Francaisdefrance's Blog

04/02/2012

Ressorti des tiroirs et pour faire plaisir à SOS Racisme…

L’islam des prison (photo L’Express).

.

Ca me travaillait ces éternuements de SOS Racisme qui remettaient en cause les dires de Guéant. Et j’aime bien aller au bout des choses. 

Alors, à leur intention, j’ai ressorti ce qui suit… L’islam carcéral et la délinquance sont étroitement liés… On en voit des preuves tous les jours…

On converti, dans les prisons françaises. Où de nombreuses « chances pour la France » y purgent des peines plus ou moins longues. A leur sortie, ils retournent dans leurs cités, dans leurs quartiers, où leur vie continue. Mais là, ils ont un but: tous leurs actes sont « couverts » par l’islam…

FDF

.

L’islam première religion dans les prisons françaises

En l’espace d’une quinzaine d’années, l’islam est devenu la première religion revendiquée derrière les barreaux hexagonaux. Miroir grossissant du malaise des banlieues, le phénomène révèle le désarroi d’une jeunesse à la recherche d’un cadre moral, et de plus en plus sourde aux valeurs de la République.

Quatre murs, peints à la hâte, dessinent les traits d’un drapeau tricolore (bleu, rouge et gris). Règne une odeur de moisi. Entre les tables de ping-pong, des paires de baskets jonchent le sol. Là, quatre-vingts détenus, dressés comme un seul homme, les pieds nus sur leur tapis de prière, s’imprègnent du prêche de l’aumônier. Les phrases se succèdent en rafale dans un français approximatif. « Si quelqu’un veut t’entretuer, c’est antimusulman », lâche Missoum Abdelmadjid Chaoui, aumônier régional de l’Ile-de-France/Centre. Jonglant entre l’arabe et le français, l’imam, enveloppé dans sa djellaba d’un blanc immaculé, évoque les « événements qui nous traversent » : l’Irak, la Palestine, l’affaire Ilan Halimi et le « deux poids, deux mesures ». Les caricatures ? « Il n’y a pas de liberté d’expression lorsqu’il y a blasphème », souffle t-il.
Le directeur de l’établissement, indifférent, regarde sa montre. Comme souvent, la prière du vendredi, la seule de la semaine, sera amputée d’un bon quart d’heure pour cause d’activité sportive.
Un homme s’avance. Blond, la barbe naissante, les yeux brillants surmontés d’épais sourcils, David est tout entier absorbé par ce qu’il s’apprête à vivre : sa conversion. L’aumônier descend de son estrade et s’installe dans un face-à-face éclair. « Tu n’agis sous la contrainte de personne ? » « Non », répond le jeune homme, le corps et la tête inclinés. « Tu connais les cinq piliers de islam ? » « Oui. » « Maintenant, répète après moi. » David ne parle pas un mot d’arabe, mais récite docilement la profession de foi. Il s’applique. Deux minutes plus tard, ce « gaulois » de 25 ans, rebaptisé Mohammed, fait ses premiers pas dans la « grande famille des musulmans ». Il jubile. Le résultat, selon lui, de plusieurs de mois de discussions avec son codétenu musulman. L’envie, aussi, de s’armer de certitudes simples, bien tranchées et surtout de s’assagir : « Je veux me tenir bien, garder patience comme Dieu le demande. » Fin de la « récré ». Dans la bousculade, chacun rejoint sa solitude. Les quelques mètres carrés de sa cellule, dans ce bâtiment B où sont entassés les jeunes gars des banlieues, surreprésentés derrière les barreaux de la maison d’arrêt de Nanterre (Hauts-de-Seine). Comme dans nombre de prisons françaises.
« Intégration à l’envers »
En l’espace d’une quinzaine d’années, c’est peu dire que la population carcérale française a connu un bouleversement radical : alors que les musulmans représentent moins de 10 % de la population française, 50 % des détenus, voire 70 % à 80 % dans certaines maisons d’arrêt proches des banlieues sont de cette confession. Loin devant les autres, l’islam est devenu la première religion carcérale de France. Loin devant les autres, même si les statistiques officielles, elles, restent muettes. Dans cet univers qui rappelle étrangement celui des ghettos noirs américains, les « gaulois » convertis, qui s’émancipent, comme David, par l’intégration fusionnelle à l’islam, sont plutôt l’exception. « Ceux qui embrassent l’islam en prison le font en général pour ne pas se sentir exclus ou par mimétisme », note un policier des renseignements généraux, qualifiant ce phénomène d’« intégration à l’envers ».
La règle derrière les barreaux de Fleury-Mérogis, Fresnes, ou Bois-d’Arcy, c’est plutôt celle-là : entassés entre des murs qui se lézardent, les détenus âgés de 18 ans à 29 ans (souvent majoritaires) nés de père maghrébin et issus de culture musulmane, sont dix fois plus nombreux que les autres. Plus que partout ailleurs dans l’Hexagone, le phénomène « black-blanc-beur » reste un fantasme. Une gifle monumentale pour l’intégration à la française. Plus violente encore pour l’administration pénitentiaire et sa mécanique rouillée, qui, plus que toute autre institution de la République, a dû mettre de l’huile dans ses rouages, déchirer le voile opaque de ses habitudes.
Dans la douleur, à en croire le sociologue Farhad Khosrokhavar. Avec son regard tranchant comme une lame de rasoir, ce professeur de l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) décrit les déficiences de prise en charge du rituel musulman : « L’insuffisance de l’armature institutionnelle, voire son insignifiance pour traiter le problème musulman est incontestable », diagnostique t-il. « Je n’ai aucun soutien logistique », témoigne, Abdehlak Eddouck, un des aumôniers musulmans de la centrale de Fleury-Mérogis. En prison, enseigner l’islam semble presque aussi difficile que de le pratiquer : « L’aumônier est un fantôme entre ces murs, pestent, en écho, nombre de détenus de Nanterre, il est toujours trop pressé. »
« Thon, thon et thon »
Farid en sait quelque chose, lui qui n’a jamais rencontré le moindre référent religieux lors de son séjour de neuf mois derrière les barreaux pour un délit qu’il dit n’avoir pas commis. Né à la Martinique dans un milieu de catholiques fervents, ce métis de 29 ans, doux comme un agneau, s’est converti à l’islam à l’adolescence après avoir atterri, avec sa famille, en banlieue parisienne. C’était quatre ans avant de purger sa peine à Bois-d’Arcy. Une blessure qui ne s’est pas refermée : « J’ai beaucoup prié pendant ce temps. Je me disais, Dieu m’éprouve. Le plus dur était de décevoir ma mère et de ne pouvoir pratiquer convenablement ma religion. » Au menu chaque jour de sa détention : « thon, thon et thon », pour éviter d’ingurgiter du porc. « Ma mère apportait des draps pour faire des tapis de prière et il a fallu déchirer la couverture du Coran pour le faire passer en cellule. Auraient-ils fait cela avec la Bible ? »
Pas nécessairement pratiquante, ni assidue dans l’observance des rituels, la population musulmane emprisonnée éprouve néanmoins, de façon unanime, un sentiment d’inégalité, voire d’injustice. L’administration pénitentiaire a dû faire face au problème. A la fin des années 1990, face au vide sidéral qui entoure l’exercice du culte, elle assiste, impuissante et fébrile, à la multiplication des prières collectives sauvages aux fenêtres des cellules, au prosélytisme rampant dans les cellules et dans les cours de promenades. « L’islamisme radical est devenu un phénomène de masse, tranche sans nuance un magistrat de la section antiterroriste du parquet de Paris. Avant, le violeur se faisait casser la gueule. Maintenant, il est récupéré par des individus dotés d’une aura inimaginable. » Du côté des RG, le discours se veut nettement moins alarmiste : « Il faut relativiser ces réseaux islamistes, y déclare-t-on en coulisses. Leurs noyaux actifs recrutent peu en prison. Ces jeunes sont plutôt utilisés pour vol et trafic de faux papiers, mais on ne les retrouve pas au cœur de la machine terroriste. » Selon un récent rapport du même service, véritable radioscopie des fous d’Allah, au sein des 188 établissements pénitentiaires français, moins de 175 individus (sur 64 000) s’adonnent au prosélytisme islamiste, dont une demi-douzaine seulement semblent susceptibles de basculer dans l’action violente. En 2005, les RG n’ont recensé qu’un un peu moins de 200 actes de prosélytisme dans les prisons : appel à la prière collective (30 %), pressions sur les codétenus (20 %), exigences diverses comme l’aménagement de locaux religieux, etc.
Réconcilier la foi et la loi
Un casse-tête tout de même pour l’administration pénitentiaire qui, au-delà de la technique de l’isolement, impossible en termes d’espace, a vite saisi l’intérêt de travailler main dans la main avec les représentants d’un islam considéré comme modéré. L’influent recteur de la mosquée d’Evry (Essonne), proche des autorités marocaines et de l’Arabie Saoudite, Khalil Merroun a, lui, essuyé les plâtres à la centrale de Fleury-Mérogis, un temps gangrenée par l’islamisme radical : « Il y a deux ans, j’y ai trouvé un désert côté religion. Les autres cultes ont peur de partager le gâteau. Seulement, moi, j’ai réussi à créer un vrai dialogue avec les salafistes qui faisaient la prière de façon anarchique. » Ce réconciliateur de la foi et de la loi, comme il se définit lui-même, n’est pas peu fier d’évoquer la guerre des nerfs qu’il aurait remportée contre un système verrouillé à triple tour, pour y introduire de la nourriture hallal, des tapis et des livres de prière. Au compte-gouttes…
Aujourd’hui, seuls trois aumôniers musulmans rémunérés (pour trente catholiques) essaient de répondre aux attentes des milliers de musulmans incarcérés dans les vingt-cinq prisons d’Ile-de-France/Centre. Douze autres le font de façon ponctuelle et bénévole. Mais l’aumônerie musulmane doit aussi, balayer devant sa porte. Ce qui est loin d’être le cas. Minée par des querelles fratricides de plus en plus pathétiques, l’hydre du Conseil français du culte musulman (CFCM) renforce l’image chaotique de l’organisation de ce culte. La priorité : dispenser des formations solides et clarifier le rôle, encore flou, donné aux aumôniers des prisons (au même titre que ceux des hôpitaux, écoles ou casernes). Simples pompiers de l’islamisme radical ? Educateurs ? Prédicateurs ? A la Mosquée de Paris qui dispense, chaque semaine, des cours censés former, en deux ans, des aumôniers, les 20 personnes présentes en ce samedi glacé de février, ont bien du mal à répondre. Quoi de commun entre un imam et un aumônier ? « Leur rôle n’a strictement rien à voir ! », s’emporte un participant. « Il est le même, répond froidement le professeur, apprendre le Coran et le transmettre. » Et surtout refuser de jouer le rôle, taillé sur mesure par les médias, de pompiers de l’islamisme.
Responsable aguerri de l’aumônerie protestante de France, Jean-Marc Dupeux l’explique en une formule : « On n’est pas aumônier antiterroriste comme on pourrait être juge antiterroriste. » Selon l’ancien secrétaire général de la Cimade, cette instrumentalisation reviendrait à trahir cette noble mission qui ne se joue pas sur un terrain politique. « Nous sommes des ni-ni », convient-il. Ni juges, ni surveillants, ni psychiatres. Une oreille pour apaiser la douleur en recueillant la détresse, une parole pour donner un cadre, une respiration.
Fils de leur temps
Une respiration certes vitale pour dénouer l’écheveau des petites rancœurs qui, mises bout à bout, nourrissent les pires frustrations, mais qui n’en demeure pas moins dérisoire. « Un cautère sur une jambe de bois », se désespère un psychiatre de Fleury. « Leur rôle pour apaiser les consciences est quasi nul, mais ne mettez surtout pas cela dans ma bouche ! », entend-on en boucle ici et là, au sein du personnel pénitentiaire. C’est que le nœud du problème se situe ailleurs. A quelques kilomètres des murs de barbelés, dernier maillon d’une chaîne qui a depuis longtemps déraillé : au cœur des banlieues françaises.
« Mauvaises raisons »
Bienvenue à Grigny, dans l’Essonne, un département qui compte de nombreuses conversions à l’islam. Une commune pauvre, peuplée d’immigrés et divisée en deux blocs distincts : Grigny I la Grande-Borne, tristement célèbre depuis une quinzaine d’années, et Grigny II, cité HLM des années 1960 qui va chercher racine dans le Val-de-Seine. « N’oubliez pas Grigny III ! C’est comme ça ici qu’on nomme la prison de Fleury ! », insiste le beau Karim, un des « grands frères » de la cité. Comme lui, de nombreux jeunes ici y ont fait des séjours prolongés ou répétés… De la petite délinquance au crime, la cité est le creuset et le parfait reflet du monde carcéral. Voilà plus de dix ans qu’Amar Henni, ancien éducateur de la ville, arpente cet univers de béton, planté au milieu d’espaces verts trop rares, et dont il connaît chaque recoin. Avec ses embrouilles, ses galères et ses solutions bouts de ficelle. « Ces jeunes, explique-t-il avec tristesse, se sont construits leur propre lecture du monde, ignorant celle de la République. Ils sont les fils de leur temps, plus que de leurs parents, ajoute-t-il, l’œil fermé, pour eux, la religion pose la limite. C’est un échec de nos institutions. » Voilà qui enrage le fougueux Amar, l’inquiète et mobilise en lui la flamme jamais éteinte du militant communiste viscéralement attaché à une certaine idée de la justice et de l’égalité. « Car la politique doit rassembler les gens, or là c’est la religion qui le fait. » La religion encore qui permet de supporter le quotidien, à la Grande-Borne, comme en prison, avec laquelle le cordon ombilical n’est jamais rompu. D’ailleurs, « aujourd’hui, beaucoup de jeunes veulent devenir musulmans pour de mauvaises raisons », confirme Karim. « La foi qui s’empare d’un cœur perdu comme un voleur se barre à corps perdu », écrivait Charles Péguy…
Parangon de justice
Dans les banlieues, comme dans les prisons, leurs miroirs grossissants, l’islam se heurte à un certain nombre de problèmes. A commencer par l’incapacité individuelle et collective de ces jeunes à devenir des citoyens. Moussa, français d’origine camerounaise, en est l’exemple. Ce grand baraqué de 26 ans a déjà passé plus de deux ans et demi derrière les barreaux. En partie pour des délits qu’auraient commis « des frères » qu’il voulait protéger. Mais cela Moussa n’en dira pas un mot, préférant évoquer les raisons profondes de sa conversion à l’islam. « Chez nous, les chrétiens, les parents nous disent “débrouille-toi”. Avec mes sept frères et sœurs, on a manqué de règles. L’islam, que j’ai découvert à 14 ans, m’a apporté cette discipline. » La religion lui enseigne alors « la patience, la solidarité et une certaine éthique ». Plus tard, en prison, des grands frères, « avec qui il n’est pas question de concurrence », lui donnent le sentiment d’appartenir à une communauté effervescente et fraternelle, l’aidant, par le biais de la foi « à croire » en lui. Recroquevillé dans son blouson de cuir, Moussa, toute lueur sarcastique bannie de son visage, évoque les difficultés de la sortie. Son casier, qui lui ferme les portes du monde de l’emploi. « Déjà que c’est dur sans, alors avec », souffle-t-il. Et en revient de façon presque obsessionnelle à l’islam, ce parangon de justice à laquelle il se fie comme pour oublier l’injustice des hommes.
« Pour beaucoup de prisonniers, l’islam correspond à un besoin de se construire un code éthique, avec une insistance sur le respect, le refus de nuire, le refus aussi du mensonge, la quête du droit chemin. Autant de normes que la vie dans les banlieues ne délivre pas » , traduit le sociologue Farhad Khosrokhavar.
Bylal, jeune Laotien élevé dans le chaudron plus tiède du bouddhisme, s’est réveillé, un jour, à l’issue d’une longue phase de coma, hospitalisé derrière les barreaux. Un vol à l’étalage et une course-poursuite avec la police l’avaient catapulté huit mètres en dessous d’un pont. « A cette période, se souvient-il, je faisais des choses malsaines. Je montais sur mes “grandes ailes” pour un rien, j’allumais tout le monde. » Une pratique beaucoup plus assidue de l’islam auquel il s’était converti à l’âge de 12 ans, lui a permis depuis, à l’entendre, de dissiper ce « côté obscur : il m’a donné une personnalité avec des principes. » Et l’a aidé à grandir et à devenir le danseur de hip-hop respecté qu’il est devenu aujourd’hui.
Un état de non-culture quasi absolu
Armés de leur connaissance souvent rudimentaire des textes (« La femme sort de la côte de l’homme, elle n’a pas de cœur », dit Bylal), les jeunes des banlieues (et des prisons) recherchent dans l’islam, ni plus ni moins qu’un code moral, aussi fataliste soit-il, pour briser l’enchaînement de la délinquance. Un moyen, aussi, de dire « merde », par le biais d’une idéologie « simple », aux gens d’en haut, ces « nantis ». De refuser « le culte de l’argent et du profit » qui les a exclus de ses circuits.
C’est tout le problème. « Un amalgame est fait entre banlieue défavorisée et islam, ce qui pousse des “gaulois” à s’en réclamer », regrette le père Thierry David, aumônier à Fleury-Mérogis. En prison, selon lui, le problème serait un soupçon plus poussé : « L’état de non-culture y est quasi absolu. 70 % des détenus sont illettrés et en rupture familiale lourde. Les aumôniers musulmans tentent d’apporter une réponse religieuse à un problème sociologique. Une crise identitaire. Grave erreur ! » C’est en tout cas une question clé : faut-il voir l’islam des banlieues avant tout comme une religion ou une idéologie ?
Un élément paraît déjà certain : sur les cendres du christianisme, la décomposition des mouvements d’extrême-gauche et la dissolution des cultures ouvrières, de nombreux exclus et déshérités de France, y ont trouvé un nouveau cadre moral. « Ma religion, conclut Karim, c’est mon identité. Je suis musulman avant tout. » Faut-il s’en inquiéter ?

Quelques chiffres
Les musulmans qui forment 7 % à 8 % de la population française composent entre 50 % et 80 % des personnes incarcérées. Entre 18 ans et 29 ans, il y a, environ, en prison, neuf fois plus de jeunes issus d’un père maghrébin que de jeunes issus d’un père français. Enfin, les « musulmans » en prison désignent surtout les populations masculines des banlieues (les femmes sont très peu nombreuses), parmi lesquels les jeunes (entre 15 ans et 35 ans) forment la grande majorité.
Source : Farhad Khosrokhavar, l’Islam dans les prisons, Balland, 2004.

Ghaleb Bencheikh dénonce « les imams ignares »
« Des jeunes hommes à l’horizon opaque et qui cherchent leur voie se trouvent entraînés par un phénomène de groupe. La discipline interne à l’islam (interdits alimentaires, prière cinq fois par jour) les séduit. Et certains passages coraniques sont exploités par des prédicateurs et des doctrinaires qui tentent de les instrumentaliser. De nombreux imams ignorants, voire ignares, leur disent en substance qu’ils sont des damnés de la terre, des pauvres dont la rétribution se fera devant Dieu qui les vengera des riches. Malheureusement, l’islam n’a pas encore eu le temps de former des imams gallicans. Dans le même temps, l’œuvre de sécularisation a rendu le vocabulaire de l’Eglise pudique dans sa relation à Dieu. Elle ne parle plus de Dieu mais de transcendance et de spiritualité, tout un vocabulaire un peu incompréhensible pour les jeunes. Les imams eux parlent de Dieu, d’amour, de châtiment, c’est primaire mais plus accessible à leur entendement. Ce qui me paraît plus décisif encore, c’est qu’on leur dit : si tu suis les préceptes coraniques, tu n’auras pas le sida, tu ne te drogueras pas et tu n’iras pas en prison car Dieu est un garde-fou, une balustrade, une balise à nos comportements sur terre, dans un contexte où les aînés juifs et chrétiens vivent dans des sociétés dépravées. De quoi sublimer toutes leurs frustrations par une pratique de la religion ascétique, mécanique, et souvent plus ostentatoire. Un ritualisme desséchant qui n’élève pas nécessairement l’intelligence du cœur et la raison. » Ghaleb Bencheikh est physicien, docteur ès sciences, président de la Conférence mondiale des religions pour la paix, animateur de l’émission Islam sur France 2. Dernier ouvrage paru : la Laïcité au regard du Coran (Presse de la Renaissance, 2005).

Gabriel Mouesca : « La question n’est pas religieuse mais sociale »
– Que vous inspire la surreprésentation des populations de culture musulmane en prison ?
Pour nous, avant d’être des musulmans, ce sont des pauvres. La question n’est donc pas d’abord religieuse mais sociale, car les prisons, depuis une dizaine d’années sont peuplées de jeunes issus de l’immigration et de quartiers eux-mêmes pourvoyeurs de pauvres. Leurs grands-pères furent de la chair à canon, leur père de la chair à patron, les plus jeunes sont devenus de la chair à prison.
– L’institution pénitentiaire s’est-elle bien adaptée à ce phénomène ?
Elle s’y est très mal adaptée. Cela fait à peine deux ans que l’on parle de l’encadrement des musulmans en prison. Qui plus est, la justice n’a réagi que face à la pseudo-radicalisation des détenus. La question de l’islamisme radical est instrumentalisée à des fins politiques. On veut nous faire peur avec le fantasme de « l’islamisation de la société française ». Or, l’activisme des islamistes radicaux en prison est mineur. On n’y fabrique pas les futurs terroristes.

Gabriel Mouesca est président de l’Observatoire international des prisons, ancien détenu libéré après dix-sept ans de détention.

SCHWARZ JENNIFER – Publié le 1 mai 2006 – Le Monde des Religions n°17

27/01/2012

Islamisation: la Russie pas épargnée…

Je confirme le commentaire de Frédérique Kieffer (merci à elle ne nous avoir alertés): Un parti islamique va voir le jour en Russie. Ca m’étonne que Poutine laisse passer ça. Lui qui adore massacrer du Tchetchène…

FDF

Ca ne devrait pas se passer dans le calme, connaissant le personnage…

.

.

UN PARTI ISLAMIQUE EN RUSSIE .

Selon l’Agence Internationale de Presse Coranique (IQNA), Vali Allah Yaqoubev, le responsable de l’éducation au sein du Département des affaires islamiques de Tatarstan, république autonome de la Fédération de Russie, souhaite créer prochainement un parti islamique en Russie.

Officiellement, la conversion à l’islam des ancêtres des Tatars, les Bulgares de la Volga, remonte à 922 après Jésus Christ.

Le Tatarstan est le premier territoire musulman annexé par la Russie au XVIème siècle. Il compte aujourd’hui près de 4 millions d’habitants : 48 % de Tatars, essentiellement musulmans, et 43 % de Russes, orthodoxes.

Le pays connaît une islamisation poussée depuis plusieurs années : une cinquantaine de mosquées sont sorties de terre, contre une seule en 1990.

Mikhaïl Marguelov, le président de la Commission pour les Affaires internationales du Conseil de la Fédération (sénat russe), estimait dimanche qu’il est trop tôt pour parler d’islamisation de l’Egypte, malgré la victoire des islamistes lors des élections législatives organisées en janvier.

Le dirigeant russe peut désormais s’inquiéter d’un tel phénomène dans son propre pays…

Source: Novopress

04/01/2011

En prison, les revendications des détenus islamistes ne cessent d’augmenter.

Elles y sont déjà, nos prisons, pleines de muzz pour qui nous payons… Ces endroits sont des viviers d’intégristes où les aumôniers islamistes puisent leurs combattants jihadistes.

FDF

.

 

Les prisons face au risque de l’islamisation…


L’administration pénitentiaire tente de sensibiliser les surveillants à la montée de l’islamisme derrière les barreaux

A la maison centrale de Moulins (Allier), la liste des revendications des détenus islamistes ne cesse de s’allonger. C’est en tout cas ce qu’assure James Vergnaud, l’un des surveillants – et par ailleurs secrétaire général adjoint du syndicat Pénitentiaire Force Ouvrière.

« Au début, les éléments les plus radicaux se contentaient de manger halal, de porter la djellaba et de se laisser pousser la barbe, se souvient l’intéressé, qui évalue dans son établissement à une cinquantaine le nombre de détenus intégristes sur un total de 92. Depuis quatre ou cinq ans, c’est l’escalade. Ils ne veulent plus entendre parler du prêche de l’aumônier musulman – trop modéré à leur goût – et réclament de faire des prières en cour de promenade. Leur dernière doléance nous a tous atterrés : ils refusent d’entrer en contact avec les surveillantes femmes ! »

Al-Qaida recruterait en prison

La radicalisation religieuse d’une partie des détenus musulmans inquiète les autorités. Du fait de l’incidence qu’elle peut avoir sur l’organisation de la vie carcérale, mais aussi, et surtout, à cause du risque de « djihadisation » d’une petite minorité.

Certains islamistes profitent en effet de leur passage en prison pour convertir leurs codétenus et, à l’occasion, en recruter certains à la sortie de prison pour mener des actions violentes.

C’est notamment le cas de Ouassini Cherifi, qui comparaît depuis hier devant la cour d’assises de Paris. Poursuivi pour avoir organisé en 2005 des braquages visant à financer Al-Qaida, il aurait recruté une partie de ses coéquipiers lors de son passage à la prison de la Santé trois ans auparavant.

« Ils exigent de pratiquer de manière plus rigoriste »

Certes, la proportion de détenus musulmans islamistes ne présente qu’une infime proportion de la population carcérale. Les derniers chiffres officiels sur le sujet datent de 2008 : à l’époque, l’administration pénitentiaire dénombrait 442 «détenus islamistes ayant un comportement préoccupant».

Parmi eux, 84 étaient connus pour des actes de terrorisme et 147 se livraient à des « activités de prosélytisme opérationnel ». Le reste, soit un peu plus de 200, était en « voie d’islamisation radicale ».

« Ces chiffres-là sont relativement stables, assure un fonctionnaire du ministère de l’intérieur. En revanche, le sentiment de religiosité et les revendications qui en découlent ont, elles, augmenté. De plus en plus de détenus exigent de pouvoir pratiquer de manière de plus en plus rigoriste. » Difficile de dire si, à terme, une telle évolution s’accompagnera d’un recrutement plus important des filières terroristes.

« Le détenu se trouve une identité plus valorisante »

Cette islamisation des prisons s’explique, semble-t-il, par l’évolution du profil psychologique des détenus. C’est en tout cas ce qu’affirme le psychiatre Pierre Lamothe :

« Ils sont de plus en plus nombreux à montrer une très grande fragilité. Or, il n’y a rien de tel, dans ce cas, que de s’accrocher à des prescriptions très fortes et très ritualisées. Cela rassure. Et puis, indirectement, c’est une manière de résister aux règles carcérales qui sont, elles aussi, très ritualisées. Le détenu, qu’on assimile trop souvent à sa peine, se trouve ainsi une identité, plus valorisante celle-là. »

À entendre James Vergnaud, cette radicalisation aurait aussi pour origine la peur : « C’est notamment le cas de tous ceux qui se convertissent pour obtenir la protection des leaders islamistes. »

« Il faut diffuser un discours modéré et humaniste »

Préoccupée par cette radicalisation grandissante d’une partie des détenus, l’administration pénitentiaire a diffusé, il y a un peu plus d’un an, un petit manuel permettant aux surveillants de dépister les postures ou les propos à signaler en urgence à leurs responsables. Reste, ensuite, à intervenir. Et là, tout se complique.

« Nous n’avons pas de mode opératoire arrêté, reconnaît le sous-directeur de l’état-major de sécurité de l’administration pénitentiaire, Stéphane Scotto. Nous agissons au cas par cas, en étant bien conscients qu’aucun de nos choix n’est idéal. Soit nous concentrons ces détenus les plus radicalisés dans un seul et même lieu et nous maximisons les risques d’escalade. Soit nous les disséminons dans différents établissements et nous risquons, un jour, de faire face à des embrasements sur différents points du territoire. »

L’idéal consiste, bien évidemment, à agir en amont. Ce que prône l’aumônier national des prisons musulman, El Hassan El Alaoui Talibi. « Les détenus ayant opté pour une conception simpliste et déformée de l’islam n’ont souvent aucun référent religieux en prison. Voilà pourquoi il faut multiplier les interventions d’aumôniers musulmans et, diffuser ainsi un discours modéré et humaniste. » L’aumônerie musulmane, créée en 2006, espère bien changer la donne.


Source : voxfnredekker via La Croix

30/11/2010

Les pauvres chouchous: l’Occident comploterait contre l’islam?

La stigmatisation, c’est un peu comme le Kamasoutra: il en existe moultes versions. Voici la dernière. Ne riez pas trop fort; ils pourraient se vexer…

FDF

.

 


Téhéran.  Ekmeleddin Ihsanoglu, secrétaire général de l’OCI, l’Organisation de la Conférence Islamique, a déclaré que l’Occident a conçu des projets pour favoriser la propagation de l’islamophobie dans l’espoir de bloquer l’augmentation des conversions à l’islam et il a exigé que les pays musulmans réagissent collectivement afin de désamorcer ces procédés.

Lundi 29 novembre, à l’occasion d’une rencontre à Téhéran avec le ministre iranien des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki, Ekmeleddin Ihsanoglu a affirmé que propager l’islamophobie, insulter les valeurs musulmanes ainsi que provoquer et disséminer la haine de l’islam figurent parmi les priorités les plus importantes de l’Occident et il a recommandé avec insistance que les pays musulmans dans leur ensemble prennent collectivement des mesures institutionnelles  afin de contrer les agissements des pays occidentaux.

Il a par la suite  élaboré sur les activités et sur les projets de l’OCI pour contrer l’islamophobie et les insultes aux valeurs islamiques ainsi que sur la résolution de problèmes musulmans, comme la Palestine, et il  a rappelé que l’aide et l’engagement iranien jouent un rôle décisif dans tous ces domaines.

Ekmeleddin Ihsanoglu était à Téhéran pour participer à une conférence des ministres du Tourisme des pays membres de l’OIC , cette réunion avait pour but de stimuler la coopération entre des pays qui comme l’Irak, l’Algérie, le Pakistan, le Soudan, le Mali, la Guinée, le Liban, la Syrie, le Cameroun, le Sénégal et l’Ouganda prenaient part à cet événement afin de finaliser des ententes initiées par leurs experts dans le domaine touristique.


Source : FarsNewsAgency



Merci à DG pour le tuyau…

 

25/09/2010

Salem Abu Al-Futuh: « nous allons conquérir l’Italie ».

Propos tenus par un intégriste autoproclamé « savant ». Complètement illuminé, ce con. Le pire est qu’il croit à ce qu’il prédit. Mieux: sa propagande va réveiller la violence chez les musulmans qui commençaient à prôner une attitude moins agressive de leur part; voire même une soumission aux pays qui acceptent de les accueillir. Ce type est dangereux. Pour nous et pour la communauté musulmane…

FDF.

Extraits du discours d’un « savant » religieux musulman, Salem Abu Al-Futuh, sur la chaîne de télévision égyptienne Al-Nas TV,  le 18 août 2010 :

http://www.youtube.com/v/z8aFS0A_u-Y?fs=1&hl=fr_FR

« La nation de l’islam renaîtra – en dépit de la crise actuelle et en dépit de l’arrogance de l’Occident. L’Occident est voué à être détruit. Tout comme Dieu a détruit les empires byzantin et perse, Il détruira l’Occident par la main des musulmans. Il s’agit d’une promesse sans équivoque. Ces pays vont se convertir à l’islam. L’Islam gagnera ces pays.

[…]

Examinons la parole divine: d’abord, le Califat sera de retour. Puis, les musulmans vivront dans une prospérité extraordinaire. L’économie des musulmans sera la plus forte de toutes. Vous pensez probablement que je ne suis pas bien aujourd’hui pour dire des choses pareilles. Par Allah, je me sens très bien. Je dis la vérité par ces paroles.

[…]

Par Allah, nous allons conquérir l’Italie. Par Allah, nous allons conquérir l’Italie et ensuite passer à [au reste de] l’Europe. L’islam pénetrera toute la région. Même en Amérique, demandez-vous? Oui, même l’Amérique. l’Amérique du Nord et du Sud? oui l’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud. Nous allons entrer dans tous ces pays, et les gens se joindront à l’islam en grand nombre. »

Source

20/09/2010

L’islam authentique, des chiffres qui font peur …

Pourquoi des Occidentaux se convertissent à l’islam? Déjà, parce qu’ils sont paumés. L’islam agit comme une secte. Elle va chercher les plus « fragiles ». Ce n’est pas une question de religion. C’est une question de nombre… Les nouveaux convertis sont d’excellents ambassadeurs et de farouches guerriers. Ce sont aussi des martyrs en puissance… On les envoie en première ligne au combat. Normal, ce ne sont pas des musulmans « de souche ». Ils n’ont aucune valeur spirituelle. Ce sont des gens que l’on sacrifiera en priorité. De la chair à canon. Et ils ne s’en rendent même pas compte…

FDF

.

20.09.2010

L’ ISLAM AUTHENTIQUE , LES CHIFFRES ???


Nombreux sont les français convertis à l’Islam Authentique :

En France , entre 70 000 et 75000 personnes se convertissent chaque année selon « certaines estimations ».
Avec une fourchette allant jusqu’à 100 000 personnes concernées, l’Allemagne avance des chiffres tout aussi approximatifs.

Il en est de même en Belgique, qui estime entre     20 000 et 25 000 le nombre de ses nationaux convertis.

L’Espagne, avec une population musulmane d’environ un million de personnes compterait  entre 15 000 à 20 000 convertis selon diverses associations islamiques du pays.

Plusieurs raisons qui expliquent ces conversions.
Dans les années 1970, les Européens devenaient musulmans essentiellement par la voie du soufisme, à l’issue d’une longue quête spirituelle.
Aujourd’hui, ce sont surtout des hommes de moins de quarante ans qui se convertissent à l’islam.

La fréquentation de familles de culture musulmane dans les banlieues et la multiplication des mariages mixtes, notamment en France et en Italie, contribuent aussi au développement des conversions.

Cela s’ajoute a la majeure partie des français qui se convertissent après une longue recherche de méditation et de remise en question sur leur façon de vivre …
(une vie  superficielle , et tout particulièrement , basée sur l’individualisme et le matérialisme…)

Parallèlement, dans tous les pays, la minorité qui embrasse l’Islam Authentique ,est en train de devenir une majorité !

Ces nouveaux convertis , prônent une pratique essentiellement de méditation et  se mettent en rupture volontaire  avec les sociétés occidentales , qui , de nos jours ,sont des obstacles de taille à l’épanouissement de leur spiritualité.

C’est ces mouvances qui inquiètent la police française…
Évidemment,nombre de musulmans commencent à se réveiller,et adoptent la méthode anti-islamophobe qui mettra le genou du sionisme à terre…

Consommer essentiellement musulman, boycotter l’ennemi et défendre l’islam quand celui-ci est attaqué…

Non , les bons musulmans, digne de ce nom ,à leurs yeux ,seront toujours les faibles, prêts à se jeter
à plat ventre devant « l’autorité » et à vendre ,pour une bouchée de pain rassi, leurs âmes trop lâches pour nager à contre courant…

Le bon musulman,selon leur interprétation,est celui qui patauge dans la corruption et se voit noyé dans ses passions….
Ces convertis à l’Islam Authentique, qui n’écoutent pas les imams « chalghoumi & co  » inquiètent forcément…

Suite et source: http://tinyurl.com/368y8zz