde entier, contribuent à faire chuter son cours en Bourse. « L’une des règles d’or est de ne pas se braquer. Les réseaux sociaux impliquent des réponses précises, empathiques et ouvertes au dialogue, auxquelles les boîtes ne sont pas habituées », explique Edouard Fillias, le directeur associé de l’agence Image & Stratégie, qui compte parmi ses clients TF1, Bouygues immobilier, le Crédit agricole ou le groupe de cliniques Vitalia.

Au grand café du commerce de la Toile, les plus exposés aux affres de l’e-réputation sont les personnalités. Certaines préfèrent ne pas riposter. Bernard-Henri Lévy, pourtant considéré comme soucieux de son reflet numérique, assure ne rien balayer : « Il y a tellement de choses désagréables sur moi que je laisse faire, ça m’est indifférent. » Tapez le nom du philosophe en chemise blanche et vous trouverez en moins de deux clics, parmi des dizaines d’autres attaques peu flatteuses, des références à « l’affaire Jean-Baptiste Botul ». L’année dernière, BHL publie De la guerre en philosophie (éditions Grasset), un plaidoyer pro domo. Il y cite les travaux d’un certain Jean-Baptiste Botul, spécialiste de Kant. Problème : Botul est un écrivain fictif, un canular, inventé par une plume du Canard enchaîné

 Conception Sarah Illenberger.

Hier encore, l’affaire aurait été rangée dans les archives des journaux ou de l’INA (Institut national de l’audiovisuel) et vite oubliée. Mais Internet a la mémoire longue. Les quarts d’heure warholiens y restent gravés dans le marbre. Alors les célébrités appellent les nettoyeurs à la rescousse. A l’étranger, le top-modèle Kate Moss dispose à elle seule d’un service de gestion de sa réputation en ligne. En France, une présentatrice du petit écran a découvert il y a quelque temps que des dizaines d’internautes s’acharnaient sur elle via Facebook. Ils l’insultaient, demandaient sa démission. « J’avais beau me dire que cela arrive lorsque l’on est sous le feu des projecteurs, c’est très douloureux pour mes proches et moi-même. Les insultes les plus délirantes finissent par faire naître le doute chez les autres et peuvent vous porter préjudice », affirme-t-elle. 12 000 euros de frais de nettoyage plus tard, elle parvient à débusquer l’auteur. Guidée par une agence d’e-réputation, elle a préféré ne pas attaquer en diffamation.

Pour supprimer les traces de ces mauvais buzz, les nettoyeurs du Net commencent par contacter directement les auteurs, sites ou hébergeurs. « Il nous arrive d’écrire à des blogueurs ou à des journaux d’information en ligne. S’ils ont fait une erreur factuelle, c’est dans leur intérêt de la corriger », explique Albéric Guigou, président de Reputation Squad. Facebook, qui a récemment amélioré ses paramètres de confidentialité, efface plus facilement qu’autrefois les commentaires calomnieux et les faux comptes. Et une lettre recommandée peut suffire à convaincre un hébergeur de retirer un contenu violant la vie privée.

« Il ne faut porter plainte, ou même menacer de le faire, qu’en dernier recours », poursuit Albéric Guigou. Le risque majeur, dans ce téléphone arabe géant, est d’amplifier les bruits de fond. Les nettoyeurs parlent dans leur jargon d' »effet Streisand », en référence à la chanteuse Barbra Streisand qui a saisi la justice pour limiter la diffusion d’une photographie aérienne de sa maison. Résultat, des milliers de personnes sont allées sur la Toile regarder ladite photo… Martine Aubry a subi ce genre d’effet boomerang. Excédée de voir son nom et celui de son mari associés à des insultes, la première secrétaire du Parti socialiste est sortie de sa réserve en juillet dernier, et a entamé des poursuites contre les auteurs… Résultat : quatre mois plus tard, l’écho de ces rumeurs apparaît toujours en première page de Google.

 Conception Sarah Illenberger.

La contagion est tellement rapide, spontanée, incontrôlable, que les nettoyeurs arrivent souvent trop tard. Exemple : une star américaine prend un café avec un homme marié dans le cadre de son travail. Les paparazzis sont là, en embuscade. Des photos sont publiées dans des journaux people, avec des légendes pleines de sous-entendus, reprises et déformées dans les heures qui suivent par une vague de sites dans le monde entier. L’avocat Richard Malka et la société Reputation Squad mettront trois ans à effacer les liens pour la modique somme de 15 000 euros. « Les photos ont disparu, mais rien ne dit qu’elles ne réapparaîtront pas un jour. On ne peut pas promettre aux clients de parvenir à tout supprimer. Les informations essaiment partout. Et lorsqu’on écrit à Google, ils renvoient leur mail type. Ils n’enlèvent rien, à l’exception des contenus à caractère pédophile ou nazi. Au nom de la liberté d’expression, Google est en train de créer un Big Brother éternel », s’inquiète Me Malka. Quant à son client, s’il témoigne en anonyme, c’est de peur de relancer la machine à buzz…

Il faut vingt ans pour construire une réputation, et cinq minutes seulement pour la détruire, a dit le milliardaire américain Warren Buffett. Face à ce danger, l’équipe d’Obama a mis en place durant la campagne présidentielle de 2008 le site Fight The Smears (« combattons les salissures »). Son objectif : rétablir la vérité à chaque fois qu’une attaque est identifiée et la neutraliser au plus vite. En Suisse, le site ICorrect, fondé en mars dernier, propose aux célébrités de démentir les fausses rumeurs publiées à leur sujet moyennant 1 000 dollars par an. Nos nettoyeurs français, eux, offrent d’abord à leurs clients un service de veille de leur image, appelé crawling. Pour 10 000 à 50 000 euros par an, ils scannent le Web, traquant la moindre apparition de leur nom, puis analysent les messages, de manière quantitative et sémantique. C’est le meilleur moyen d’anticiper les crises potentielles, assurent-ils. 90 % du travail peuvent être automatisés.

Les veilleurs se font aussi fossoyeurs. A défaut de parvenir à effacer certaines informations, ils proposent de les enfouir dans les sous-sols des moteurs de recherche. Une semaine après l’affaire new-yorkaise, les communicants de Dominique Strauss-Kahn avaient déjà noyé les photographies du suspect à la mine sombre parmi des images du directeur du FMI au sommet de sa gloire en première page de Google images. Un autre spécialiste de l’e-réputation raconte comment il a amélioré la page Wikipédia d’un chef d’Etat africain au parcours pas toujours exemplaire : « On ne peut pas dresser un portrait hagiographique. Si cela est dénoncé auprès de Wikipédia, le profil sera supprimé. Mais on peut noyer les informations négatives au milieu d’autres, plus positives. Il est également possible de créer des liens ou des articles et de les utiliser comme sources pour faire des modifications. »

Gommer une mauvaise image implique de la remplacer par une autre. Pour réussir ce tour de passe-passe, les agences vendent le même remède : l’omniprésence. « Au XXe siècle, avoir du pouvoir, c’était être le seul à détenir certaines informations. Aujourd’hui, celui qui a le plus d’influence est aussi celui qui communique le plus », estime Jérôme Lascombe, président de Hopscotch. Occuper le terrain, donc, être sur tous les fronts. Ouvrir un site, un blog, des comptes Facebook, Twitter, LinkedIn, Viadeo, créer des communautés, réaliser des webdocumentaires, mettre en avant sa vie privée… Autant de contenus qui, selon les façonneurs de réputation, aident à prévenir les usurpations de comptes et autres cyber-attaques. Et renvoient l’image d’une boîte ou d’un individu moderne. Coût de l’opération ? Jusqu’à 100 000 euros pour un forfait incluant veille + nettoyage + création de contenus personnels. Les hommes et les femmes de pouvoir sont sensibles à ces prestations. Le Web 2.0 les fascine autant qu’il les effraie. « Ils ont été habitués à communiquer dans les médias classiques, qu’ils savaient plus ou moins maîtriser. Ils sont aujourd’hui conscients qu’Internet est une caisse de résonance inédite, mais ne savent pas encore comment s’en servir », explique André Dan, fondateur de Challengy.

 Conception Sarah Illenberger.

Lorsqu’une crise survient, les arrangeurs se chargent de faire remonter les données positives à coups de mots-clés. Exemple de maquillage : en pleine affaire Clearstream, Dominique de Villepin et son entourage ont lancé un site et une page Facebook. Ces vitrines de l’homme politique s’affichent aujourd’hui en haut de la première page Google. Là où la majorité des internautes s’arrête. Mais ces ravalements de façade ne marchent pas à tous les coups. En juin 2010, en pleine marée noire dans le Golfe du Mexique, British Petroleum a acheté pour 3,6 millions de dollars de mots-clés sur Google afin de renvoyer les internautes vers son site de communication de crise. Le géant pétrolier s’est également armé de Twitter et Facebook. Las ! Un faux compte Twitter, tournant en dérision cet attirail de communication, a vite eu plus de succès que l’officiel…

En réalité, le 2.0 est un grand village dont personne ne détient la clé. « Les Etats et les grands patrons rêvent de contrôler le Net et rêvent aussi d’y contrôler leur image. C’est un danger mais c’est aussi une illusion. Internet est un espace où différentes identités coexistent, où il faut accepter d’être un salaud et un saint. Celui qui n’est qu’un saint ne sera pas cru : les autres se diront qu’il a payé le prix pour cela », analyse le psychanalyste Serge Tisseron. Et beaucoup sont prêts à payer très cher…

Sur la Toile, les habitants ne sont pas tous égaux. Comme les puissants, les simples citoyens ont une réputation à défendre. Comme les puissants, ils sont devenus des marques, qui choisissent (ou non) de mettre en avant telle ou telle information et sont soumis à des jugements anonymes. Comme eux aussi, ils font des erreurs, telle celle, banale, d’envoyer un courriel privé à son réseau, ou de mettre en ligne une image compromettante. Mais contrairement aux puissants, le simple citoyen n’a pas forcément les moyens de créer des actualités en faisant parler de lui, ni de s’offrir les services d’un nettoyeur.

La Commission nationale de l’informatique et des libertés reçoit des centaines d’appels et de courriers d’internautes démunis. Certains ont été refoulés d’un entretien d’embauche : le recruteur était tombé sur un blog un peu trop décalé, créé des années plus tôt. D’autres sont poursuivis par de vieux fantômes. Cadre supérieur, Pierre (à sa demande, le prénom a été changé) a par exemple été entendu dans le cadre d’une affaire de harcèlement au travail il y a sept ans. Il a finalement été blanchi. Mais le fait divers a fait l’objet d’articles de journaux, toujours bien référencés. Il y a aussi ceux qui, comme la chanteuse Rihanna ou Laure Manaudou, subissent la vengeance d’un proche et s’aperçoivent, souvent à l’occasion d’un divorce, que leur ex a mis en ligne des vidéos coquines. Ces particuliers déboussolés représentent un nouveau marché, sur lequel surfent déjà les nettoyeurs du Net.

 Conception Sarah Illenberger.

Aux Etats-Unis, la quête de la virginité numérique est devenue une industrie, fonctionnant sur le même modèle que les compagnies d’assurances. L’agence Reputation.com, surnommée « l’assurance Google », effectue, pour 15 dollars (10 euros) par mois, une veille permanente de l’image de ses clients. En France, Swisslife et Reputation Squad ont lancé en juin une assurance similaire, facturée 9,90 euros par mois, pour une protection juridique et des prestations de nettoyage. Pour 4,90 euros par mois, zen-reputation envoie des alertes SMS en cas de commentaires négatifs. Faire supprimer une page Web coûte ensuite 39,90 euros hors taxe. Satisfaits ou remboursés. Les mécontents peuvent toujours poster leurs réclamations sur le Facebook des nettoyeurs.

Source: http://www.lemonde.fr/

27/08/2011

Restrictions: « 150 000 euros, c’est le coût de l’Université d’été du Parti socialiste !

La « Gauche caviar » mérite bien son nom. Les adhésions si bien recherchées, c’est du social…

FDF

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Lu sur Nouvelles de France :

 « 150 000 euros, c’est le coût de l’Université d’été du Parti socialiste organisée du 26 au 28 août à La Rochelle. De l’argent essentiellement public quand on connaît les sources de financement du PS (57 millions d’euros en 2009). Le contribuable français qui paye pour le duel entre Hollande, Aubry et Royal, ça ne choque personne ? »

Source: http://lesalonbeige.blogs.com/

07/05/2011

Libye : la guerre de Sarkozy a déjà coûté plus de 50 millions d’euros !

Il est certain qu’à l’heure de la médiatisation de son bilan en quatre ans, ça va peser dans la balance, ce genre d’info… Le pouvoir d’achat de la majorité des Français étant de plus en plus bas… Vous avez tous reçu votre feuille d’impôts? Renvoyez là vite; la France a besoin de vos deniers.
Marine: VITE !!!

FDF
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En plus du coût humain, notamment au sein de la population civile libyenne, l’aventureuse intervention militaire voulue par Nicolas Sarkozy pèse également sur les finances nationales.

Un mois et demi après le début des hostilités, la guerre en Libye a ainsi déjà coûté plus de 50 millions d’euros à la France. C’est Gérard Longuet, ministre de la Défense, qui a évoqué ce chiffre mardi soir devant la commission de la Défense nationale.

La facture des missiles tirés par les avions de combat s’élève à près de 30 millions d’euros, chaque missile de croisière coûtant près d’un million. Il faut ajouter les coûts de fonctionnement des appareils : l’heure de vol d’un Rafale est évaluée à 40.000 euros et l’heure d’intervention du porte-avions Charles de Gaulle à 50.000 euros. Enfin, les primes versées aux militaires pèsent également sur la facture, à hauteur de près de 10 millions.

L’intervention étant loin d’être terminée et la situation s’embourbant chaque joue davantage, la facture devrait encore s’accroître considérablement.

Le financement de l’opération pourrait s’avérer très complexe alors que les restrictions budgétaires concernant la Défense n’ont jamais été aussi drastiques bien que le pouvoir sarkozyste multiplie les interventions militaires extérieures sans que l’on perçoive bien le bénéfice de ses missions au regard des intérêts français.

Par ailleurs les rebelles libyens réclament un « prêt » de 3 milliards de dollars à la France, l’Italie et les Etats-Unis !

Source:  Novopress.info
[http://fr.novopress.info]

20/11/2010

La POLYGAMIE en France. Combien cela « nous » coûte?

En France, 200 000 familles seraient concernées par la polygamie… Et la loi l’interdit (pour les Français, bien sûr…)

Et une petite vidéo, une !

FDF

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Lire:http://dai.ly/azGnyO

17/11/2010

Aïd. Egorger, c’est pas donné ! Mais quand on aime, on ne compte pas…

Aïd. C’est pas gratos de sacrifier…L’amour d’Allah demande beaucoup d’abnégation du coté du porte-monnaie, avant tout…

FDF

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Aïd: comment on égorge un mouton
Le rite de l’Aïd el-Kébir obéit à des règles précises. Financières, déjà…
– Dans un abattoir de Bagdad, le 26 novembre 2009. Saad Shalash
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L’Aïd el-Kébir («la grande fête», de son vrai nom Aïd-al Adha, c’est à dire exactement «la fête du sacrifice») a lieu mardi 16 novembre 2010. Cette fête (à ne pas confondre avec l’Aïd el-Fitr, «la fête de la rupture» qui marque la fin du Ramadan) est la plus importante du monde musulman. Elle célèbre la dévotion d’Ibrahim, l’Abraham judéo-chrétien, celui à qui Dieu aurait demandé de sacrifier son fils (Ismaël pour les musulmans, Isaac pour les chrétiens et les juifs) sur un autel. Au moment de passer à l’acte, Dieu aurait envoyé un mouton par l’entremise de l’Archange Gabriel pour remplacer le fils d’Ibrahim. Les musulmans sont donc invités au cours de l’Aïd el-Kébir à sacrifier un mouton selon un rite précis. Petit cours pratique sur ce rite.

Choisir le mouton

Précisons d’entrée de jeu: ne doivent accomplir l’Aïd-el-Kébir que ceux qui en ont les moyens. En l’occurrence, le prix moyen constaté dans les boucheries musulmanes pour un agneau égorgé selon le rite est de 200€, souvent jugé excessif. Ainsi Nourredine Bouamama, sacrificateur agréé par la mosquée d’Evry, se plaint d’une taxe spéciale que pratique l’abattoir dans lequel il travaille: «Pour l’Aïd, ils rajoutent 3 à 4€ supplémentaires sur le prix du mouton. C’est une taxe injustifiable! On ne devrait pas faire de l’argent à l’occasion d’une fête qui est celle du grand pardon». Comme pour tous les produits, il existe un nombre d’intermédiaires qui se servent entre l’éleveur et le consommateur. S’il est à 200€ en boucherie, le mouton se négocie autour de 120€ vivant dans un marché à bestiaux et de 170€ égorgé en commande directe auprès d’un abattoir.

Quoiqu’il en soit, il ne s’agit pas de prendre n’importe quelle brebis galeuse de passage mais de veiller à choisir un ovin de qualité. Le service Hallal de la Grande Mosquée de Paris prescrit ainsi qu’«Il ne faut pas qu’il soit borgne, il ne faut pas qu’il ait la queue coupée et surtout il faut qu’il ait moins d’un an révolu». Au-delà, l’agneau n’est plus propre au sacrifice aux yeux d’Allah. Que faire dans les régions du monde où il n’y a tout simplement pas de moutons? on peut prendre une chèvre par exemple. C’est le cas notamment en Afrique subsaharienne ou en Inde.

Attendre le bon moment

Un mouton qui ne serait pas égorgé le jour de l’Aïd n’est pas un vrai mouton de l’Aïd. Il s’agit donc, dans un premier temps, d’attendre le bon jour, à savoir le dixième jour du mois de Dhou Al-Hijja, le douzième mois lunaire de l’Islam, marqué par le hajj (pélerinage) à la Mecque. Il survient le lendemain (du neuvième jour de Dhou Al-Hijja, donc) du passage des pélerins dans la plaine entourant le mont Arafat, à 20 kilomètres de la Mecque, une obligation du hajj. Le jour de l’Aïd, il faut aussi attendre que soit prononcée dans les mosquées la prière de l’Aïd, vers 9h du matin. Alors seulement les sacrificateurs peuvent officier dans les abattoirs.

Lorsque vous égorgez une bête, égorgez bien

C’est un hadith (un dit du prophète Mahomet) qui le prescrit. Mais alors, comment bien égorger? Il faut déjà que la tête de l’agneau soit bien tournée vers la Mecque, comme les musulmans s’en assurent lorsqu’ils prient. D’après Nourredine Bouamama, notre sacrificateur, pas besoin d’avoir une boussole non plus,«l’essentiel c’est d’être à peu près dans la bonne direction». Sud-Est donc, en France. Ensuite, le sacrificateur doit prononcer la prière rituelle «Bismillah Allah Akbar» («Par la grâce de Dieu, Dieu est grand») avant de procéder à son office. Très souvent aussi, il annonce à voix haute pour qui va ou vont être égorgé(s) le(s) mouton(s). «Par exemple je dis « Ces agneaux vont-être pour les gens de la mosquée de Gennevilliers » avant de tuer tous ceux qui ont été achetés par cette communauté, explique Nourredine. Il arrive parfois que les bouchers aient une liste avec les noms de famille de leurs clients. Il faut alors spécifier le nom de chaque famille à voix haute.»

Ensuite ça va très vite: «un aller-retour» et la bête se vide de son sang. Pour qu’il n’y ait pas de problèmes, le sacrificateur a toujours plusieurs couteaux d’avance, bien aiguisés. Au service Hallal de la Grande Mosquée de Paris, on précise qu’«il ne faut pas que la bête voie la lame avant le sacrifice. Une fois l’agneau égorgé, on peut en faire ce qu’on veut. Par contre, avant, on ne peut pas l’étourdir. Il faut que l’animal soit conscient».

Partager la bête

Quand le vin est tiré, il faut le boire. C’est pareil avec l’agneau de l’Aïd. A ce titre, il n’y a aucune prescription particulière, on peut le cuisiner à toutes les sauces. La Sourate «Le Pélerinage», dans le Coran, précise simplement à propos du mouton de l’Aïd: «Mangez-en vous-mêmes et faites-en manger le besogneux misérable». Ce qui a donné dans les mœurs la règle des trois tiers, observée par certains musulmans: un tiers du mouton pour eux-mêmes, un tiers en cadeau aux amis et aux voisins et un tiers en aumône pour les pauvres.

Evidemment, comme on dit dans ces cas-là, ne le faîtes pas chez vous! Tout simplement parce que c’est interdit. La préfecture de police de Paris précise ainsi chaque année qu’il est non seulement interdit de sacrifier un mouton hors d’un abattoir, mais qu’il est aussi défendu «de décharger et de vendre des animaux de boucherie vivants à Paris», «de détenir, laisser circuler, exposer, céder, vendre ou mettre en vente des ovins non identifiés» ou «d’entretenir, laisser stationner, dans et aux abords des habitations et dans les lieux communs des animaux de toutes espèces». Bref, impossible de vous promener avec un mouton dans le coffre pour l’égorger dans votre appartement, pratique qui, d’après la Grande Mosquée de Paris, relève plus du mythe que d’autre chose aujourd’hui. Du reste, la Préfecture de Police de Paris n’a pas relevé d’infractions l’année dernière.

Aujourd’hui, l’abattage de l’Aïd est encadré par les trois mosquées de Paris, Lyon et Evry-Courcouronnes. Il se passe dans des abattoirs agréés, avec des sacrificateurs ayant reçu l’approbation des autorités religieuses, comme Nourredine Bouamama à Montmorillon dans la Vienne.

Source: http://tinyurl.com/38hkl2m

Bonus:

Pour info:
Précisons d’entrée de jeu: ne doivent accomplir l’Aïd-el-Kébir que ceux qui en ont les moyens. En l’occurrence, le prix moyen constaté dans les boucheries musulmanes pour un agneau égorgé selon le rite est de 200€, souvent jugé excessif. Ainsi Nourredine Bouamama, sacrificateur agréé par la mosquée d’Evry, se plaint d’une taxe spéciale que pratique l’abattoir dans lequel il travaille: «Pour l’Aïd, ils rajoutent 3 à 4€ supplémentaires sur le prix du mouton. C’est une taxe injustifiable! On ne devrait pas faire de l’argent à l’occasion d’une fête qui est celle du grand pardon». Comme pour tous les produits, il existe un nombre d’intermédiaires qui se servent entre l’éleveur et le consommateur. S’il est à 200€ en boucherie, le mouton se négocie autour de 120€ vivant dans un marché à bestiaux et de 170€ égorgé en commande directe auprès d’un abattoir.
Coutumes barbares mais oh combien lucratives.. On égorge avec amour, chez les muzz…
FDF

28/08/2010

Le coût du crime et de la délinquance…

Vous n’en n’avez pas marre de payer pour la racaille? Moi, si.

FDF

L’économiste Jacques Bichot réalise dans cette étude une évaluation du coût de la criminalité.

Pour télécharger la synthèse de l’étude en 4 pages, merci de cliquer ici.

Dans un contexte de contrainte budgétaire aiguë, la lutte contre l’insécurité est parfois critiquée pour son coût (coût des effectifs de police, de la vidéo-surveillance, des nouvelles prisons, etc.). Un tel débat gagnerait toutefois à être éclairé par une estimation de ce que coûte l’insécurité elle-même.

C’est pourquoi l’Institut pour la Justice a demandé à l’économiste Jacques Bichot de réaliser une étude sur le coût du crime et de la délinquance en France. Aucun travail de cette ampleur n’avait encore été accompli sur ce sujet : M. Bichot a pris en compte la totalité des crimes et délits (à l’exception des infractions au code de la route), et comptabilisé les coûts tant directs (préjudice financier et moral pour la victime) qu’indirects (sentiment global d’insécurité, dépenses publiques et privées de sécurité).

Une évaluation prudente conduit l’auteur à chiffrer à 115 milliards d’euros le coût total de la criminalité pour la période Juillet 2008 – juin 2009, ce qui représente 5,6 % du PIB. Le préjudice personnel et collectif de l’insécurité au sens large (violences et vols de toute nature) s’élève à près de 62 milliards d’euros, auxquels il faut ajouter 6 milliards de dépenses de protection privée, ainsi que 12 milliards de fonds publics alloués à la police, la gendarmerie et la justice.

l’étude complète est sur http://www.publications-justice.fr/publications/etudes-analyses/le-cout-du-crime-et-de-la-delinquance